Humanisme : le Contrat social

Blog de réflexions philosophiques fondées sur de larges lectures. Billets d'humeur sur la littérature, l'histoire et la politique. Influences rousseauistes et maçonniques.

30 juin 2009

le pull-over rouge

L’affaire du pull-over rouge, Ranucci coupable ! (Gérard Bouladou)

1ère partie : l’affaire Ranucci

Le meurtre (en 1974) dans la région de Marseille, d’une fillette de 8 ans, Marie-Dolorès, avait conduit à l’arrestation de son meurtrier présumé, Christian Ranucci, âgé de 20 ans au moments des faits. Les charges accumulées contre lui, ses aveux réitérés, puis ses dénégations et son attitude arrogante lors du procès tenu à Aix-en-Provence l’avaient conduit à la guillotine le 28 juillet 1976. Sous l’impulsion de la mère du condamné, Héloise Mathon, Gilles Perrault, publia un livre engagé, le pull-over rouge. Le livre fut adapté au cinéma en 1979 par Michel Drach. Gérard Bouladou, affecté au commissariat d’Aix-en-Provence en 1995, s’est lancé dans une nouvelle enquête sur l’affaire Ranucci.

Chapitre 1 : l’affaire Ranucci

le 3 juin 1974, à la cité Sainte-Agnès dans le quartier des Chartreux de Marseille, Marie-Dolorès Rambla, 8 ans est enlevée par un homme qui possède une voiture grise et a attiré la fillette et son frère Jean en leur demandant de rechercher son chien noir. L’homme emmène Marie-Dolorès et laisse Jean faire des « recherches » de son côté. Quand Monsieur Rambla, 50 ans, le père de la fillette arrive dans la cité, il comprend que Marie-Dolorès a été enlevée. Il se rend à l’Evêché (l’hôtel de police de Marseille) afin de signaler la disparition de sa fille. L’inspecteur Grandmougin recueille sa déclaration. Les éléments sont minces : un homme de grande taille, plutôt jeune, bien vêtu, une voiture grise. Rien sur la marque de la voiture et son immatriculation.

Le 3 juin, vers 12h15, soit une heure après l’enlèvement, un coupé Peugeot gris se présente au carrefour de la Pomme à 29 kms de Marseille, il ne respecte pas le stop. Vincent Martinez et sa fiancée ne peuvent éviter l’accident au volant de leur Renault 16. Mais le conducteur du coupé ne s’arrête pas et repart à vive allure vers Marseille. Monsieur Martinez est bloqué mais un autre couple, les Aubert arrive et après avoir parlé avec Martinez prend en chasse le coupé. Les Aubert retrouve le coupé 304 immobilisé sur la route au bout d’un km. Ils voient un jeune homme tirer par le bras un enfant et disparaît dans les broussailles. Il s’agit d’un enfant âgé de 7 à 10 ans vêtu d’un short blanc. M. Aubert interpelle l’individu qui répond : « D’accord, partez et je reviendrai ! ». M. Aubert relève alors le numéro d’immatriculation du coupé 304. M. Aubert revient voir M. Martinez , lui donne le numéro de la 304 et repart. Vincent Martinez_se rend plus tard à la gendramerie de Gréasque et dépose une plainte contre inconnu pour délit de fuite après un accident.

Mardi 4 juin. Le commissaire Allessandra, chef de la Brigade criminelle prend connaissance du dossier. Les policiers de la brigade criminelle se rendent dans la cité Sainte-Agnès pour l’enquête de voisinage. Une rumeur circule. Quelqu’un aurait vu in inconnu faire monter la fillette dans une Simca 1100 mais ce témoin ne se manifeste pas. La presse relate les faits et annonce que c’est le petit Jean qui a reconnu une Simca 1100 ce qui n’était pas le cas. Le 4 juin, l’inspecteur Porte identifie le témoin en la personne de Eugène Spinelli, carrossier. Celui-ci a vu un homme de 30 ans, grand et mince fisant monter une fillette dans une simca 1100 de couleur gris clair. A 11 heures, l’inspecteur Porte procède à l’audition de madame Rambla. Elle ne sait rien de plus que son mari. A 14h30, l’enquêteur Pierre Grivel procède à l’audition du petit Jean. L’enfant dit que l’inconnu qui a enlevé sa soeur était jeune, grand avec les cheveux noirs et courts. Rien sur la marque de la voiture. Le même jour, Allessandra convoque les journalistes et leur demande de lancer un appel à témoins. Le 5 juin, les témoignages arrivent mais n’apportent rien jusqu’à l’appel de M. Aubert. Il relate les faits qui se sont produits au carrefour de la Pomme. Le couple Aubert a lu la presse et a fait le rapprochement avec l’inconnu qu’ils ont vu. Mais la voiture recherchée est une Simca 1100 et non une 304. Pour le gendarme qui répond à Aubert, cela ne correspond pas.

Le 5 juin, Vincent Martinez a lu la presse et a fait le rapprochement avec l’accident dont il a été victime. Il a appelé la gendarmerie où il avait déposé plainte. M. Aubert est invité par les gendarmes à donner ses renseignements à l’Evêché et il appelle Alessandra. Celui-ci rend compte au substitut du procureur, Monsieur Marnet. Marnet prend contact avec la juge d’instruction, Melle di Marino. Le capitaine Gras met en place un dispositif de recherches pour retrouver Ranucci. Dans l’après-midi, un gendarme aperçoit du sang dans les broussailles où Ranucci avait été vu. Le gendarme découvre le cadavre de l’enfant à cet endroit, inerte depuis longtemps. La fillette a été frappée de nombreux coups de couteau. La mort remonte à 48 heures. La juge d’instruction, le procureur adjoint Berge Lefranc, Marnet et le médecin légiste se rendent sur les lieux. LE père de l’enfant est accompagné par les policiers pour reconnaître le corps de sa fille vers 17h30. Il pousse un cri déchirant et perd connaissance. Dans les minutes qui suivent la découverte du corps, les gendarmes identifient le propriétaire de la 304n Chritian Ranucci. Les gendarmes se rendent à son domicile, à Nice. C’est sa mère qui les reçoit. Surprise, elle leur indique que son fils est à son travail. A 18 h, Ranucci rentre et est aussitôt interpelé par les gendarmes. Il apprend qu’il est recherché pour délit de fuite. Il est conduit au commissariat de Nice. Alessandra se rend à Nice muni d’une commission rogatoire pour ramener Ranucci à l’Evêché. Le 5 juin, vers 16 h, Henri Guazzone, contremaître d’une champignonnière indique aux gendarmes que le 3 juin il avait vu Ranucci dégager sa 304 embourbée dans la champignonnière aidé par l’employé du contremaître. Ranucci avait prétendu s’être rendu là pour pique-niquer malgré les odeurs nauséabondes. Dans la champignonnière, les gendarmes découvrent un pull-over rouge. Vers 20 h 30, Ranucci est gardé à vue à Nice. Alessandra lui demande où se trouve sa 304 accidentée. Ranucci répond qu’il l’a laissée dans le garage de l’immeuble où il habite. Les gendarmes se rendent avec Ranucci à Nice pour saisir la voiture. Les gendarmes y découvrent deux cheveux.

Le 6 juin, Ranucci est conduit à l’Evêché. Il est entendu aussitôt. Il aurait quitté Nice, le 2 juin vers 14 h pour aller à Salernes. Il aurait passé la nuit du 2 au 3 juin dans sa voiture. Le 3 juin, vers 9 h, après s’être dirigé vers Aix-en-Provence, il aurait décidé de rejoindre Nice et il serait arrivé à 12 h au carrefour de la Pomme. Il reconnaît avoir causé l’accident et pris la fuite. Il se serait rendu vers une galerie souterraine pour changer son pneu abimé dans l’accident. Mais après enlisé sa voiture, il avait dû faire appel à deux hommes pour se dégager. Après cela, il est rentré chez lui. Il nie catégoriquement avoir enlevé la fillette à Marseille. IL indique qu’il ne s’est jamais rendu à Marseille. Il conteste le témoignage des Aubert et veut être confronté avec eux. Concernant les tâches de sang trouvées sur le pantalon que les policiers ont découvert dans le coffre de la 304, Ranucci prétend qu’il s’agit de tâche de boue. Ranucci est présenté à des enfants victimes d’attoucehements avec des policiers de même âge et de même corpulence que lui avec un numéro sur la poitrine. Le tapissage est vain car les enfants ne reconnaissent pas Ranucci. Les Aubert arrivent à midi à l’Evêché. Ranucci leur est présenté lors d’un tapissage derrière une glace sans tain, ils le reconnaissent immédiatement. Lors de la confrontation Mme Aubert prend Ranucci par les épaules et s’adresse à lui de façon péremptoire et vindicative. Dès lors les dénégations de Ranucci sur l’enlèvement de la fillette s’effondrent. Il est sonné. Il fond en larmes et avoue « Oui, c’est moi. Je ne voulais pas la tuer. Je ne suis pas un salaud ! ». Les Aubert sont alors entendus séparément par la police. Ils relatent l’accident et la rencontre avec Ranucci accompagné d’un enfant, ils ne savent si c’était un garçon ou une fille. Pour Mme Aubert, l’enfant était âgé de 6 à 8 ans. Elle l’a entendue dire : « Qu’est-ce qu’on fait ». A la lecture de ce livre on s’interroge. En effet, si la fillette était vivante au moment où Ranucci a été vu avec elle par les Aubert pourquoi l’aurait-il tuée à ce même endroit précis ? C’aurait-été stupide de sa part de laisser une preuve si flagrante de sa culpabilité. Bouladou pense que Ranucci ne se souvient pas avoir vu les Aubert avant d’avoir tué la fillette mais pourtant d’après M. Aubert, Ranucci lui a répondu quand il l’a appelé juste après l’accident. L’enquête de Bouladou reste floue sur ce point et n’apporte aucune réponse.

A 14 heures, l’inspecteur Porte recueille les aveux de Ranucci. Pendant trois heures, il révèle tous les détails de l’enlèvement et du meurtre. Ranucci se serait rendu à Marseille pour voir un camarade de régiment. Il aurait caché le couteau du meurtre dans un tas de tourbe près de la champignonnière. Le couteau sera retrouvé exactement à l’endroit décrit, encore ensanglanté. Ensuite Ranucci dessine un croquis parfait du lieu de l’enlèvement. Il prouve donc qu’il était à Sainte Agnès. A 17 heures, la mère de Ranucci vient voir son fils. Celui-ci lui avoue le crime sans savoir pourquoi il l’a commis. Les policiers veulent emmener Ranucci à l’endroit où se trouve le couteau mais ils ont besoin de prolonger la garde à vue de 24 h. La juge d’instruction refuse car Ranucci ayant avoué il a droit à un avocat et il faut qu’il soit inculpé pour une nouvelle garde à vue. La juge a peur de voir sa procédure attaquée. Ranucci est examiné par un médecin qui prouve qu’il n’a pas été torturé par les policiers. Les gendarmes partent donc seuls à la recherche du couteau et le retrouvent au bout d’une heure et demie. Les policiers réinterrogent le garagiste Spinelli qui reconnaît qu’à 40 m de distance, il a pu confondre un Simca 1100 avec une 304. Les policiers découvrent que le 1er juin un homme vêtu d’un pull-over rouge s’est livré à des attouchements sur deux soeurs, âgées de 8 et 9 ans. Un adolescent avait vu un homme le 25 mai au même endroit discutant avec deux autres fillettes avec le signalement donné quelques jours plus tard. Cette fois l’homme était parti dans une Diane bleue. Mais les témoins de ces scènes ne reconnaissent pas Ranucci. Le pull-over rouge trouvé dans la champignonnière est trop grand pour Ranucci. L’homme vu par les deux soeurs ne serait donc pas Ranucci mais aucune enquête ne sera faite sur cet individu. Le 6 juin, Ranucci est présenté à la juge d’instruction. Il consent à s’expliquer sans avocat. Il confirme en tous points ses aveux. Ranucci est incarcéré à la prison des Baumettes. Le 7 juin, la juge d’instruction interroge de nouveau Ranucci sur son CV. En prison, il est visité par des psychologues. Il reconnaît encore les faits. Il leur avoue qu’il possédait le couteau depuis un an et qu’il avait offert des bonbons à la fillette. Le 10 juin, Di Marino entend tous les témoins de l’affaire et Ranucci dément s’être rendu dans la champignonnière pour se cacher. Il ne se souvient pas avoir été pris en chasse après l’accident mais il reconnaît encore le meurtre devant ses avocats. Le 17 juin, Di Marinon reçoit Mme Mathon et procède à son audition. La mère de Ranucci indique que son fils est parti le 2 juin avec l’intention de passer le week-end à Aix pour voir un camarade dont elle ignore le nom. Ranucci n’aurait pas parlé de Marseille à sa mère pour allez y voir son père qu’il n’avait pas vu depuis l’âge de 7 ans ou revoir Monique son ex-fiancée, liaison que Mme Mathon désapprouvait.

La reconstitution a lieu le 24 juin. Jean Rambla et Eugène Spinelli ne sont pas présents. Le père de la petite n’est pas en était de suivre la reconstitution. La scène de l’enlèvement n’est pas reconstituée de peur des risques de vengeance ou de trouble à l’ordre public. Dans la déposition de Ranucci au moment de la reconstitution tout correspond avec les charges retenues contre lui. L’accident est reconstitué. On apprend que la fillette a crié en haut du talus selon les dires de Ranucci. Il montre l’endroit où il s’est caché et aurait tué la fillette. Au moment de reconstituer le meurtre, Ranucci éclate en sanglot et dit ne pas se rappeler. Puis on se rend à la champignonnière et Ranucci montre l’endroit où il a déposé le couteau, endroit qui correspond à celui ou l’arme a été retrouvée.

Ranucci est à nouveau entendu par la juge d’instruction le 26 juin. Il reconnaît toujours le meurtre. Il ne peut pas expliquer le motif de ses actes. Il pense qu’il a eu peur qu’on pense à mal quand il a été vu avec l’enfant. Un appel à témoin lancé dans Nice Matin amène la découverte de deux affaires dans lesquelles des enfants ont été importunés. Une des jeunes victimes a reconnu Ranucci comme l’auteur des faits. Bouladou relate des affaires datant d’avant le crime où Ranucci aurait été impliqué s’agissant de contacts douteux avec des enfants. Des témoins l’ont reconnu.

Le 27 décembre 1974, Di Marino interroge Ranucci pour la dernière fois. Ses avocats sont absents. C’est à ce moment que Ranucci revient sur ses aveux. Il ne se souvient plus avoir enlevé une fillette et l’avoir tuée. Di Marino quitte l’affaire, elle est remplacée par Pierre Michel.

Le 12 mars 1975, le dossier d’instruction est clos. La mère de Ranucci rend visite à son fils. C’est au cours de ces visites qu’elle apprend par Mme Mattéi qui a également un fils incarcéré, que sa fille aurait été accostée par un homme avec une voiture grise qui aurait demandé de l’aide pour retrouver son chien noir. Mme Mattei a assisté elle-même le 1er juin 1974 à une tentative d’enlèvement d’un enfant par un homme portant un pull-over rouge et utilisant une Simca 1100. Bouladou démonte complètement ce témoignage en affirmant qu’il est faux et imaginé à partir des articles lus par Mattéi dans la presse. En 1975, Ranucci crie son innocence. Il veut vire au Vénézuela et espère que le président de la République lui versera une forte somme d’argent. Le procès est prévu pour les 9 et 10 mars 1976 à Aix en Provence. Un mois avant Patrick Henry a été arrêté pour l’enlèvement et le meurtre du petit Philippe Bertrand. L’ombre de Patrick Henry est dans le prétoire et les spectateurs du procès de Ranucci réclament la mort pour lui. Lors du procès, Ranucci porte une croix trop voyante. Cette croix choque car Ranucci ne demande pas le pardon et adopte une attitude arrogante. Ses avocats ont voulu le dissuader de plaider l’innocence craignant qu’il indispose les jurés. Me Lombard, défendant Ranucci, voulut contrer le témoignage des Aubert. Il affirma que ceux-ci avaient d’abord dit avoir vu Ranucci avec un paquet et non un enfant et les documents des gendarmes avaient bien enregistré le problème du « paquet » à la place de l’enfant. Mais le commissaire Alessandra confirme que Monsieur Aubert lui avait parlé tout de suite d’un enfant lorsqu’il l’avait appelé le 5 juin 1974. Me Lombard reproche aux Aubert de n’avoir reconnu Ranucci qu’au 2è tapissage mais ceux-ci affirment n’avoir assisté qu’à une seule présentation de Ranucci. Quant au sang retrouvé dans la 304, Ranucci affirme qu’il s’était blessé dans l’accident et qu’il s’agissait de son sang et pas celui de la fillette. Mais il y avait des tâches sur la poche droite de son pantalon là où il avait reconnu avoir glissé le couteau. Quant à Spinelli, il déclara au procès, que l’arrière d’une Simca 1100 ressemble à celui d’un coupé 304 et le signalement de l’homme qu’il avait décrit correspondait à celui de Ranucci. Mme Mattei se démonta lors du procès et elle était à la limite de l’inculpation pour faux témoignage. Bouladou reconnaît quand même qu’un homme au pull-over rouge a bien sévi avant Ranucci. Un des deux cheveux trouvés dans la 304 de Ranucci appartenait à Maria-Dolorès. Trop de charges pesaient contre Ranucci. Me Lombard émit un doute sur la ressemblance des cheveux de Marie-Dolorès et ceux trouvés dans la 304. Au cours du procès, une altercation eut lieu entre Alessandra et Ranucci. L’accusé parla de torture envers sa personne et le commissaire traita Ranucci de monstre. Des journalistes étaient présents derrière la porte des policiers au cours de la garde à vue et n’avaient pas entendu de preuves de torture, ils furent offusqués. Ranucci prenait des notes pendant le procès. Il calculait combien d’indemnités, il allait demander au Président de la République une fois innocenté ce dont il ne doutait pas . Gilbert Collard, avocat des Rambla, tenta de pousser Ranucci à avouer le crime pour qu’il émeuve les jurés et sauve sa tête mais sans succès. Apparemment il ne réclamait pas la mort alors que c’était le voeux des parents de la fillette. L’avocat général, M. Viala réclama la peine de mort de peur d’être lynché par l’opinion publique mais aussi parce qu’il avait été écoeuré par les photos du cadavre de la fillette. Parmi les trois avocats de Ranucci seul Me Fraticelli voulait plaider coupable avec les circonstances atténuantes pour son client. Pendant tout le procès les cris de « A mort Ranucci ! » n’avaient cessé de retentir à l’extérieur et de fait la peine de mort fut prononcé »e et Ranucci murmura : « Ils sont fous, ils sont fous ! ». Pour rajouter à l’horreur, la mère de Ranucci fut insultée et bousculée à la sortie du procès. Les avocats de Ranucci se pourvoyèrent en cassation pour plusieurs vides de forme mais en vain. Ranucci écrivit un livre qu’il appela le « document » sa mère le fera paraître après la mort de son fils. Il y racontait sa version des faits. Giscard avait affirmé publiquement son aversion pour la peine de mort mais refusa de sauver la vie de Ranucci en le graciant. Le pire c’est qu’une fausse dépêche laissa croire à Ranucci qu’il était gracié. Ranucci fut tué le 28 juillet 1976.

Deuxième partie : le livre de Gilles Perrault mon enquête.

Chapitre II le docteur Vuillet

Le docteur Vuillet avait pratiqué l’autopsie de Marie-Dolorès et établit un rapport psychologique de Ranucci. Bouladou l’a rencontré en 1984 et le médecin l’a convaincu de la culpabilité de Ranucci. Depuis ce jour, Boudalou s’est juré de mener l’enquête. Il évoque alors le livre de Gilles Perrault « Le pull-over rouge » sorti en 1978 qui déclencha sa passion pour l’affaire. Après avoir lu et relu le livre, Bouladou croyait à l’éventualité d’une erreur judiciaire. Dans sa jeunesse il était hostile à l’abolition de la peine de mort mais il changea d’avis.

Chapitre III : le témoignage de Jean Rambla.

Bouladou relate la déposition du père de la fillette qui reprend les faits déjà relatés. M. Rambla ne parle pas de Simca 1100 ce qui prouverait que son fils ne lui en avait pas parlé non plus. Jean précisa aux policiers qu’il pouvait reconnaître l’homme qui avait enlevé sa soeur. Les policiers ont présenté différents types de voiture à Jean et l’enfant a désigné une Simaca Chrysler mais pas une 1100. Et la presse s’est trompée en parlant d’une Simca 1100 à propos du témoignage de Jean. Les journalistes ont confondu avec les rumeurs circulant dans le quartier Sainte Agnès. Bouladou pense que ce sont les journalistes qui auraient faire dire à Jean que la voiture du coupable était une Simca 1100. Bouladou démonte la théorie de Gilles Perrault selon laquelle Jean était un spécialiste des voitures car son père n’en avait pas et l’enfant n’aurait pas eu de miniatures (ce qui paraît difficile à croire concernant un petit garçon). En 1992, Jean raconta à J.P. Foucault qu’en 1974 il ne savait pas identifier les voitures. Bouladou a rencontré Jean Rambla en 2003 et celui-ci lui a confirmé que jamais, quand il était enfant, il n’aurait su distinguer une marque de voiture. Dans le livre du policier Fratacci, le père de Jean raconte qu’il était trop pauvre pour offrir des voitures miniatures à son fils ce qui renforce les théories de Bouladou.

Dans le film de Michel Drach, on voit l’enfant reconnaître la Simca 1100 à partir de photos ce qui n’est jamais arrivé. Jean a parlé de l’auteur de l’enlèvement comme d’un homme qui paralait « comme les gens d’ici ». Pour Bouladou cela voulait dire en Français puisque les parents Rambla parlaient espagnol alors que pour Gilles Perrault cela signifie que le criminel parlait avec l’accent du midi or Ranucci n’avait pas l’accent du midi. Bouladou estime que si Jean n’a pas reconnu Ranucci lors du tapissage c’est qu’il n’était pas habillé de la même façon que le jour de l’enlèvement ce qui paraît douteux pour le lecteur. Pourtant Bouladou renforce sa thèse en évoquant une victime de Guy Georges qui n’a pas reconnu son agresseur alors qu’elle avait passé une heure avec lui.

Chapitre IV : le témoignage de Eugène Spinelli

Spinelli, lors de sa déposition, affirma avoir vu une homme de trente ans enlever une fillette à bord d’une Simca 1100 gris clair or Spinelli n’a pas reconnu Ranucci quand il lui a été présenté. Mais Bouladou se repose sur la déposition pour affirmer que Spinelli n’aurait pas pu reconnaître Ranucci car il l’avait vu à 40 mètres de distance. Bouladou dénigre Gilles Perrault en précisant que celui-ci accorde une importance au témoignage de Spinelli que bouladou lui-même refuse d’accorder. A partir d’un raisonnement tiré par les cheveux, Bouladou s’évertue à affirmer que Ranucci correspond au signalement de Spinelli ce qui rend ses théories polémiques et affaiblit les convictions qu’il veut faire accepter par le lecteur.

Chapitre V : le témoignage de Vincent Martinez

Martinez, lors de sa déposition, a affirmé que Ranucci était seul à bord de sa 304. Mais Bouladou dit que le témoignage de Martinez qu’il a recueilli révèle que celui-ci a vu une masse basculer à l’arrière de la 304. Bouladou veut encore faire passer Gilles Perault pour un menteur. Il pense que le gendarme qui a pris la déposition de Martinez n’a pas voulu enregistrer la possibilité de la présence d’un enfant pour ne pas embrouiller le dépôt de plainte ne concernant qu’un délit de fuite après un accident. Après sa deuxième déposition, Martinez a formellement reconnu Ranucci alors qu’il donnait moins de détail sur lui lors de sa première déposition. Là encore et pour la deuxième fois, Martinez n’a pas signalé d’enfant avec ranucci. Devant le juge d’instruction, Martinez a estimé que la crainte et le sang froid (ce qui est contradictoire) affiché par Ranucci prouverait qu’il avait des raisons de prendre la fuite après l’accident. M. Martinez et M. Aubert affirmeront toujours qu’ils ont parlé tout le temps d’un enfant et non pas d’un paquet pourtant Bouladou sait que tel n’est pas le cas dans leur déposition.

Chapitre VI : l’interpellation

Bouladou s’appuie sur le rapport des gendarmes pour expliquer que le corps de la fillette était bien caché dans un buisson mais près de l’accident de Ranucci ce qui a conduit à son interpellation. Dans la 304, les policiers ont trouvé deux cheveux, un opinel et une carabine. Tout d’abord Ranucci nia farouchement l’enlèvement et le meurtre de l’enfant.

Chapitre VII : le témoignage des époux Aubert

Bouladou révèle que si Ranucci nia le meurtre c’est parce que sa vie prenait un essor nouveau, il avait trouvé un travail, une voiture et il allait connaître une grande indépendance par rapport à sa mère. Sans le témoignage des Aubert, on n‘aurait pas retrouvé la petite fille à l’endroit précis où ils ont vu Ranucci s’enfuir mais Bouladou n’explique pas pourquoi Ranucci aurait tué la fillette à l’endroit précis où il a été vu par les Aubert. L’explication douteuse serait que Ranucci n’avait pas remarqué qu’il était poursuivi alors qu’il avait été pris en chasse par les Aubert. L’explication de Bouladou ne tient pas la route. C’est devant les Aubert que Ranucci a craqué et a avoué au commissariat. Il a expliqué qu’il n’était pas un salaud et avait agi par affolement. Dans la déposition des Aubert, on voit bien que M. Aubert a demandé à Ranucci de revenir quand il l’a vu fuir après l’accident donc Ranucci se savait suivi contrairement à ce que Bouladou affirme. Pourquoi aurait-il donc tué l’enfant juste à l’endroit où M. Aubert l’avait vu ? Bouladou est obligé de reconnaître que cela vient du fait que Martinez n’aurait pas parlé d’enfant devant le gendarme qui prenait son dépôt de plainte et M. Aubert non plus. Il y a une deuxième polémique dans le témoignage des Aubert. M. Aubert prétend avoir vu Ranucci sortir par la portière avant gauche de la 304 alors que celle-ci était bloquée après l’accident. Bouladou en conclut qu’il est sorti par la portière droite et a fait le tour et c’est à ce moment que M. Aubert l’a vu. Il pense également que Ranucci a pu forcer la portière gauche et que celle-ci s’est définitivement bloquée après l’ouverture. Bouladou se contredit souvent. Il affirme que Ranucci ne s’est pas vu poursuivi par les Aubert alors que M. Aubert a entedu Ranucci lui répondre : « Partez et je reviendrai ». Bouladou prétend que c’est grâce aux Aubert que « l’assassin » a été arrêté. Il pense donc que Ranucci a tué la fillette avec préméditation. Bouladou démonte encore le livre de Perrault en signalant que celui-ci s’appuie sur une erreur journalistique. Trois journalistes sur trente avaient affirmé que les Aubert n’avaient pas reconnu Ranucci lors d’un premier tapissage.

Posté par Humanisme à 16:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2009

L'Atlantide (Pierre Carnac)

L’Atlantide : autopsie d’un mythe (Pierre Carnac)

Pierre Carnac est docteur en histoire et en lettres. Il est historien des sciences et des techniques et ancien chargé de recherches au CNRS. Il dirige l’association « Atlantide XXI » à vocation rationaliste et scientifique.

L’Atlantide, c’est avant tout une fable de Platon pour dessiner l’image d’une société idéale. 2500 livres ont été écrits sur ce sujets depuis la Renaissance. Pour la quasi-totalité du milieu scientifique, l’Atlantide n’a jamais existé. Carnac pense que les terrasses recouvertes de sédiments qu’on trouve au fond de l’Atlantique pourraient comprendre l’Atlantide. Les Atlantes seraient des « Parfaits » ayant atteint un haut degré de civilisation dont l’excellence fut altérée par une décadence morale qui appela leur fin tragique. C’était un homme blanc ce qui a sans doute alimenté l’idée bien ancrée dans la culture occidentale après la Renaissance d’une supériorité innée de l’homme blanc. Les qualités dont on affublait l’Atlante platonicien ont contribué aux fondements intellectuels du racisme européen moderne.

1è partie : Platon raconte

Dans le Timée et le Critias, Platon décrit l’île Atlantide qui se serait étendue au-delà des colonnes d’Hercule, c’est-à-dire dans l’Atlantique.

Chapitre 1 : retour aux sources

Platon est la source première et pour certains unique de l’histoire de l’Atlantide. Il aurait inventé l’Atlantide et les références égyptiennes. Une mise en scène habile du philosophe. Les deux textes de Platon datent de – 370 et – 347. Plutarque estime que les premières informations des Grecs concernant l’Atlantide auraient été consignées par Solon, l’illustre legislateur Athénien. Solon avait voyagé en Egypte. Il aurait entendu parler de l’Atlantide en Egypte par deux prêtres Psenophis d’Heliopolis et Sonchis de Saïs. L’existence de la version de l’Atlantide que Solon n’a pas eu le temps d’écrire prouve quand même que l’Atlantide n’a pas été inventée par Platon. Platon raconte que les Grecs auraient vaincu les Atlantes et libéré les Egyptiens de l’occupation atlante. Platon aurait inventé une impossible guerre gréco-atlante par simple désir de flatter l’orgueil national de ses concitoyens. En rédigeant le Timée et le Critias, Platon visait aussi à sensibiliser les Grecs pour le modèle initial, brillant sur les plans social et politique, du monde des Atlantes. L’analogie antre le Déluge de l’Ancien Testament et la fin catastrophique de l’Atlantide est évidente. On fait une surenchère sur les prétendus savoirs scientifiques et technologiques des Atlantes. Platon ne les avait pas dotés d’une civilisation technique supérieure à celle des Grecs. Charles Berlitz et Edgar Cayce ont donc tort selon Pierre Carnac. Les commentaires moralisateurs concernant la catastrophe qui frappa l’Atlantide contribuèrent en grande partie au rejet rationaliste du mythe dans son ensemble. Il y a deux Atlantides, l’Atlantide exemple et l’Atlantide avertissement. La première est une société idéale et la seconde contient en germe le reproche écologique adressée au développement sans limites des applications technologiques de la science. Selon Pierre Carnac, le mythe d’Osiris a un rapport avec l’Atlantide car le royaume des morts où repose le dieu est situé par les anciens Egyptiens quelque part à l’ouest. Le « Livre des morts » recueil de textes trouvés dans les pyramides évoque une île dans le monde des vagues du grand océan occidental. Pierre Carnac utilise le « Livre des morts » pour prouver la chute d’une grande météorite dans la zone atlantique de la Terre et qui aurait provoqué l’engloutissement de l’Atlantide. Il pense que les sources de l’Atlantide utilisées par Platon sont extérieures à la Grèce car l’Atlantide disparaît bien avant le début de l’histoire grecque.

Chapitre II : le longue carrière d’un mythe exquis.

L’image de l’Atlantide ne cesse de briller dans la mémoire culturelle du monde moderne. Il existe même une science de l’Atlantide « l’Atlantologie » mais elle est infectée par la présence de publications fantaisistes. Il fallut attendre Le Plongeon ou Donnelly et Churchward pour que le thème de l’Atlantide s’évade du cabinet de travail de l’érudit pour ressortir enrobé dns l’extravagance de certaines pseudo hypothèses. Les extrapolations extravagantes sur l’Atlantide ont paru après 1850 avant la recherche sur le continent perdu était sérieuse. Le mythe de l’Atlantide met en lice quelques grands personnages de la mythologie grecque comme Poséidon et Atlas. Poséidon avait reçu en partage l’île Atlantide dont il fonda la capitale et Atlas, roi atlante et fils de Poséidon. Le Déluge s’apparente à la tradition de l’Atlantide par son aspect de noyade, traduction intentionnelle des effets dévastateurs du mécanisme péché-punition mis en place par la volonté divine. Carnac prouve que le mythe du Déluge est universel et a influencé toutes les civilisations. Les traces géographiques du Déluge, qui fut certainement universel, témignent en faveur de l’existence passée de l’Atlantide. Aristote mit en doute la réalité de l’Atlantide de Platon et fut récupéré par les auteurs sceptiques ultérieurs. Mais le stoïcien Posidonios et le philosophe Crantor défendent l’Atlantide de Platon. A partir du VII siècle et jusqu’à la Renaissance on ne s’intéresse plus à l’Atlantide. C’est la découverte de l’Amérique qui réveille l’intérêt des érudits de l’époque pour le mythe de l’Atlantide.

Chapitre III : De l’Atlantide aux Atlantes

C’est Platon qui le premier fixa l’emplacement géographique de l’Atlantide. En tant que mythe, l’histoire de l’Atlantide de Platon est analogue aux mythes du Parais perdu ou de l’Age d’or. En 1964, Pierre Vidal-Naquet vit dans l’Atlantide de Platon une affabulation créée en vue de cristalliser le double d’unité et d’altérité « chère à Platon ». Par l’écrit ou l’image, le sujet atlante et ses dérivés ont fait carrière. Romans, oeuvres de science-fiction, bandes dessinées, films en témoignent. Au XVIIIè siècle, l’Etats-unien James Harrington prit l’Atlantide pour modèle dans son roman intitulé « Océane » destiné à promouvoir une vision politique « républicaine » (certaines de ses suggestions se retrouvèrent dans quelques uns des articles de la toute jeune constitution des Etats-Unis).

Prix Nobel en 1912, l’écrivain allemand Gerhart Hauptmann sacrifia au grand thème littéraire moderne du déséquilibre spirituel et du mal de vivre dans un roman intitulé Atlantis. Les Atlantides non platoniciennes entrèrent dans la littérature et pour servir les mêmes causes : distraction, pédagogie politique, combat d’idéologie sociale. Le roman qui fut le plus exploité est bien sûr « L’Atlantide » de Pierre Benoit qui fut transposé plusieurs fois au cinéma.

Depuis le début, le débat sur l’Atlantide a acquis l’aspect d’une double querelle. Celle de l’existence d’abord, celle de la bonne localisation par la suite. Il y a aussi le double plan sur lequel a su se placer le débat concernant l’Atlantide. A l’Atlantide historique, matérielle, monde vécu et disparu, envisagé en tant que tel, s’oppose une Atlantide spirituelle largement ancrée dans les réalités de l’âme dont elle nourrit également les regrets et les espoirs.

2è partie : le grand livre des Atlantides

Chapitre IV : Les Atlantides de l’Atlantique

Evoquant la puissance atlante en train de marcher sur l’Europe et l’Asie, Platon précise dans le Timée qu’elle venait d’un autre monde, située dans l’Atlantique. On jurerait que Platon décrit l’Amérique et les Antilles. Platon évoque dans le Timée l’existence d’un continent transatlantique. En traduisant en mesures modernes les données avancées par Platon on obtient pour l’Atlantide une superficie de 400 000 km2. Cela demeure en accord avec le relief sous-marin de la région atlantique des Açores. Cela correspond à une terre atlantique placée dans une région de l’océan comprise entre 24° et 35° longitude ouest et 30° et 41° latitude nord. Platon évoque clairement « les traemblements de terre et les inondations extraordinaires » responsables du très rapide effondrement de l’Atlantide dans la mer. Carnac s’appuie sur l’atlantologue autrichien Otto Muck pour affirmer que l’Atlantide a bien existé près des Açores. Comme Platon, Carnac estime possible que l’Atlantide ait disparu en un jour et une nuit. De plus, les relations sur des terres insulaires altantiques aujourd’hui disparues sont légion dans les textes antiques. En 1803, l’auteur français Bory de Saint Vincent affirma sans son « Essai sur les îles Fortunées et l’antique Atlantide » que les Açores, Madère et les Canaries étaient les restes de l’Atlantide. Plus tard, en 1922, le géographe W. J. Bancock prétendit dans un ouvrage que les fonds actuels de la mer des Sargasses recelaient les ruines englouties de l’Atlantide. DE 1977 à 1981, les Russes explorèrent le banc Ampère sur le socle des îles Madère et trouvèrent les restes d’une muraille mais les autorités portugaises leur interdirent de revenir pour des raisons de sécurité militaire. En 1973, une expédition états-unienne découvrit une vieille cité submergée à 35 mètres de profondeur et à 16 kms au large de Cadix mais les autorités espagnoles interdirent de poursuivre les recherches.

Bimini fut découvert en 1512 par l’Espagnol Juan Ponce de Leon. Edgar Cayce y voyait une résurgence de l’Atlantide. En 1968, des structures artificielles furent trouvées près de Bimini. Le mur était long de 66 mètres et large de 10 mètres. Des calculs précis assurent que les structures de bimini se trouvaient à l’air libre il y a huit à dix mille ans. Le géologue Harrison prétendit que le mur de Bimini était naturel et on s’en tint à ses affirmations. Certains ont pensé pouvoir attribuer les structures submergées de Bimini à l’Atlantide mais pour Carnac ce n’est pas le cas car le plateau des Bahamas est soumis depuis au moins quinze mille ans à un lent mouvement d’affaissement mais totalement exempt d’activité volcanique.

Chapitre V : les Atlantides du Pacifique

Mu serait une autre et plus ancienne Atlantide. Pour le naturaliste anglais Alfred Russel Wallace, émule de Darwin, les Papous, les Mélanésiens et les Polynésiens étaient les rejetons ultimes des rescapés de la disparition catastrophique d’un immense continent englouti dans le Pacifique. Adepte de Swendenborg, Jacob Böhme et Louis-Claude de Saint Martin, Louis Jacolliot écrivain et érudit fut hanté par le mythe du Paradis perdu. Il avait acquis la conviction que des vieilles traditions et d’anciens écrits hindous évoquaient sous le nom de Rutas un véritable continent perdu et engluti sous l’océan indien. Jacolliot changea le Rutas de place pour l’abriter dans le Pacifique. Cette théorie fut récupérée et mise en valeur par James Churchward soi-disant ancien officier britannique de l’armée des Indes qui était censé se trouver au Tibet occidental en 1883. En réalité, il était un petit anglo-états-unien sportif et chasseur. Son premier livre « Mu, le contient perdu » fut publié en 1926. Le monde englouti de Churchward ne fut jamais victime des critiques acerbes qui ont visé sans relâche « l’irrationnelle Atlantide » car le colonnel sut se ménager les arrières ésotériques en s’alliant au monde des théosophes. Churchward passe pour un illuminé sympathique et cultivé. Mu était long de plus de 5 000 kms du Sud au Nord et large d’environ 10 000 kms de l’est à l’Ouest. Il était peuplé par 64 millions d’habitants groupés en dix peuples et tribus. A la tête de ce peuple régnait un prêtre roi. Les « Muens » étaient surtout blancs mais aussi jaunes ou noirs. Selon Churchward Mu était rien moins que la terre de la Genèse. Le premier empire du monde fut fondé il y a 35 000 ans. Il prétendit avoir découvert cela dans des tablettes en bois portant des inscriptions de l’île de Pâques. Même les racines de la franc-maçonnerie se retrouvent dans l’enseignement que de mystérieux initiateurs extérieurs venus parfois du ciel avaient dispensé aux Muens. Churchward raconte que Mu explosa car il était placé sur des circuits naturels de gaz volcanique. La catastrophe se produisit entre – 33 000 et – 10 000 ans. Pour Churchward Mu est une description détaillée de l’origine de toute civilisation.

Chapitre VI : Autres Atlantides marines

Au milieu du XIXè siècle, le naturaliste anglais Slater fut le 1er à supputer que des millions d’années après le morcellement du Gondwana une grande étendue du continent éclaté continuait d’exister dans des régions du nord-ouest de l’océan Indien. C’était la Lémurie. Certains paléo-anthropologues n’hésitèrent pas d’attribuer à la Lémurie un rôle d’importance dans le développement de l’humanité, allant jusq’à soutenir que la transformation des anthropoïdes qui aboutirait à l’homo sapiens eut lieu en Lémurie. La Lémurie éclata il y a 25 millions d’années. Certains auteurs comme J.B. Delisle de Sales placèrent l’Atlantide dans la méditerranée. Certains pensent que la civilisation de Cnossos en Crète disparu à la suite d’une éruption volcanique serait l’Atlantide. Il s’agit du professeur anglais Frost et de l’anthropologue Mahoudeau. L’île de Santorin située à 110 kms de la Crète aurait également été perçue comme l’Atlantide. Pierre Carnac ne croit pas à ces théories.

L’Atlantide fut également située à Malte par C.G. De Vasse et l’archéologue Joseph Bosco. Fabre d’Olivet situa lui aussi l’Atlantide en méditerranée. Il la voyait allant des Baléares jusqu’à la Corse. Le professeur F. Gidon, quant à lui, situa l’Atlantide en mer du Nord.

Chapitre VII : les Atlantides continentales

Depuis la Renaissance et jusqu’à nos jours, on a investi les terres d’Europe, d’Asie, d’Afirque, des Amériques et même d’Austalie de nombreuses Atlantides. Adolf Schulten, archéologue allemand plaça l’Atlantide en Espagne. Tartessos en aurait été la capitale. Carnac ne croit pas à cette hypothèse. Leatlantomanes placèrent le continent perdu également aux Pays-Bas, en Blegique, en Suède et en Angleterre. William Blake participa à la théorie selon laquelle Albion était l’Atlantide. L’aventure historique de l’Atlantide relatée par Platon est une vicissitude du destin de l’Homme occidental, l’Homme atlantique censé avoir créé sur son île une société idéale. En transposant cette Atlantide ailleurs, les atlantomanes n’en conservèrent pas moins le caractère blanc de cette société avancée. Erudition gréco-latine et passion hébraïsante se sont alliées pour motiver la vision de certains auteurs qui situèrent leur Atlantide en Terre sainte, confortant ainsi la foi chrétienne. L’Atlantide a également été située en Afrique. Au Maroc, les montagnes sont appelées Atlas. Ainsi, le géographe français François Berlioux crut identifier, en 1874, l’Atlantide à la région des monts Atals. L’Atlantide fut également située en Algérie par le Français C. Roux et en Tunisie par le géologue allemand Paul Borchardt. Le botaniste Godron situe l’Atlantide au Sahara relayé par Pierre Benoit dans son roman à succès « L’Atlantide » en 1919.

L’élargissement de l’’horizon géographique de la société occidentale après la découverte de l’Amérique suscite un regain d’intérêt pour les Dialogues de Platon qui avait supposé l’existence ancienne d’un véritable continent dans le ponant de l’Atlantique. Ainsi le linguiste français Guillaume Postel identifie l’Amérique à l’Atlantide, il voulut qu’on appelle le nouveau monde « Atlantis ». Alexandre de Humboldt franchit le pas lui aussi de ce rapprochement ainsi que le naturaliste Buffon. L’Etats-unien Mac Culloch et l’Anglais Paw croyaient que les îles des Caraïbes étaient des résidus de l’Atlantide. Laborde la plaça en Australie (ce fut le seul) en 1791.

Chapitre VIII : Quand l’Atlantide était un pont

Carnac suppose que l’Atlantide était une sorte de pont intercontinental unissant l’Europe et l’Amérique. Les recherches du scientifique français Louis Germain ont démontré que le flanc des terres insulaires de l’Atlantique central est étroitement liée à celle de l’Europe et de l’Afrique du Nord du début du miocène. Carnac en déduit que la séparation de l’Atlantide de l’Amérique a dû avoir lieu dans la deuxième moitié de l’ère tertiaire. Selon Platon, les éléphants vivaient en Atlantide. Carnac affirme que les éléphants ont connu une première forme, les pyrotherida en Amérique et que ces animaux ont pu diffuser leur descendance en Afrique par un pont transcontinental.

Chapitre IX : Les Atlantides des toits du monde

Carnac affirme l’existence d’une très ancienne culture nordique à caractère circumpolaire d’où  l’hypothèse d’une Atlantide polaire. Les Grecs ont imaginé deux peuples fabuleux : les Hyperboréens et les gens de Thulé. Pour les Scandinaves Thulé serait le Groenland. Les Atlantologues ont annexé l’Hyperborée à l’Atlantide car Atlas, selon une tradition répandue en Grèce au IIè siècle avant JC était censé habiter chez les Hyperboréens. Bailly le 1er maire de Paris après la Révolution crut pouvoir prouver l’existence d’une civilisation polaire à partir de tables astronomiques trouvés en Inde. Bailly finit par croire que cette civilisation polaire était l’Atlantide. L’érudit hindou Ganghädar Tilak affirme, au début du Xxè siècle, que les origines des traditions indo-européennes étaient arctiques. C’est un cataclysme qui aurait chassé les peuples du Nord. LA Terre vue par Sannykov à la fin du XIXè siècle n’a jamais été retrouvée. Située dans l’Arctique, elle a été assimilée à l’Atlantide. LA Terre de Sannykov aurait sombré sous des éruptions volcaniques.

Apparue dans les voyages de Pythéas le Massaliote au IV è siècle avant JC, la légendaire terre nordique toujours verte de l’Ultima Thulé suscite bien des controverses quant à son emplacement. L’origine du mot « Thulé » vient de « Thual » qui signifie terre nordique en celte. Selon Hérodote, des hommes aux corps transparents vivaient à Thulé. D ‘apères les traditions des Indiens Lénape au XVIIIè siècle, on mentionne l’existence d’une île mysterieuse en direction de l’Islande. Cette île s’appelle « Tula ». En 1974, l’Italien Flavio Barbiero créa son Atlantide dans un livre intitulé « L’Atlantide sous les glaces » il la situa en Antarctique.

Chapitre X : les Atlantides imaginaires.

Monde inaccessible, situé dans un ailleurs inconnu, lui-même tributaire d’une autre grande utopie voisine, celle du fabuleux Age d’or toujours révolu, l’Atlantide prise comme utopie offre du même coup à ses admirateurs et inconditionnels un modèle d’organisation idéale de la cité. Thomas More publia sa célèbre Utopie en 1516. Ce territoire avait la forme d’une demi-lune large d’environ 320 kms habité par un peuple peu nombreux. L’île était gouvernée par une hiérarchie de magistrats siégeant à Amaurote, la capitale. Entre l’utopie de More et l’Atlantide de Platon subsistent des différences essentielles. Platon décrit un monde d’abord comme un idéal, qui glisse par la suite dans la corruption et est frappé par la furie divine. De son côté, More imagine une île existant quelque part pour abriter une société dont il imagine les moeurs et l’organisation. Le monde idéal de Platon « fut » celui de More « est ». On relie d’habitude la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon à l’Utopie de More. Le Pays de Bacon s’appelle Ben Salem et ses habitants viennent de l’Atlantide. C’est une monarchie démocratique. La Nouvelle Atlantide connaît des technologies avancées qui fournissent un exemple pour tous ceux qui par la suite ont doté leurs Atlantes de progrès scientifique et technologiques de pointe.

Tommaso Campanella avait placé son Atlantide, la « cité du soleil » dans une grande île de l’océan Indien. Cette société était d’inspiration communiste avant la lettre.

Johan Valentin Andreae, fondateur de la rose-croix, invente lui aussi une Atlantide, la christianopolis, pôle humain de la perfection habité par des sages. Carnac rapproche l’idéal maçonnique de l’Atlantide. Pour lui, le caractère ésotérique et initiatique des pratiques rituelles maçonniques embrasse une symbolique particulière aux racines de laquelle on retrouve des passerelles imagées vers le mythe atlantidien. L’image du monde perdu des Atlantes retrouve des échos dans la tradition de la « parole perdue » de la symbolique maçonnique.

Dans l’image classique de l’Atlantide, deux réalités ne cessent de se faire face. Deux réalités psychiques, celle du regret et celle de l’espoir. Regret pour les délices du monde perdu, qui transpire avec nostalgie des textes platoniciens, et espoir sous-jacent de l’éternel rêve de retour. Carnac évoque l’occultiste Edgar Cayce. Cayce fit carrière dans des consultations qu’il appelait ses « lectures ». Certaines lectures concernaient l’Atlantide. L’Atlantide atlantique de  Cayce disparut à cause de la mauvaise conduite de ses habitants, comme chez Platon. Cayce envisage deux catastrophes : l’une vers – 50700, la deuxième vers – 28000 lorsque plusieurs grandes îles furent englouties. La Lémurie disparut et seules quelques parties de l’Atlantide restèrent au-dessus des flots, vouées à une disparition finale quelques millénaires plus tard. Cayce avait probablement lu Churchward. Il pensait que les Atlantes étaient très avancées technologiquement (éléctricité, rayon de la mort, téléphone, télé, radio...).

Chapitre XI Dangereuses Atlantides

Dans le récit de Platon, on trouve déjà tous les ingrédients utilisés par la suite dans l’édification, outrageusement naïve et réductionniste, des théories racistes modernes. Nul apôtre du fascisme, du nazisme ou du racisme n’oublia de ranger l’Atlantide, vu du côté des Atlantes, dans son bagage intellectuel. Une véritable aventure intellectuelle de science-fiction à l’échelle nationale fut vécue dans l’Allemagne nazie. Elle trouvait son départ dans l’inconcevable tournure d’esprit d’un illuminé, le Dr Hans Hörbiger. Hitler l’avait surnommé le « Copernic allemand ». Il entrevit une grandiose explication unitaire de la naissance du monde. Véritable hymne de gloire consacré à l’image du combat sans fin entre le chaud et le froid, le feu et la glace, la Glazialkosmologie fut lancée à la conquête de l’opinion publique dès 1922. Ses théories trouvèrent en Allemagne et en Autriche quelques milliers d’adhérents. Pour Hörbiger, il y a environ 300 000 ans, la Terre était dominée par une civilisation avancée servie et exprimée par des géants. Ces derniers furent victimes d’une catastrophe à l’échelle planétaire : la chute sur Terre d’une de ses lunes ! La théorie de la glaciation universelle s’explique par la collision entre une gigantesque boule de glace et le soleil provoquant une explosion d’où ressort les planètes du système solaire. Hörbiger recourut à l’Atlantide pour donner une illustration à ses théories. Soutenue par le parti nazi, la théorie d’Hörbiger devint populaire. Des tracts en son honneur furent distribués. Après 1945, les théories d’Horbiger sortirent indemnes du régime nazi. Détachée de ses implications doctrinaires et de ses applications directes au mythe nazi du surhomme la vision cosmogonique horbigerienne séduisit bien des esprits romantiques. Un sondage lui donnait plus d’un million d’adhérents en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis. Hörbiger plaçait la ville pré-colombienne de Tiahuanaco sur un piedestal comme la ville cyclopéenne construite par les géants. Par la suite, H.S. Bellamy et Denis Saurat reprirent ses idées. L’Atlantide pour Hobiger était constituée de cinq terres émergées suite à un déluge provoqué par les marées lunaires. Les cinq terres étaient le Mexique, les Andes, l’Ethiopie, le Tibet et la Nouvelle-Guinée. Carnac affirme que Karl Haushofer, puisa lui aussi dans le mythe de l’Atlantide pour y trouver les racines du surhomme hitlérien. C’était un géopoliticien. Il fut l’inventeur de la notion d’espace vital pour l’Allemagne. La conception raciale de l’homme que se firent les nazis les conduisit à chercher les débuts de la notion de race dans les racines mêmes de l’humanité et pourquoi pas dans le mythe des Atlantes déformé de manière partisane. Pour Haushofer, les Aryens avaient occupé l’Atlantide puis le Tibet (d’où la fascination des nazis pour le Tibet). L’Atlantide est devenue un grand mythe, qui présente deux caractères bien particuliers : un mythe intellectuel et un mythe blanc. Un mythe intellectuel car issu des textes de Platon. Il se propagea d’abord dans les cercles des gens cultivés. La relation de Platon demeura un récit et ne devint jamais conte ou légende populaire malgré les aspects fabuleux dont les uns et les autres la parèrent. L’explication mystique de la destruction de l’Atlantide avancée avec force détails par Platon rattache définitivement le récit du philosophe au sempiternel mécanisme psychologique péché-punition. La rigidité toujours avide de précision des érudits qui se sont emparés de l’Atlantide pour en éclaircir les inconnues, leur esprit toujours conservateur, l’image de Paradis perdu valorisant le passé aux dépens du présent finirent par faire de l’Atlantide un mythe de droite. Ce fut ainsi que l’Atlantide et ses variantes lémuriennes ont reçu bon accueil dans la « Doctrine secrète » de Blavatsky et l’image devenue ésotérique du continent perdu enrichit les annales intellectuelles du mouvement théosophique. L’admiration vouée à l’Atlantide comme « exemple » sociale se teinte progressivement d’idéologie holiste, encline à privilégier la race, les Atlantes purs et parfaits de Cayce et de certains autres.

Chapitre XII : preuves géologiques

Carnac cite une liste de scientifiques qui croient à l’existence de l’Atlantide. C’est donc que l’atlantologie est pour lui une science sérieuse. Pourtant les géologues n’acceptent guère l’existence passée de l’Atlantide. Pour eux, les données géologiques concernant les terres situées, dans la zone de contact initial afro-américaine, n’accusent point de présence d’un continent digne d’être pris en considération. La dorsale atlantique médiane recouverte de plus de 3000 d’eau ne semble pas avoir bougé depuis 280 000 ans. Les plus récents des sédiments ont un âge qui dépasse les 30 000 ans. Situer la grande île perdue quelque part à l’Orient de la dorsale médio-atlantique n’arrange pas non plus l’affaire. Carnac pense tout de même qu’une île de terre aurait pu exister en plaine dorsale médio-atlantique comme c’est le cas de l’Islande. Sous l’effet de la dérive des continents, l’Atlantide se serait désarticulé (environ 9600 ans avant JC) sous la forme d’un archipel. Carnac veut envisager scientifiquement qu’une Atlantide ait existé temporairement, à cause de sa nature fragile, faite de terre de basalte : ce qui rend caduc l’argument selon lequel il n’y aurait « pas de place » entre les continents existants. Carnac pense que l’Atlantide était une île volcanique comme l’Islande et que sa fragilité l’a fait submerger.

Chapitre XIII : la nécessaire catastrophe

L’idée que la fin de l’Atlantide soit venue du ciel fut avancée dès la fin du XVIIIè siècle. C’est en 1788 que Giovanni Rinaldo Carli écrit ses « Lettres américaines ». Il affirme qu’une comète avait heurté la Terre 10 000 ans avant notre ère et fit disparaître l’Atlantide. En 1954, parut le premier ouvrage de l’Autrichien Otto Muck qui apporte des arguments solides aux partisans de l’existence passée de l’Atlantide. Selon lui, l’Atlantide était une île assez grande située dans l’Atlantique dans une zone incorporant les Açores et mesurant 400 000 kms 2. Selon Muck, un « planétoïde » pesant plus de 200 milliards de tonnes, au diamètre d’environ dix kms, pénétra violemment dans l’atmosphère de la Terre où il explosa, se fragmentant en plusieurs morceaux. L’hypothèse de Muck n’émut pas outre mesure l’establishment scientifique, qui ne s’y intéresse point.

Chapitre XIV : Pas d’Atlantide sans déluge

Le thème du Déluge présente une triple parenté avec le mythe de l’Atlantide : sa signification philosophique, liée au mécanisme péché-punition, son caractère catastrophique évident et le transfert de société humaine qui en résulte, déterminant le départ des rescapés ou réfugiés atlantes. Si le Déluge biblique est souvent présenté comme une fable, l’universalité du motif laisse à penser qu’il eut des modèles concrets. L’océanographe André Caport estime que le Déluge fut un phénomène à l’échelle de la planète et qu’il eut lieu en 6500 avant JC provoquant la hausse rapide de 50 mètres du niveau des océans.

Chapitre XV : l’Atlantide au crible des sciences

Pour Carnac, le combat intellectuel que se livrent atlantologues scientifiques et scientifiques qu nient cette existence n’est pas celui de la science et de la non-science, c’est le conflit personnel entre l’amour propre réfugié dans la forteresse aux défenses inutiles de l’acquis considéré comme indépassable et la passion pour la vérité. Ainsi, le géographe ne peut ni confirmer ni infirmer l’existence passée de l’Atlantide sans faire appel à la géologie. La géologie laisse ouverte la possibilité que l’Atlantide ait pu se situer sur le plateau sous-marin açorien.

Epilogue : perspectives pour l’Atlantide

Des erreurs manifestes d’ordre scientifique, historique, géographique, sans compter les innombrables élucubrations des atlantomaniaques, admirateurs incinditionnels d’Atlantes supercivilisés, ont contribué à l’atmosphère de supercherie qui entache toujours la démarche atlantologique.

Carnac pense qu’il y aura de nouvelles découvertes et reste convaincu que l’hypothèse selon laquelle l’Atlantide a existé est tout à fait défendable. Il pense que c’est une météorite qui a provoqué sa destruction. Il conclut en affirmant que l’engouement pour l’énigme de l’Atlantide est une attitude intellectuelle profitable à la culture de tout un chacun et non pas un culte étrange à officier.

Posté par Humanisme à 12:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2009

Là-bas (Huysmans)

Là-bas (Huysmans)

« Là-bas » est une satire, une opposition au positivisme dominant. « Là-bas » est un livre drôle et Huysmans l’a voulu ainsi en déclarant : « Je vois la tête des gens à l’apparition d’un bouquin fait de la sorte : mystique, réaliste et satanique à la fois... Nous allons rire ! »

Huysmans se moque à la fois des scientifiques comme Charcot et des occultistes comme Papus. Les voilà fourrés dans le même sac. Le personnage principal de « Là-bas » ne fait en somme que constater avec écoeurement que les héros de la raison et les anges du bizarre appartiennent au même monde. Durtal a choisi contre la science la religion, contre les occultistes, les sataniques. La démence cérébrale de « Là-bas » est l’épreuve décisive d’un processus de conversion de Huysmans. « Là-bas » ne prend alors son plein sens qu’en fonction des oeuvres ultérieures de Huysmans tournées vers le catholicisme.

I

Le roman commence par une attaque en règle du naturalisme qui incarne « le matérialisme dans la littérature ». Des Hermies démolit le naturalisme et Durtal le défend. Durtal, lui, est reconnaissant envers le naturalisme qui nous a débarrassé du romantisme et de son idéalisme de ganache. Durtal voudrait créer un naturalisme spiritualiste qui traiterait de l’âme et du corps. Comme la Salom& de Gustave Moreau dans « A rebours »,  un tableau est décrit dans « Là-bas ». Il s’agit d’une crucifixion peinte par Matheus Grünenwald. c’est, pour Huysmans, le plus humain des christ à la chair triste et faible. Durtal s’avoue un désir momentané de croire pour se réfugier hors des âges. Il est resté célibataire et sans fortune. La religion demande une désertion du sens commun et Durtal préfère s’en écarter. Durtal disserte ensuite sur l’argent qui va de préférence aux médiocres ou pervertit le corps et l’âme. Quand l’argent devient le capital, son action s’étend à l’humanité tout entière et il peut faire mourir de faim des milliers d’êtres. Pour Durtal, l’argent est diabolique. Durtal prend des notes sur Gilles de Rais, personnage qui le fascine.

II

Durtal a cessé depuis deux ans de fréquenter le monde des lettres considérant qu’il est composé de cupides bourgeois et d’abominables mufles. Il sait que dans ce monde aucune amitié n’est possible. Alors il s’est réfugié dans le passé et s’est passionné pour Gilles de Rais. Il s’est cloîtré mentalement dans le château de Tiffauges, lieu où vécut le monstre. Durtal ne croit pas à la réalité de l’histoire et que la vérité est impossible. Il pense que les historiens maquillent le passé. Durtal, avec son livre sur Gilles de Rais, ne veut pas sombrer dans la monomanie des biographes. Il veut dresser debout la figure du plus cruel des hommes. Seul son ami des Hermies est au courant de son projet. Durtal l’a rencontré chez Chantelouve, l’historien catholique, qui se vante de recevoir tous les mondes. Des Hermies est secret mais on sait qu’il est docteur de la Faculté de Paris même s’il parle de la médecine avec mépris. Il est érudit et fréquente des occultistes. Cette amitié est avantageuse pour Durtal car sa famille est morte depuis longtemps et ses amis de jeunesse sont mariés ou perdus. Depuis son départ du monde des lettres, il était réduit à la solitude la plus complète.

III

Durtal reçoit la visite de Rateau, vieux bonhomme placide, c’est le concierge qui fait le ménage brutalement. Des Hermies vient le chercher. Il l’emmène à l’église Saint Sulpice où il veut grimper. Arrivés en haut des tours, les deux amis regardent les cloches de l’église. Des Hermies présente le sonneur de cloches à Durtal. L’homme a lu les livres de Durtal. Le sonneur s’appelle Carhaix. Carhaix est fier de son métier et il l’explique en détail à Durtal. Il possède même des livres sur les cloches, des traités qui remplissent sa bibliothèque. Des Hermies lui aussi fait l’éloge des cloches et comprend qu’on s’y attache.

IV

Durtal parle de son livre sur Gilles de Rais à son ami des Hermies. Il a fini la première partie consacrée à la vie de de Rais avant qu’il ne devienne un monstre. Les deux amis se demandent ce qui a métamorphosé le maréchal de France très apprécié par le roi Charles VII. De Rais a été ruiné en huit ans et abandonné par le roi. Il a tout abandonné pour l’alchimie. Après la mort de Jeanne d’Arc, le maréchal tomba entre les mains des sorciers. Dès lors, plongé dans l’occulte, de Rais fut mené aux plus invraisemblables crimes. Des Hermies pense que le satanisme a continué après la mort de Gilles de Rais et qu’il existe encore en 1890.

V

Durtal et des Hermies sont invités chez Carhaix. Ils causent de religion. Des Hermies croit au manichéisme et pense que le dieu de lumière a le dessus sur le dieu des Ténèbres. Il explique aux convives les pratiques sataniques des Albigeois qui tuaient des enfants et buvaient leur sang. Il raconte que le satanisme a continué avec les pratiques démoniaques de Catherine de Médicis et des Valois. Il évoque les messes noires de l’abbé Guibourg avec Mme de Montespan. Au XVIII è siècle, c’est le chanoine Duret qui s’occupait de magie noire. Il pratiquait la nécromancie et évoquait le Diable. Il fut exécuté comme sorcier en 1718. Au XIXè ce sont les supérieurs de missionières, les prélats et les hauts dignitaires de Rome qui sont affiliés au Diable selon des Hermies. Chez les laïques, ce sont les riches. En 1855, il existait à Paris, une association composée en majeure partie de femmes qui souillaient les hosties. Des Hermies évoque les fondations, en 1855, de la Société des Ré-Théurgistes optimates. Elle se divise en deux camps : l’un prétend détruire l’univers et régner sur ses décombres et l’autre rêve d’imposer un culte démoniaque. Au XIXè  siècle, le grand jeu du satanisme c’est la messe noire. Messe, sacrilège, maléfices et succubat sont la véridique quintessence du satanisme.

Carhaix raconte qu’un de ses amis, Gévingey, astrologue a voulu consulter ses cloches pour prédire l’avenir et ils se sont brouillés à cause de ça.

VI

Le lendemain, Durtal a du mal à se lever mais son chat l’empêche de faire la grasse matinée. Son chat est l’exutoire spirituel de la solitude et du célibat et c’est pour ça qu’il l’aime. Il finit par se lever pour travailler sur son livre. Il en est à la période alchimique de Gilles de Rais. Il aurait étudié les livres interdits par le Vatican (ceux de Nicolas Flamel et de Raymond Lulle...). Le maréchal s’était installé un laboratoire et avait fait venir chez lui des alchimistes du sud de la France puis de tout le pays. Gilles de Rais fait venir un magicien qui le convainc de l’existence des démons. Le magicien est blessé après avoir fait apparaître un démon dans un cercle dans lequel il s’était installé. C’est un prêtre nommé Eustache Blanchet qui arrive alors. Celui-ci a pactisé avec un démon. Des Hermies soutient que les alchimistes existent encore en France et en Allemagne. Durtal reçoit une lettre. C’est une femme qui a lu son dernier roman et veut le rencontrer. Il répond par une lettre peu enthousiaste.

VII

Une correspondance s’échange entre Durtal et l’inconnue. Durtal est envouté par cette femme, il y pense sans cesse sans la connaître. Alors il lui donne rendez-vous dans un café-restaurant hôtel. Puis Durtal se rend chez Des Hermies. En l’attendant dans son bureau, il lit les couvertures de livres de son ami. Il en a de curieux : des manuels d’exorcisme et un livre intitulé Anatomie de la pesse de Pierre du Moulin. C’est celui-ci qu’il choisit de feuilleter. Des Hermies arrive et lui parle médecine. Il s’est disputé avec ses collègues et prétend que les anciens médecins guérissaient mieux. Puis des Hermies parle de Mme Chantelouve, la femme d’un de ses patients. Elle n’arrête pas de parler de Durtal et de ses livres, il s’agit sans doute de l’inconnue qui encoie des lettres à Durtal. Durtal est déçu, son « inconnue » lui plaisait mieux maintenant qu’il sait qui elle est, elle est devenue moins désirable. Le mari de Mme Chantelouve est un écrivain qui brigue l’Académie des Belles Lettres et reçoit chez lui toutes les semaines pour être bien vu par les gens de lettres. C’est un catholique véreux. Durtal veut se convaincre que Mme Chantelouve n’est pas l’inconnue.

VIII

Durtal pense maintenant à Mme Chantelouve. Il la trouvait peu jolie et à présent il la désire. Durtal s’efforce de travailler sur Gilles de Rais mais se contente de réfléchir à la démence des criminels. Il se demande pourquoi le maréchal était monomaniaque. Durtal a visité les ruines du château de Gilles de Rais et a imaginé comment il devait être au siècle du maréchal. Mme Chantelouve vient chez lui pour lui avouer qu’elle lui a écrit les lettres anonymes. Elle souhaite savoir si Durtal ne lui en veut pas. Durtal dit qu’il l’aime mais elle se moque de lui en riant. Elle souhaite que tous deux soient raisonnables. Elle veut bien revenir chez lui s’il promet d’être sage et Durtal promet.

IX

Durtal désire follement Mme Chantelouve. Pour se changer les idées il va dîner avec des Hermies chez Carhaix qui s’est réconcilié avec Gévingey l’astrologue. Durtal est surpris par la physionomie de l’astrologue et par les bagues qu’il porte et représentent des signes astrologiques. Le bonhomme a l’air suffisant. Il disserte sur les astrologues charlatans qui ridiculisent les vrais astrologues comme lui. Durtal et des Hermies se moquent des Théosophes et du rose-croix Péladan. Ils évoquent le spiritisme. Durtal n’y croit pas et Carhaix pense que c’est sous un autre nom l’ancienne nécromancie condamnée par l’Eglise. Il pense que les occultistes et les spirites satanisent plus ou moins. Des Hermies et Gévingey conversent sur les succubes et les incubes. Selon Bodin, les incubes comme des démons masculins se couplent aux femmes et les succubes comme des démones font avec l’homme oeuvre de chair. L’incube prend la semence que l’homme perd en songe et s’en sert. Gévingey  prétend avoir vu un succube chez le chanoine Docre. Ce chanoine est un sataniste qui s’est fait tatouer sous les pieds l’image de la croix afin de pouvoir toujours marcher sur Jésus ! Des Hermies semble croire à la possession et évoquant les recherches sur l’hystérie de Charcot pense que cela n’explique pas tout.

X

Durtal achète des gateaux, des bonbons et de fines essences pour Mme Chantelouve qu’il va recevoir chez lui une nouvelle fois. Hyacinthe Chantelouve arrive à l’heure mais se prétend malade, elle a une migraine. Il lui avoue qu’il n’a jamais reçu une femme chez lui, elle en est surprise. Ils sembrassent mais Hyacinthe prend peur et s’en va non sans avoir invité Durtal chez elle pour le lendemain.

XI

Durtal s’en veut de s’être laissé berner par Mme Chantelouve. Il veut encore la voir deux fois et si elle ne lui cède pas, il la laissera tomber. Il pense que c’est une allumeuse. Il se remet au travail et évoque la vie de Gilles de Rais quand celui-ci avait rejeté les femmes pour s’en prendre aux enfants. Il les viola puis en tua un. Il conserva le sang de l’enfant pour écrire ses formules d’évocation. Il tua énormément d’enfants pendant huit ans. De Rais était content de jouir des tortures et des larmes des enfants. Après en avoir fini avec ce passage de la vie du maréchal, Durtal se dit que ses états d’âme à propos d’une femme sont bien mesquins comparés à la vie de Gilles de Rais.

XII

Durtal ser end chez les Chantelouve. Hyacinthe le reçoit puis elle prévient son mari. Chantelouve parle de son travail. Il écrit des vies de Saints. C’est une commande et cela l’amuse. Quand Chantelouve s’en va c’est sa femme qui entre dans le salon pour embrasser Durtal sur la bouche. Elle semble versatile car elle disait à Durtal de ne rien espérer. Après un dernier baiser, Hyacinthe donne un autre rendez-vous à Durtal pour le lendemain chez lui.

XIII

Quand Hyacinthe arrive chez Durtal, celui-ci réalise rapidement que maintenant qu’elle se livre à lui, il ne la désire plus. Pourtant il lui fait l’amour. Maintenant sa hantise est terminée et il reprend sa liberté d’esprit. Il pense qu’il n’y a vraiment bien que les femmes que l’on pas pas eues.

XIV

Des Hermies écoute les confidences de Durtal. Il pense qu’aimer sans espoir ce serait parfait s’il ne fallait compter avec les intempéries de la cervelle. Les deux amis vont encore dîner chez Carhaix. Ils parlent des curés en disgrâce qui sont obligés de supporter toutes les corvées. Ceux-là sont envoyés à Paris quand les villages veulent s’en débarrasser. Durtal pense que Hyacinthe a été visitée par les incubes car son corps est froid alors il demande l’avis de son ami mais des Hermies infirme cette idée. En effet les femmes qui reçoivent les incubes ont, au contraire, le corps brûlant. Des Hermies avoue à ses amis que l’astrologue Gévingey s’est sauvé avec le docteur Johannès à Lyon. Il prétend avoir été envouté par le chanoine Docre. Il explique les méthodes du chanoine pour envouter ses ennemis. Docre prépare des poisons avec le sang de souris et envoie l’esprit des morts chargé de poison auprès de ses ennemis.

XV

Rentré chez lui, Durtal pense aux combats que se livrent Johannès et Docre à coups d’exorcismes et d’incantations. Tout cela lui semble fou. Il croit pourtant qu’il existe à son époque des agences sataniques et des prêtres déchus qui les préparent. Il voudrait rencontrer le chanoine Docre et sait que Hyacinthe le connaît. Il pense à lui demander son aide. Quand il la reçoit, elle a deviné qu’il ne la supporte plus mais il ment. Il invente une histoire d’ancienne maîtresse avec qui il est resté ami, qu’il a un enfant avec elle. Cela attendrit Hyacinthe car Durtal dit aussi que sa « fille » est malade. Il en profite pour lui demander de l’aide au sujet du chanoine Docre. Hyacinthe parle de sa liberté, de son mari qui lui laisse faire ce qu’elle veut, de son ancien mari qui s’est suicidé quand elle lui a avoué qu’elle avait un amant. Durtal découvre alors une femme dure qu’il ignorait. La conversation revient sur Docre et Hyacinthe avoue l’avoir eu comme confesseur. Il est bien celui qui lui a appris à fréquenter les incubes. Mais elle refuse de le présenter à Durtal.

XVI

Durtal pense que Hyacinthe a été la maîtresse du chanoine Docre. Il voit trois personnes en elle, la femme réservée, la femme couchée qui crache des ordures et la femme satanique. Gille de Rais avait lui aussi trois personnalités, le soudard brave et pieux, l’artiste raffiné et criminel et le pécheur qui se repent, le mystique. C’est l’Eglise en la personne de Jean de Malastrait qui a abattu le maréchal car les parents des victimes étaient ses vassaux et ne pouvaient rien contre lui. Malastrait avait entendu les rumeurs sur de Rais et avait mené l’enquête. De Rais se rend et est jugé. Il est excommunié.

Des Hermies rend visite à son ami. Il lui apprend que le bon Carhaix est malade. Puis ils dissertent sur la littérature. Des Hermies pense que les hommes ne lisent plus. Durtal pense que les livres sont destinés aux femmes et que cela donne des romans tièdes et que cela promet dans l’avenir une jolie littérature avec des idées déjà digérées.

XVII

Durtal se rend chez Carhaix qui est assis dans son lit. Il est malade et des Hermies lui a donné un médicament à boire. Carhaix se plaint du mépris que les cloches inspirent alors qu’autrefois elle étaient beaucoup plus respectées. Un curé arrive et Durtal se sent de trop alors il s’en va. Il réfléchit sur les monuments modernes comme la tour Eiffel qu’il compare à un chandelier creux. Durtal a un rendez-vous avec Hyacinthe mais il se fait passer pour malade. Cela n’éloigne pas Hyacinthe qui le dorlote. Elle lui promet même de l’emmener à une messe noire du chanoine Docre. Ils parlent d’envoutement et d’empoisonnement à distance et des rose-croix qui seraient des jobards dirigés par des farceurs les exploitant. Et leurs chefs tentent en secret le crime. Hyacinthe dit qu’il y a parmi eux un ancien homme de lettres. Peut-être est-ce Péladan ? Seul le docteur Johanès est capabale de guérir les envoûtés et c’est pourquoi Gévingey est parti le voir. Hyacinthe aurait pu être l’assistante de Docre mais elle a refusé car elle se soucie d’être en état de péché mortel. Elle était amoureuse de Docre à un moment et c’était réciproque. Ils sont restés amis.

XVIII

Durtal revient à Gilles de Rais et à son procès. Le maréchal a avoué tous ses meurtres et viols. Gilles, après son excommunication, a été réintégré dans l’Eglise car il a reconnu ses crimes et a demandé pardon. Mais la cour séculière l’a condamné à mort pour ses meurtres.

Hyacinthe arrive chez Durtal et l’interrompt pour lui signaler qu’elle l’emmènera le soir même à une messe noire à condition qu’il signe une lettre niant la véracité de ce qu’il aura vu pour le cas où il en parlerait dans un livre. Durtal n’a de respect que pour le satanisme. Les rose-croix, les théosophes, les spirites lui font l’effet d’enfants qui jouent et se chamaillent. Des Hermies sonne pour lui annoncer que Gévingey est de retour et qu’ils sont invités chez Carhaix dans deux jours. Durtal avoue à son ami qu’il  va assister à une messe noire. Des Hermies est très intéressé et il pense que cette faim contemporaine de l’ordure est une névrose. Pour lui, toutes les guerres de siècle se ressemblent. Alors que le matérialisme sévit, la magie se lève. Ce phénomène reparaît tous les cent ans.

XIX

Durtal part avec Hyacinthe dans un fiacre en route vers la messe noire. Ils entrent dans une chapelle, le public est essentiellement féminin. Un enfant de choeur vêtu de rouge s’avance vers le fond de la chapelle et allume une rangée de cierges. Un christ infâme et nue est présent. Un autre enfant entre pour remuer les braises de l’autel. Dans l’assistance se trouve une ancienne religieuse débauchée par le chanoine Docre et un ancien professeur à l’école de Médecine. Précédé de deux enfants de choeur, Docre entre. Il est nu sous les habits du sacrifice. La messe est partiellement en latin. Docre fait des génuflexions. Durtal remarque que cela ressemble à une simple messe basse. Les enfants de choeur distribuent aux assistants des encensoirs. Docre appelle Satan et insulte le christ. Docre bénit l’assistance de la main gauche. Quand les enfants de choeur agitent des sonnettes les femmes tombées sur les tapis se roulent parterre. Docre souille une hostie. Il se torche avec des pains azymes et les enfants de choeur s’allient aux hommes et une femme se branle avec un calice. Durtal est excédé de dégoût. La scène est transformée en orgie. Alors, pour se remettre, Durtal et Hyacinthe vont boire un verre chez un sordide marchand de vin. Le patron les conduit dans une pièce avec un lit couvert d’hosties et Hyacinthe se déshabille pour faire l’amour avec Durtal mais celui-ci refuse puis la quitte.

XX

Durtal raconte à son ami des Hermies les détails de la messe noire. Son ami n’est pas surpris mais lui recommande de n’en pas parler à Carhaix qui risquerait de lui fermer sa porte. Ils vont chez Carhaix et parlent de Gévingey. On apprend qu’il était l’astrologue de l’impératrice mais depuis la chute du Second Empire sa situation a bien baissé. Gévingey semble guéri grâce au docteur Johanès. Il avait été envoûté par Docre mais Johanès a repoussé les vénéfices avec l’aide d’une voyante qui a pu reconstituer la scène d’empoisonnement à distance de Docre. Des Hermies lui-même reconnaît la guérison. Johanès a fait appel à Melchissedec pour guérir l’astrologue. Les amis devisent doctement sur le Paraclet. En sortant, Durtal et des Hermies parlent des pauvres qui ont été combattus à la fois par l’Eglise et la Révolution. Des Hermies désigne à son ami une affiche montrant le général Boulanger en affirmant qu’il est la panacée qui va tout guérir mais en riant.

XXI

Hyacinthe relance Durtal par lettres mais il refuse de répondre alors elle finit par renoncer. Son concierge, Rateau, lui annonce que sa femme l’a quitté pour un autre et qu’il ne pourra rester concierge s’il est sans femme. Les deux amis parlent de Johanès. Des Hermies raconte une guérison miraculeuse que Johanès a opérée. Des Hermies et Johanès sont devenus amis. Johanès ne soigne que les victimes de mauvais sorts, les autres, il les laisse aux médecins classiques. Johanès utilise les pierres précieuses pour guérir ses patients car il leur attribue des vertus thérapeutiques. Les deux amis parlent alors du spiritisme qu’ils détestent. Pour eux, cela relève de Satan. Ils se moquent de la théurgie des rose-croix. Pourtant des Hermies pense que le surnaturel existe.

XXII

des Hermies et Durtal dînent à nouveau chez Carhaix. Ils parlent des élections et pensent que Boulanger gagnera à Paris. Il est question de Paracelse, l’alchimiste et médecin occultiste. Gévingey se lamente de voir l’astrologie si peu étudiée car il pense qu’il faut la vocation et la foi mais que c’est perdu. Durtal parle de la fin de Gilles de Rais. Il fut pendu et brûlé vif. Enfin, ils parlent du satanisme que les positivistes et les athées n’ont pas réussi à renverser.

Posté par Humanisme à 17:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2009

Trois contes (Flaubert)

Trois contes

Flaubert a écrit les Trois contes entre 1875 et 1877 en se détournant provisoiremen t de l’interminable roman Bouvard et Pecuchet.

Un coeur simple

Félicité est la servante de Madame Aubain. Elle est corvéable à merci pour cent francs par an. Madame Aubain n’est pas agréable. Elle est veuve depuis 1809 et a deux enfants. Félicité loge au second étage de la maison de Madame Aubain. Elle doit se lever à l’aube pour ne pas manquer la messe. Elle travaille jusqu’au soir et s’endort devant l’âtre, son rosaire à la main. Elle est économe, ne marque plus aucun âge depuis la cinquantaine et silencieuse elle paraît fonctionner de manière automatique. A 18 ans, elle avait connu l’amoiur. Elle était fille de basse-cour et avait rencontré Théodore à l’assemblée de Coleville. Il la fit danser et boire. Après quoi, ils se rencontraient au fond des cours. Mais elle n’était pas innocente (les animaux l’avaient instruite) et elle résista. Mais Théodore avait peur de la conscription et épousa une vieille femme très riche pour échapper à l’armée. Alors Félicité gémit et partit pour Pont-l’Evêque. C’est là qu’elle rencontre Mme Aubain qui l’engage comme servante. Félicité doit s’occuper des enfants Paul, 7 ans, et Virginie 4 ans. Félicité est heureuse grâce à la douceur du milieu et sa tristesse a fondu. Les jeudis, Mme Aubain joue aux cartes avec ses mais, les lundis matin, le brocanteur passe. Mme Aubain reçoit parfois la visite du marquis de Gremonville, un de ses oncles, ruiné. Vient aussi, M. Bourrais, ancien avoué qui trouble Félicité. Il gère les propriétés de Mme Aubain. Quand le temps est clair, on s’en va de bonne heure à la ferme de Geffosses. C’est là qu’un jour un taureau en colère manque de tuer Mme Aubain, ses enfants et Félicité mais la servante empêche le drame grâce à sa présence d’esprit. Cet événement pendant bien des années est un sujet de conversation à Pont-l’Evêque. Virginie à la suite de son effroi a une affection nerveuse, il faut aller alors à Trouville sur les conseils du docteur. Dès les premiers jours la fillette se sent moins faible. On loge à l’Agneau d’or, chez la mère David. L4après-midi, on s’en va avec l’âme au-delà des Roches-Noires vers Hennequeville. Les jours qu’il fait trop chaud, ils ne sortent pas de leur chambre. Le principal divertissement est le retour des barques et les matelots qui ramènent du poisson et leurs femmes qui les attendent. C’est là que Félicité trouve une soeur, Nastasie Barette, femme Leroux et ses deux enfants. Félicité se prend d’affection pour eux mais elle se fait exploiter, évidemment. Mme Aubain n’aime pas les familiarités du neveu qui tutoie Paul alors on revient à Pont-l’Evêque. Paul est envoyé au collège de Caen et Félicité mène Virginie tous les jours au catéchisme. C’est de cette manière que Félicité apprend le catéchisme même si elle ne comprend rien aux dogmes. La servante s’identifie à Virginie quand la fillette vit sa première communion. Mme Aubain veut faire de sa fille une personne accomplie et l’envoie en pension chez les Ursulines d’Honfleur. Mme Aubain souffre de l’absence de sa fille et échange une correspondance avec elle. La fillette manque aussi à Félicité. Alors elle reçoit son neveu le dimanche après la messe. Elle se fait encore exploiter par les parents du neveu qui profitent de l’occasion pour tirer de Félicité de l’argent ou des denrées. Aux vacances, les enfants reviennent mais Paul est devenu capricieux et Virginie n’a plus l’âge d’être tutoyée ce qui met une barrière entre elle et Félicité. Le neveu Victor va à Morlaix, Dunkerque et Brighton et rapporte des cadeaux au retour. En 1819, Victor est engagé au long cours pour deux ans, Félicité en est désolée. Dès lors, elle pense exclusivement à son neveu et s’inquiète pour lui. Elle n’a plus de nouvelles pendant six mois et Mme Aubain s’en moque, elle qui n’a plus de nouvelles de Virginie depuis 4 jours ! Félicité reçoit une lettre mais ne sachant lire demande à sa maîtresse qui lui apprend que Victor est mort. Il a été trop mal soigné à l’hôpital pour la fièvre jaune. Les parents de Victor l’ont toujours traité avec barbarie alors Félicité préfère ne pas les revoir. Virginie s’affaiblit alors Mme Aubain la soigne. Félicité s’en inquiète et brûle un cierge pour la petite. Hélas Virginie meurt. Pendant deux nuits, Félicité ne quitte pas la morte, prie et découpe une mèche de cheveux de Virginie en souvenir. A l’enterrement Félicité pense à son neveu n’ayant pas pu lui rendre les honneurs. Le désespoir de Mme Aubain est illimité, elle veut rejoindre sa fille en rêve la nuit. Félicité sermonne sa maîtresse, lui disant de se conserver pour son fils. LE cimetière lui est interdit alors c’est Félicité qui s’y rend chaque jour. Les années passent. Les anciennes connaissances s’en vont. On annonce la Révolution de Juillet.

Un nouveau sous-préfet est nommé, le baron de Larsonnière qui vit avec sa femme, sa belle-soeur et trois « demoiselles » qui possèdent un nègre et un perroqquet. Mme Aubain les reçoit. Seules les lettres de Paul émeuvent encore Mme Aubain. Il est alcoolique, elle lui paye ses dettes. Un jour, Mme Aubain se résoud à retirer les affaires de Virginie du placard avec Félicité mais la douleur est trop forte et les deux femmes s’enlacent pour la première fois. La bonté de Mme Aubain se développe. Elle offre à boire aux soldats, elle les soigne les cholériques, elle protège les réfugiés polonais puis un vieillard passant pour avoir fait des horreurs en 1793. Larsonnière est promu préfet et offre son perroquet à Mme Aubain comme souvenir. L’oiseau s’appelle Loulou. Meme Aubain ne l’apprécie pas et l’offre à Félicité. LA servante l’instruit, lui apprend « Je vous salue Marie ! ». Un jour, elle le perd alors elle le cherche partout. Heureusement, Loulou revient tout seul. Par suite d’un refroidissement, Félicité devient sourde. Un matin du terrible hiver de 1837, Félicité trouve Loulou mort dans sa cage. Une congestion l’a tué. Elle pleure tellement que sa maîtresse lui conseille de le faire empailler. En revenant d’Honfleur à pied après avoir fait empailler Loulou, tous les souvenirs de Félicité remontent à la surface comme les flots d’une marée. Félicité doit attendre des mois avant que l’empailleur lui rende Loulou. Elle ne communique plus avec personne. A l’église elle contemple toujours le Saint-Esprit et observe qu’il a quelque chose du perroquet. Elle a acheté une image d’Epinal représentant le saint-esprit et l’a mise près du perroquet pour prier.

Paul se marie. Il a été clerc de notaire, dans le commerce, dans la douane, dans les contributions pour finir à 36 ans dans l’Enregistrement où un collègue lui a offert sa fille. Paul présente sa femme à Mme Aubain et Félicité mais elle fait la princesse et blesse la servante.

En mars 1853, Mme Aubain meurt, prise d’une douleur dans la poitrine. Peu d’amis la regrettent, ses façons étaient d’une hauteur qui éloigne. Félicité la pleure. Que sa maîtresse meure avant elle, cela lui semble contraire à l’ordre des choses. Dix jours après les héritiers arrivent pour prendre et vendre les biens de Mme Aubain. La maison est à vendre. Les années passent et Félicité reste dans la maison que personne n’a achetée. La tenture pourrit. Pendant tout un hiver le traversin de Félicité est mouillé. Après Pâques, Félicité crache du sang. Elle a une pneumonie. Elle fait appeler un prêtre qui lui administre l’extrême onction. Félicité finit aveugle. Elle baise le front de Loulou. Après son dernier souffle Félicité croit voir dans les cieux entr’ouverts un perroquet gigantesque planant au-dessus de sa tête.

La légende de Saint Julien l’hospitalier

Le père et la mère de Julien habitaient un château, au milieu des bois, sur la pente d’une colline. On vivait en paix depuis longtemps. Le seigneur du château rendait la justice à ses vassaux et apaisait les querelles de ses voisins. Il avait pris pour femme une demoiselle de haut lignage. A force de prier dieu, il lui vint un fils. Un vieillard en froc de bure s’approche du chevet de la mère de Julien pour lui dire : « Réjouis-toi, ô mère ! Ton fils sera un saint ! » Le vieillard n’avait été vu par personne d’autre, songe ou réalité ? Cela devait être une communication du ciel. Un mendiant s’adresse au père de Julien pour lui dire que son fils connaitra, beaucoup de sang et beaucoup de gloire. Julien apprend à monter à cheval, à chanter, un vieux moine lui enseigne l’écriture sainte, la numérotation des Arabes, les lettres latines et la peinture. Un jour, Julien aperçoit une souris blanche pendant la messe et chaque dimanche elle apparaît. Julien est pris de haine contre elle et résout de s’en défaire. Un autre jour il tue un pigeon en l’étranglant et est empli d’une volupté sauvage. Il apprend la vénerie. Mais Julien préfère chasser loin du monde avec son cheval et son faucon. Il se délecte à la vue de ses chiens dévorant les proies. Il devient comme les bêtes sauvages, tue des ours à coups de couteau, des taureaux avec la hache, des sangliers avec l’épieu. Il part un matin d’hiver bien équipé et tue des bêtes avec plaisir. Il tue un faon et sa mère, il tire une flèche dans le front d’un cerf mais celui-ci continue d’avancer et lui dit : « Maudit, maudit ! Maudit ! - Un jour coeur féroce, tu assassineras ton père et ta mère ! » Alors une tristesse immense envahit Julien.

Durant trois mois, sa mère angoissées prie au chevet de son lit. Son père mande les maîtres les plus fameux pour le soigner. Les forces reviennent à Julien et il s’obstine à ne point chasser. Son père, pour le réjouir, lui offre une grande épée sarrasine. En voulant la saisir il la fait tomber et manque de tuer son père. Dès lors, Julien redoute les armes. Mais il reprend l’entraînement et excelle bien vite. Voyant deux ailes blanches, il lance son javelot croyant atteindre une cigogne mais c’est le bonnet à longues barbes de sa mère qui reste cloué contre le mur. Julien s’enfuit du château. Il s’engage dans une troupe d’aventuriers qui passent. Il obtient le commandement d’une compagnie. P lus de vingt fois on le croit mort mais il survit à tous les combats grâce à la faveur divine. Il protège les gens d’Eglise, les orphelins, les veuves et principalement les vieillards. Il se compose une armée faite d’esclaves en fuite et de manants révoltés. Il secourt le dauphin de France et le roi d’Angleterre, les templiers de Jérusalem, la sirène des Parthes, le négus d’Abyssinie et l’empereur de Calicut. Des républiques en embarras le consultent, il fait des remontrances aux monarques, il affranchit des peuples, il tue un dragon. Julien accourt à l’aide de l’Empereur d’Occitanie contre le calife de Cordoue. Il tue le calife et tire l’Empereur de sa prison. L’Empereur lui propose beaucoup d’argent mais Julien refuse comme il refuse de partager le royaume de l’Empereur. Alors Julien accepte la fille de l’Empereur dont il tombe amoureux. Ils se marient et reçoivent un château en cadeau. Julien ne fait plus la guerre et reçoit la foule qui lui rend hommage. On lui propose de chasser mais il refuse toujours car il lui semble que du meurtre des animaux dépend le sort de ses parents. Il veut les revoir. Il confie ses envies à sa femme qui lui conseille de reprendre la chasse. Il cède. Deux inconnus arrivent au château de Julien. Ce sont ses parents. Ils ont marché plusieurs années avant de retrouver la trace de leur fils. Ils ont dépensé tant d’argent pour le voyage qu’ils sont devenus mendiants. Les parents fatigués dorment dans le lit de leur fils. Pendant ce temps, Julien essaye de tuer des animaux mais ceux-ci arrivent à fuir. Alors il marche longtemps dans la forêt pour rentrer chez lui mais les animaux le suivent pour le narguer. En rentrant chez lui, il croit embrasser sa femme dans son lit mais c’est son père et à côté de lui, il sent les longs cheveux d’une femme. Il croit voir sa femme avec un amant et tue le couple sans savoir qu’il a assassiné ses parents. Alors il se présente à sa femme et lui ordonne de ne plus l’approcher ni même de le regarder. Il lui abandonne son palais, ses vassaux et tous ses biens. Julien s’en va mendiant sa vie par le monde. Il raconte son histoire; alors tous s’éloignent en faisant des signes de croix. Repoussé de partout, il évite les hommes. Même les animaux courent plus loin à son approche. Chaque nuit en rêve, son parricide recommence. Il se châtie avec un silice. Il se fait horreur et s’aventure dans des périls pour trouver la mort sains en vain. Il veut se jeter dans une fontaine mais aperçoit un vieillard à barbe blanche. C’est son père et Julien ne pense plus à se tuer. Il décide de se faire passeur d’un fleuve dangereux et les voyageurs se présentent. Il ne demande rien pour sa peine. Une nuit qu’il dort, une voix l’appelle trois fois. De l’autre côté du fleuve un homme l’attend. C’est un lépreux mais il a une majesté de roi. Ce lépreux arrive dans la cahute de Julien et déclare qu’il a faim. Julien lui donne à manger. Le lépreux réclame à boire et Julien lui offre sa cruche. Puis le lépreux réclame le lit de Julien qui obéit. Le vieillard réclame ensuite la chaleur du corps de Julien qui va se coucher  près de lui. Alors le lépreux l’enlace et le mène jusqu’au ciel. C’était Jésus qui l’emportait.

Hérodias

L’histoire se déroule dans la citadelle de Machaerous. Le tétrarque Hérode Antipas regarde le paysage et aperçoit des soldats arabes. Hérode est inquiet car il a répudié la fille du roi des Arabes pour prendre Hérodias, mariée à l’un de ses frères, qui vivait en Italie. Antipas attend les secours des Romains et Vittelius, gouverneur de la Syrie, tarde à paraître. Il hésite entre deux projets, adoucir les Arabes ou conclure une alliance avec les Parthes et sous le prétexte de fêter son anniversaire, il a convié à un grand festin, les chefs de ses troupes, les régisseurs de ses compagnies et les principaux de la Galilée.

Antipas s’informe de Iaokanann alias Saint Jean-Baptiste. Il doit être surveillé dans son cachot. Herodias arrive et annonce à son mari que les Romains ont mis Agrippa en prison. Agrippa est l’un des frères de Herodias et il avait des ambitions. Herodias a participé à son arrestation pour satisfaire Antipas. Pour lui, Herodias a fait bien plus puisqu’elle a dû abandonner sa fille après son divorce. Un homme s’est introduit dans le palais et Herodias ordonne de le faire tuer mais le tétrarque l’épargne. L’homme s’appelle Phanuel et cherche à voir Iaokanann. Herodias déteste Iaokanann, elle veut sa mort mais Herode ne le croit pas dangereux. Elle a peur des pouvoirs de Iaokanann et a également peur que Herode l’a répudie cédant au peuple. Ses espoirs d’Empire seraient ruinés et elle aurait divorcé pour rien. Phanuel veut parler à Herode. Il lui annonce que Iaokanann est un envoyé de dieu. Si Herode l’opprime, il sera châtié. Herode, malgré lui, est fasciné par la puissance de Iaokanann. Vitellius,pro-consul de Rome, arrive chez Herode. Vitellius est surpris par l’arrivée inombrable d’hommes. Herode lui explique qu’il a organisé un banquet. Vitellius exige qu’on lui ouvre les chambres souterraines de la forteresse. Elle sont remplies d’armes. Vitellius pense qu’elles vont servir contre les Romains mais Herode le rassure. Une dernière chambre est remplie de beaux cheveaux qui fascine Vitellius. Un publicain cherche le trésor d’Herode pour la collecte des impôts et devine qu’il y a une pièce cachée. Herode avoue qu’elle cache un homme et le pro-consul veut le voir. Iaokanann maudit les Pharisiens, les Saduccéens, les Romains. Vitellius a peur que Iaokanann arrive à s’enfuir alors il place ses gardes devant la cellule. Phanuel a vu un mauvais présage, les étoiles prédisent la mort d’un homme considérable et Antipas redoute que ce soit lui. Alors il va voir Herodias qui le rassure. Le banquet commence et des dizaines de convives de toutes nationalités sont décrits par Flaubert. Il est question de Jésus et de ses miracles. Certains convives estiment qu’il emploie des démons. C’est alors que Herodias arrive accompagnée d’une jeune fille, Salomé, sa propre fille. Elle se met à danser. Herode qui ne l’a jamais vue est séduit et lui accorde un souhait qu’il respectera. Alors, en zézéyant, Salomé réclame la tête de Iaokanann sur un plat. Antipas est contraint par sa parole et obéit. Phanuel a compris que Iaokanann pouvait mourir pour laisser place à Jésus.

Posté par Humanisme à 12:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2009

Tout est fatal (suite)

Tout est fatal

King introduit cette nouvelle en déclarant que les histoires sont des objets préexistants que nous allons dénicher.

I

Le narrateur a 19 ans et se félicite de ne plus travailler pour un certain Skipper qui est mort. Il livrait des pizzas. Sa mère lui a dit que s’il n’avait pas abandonné ses études, il n’en serait pas là. M. Sharpton lui a dit que ce n’était pas simplement un boulot mais une aventure.

II

Le narrateur a une maison à 100 bornes de chez sa mère mais il ne veut pas la voir et l’écouter se plaindre. Son collègue, Pig ne disait pas que sa maison était géniale mais « fatale ». Le narrateur s’appelle Dinky Earnshaw. Il habite à Columbia city. Il a une voiture neuve et regarde une émission régulièrement « Comment va le monde ». Tous les jeudis il reçoit une enveloppe blanche fermée contenant 70 dollars. Avec l’argent, il sort au resto, au cinéma, s’achète des revues porno. Mais il ne peut pas consulter les sites porno ou les numéros porno au téléphone car c’est bloqué. Pour lui, le sexe existe mais ce n’est pas « fatal ». Le règlement de Transcorp lui interdit de se faire livrer une pizza ou un repas chinois. Dinky balance l’argent qui lui reste dans une bouche d’égout devant sa maison. La règle est simple : pas un rond de côté.

III

Dinky inscrit sur une liste tout ce dont il a besoin pour une semaine et il obtient tout y compris des CD qui ne sont pas encore sortis. Bénéfices secondaires. Il a même demandé un Rembrandt une fois mais a été déçu de recevoir une copie. Quelqu’un passe faire le ménage chez lui gratuitement le vendredi. Il a même reçu un autographe personnalisé de Nicole Kidman.

IV

Les nettoyeurs viennent chez Dinky pour lui apporter tout ce qu’il demande. Il a demandé une tarte aux pommes fait-maison mais en vidé ses boyaux le lendemain.

V

Son linge, sa lessive, le papier-toilette, tout est renouvelé toutes les six semaines sans qu’il le demande.

VI

Dinky n’a jamais vu les nettoyeurs mais pour lui ça ne servirait à rien et ça lui ficherait la trouille. Quand il est dehors, les nettoyeurs font le ménage et la lessive comme s’il habitait dans un hôtel. Ils ne touchent pourtant jamais à son bureau. Peut-être que les nettoyeurs ont aussi peur de Dinky.

VII

Un jour, Dinky reçoit un appel. C’est M. Sharpton. Il lui propose un travail. Et en ouvrant sa boîte à lettres il trouve la première enveloppe contenant 70 dollars. Tout a commencé comme ça. L’enveloppe contenait un message « c’est peut-être le début d’une grande carrière ! ». Sharpton veut voir Dinky pour sa proposition mais lui annonce qu’il ne répondra pas forcément à toutes les questions. Rendez-vous est pris dans le parking de Supr Saur. Dinky pense que c’est un piège dû à une vengeance contre Skipper. Il lui avait écrit une lettre car il en avait marre de se faire emmerder par lui. Et Sharpton était au courant. Dinky laisse une note à sa mère au cas où il lui arriverait malheur.

VIII

En se rendant au rancart, Dinky a eu une vraie frousse. Il a beau se dire qu’il n’y a rien à savoir, que Skipper a eu un accident ou s’est suicidé (même s’il avait 23 ans) mais Dinky se dit quand même qu’il est dans la merde à cause de la lettre qu’il a envoyée à Skipper. Skipper l’insultait et lui faisait souvent du mal. Jusqu’au jour où il a été retrouvé mort. M. Sharpman semble deviner les pensées de Dinky. Il lui dit que tout est fatal car il connaît l’expression de Dinky. Il veut savoir ce qui est arrivé à Skipper. Dinky se défend en disant que Skipper a eu un accident de voiture mais il lui avoue qu’il a écrit une lettre à Skipper dans laquelle il parlait de la soeur de celui-ci, Debbie.

IX

Dinky a un pouvoir secret. Petit il avait peur du chien de Mrs Bukowski qui avait déjà mordu un gamin. Il lui a suffi de dessiner des formes et d’écrire des mots inconnus sur le sol avec une craie pour tuer le chien. Le dessin était resté plusieurs jours sur le trottoir après la mort du chien et les gens l’évitaient sans s’en rendre compte.

X

Dinky n’a pas parlé de son pouvoir à Sharpton mais celui-ci lui apprend qu’il a été détecté par une douzaine de ses collaborateurs qui cherchent les personnes possédant des pouvoirs. Sharpton travaille pour Transcréatif corporation. Son boulot est de se débarrasser des Skippers mais en plus méchant. La Trans est à Chicago avec un centre de formation à Peoria. Dinky est un transcréatif. Il existe un transcréatif sur huit millions de personnes. Il n’existe que 3000 transcréatifs dans le monde. Alors la recherche prend un temps fou à Sharpman. Dinky va devoir affiner son don et il ne pourra revoir aucun de ses anciens amis à cause de la sécurité du système. Il ne gagnera pas beaucoup d’argent au début mais il pourra monter très haut.

XI

Dinky a pris un jet privé pour suivre sa formation à Peoria. Il a eu un sacré coup de blues. M. Sharpton a appelé la mère de Dinky pour lui expliquer que son fils a été sélectionné pour la formation approfondie en informatique de la Trans corporation. Elle le croit sans peine car Dinky est fort en informatique. Dinky va mal car ses mais Pug et John Cassidy lui manquent. A Peoria, le docteur Wentworth et son équipe prennent grand soin à tenir les personnes séparées. L’entraînement de Dinky consiste à tuer des gens, des individus nuisibles, des dictateurs, des espions, des tueurs en série. Dinky a gardé le contact avec M. Sharpton et l’a appelé une nuit pour lui dire que ça n’allait pas. Sharpton lui a promis de parler à Wentworth pour que Dinky soit mieux traité.

XII

Le lendemain, Dinky reçoit des excuses du docteur Wentworth mais il ne lui fait pas confiance et ne veut pas lui faire de confidences.

XIII

Avant d’aller à Columbia city, Dinky a un dernier appel avec Sharpton. Il sait qu’on va s’occuper de tout ce dont il a besoin mais ne sait pas ce qu’il va faire. Sharpton lui dit qu’à ce stade il ne peut plus rien pour lui car il ne peut créer à sa place et que le moment venu Dinky saura comment il doit agir.

XIV

Pendant sa première semaine à Columbia city, Dinky s’est ennuyé et n’a rien fait. Il a cauchemardé. Il a vu Skipper vivant en rêve comme s’il ne l’avait pas tué et n’avait jamais eu aucun don.

XV

10 jours après son installation, Dinky s’est mis devant son ordinateur. Il a découvert les symboles qu’il connaît plus des centaines d’autres. Il a écrit une lettre mais ne sait pas à qui l’ envoyer. Alors il se connecte sur internet et sent qu’il doit envoyer sa lettre à Colombus. Un mot apparaît sur l’écran : MUFFIN. Il s’agit du nom d’un chat à éliminer.

XVI

Dinky a appelé Sharpton pour lui dire qu’il a commencé son travail et qu’il se sent mieux. Il avoue que cela lui a fait un effet merveilleux.

XVII

Dinky envoie ces lettres par courriel ou par courrier sans se poser de question. Puis un jour il bande comme un cerf et s’achète une revue porno pour se soulager. C’est dans la librairie qu’il a vu un article dans le journal qu’un homme ouvrait en grand. L’article parle d’un certain Neff, éditorialiste qui s’est suicidé. Dink pense que c’est quelqu’un qu’il a « traité » sans en être sûr. Alors il a acheté le journal pour vérifier. Andrew Neff était éditorialiste au Post depuis 1970. Il s’est suicidé avec des médicaments et s’est mis un sac en plastique sur la tête. Il ne possédait ni ordinateur ni de CD qui étaient pour lui l’oeuvre du diable. Il aimait Sinatra. Neff était la caution de gauche d’un journal de droite. Il défendait l’avortement, critiquait l’armée et voulait que l’argent soit dépensé pour le social. C’est bien l’homme que Dink a tué. Dink se demande si la Transcorp a voulu la mort de Neff parce que ses lecteurs commençaient à réfléchir à ce qu’il écrivait. Alors Dink s’inscrit à la bibliothèque pour consulter internet et savoir qui est Ann Tevitch, une autre personne qu’il a « traitée ». C’était une biologiste qui travaillait sur le sida et sa mort pourrait retarder de cinq ans la mise au point d’un traitement.

XVIII

Dink se pose des questions. Il se demande comment il a pu être manipulé par la Transcorp pour n’avoir pas pris la poudre d’escampette. Eh bien tout simplement en le confinant dans une existence où il était fondamentalement sans ressource et sans ami. Dink réalise qu’il est devenu un meurtrier en série. Alors il a rédigé un compte-rendu de sa vie sur un carnet de notes.

XIX

Dink commence à se haïr. Il pense plus à l’argent qu’il a jeté qu’aux personnes qu’il a tuées et pourtant il continue. Il est comme un drogué qui ne peut plus s’arrêter. Il a tué 200 personnes pour des clopinettes. Il commece à se demander ce qu’il va faire.

XX

Dink reçoit un mot dans sa boîte : « vous voulez vous tirer ? Si oui, envoyez le message : « Don’t stand so close to me » est la meilleure chanson de Police ». Dink suit le conseil et envisage d’écrire un message pour tuer Sharpton.

L.T. Et sa théorie des A.F.

King présente cette nouvelle en disant que c’est sa préférée du recueil.

L.T. Parle rarement de la manière dont sa femme a disparu mais aime bien raconter la façon dont elle l’a largué. Il termine son histoire par sa théorie des animaux familiers. En rentrant de son travail, la Subaru de sa femme n’était pas là. Lucy, sa chatte siamoise, l’accueille. Sa femme ne l’aime pas car ses miaulements lui font penser à des pleurs de bébé et elle ne veut pas d’enfant. Le mariage de L.T. n’a duré que trois ans. L.T. Pense que ce qui divise le plus les gens dans le monde c’est ceux qui préfèrent les chiens de ceux qui préfèrent les chats. La femme de L.T. A laissé un mot sur le frigo pour lui annoncer qu’elle le quitte. Elle ne supportait plus Lucy ni les ronflements de son mari. Elle a pris le chien Franck. Elle a fini son mot par une phrase étrange : « on peut faire une fourchette avec une cuillère cassée ». C’est Lulubelle, la femme de L.T. Qui lui avait offert Franck tandis que L.T. Avait offert Lucy à sa femme. L.T. Détestait le chien et c’était réciproque. Un jour, il s’est disputé avec sa femme parce que le chien avait vomi dans ses pantoufles. L.T. se disait que sa femme aimait plus son chien que lui. Il pense que Lucy a été pour quelque chose dans le départ de sa femme. Leurs disputes étaient souvent liées aux animaux car Lulubelle détestait Lucy et voulait la mettre à la fourrière. Tout ça a amené L.T. À inventer sa théorie des animaux familiers. Si votre chien et votre chatte s’entendent mieux que vous et votre femme, attendez-vous à rentrer chez vous un soir et à trouver un mot sur le frigo. Un soir le narrateur a invité L.T. Chez lui pour qu’il raconte son histoire. Mais la femme du narrateur n’aime pas L.T.. Elle avait invité Holly, sa soeur divorcée. Mais Holly est restée de marbre devant l’histoire. Après le dîner L.T. Raconte au narrateur que la mère de Lulubelle envisage de mettre une plaque au nom de sa fille dans le cimetière local car un an après sa disparition, celle-ci peut être considérée comme décédée. L.T. Se met à pleurer. Sa femme lui manque et il croit qu’elle vit encore. Il pense qu’lle chante dans une boîte ou se prostitue dans le Nevada. En rentrant, le narrateur apprend qu’Holly a été séduite par L.T. Ce qui déplaît à Roslyn (le femme du narrateur). Roslyn soupçonne L.T. d’avoir tué sa femme mais le narrateur la dément en lui fournissant des preuves. Elle ne veut pas que son mari le réinvite à dîner. Le narrateur pense que Lulubelle a été assassinée par un tueur en série, l’homme à la hache. Dans la voiture de Lulubelle se trouvait le cadavre du chien. Le narrateur essaye de se convaincre est en vie mais en doute.

Quand l’auto-virus met cap au Nord

King révèle que cette nouvelle lui a été inspirée par un tableau que sa femme lui a offert.

Richard Kinnel n’a pas eu peur lorsqu’il a vu pour la première fois le tableau dans une vente à Rosewood. Il est romancier et s’est rendu en voiture à un colloque sur les dangers de la célébrité pour trouver l’inspiration. Il a trouvé le tableau en revenant du colloque. Le tableau représente un jeune homme au volant d’une voiture de sport qui franchit le pont Tobin au coucher du soleil. L’homme sourit et ses lèvres écartées s’ouvrent sur des crocs. La femme qui vend le tableau a reconnu Kinnel et lui demande un autographe pour sa fille. Elle n’est pas étonnée qu’il soit séduit par le tableau. Elle lui apprend que l’auteur du tabelau s’appelle Bobby Hastings. Il s’est suicidé à 22 ans, il était du genre génie torturé et habitait chez ses parents. Il a eu le temps de peindre 80 tableaux. Il y avait des choses sexuelles dans la plupart de ses toiles. Il a brûlé ses toiles, sauf celle que Kinnel a achetée, avant de se pendre. Au dos de la toile se trouve le titre : « Quand l’auto-virus met cap au Nord ». Kinnel fait une pause chez sa tante Trudy pour écouter une remise à jour de tous les commérages concernant la famille. Il lui montre le tableau et elle en frémit d’horreur. Elle lui conseille de le balancer à la rivière. Kinnel reçoit comme un coup à l’estomac en remarquant que le tableau a changé. Le conducteur a élargi son sourire et a les yeux plus plissés. Il révèle également un tatouage représentant une pompe de vigne s’enroulant autour d’une dague à la pointe ensanglantée avec une inscription « la mort plutôt que le déshonneur ». La tante parle à Kinnel de l’ex-femme de celui-ci. Elle dirige un abri pour animaux abandonnés depuis son mobile home et publie deux lettres d’information mensuelles. L’une « Survivor » est bourrée d’infos astrologiques et l’autre « Visitors » parle des extra-terrestres. Sa tante lui a communiqué un peu de son malaise sur le tableau et Kinnel prend une pause sur l’autoroute pour le regarder à nouveau. Le bras du chauffeur s’est encore déplacé et il adresse un sourire dément à Kinnel. Le pont Tobin a disparu et le coucher de soleil aussi. La voiture se trouve maintenant dans un patelin que Kinnel vient de traverser. Alors Kinnel  balance la toile sur l’aire de repos. Arrivé chez lui, Kinnel se promet de ne plus jamais aller à une vente de garage. Il découvre avec horreur que le tableau se trouve chez lui à la place de la collection encadrée de toutes ses couvertures de livres. La voiture est maintenant garée dans l’allée de la maison où a eu lieu la vente de garage. La femme qui lui a vendu la toile est morte. L’arrière de la voiture affiche « l’auto-virus ». Kinnel allume la télé pour vérifier si la vendeuse est bien morte et sa mort est en effet annoncée sur la chaîne locale. Elle a été décapitée et un témoin a vu une voiture partir en trombe après l’assassinat. Kinnel vérifie encore le tableau. Le conducteur a encore avancé. Kinnel a peur pour sa tante. Alors il met le tableau dans la cheminée et le brûle. Il appelle sa tante mais il tombe sur le répondeur. L’aquarelle n’est plus qu’un tas de cendres dans le foyer mais l’écrivain surveille toujours les infos à la télé. Sa tante l’appelle et elle a deviné que son neveu était angoissé à cause du tableau. Il lui avoue l’avoir brûlé. Kinnel fait un cauchemar. La femme décapitée lui parle du tableau et d’Hastings. En se réveillant, Kinnel entend un bruit, c’est la voiture du tableau qui s’arrête devant chez lui ! Le tableau a repris sa place et est intact. Il montre maintenant la maison de Kinnel et la voiture juste devant. Kinnel entend le conducteur monter les marches. Kinnel tombe et sa dernière vision est pour le tableau. Le siège du conducteur est plein de sang.

Déjeuner au Gotham café

Le narrateur revient de la maison de courtage où il travaille et découvre chez lui un mot de sa femme qui lui annonce qu’elle le quitte. Il n’a rien vu venir et veut appeler les parents de Diane (sa femme) pour lui parler mais la mère de sa femme lui raccroche au nez. Deux jours plus tard, Steve Davies (le narrateur) reçoit un appel de l’avocat de Diane. L’avocat lui conseille de ne pas dépenser trop d’argent et de demander une facture pour tout ce qu’il achètera. Steve, irrité, lui raccroche au nez. Un collègue lui conseille un avocat spécialisé dans les divorces, John Ring. Il décide de renoncer à la cigarette deux jours après s’être fait larguer même s’il sait que ce n’est pas le meilleur moment. Il pensait qu’il dormirait mieux ainsi mais il se trompe et il a failli craquer des centaines de fois. Il s’endort souvent en égrenant des marques de cigarettes. Il se demande si le fait d’avoir arrêté de fumer n’a pas joué un rôle dans ce qui lui est arrivé au Gotham café. Humbolts, l’avocat de Diane, appelle Davies pour lui dire qu’il est temps de se voir avec les avocats respectifs. Rendez-vous est pris au Gotham café. Ring appelle Davies pour annuler le rendez-vous car il ne pourra pas venir. Mais Davies veut revoir sa femme même sans son avocat. Alors Ring cède après lui avoir donné des instructions. Il ne devra pas crier après Diane ni après son avocat. Il ne doit pas parler d’argent et doit s’en tenir à l’aspect sentimental. C’est grâce à son excuse (un accident de sa mère) que Ring va échapper à la mort en ne venant pas au Gotham café. Davies arrive exprès cinq minutes en retard car son père lui avait conseillé cette méthode à chaque fois que, dans un rendez-vous, c’était l’autre qui avait besoin de lui. A cause du sevrage tabagique, Davies a une sensation d’irréalité des choses. Ainsi, il est accueilli au Gotham café par un maître d’hôtel bizarre qui s’énerve de la présence d’un chien dans le café alors que Davies n’en voit aucun. En voyant Diane, Davies remarque en elle une fureur rentrée et de la peur. Davies est lui aussi en colère car il pensait mériter mieux comme accueil. Humboldt est un avocat chauve et cramoisi. Diane lui demande comment il va et il lui répond qu’elle lui manque et qu’il a arrêté de fumer. Elle semble indifférente à cette nouvelle alors qu’elle lui cirait dessus à cause de ça et refusait d’avoir un enfant tant qu’il n’aurait pas arrêté. Davies supplie Diane de lui accorder une seconde chance mais Diane a une expression d’horreur et Humboldt enchaîne en déclarant que la décision de divorce est définitive. Davies propose une thérapie conjugale mais Diane le traite de macho et lui dit que c’est trop tard. L’odorat de Davies s’est développé car il a arrêté de fumer et il sent une odeur de saumon. Cette odeur sera associée pour lui à celle de la douleur, de la peur, du sang et de la mort. Humboldt présente à Davies des papiers à signer pour préparer le divorce. A ce moment le maître d’hôtel fou revient en criant après son chien imaginaire. Il sort un grand couteau et blesse Humboldt à la joue et c’est la panique dans le café. Ensuite, Humboldt est tué par le fou d’un coup de couteau dans le crâne. Puis Davies est également attaqué mais il arrive à parer le coup avec son parapluie. Davies entraîne Diane dans les cuisines pour fuir le fou mais celui-ci les ratrappe. S’en suit une bagarre et Davies réalise que sa femme est toujours contre lui car elle en profite pour lui botter les fesses. Alors il la gifle. Elle se venge en lui disant qu’elle avait des amants puis elle part sans reconnaître qu’il lui a sauvé la vie. Alors Davies craque et s’achète un paquet de cigarettes. Il voit les flics débouler dans le café. Il pense au maître d’hôtel fou. S’il a une femme, s’il l’a tuée. Davies n’a pas survécu à ce drame pour se tuer à petit feu par le tabac alors il jette son paquet.

Cette impression qui n’a de nom qu’en français

Déjà-vu est l’impression qui n’a de nom qu’en français. Elle est ressentie par Carol Shelton qui regarde une petite fille jouer à la poupée. Carol et son mari Bill sont en Floride pour une deuxième lune de miel. Ca fait 25 ans qu’ils sont mariés. Carol pense à un certain Floyd sans savoir qui c’est. Elle pense à un pendentif que sa grand-mère lui avait offert et qu’elle a perdu. Il y avait la vierge Marie dessus. Les parents de Carol l’ont reniée quand elle a épousé Bill. Carol a des tas d’impression de déjà-vu sur la route. Elle pense à sa fausse-couche. Elle se réveille, elle a fait un cauchemar et elle n’était pas sur la route mais toujours dans l’avion. Mais la voiture de location qui les attend est bien celle dont elle rêvé et les impressions de déjà-vu recommencent. Carol repense à Floyd et se sent mal à l’aise. LA petite fille à la poupée est bien là comme dans son rêve. Carol pense à la fois où son mari l’a trompée deux ans plus tôt et à l’enfant qu’elle a perdu. Elle revoit toutes les signes de déjà-vu et se réveille encore. Elle a cauchemardé deux fois dans l’avion. Le Floyd à qui elle pensait est le pilote de l’avion et Mère Teresa dont elle a rêvé se trouve en couverture du magazine que lit Bill. Alors Carol se dit que les choses difficiles vont commencer.

Pour King cette histoire parle de l’enfer dans lequel on est condamné à revivre éternellement la même chose.

1408

1

Mike Enslin est écrivain. Il est dans l’hôtel Dolphin à New-York. Il veut aller dans la chambre 1408 mais M. Olin, le gérant essaye de l’en dissuader. L’hôtel date de 1910. Enslin enregistre sa conversation avec M. Olin. Olin lit les titres des livres d’Enslin qu’il a dans son bureau. Ils comportent tous des histoires de maisons hantées. Enslin a fait venir Robertson pour mettre la pression sur Olin. Olin a lu quelques histoires de Enslin et son style l’a agréablement surpris. Ce qui a inquiété Olin c’est de découvrir qu’il avait affaire à un homme intelligent et de talent qui ne  croit pas un seul instant à ce qu’il écrit. Enslin avoue qu’en effet il ne croit pas aux fantômes. Olin avertit pourtant Enslin qu’il court un danger s’il se rend dans la chambre 1408. Cette chambre n’a pas été occupée depuis 1978 soit depuis plus de vingt ans. Les portables et les montres numériques ne fonctionnent plus dans cette chambre. Toutefois une femme de chambre y passe une fois par mois pour y faire le ménage. Olin offre un verre à Enslin pour boire à sa santé car il pense qu’il en aura besoin. Véronique, la femme de chambre, a fait les draps le jour même. Elle travaille à l’hôtel depuis 1971. Avec sa soeur jumelle elles sont immunisées contre la chambre 1408, c’est pourquoi elles sont les seules à pouvoir y faire le ménage. La soeur de Véronique a quitté l’hôtel en 1988 pour raison de santé. Olin n’exclut pas que la 1408 ait joué un rôle dans la détérioration de l’état physique ou mental de la femme. Olin pense qu’Enslin sentira les esprits sur le champ dans la chambre. Depuis 1992, la 1408 est entretenue par d’autres femmes de chambre. Et elles fondent en larmes ou ont des fou-rires en la quittant. Pourtant l’une d’elle a perdu la vue le temps de faire le ménage. Elle l’a recouvrée dès qu’elle en est sortie. Le premier occupant de cette chambre, Kevin O’Molley s’y est suicidé en 1910 puis cinq hommes et une femme ont sauté de la fenêtre. Un homme s’est pendu dans le placard en 1970. En tout il y a eu douze suicides en 68 ans. La soeur de Véronique a été atteinte très tôt par la maladie d’Alzeihmer et est morte d’une crise cardiaque. Trante morts naturelles ont été relevées dans la chambre 1408. La chambre est située au 13è étage et les chiffres du numéro additionnés font 13.

2

Enslin est resté 70 minutes dans la 1408. Il a laissé un enregistrement de 11 minutes sur son dictaphone. Les problèmes d’Enslin avec la 1408 commencent avant qu’il ait franchit la porte car celle-ci est de travers. Il enregistre ses commentaires dès l’entrée. A cause de la porte, Enslin à la nausée. Il décrit la chambre et remarque que la fenêtre est grillagée pour éviter les suicides. Quelque chose se passe. C’est ce que remarqueront les auditeurs de la bande du dictaphone plus tard. Enslin remarque trois tableaux de travers dans la chambre. Il pense qu’Olin lui a mis les foies exprès et il ne veut pas que ce dernier gagne alors il veut dormir dans la 1408. L’air sent le renfermé et Enslin sent une présence. Il a du mal à ouvrir la fenêtre mais il y réussit. Les tableaux ont changé. Une femme peinte a vieilli d’un seul coup et les fruits d’une nature morte ont pourri. Il découvre un menu posé sur le lit. Il est écrit en français puis il se transforme. Il est alors écrit en russe puis en italien. Il a l’impression que l’air est vicié. La femme du tableau est nue et du sang coule de ses tétons, elle a des dents pointues. A la place de la nature morte il y a maintenant une tête tranchée. Enslin veut sortir mais la porte est coincée. Il veut appeler à l’aide mais le téléphone lui renvoie une voix inhumaine qui semble être celle de la chambre. Enslin est comme fou, il s’empare d’allumettes posées sur une table et met le feu à sa chemise. Il a un sursaut de lucidité et arrive à ouvir la porte comme si la 1408 n’aimait pas la chair calcinée.

3

Rufus Dearborn sauve la vie d’Enslin en lui envoyant de l’eau glacée sur la poitrine. Dearborn est attiré par la chambre 1408 mais Enslin l’empêche d’y entrer.

4

Le dictaphone d’Enslin a résisté à l’incendie mais l’agent de l’écrivain a peur d’exploiter la cassette. Olin a voulu l’écouter mais l’agent d’Enslin a refusé. Farrell, l’agent ,voudrait qu’Enslin tire un livre de son expérience mais Enslin ne veut plus écire. L’écrivain a eu des séquelles et il fait des cauchemars toutes les nuits.

Un tour sur le bolid’

Le narrateur hésite à raconter son histoire de peur de se discréditer mais depuis la mort de sa mère, il ne dort plus très bien. Il était en première année à l’université du Maine lorsque Mme Mc Curdy l’avait appelé pour le prévenir que sa mère avait eu une attaque. Allan, le narrateur, a l’intention de partir en stop le soir-même. Son premier chauffeur est un agent d’assurances qui le conduit jusqu’à Newport puis un vieux monsieur à qui raconte son histoire. Allan n’a que sa mère et il ne peut envisager sa vie sans elle. Il redoute de devoir lâcher ses études si sa mère devient impotente. Il est effrayé par le vieux bonhomme qui sent la pisse et sort de sa voiture alors que le chauffeur voulait l’accompagner jusqu’à l’hôpital. Allan est au beau milieu de nulle part et regrette d’avoir refusé l’offre du vieux chauffeur. Il se repose près d’un cimetière et voit sur une tombe l’une des devises préférées de sa mère : « Vivons joyeux, ce qui est pris est pris ». Il y voit un signe que sa mère est morte et en est effrayé mais il réalise qu’il a mal déchiffré la pierre tombale. Une Mustang s’arrête. Le chauffeur est fortement musclé et a un tatouage bleu en forme de barbelé à son biceps droit. Il veut savoir ce que fait Allan et le jeune homme ment en disant qu’il va au mariage de son frère alors qu’il est fils unique. Il ment aussi sur son nom en déclarant qu’il s’appelle Hector car là encore le chauffeur l’effraie. Le chauffeur a des cicatrices autour du cou comme s’il avait été décapité et il s’appelle George Staub, le nom du mort qu’Allan a lu sur la tombe ! Allan est le passager d’une voiture conduite par un mort qui sent le formol. Il tout pour paraître naturel et pour ne pas montrer au chauffeur qu’il sait que c’est un cadavre. Allan veut descendre mais Staub refuse. Staub propose à Allan d’ouvrir la fenêtre car il sait bien que la voiture pue. Staub lui raconte qu’il est allé à la foire de Thrill Village et qu’il a fait un tour sur le Bolid’ et il appelle Allan par son vrai prénom. Staub sait qu’Allan a essayé d’y aller avec sa mère lui aussi mais qu’il s’est dégonflé au dernier moment. Il provoque Allan en lui demandant si le jeune homme sait qui il est et Allan répond un fantôme. Staub lui dit qu’il est un messager de dieu et qu’il sort en des circonstances bien précises. Allan demande si rien de tout ça ne serait arrivé s’il était resté avec le vieux chauffeur mais Staub pense que le vieux bonhomme était peut-être mort lui aussi. Staub met Allan en face d’un dilemme, qui monte sur sur le Bolid’ et qui reste à terre, Allan ou sa mère ? Alors Allan pense aux efforts qu’a fait sa mère pour qu’il puisse vivre correctement et réussir ses études. Il savait qu’un jour, les rôles seraient inversés et qu’il devrait prendre soin de sa mère. Il réalise que Staub lui demande de mourir pour sa mère alors que sa vie commence à peine. Il choisit de laisser sa mère monter dans le Bolid’, il choisit de vivre. Il se retrouve dans le cimetière où il a vu la tombe de Staub. Il pense qu’il est tombé et s’est évanoui, que l’histoire avec Staub était un cauchemar. Toutefois, Allan culpabilise d’avoir condamné sa mère même s’il a l’intention de tourner la page. Un fermier s’arrête pour le prendre en stop et l’amène à l’hôpital. Arrivé à l’hôpital, une infirmière apprend à Allan que l’état de sa mère est satisfaisant mais il veut la voir. Il se fait interpeler par l’infirmière de l’accueil qui lui demande où il a eu son pin’s « je suis monté sur le Boid’ » et Allan réalise avec horreur que c’est Staub qui lui a donné et qu’il n’a donc pas fait un cauchemar. Il se débarrasse du pin’s avant d’aller voir sa mère. Il arrive à lui parler et à l’embrasser. Elle lui dit qu’elle a rêvé de la foire et du Bolid’ et elle dit qu’elle regrette de l’avoir gifflé quand il lui a fait faire la queue pour rien. Allan continue de culpabiliser et reprend le pin’s où il l’a laissé comme si c’était un porte-malheur. Il rentre chez sa mère en stop et réalise que c’est la première fois qu’il dort seul dans cette maison. Le lendemain, Allan retourne voir sa mère avec Mme Mc Curdy. Sa mère s’est rétablie et a pu reprendre son travail. Allan a fait réparer sa voiture car il a été dégouté du stop. Sa mère a essayé d’arrêter de fumer mais a repris au bout de quelques mois car elle trouvait sa vie trop vide sans ça. Deux semaines après avoir eu son diplôme Allan apprend que sa mère a eu une deuxième attaque. Il trouve un travail et s’occupe de sa mère. Sept bonnes années se sont écoulées sans problèmes. Puis un jour, Allan perd le pin’s et apprend juste après la mort de sa mère comme si c’était le pin’s qui l’avait tuée.

Petite chansseuse

King raconte qu’à l’automne 1996 il a traversé tous les Etats-Unis en Harley Davidson pour faire la promotion de son roman « Insomnie » c’est à cette occasion qu’il a écrit cette nouvelle.

Darlène Pullen est femme de chambre. Un client lui a laissé 25 cents de pourboire avec un mot : « c’est un quarter porte-bonheur ! » vraiment ! Chansseuse, va ! ». Darlène est énervée car elle a deux gosses à élever et un mari qu’elle n’a pas vu depuis cinq ans. Alors Darlène se débarrasse du quarter en le mettant dans une machine à sous de l’hôtel et elle gagne 18 dollars ! Au lieu de rentrer chez elle, elle va au casino. Elle joue le 15 à la roulette et gagne et gagne encore jusqu’à 576 dollars. Cependant elle continue à jouer se disant que le mot que le client lui a laissé avec le quarter lui a vraiment porté chance et elle gagne encore 1728 dollars. Mais tout ça n’était qu’un rêve et Darlène est encore à son travail. Les enfants de Darlene arrivent pour rejoindre leur mère à l’hôtel. Darlene offre les 25 cents à son fils Paul pour le consoler de son rhume chronique et l’enfant joue la pièce dans le bandit manchot et gagne le jack pot.

Posté par Humanisme à 12:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2009

Tout est fatal (Stephen King)

Tout est fatal (Stephen King)

Dans l’introduction, Stephen King parle du plaisir d’écrire. Le fait d’écrire des histoires n’a rien de nouveau pour lui depuis longtemps (il a vendu sa première nouvelle en 1968, à 21 ans), mais cela ne signifie pas qu’il ait perdu de sa fascination. King pense que la nouvelle n’est pas un art perdu mais est prêt à défendre l’idée qu’il est bien près de disparaître dans les poubelles de l’histoire que la poésie. S’il a continué à écrire des nouvelles c’est parce que des idées merveilleusement compactes n’exigent que 3000 à 15000  mots et pour prouver qu’il était encore capable d’en écrire. Après avoir publié deux nouvelles sur internet (un tour sur le bolid’ et the plant) King a pris conscience d’être en face d’un nouvel exemple de décrue créative, de voir un art faisant un pas de plus sur ce qui était peut être la route de l’extinction.

Salle d’autopsie quatre

Le narrateur est à l’hôpital et il se croit inconscient pourtant il entend des voix de médecins. Il ne peut pas bouger. Il est sur un lit à roulettes. Il s’appelle Howard Cottrell, il est courtier en bourse. Il ne comprend pas ce qu’il fait là. Il essaye de parler mais n’y arrive pas. Alors il se demande s’il est mort. Mais il ne comprend pas comment il peut avoir encore des sensations. Il entend tous les commentaires des médecins et aide-soignants. L’un trouve qu’il ressemble au chanteur Michael Bolton. Il veut crier à l’aide mais n’y arrive pas. Il repense à une partie de golf qu’il a dû jouer avant de se retrouver à l’hôpital. Il apprend ce qui lui est arrivé par des infirmiers qui le disent aux médecins. On l’a trouvé au 14è trou du golf de Derry dans le rough. Il sait qu’il ressemble à Michael Bolton et s’en est servi auprès certaines clientes. Il ne comprend pas pourquoi aucune de ces personnes autour de lui ne voit qu’il n’est pas mort. Il sent l’haleine d’un aide-soignant qui pu l’oignon c’est donc qu’il respire ou c’est ce qu’il pense. Mais l’aide-soignant ne se rend compte de rien et ausculte la machoire de Cottrell et la fait bouger en chantant du Bolton ce qui scandalise la femme médecin chef qui vire le plaisantin de la salle. Cottrell repense à sa partie de golf. Il croit avoir été mordu par quelque chose au mollet gauche puis après ça a été les ténèbres. Sur le parcours de golf se trouvait le docteur Jennings et c’est lui qui a déclaré Cottrell défunt. C’est alors que Cottrell réalise ce qui se passe, il va être autopsié ! La médecin-chef, Katie Arlen commande à son assistant Peter de découper le péricarde de Cottrell. Cottrell essaye de bouger sa poitrine pour faire savoir qu’il vit, il a émis un petit bruit mais personne ne l’entend. Malheureusement les deux médecins décident de travailler en musique et passent un disque des Rolling Stones. Quand Kate Arlen commence à tailler dans la chair de Cottrell, il ne ressent aucune douleur. Les deux médecins un peu cyniques font un pari sur Cottrell, porte-t-il un slip ou un caleçon ? Il s’amusent avec peu de chose pour une opération aussi sordide. La procédure de l’autopsie a commencé. LE médecin enregistre ce qu’ils vont dire. On enfonce à Cottrell un objet énorme dans le rectum et il essaye de crier mais sans résultat. Les médecins décrivent Cottrell, son état-civil. La cause du décès pourrait être une crise cardiaque. La piqure que Cottrell a ressenti au mollet gauche n’étonne pas Peter, il pense que c’est juste une piqure de moustique. Peter ne découvre aucun signe extérieur de crise cardiaque. Cottrell arrive à roter mais le docteur Arlen déclare que c’est un rot post-mortem. Les Rolling Stones ponctuent l’autopsie et Cottrell n’arrive pas à manifester de signes de vie. Puis les médecins arrêtent la musique. Katie tient le pénis ce Cottrell comme si elle voulait le masturber pense celui-ci mais elle veut juste montrer à Peter une longue cicatrice que Cottrell a eue pendant la guerre du Vietnam. Le jeune abruti, Mike, revient dans la salle en criant qu’un serpent a été trouvé dans le sac de golf de Cottrell. A ce moment Cottrell a enfin réussi à prouver qu’il vit. Il bande ! Grâce à Katie qui avait son pénis en main. On apprend que le serpent venait de la collection d’un célibataire, Walter Ken, que la police avait retrouvé mort. Cottrell est sorti avec Katie mais ils se sont séparés au bout de quatre mois parce que... Cottrell était impuissant ! (sauf si elle portait des gants en caoutchouc).

King révèle qu’il s’est inspiré d’ »Alfred Hitchcok présente » pour cette nouvelle. Dans un épisode, Joseph Cotten était déclaré mort après un accident de voiture alors qu’il était encore en vie. Les médecins étaient sur le point de pratiquer l’autopsie lorsqu’il est parvenu à faire couler une seule et unique larme.

L’homme au costume noir

Le narrateur est né en 1905 et raconte une histoire qui est arrivé en 1914, l’été où son frère Dan est mort. Il ne veut raconter son histoire à personne alors il l’écrit dans un cahier. Il a découvert qu’écrire rendait libre. Pendant 20 ans, il a tenu la chronique « Jadis et loin d’ici » de son journal local le « Castle Rock call ». Il se souvient de l’homme au costume noir avec précision et ne peut s’en empêcher. Il l’a rencontré sur les berges du Castle Stream par un après-midi d’été en 1914. Il vivait à Notton et les gens vivaient « à part ». Il n’y avait pas le téléphone. Il n’y avait pratiquement pas de rapports de voisinage. Un fermier de Castle Rock avait massacré à la hâche sa femme et ses gosses et avait déclaré que c’étaient les fantômes qui l’avaient obligé à le faire. A cette époque, il y avait des fantômes partout. La chose dont le narrateur veut parler s’est produite un samedi. Son frère s’était fait piquer par une abeille et en était mort même si sa mère refusait cette explication. A l’église, Mama Sweet lui avait dit que c’était possible et depuis la mère du narrateur n’avait plus voulu retourner à l’église. Ce samedi là, donc, le narrateur avait des corvées à faire après quoi son père l’avait autorisé à pêcher seul à condition de ne pas aller plus loin que la Fourche. Son chien, Candy Bill l’accompagnait toujours quand il allait à la pêche mais pas cette fois. Il prit la plus grosse truite de sa vie ce samedi-là. Il aurait dû revenir chez lui mais il avait désobéi à ses parents en allant à la Fourche. Il s’était endormi jusqu’à ce qu’un poisson tire sur la ligne et le réveille. Une abeille s’était posée sur son nez et il avait cru mouiller son pantalon. Une idée affreuse lui vint à l’esprit : c’était cette même abeille qui avait tué son frère même s’il savait que c’était impossible car les abeilles meurent après avoir piqué. A ce moment-là, il entendit quelqu’un frapper dans ses mains et l’abeille vint se poser sur les genoux de pantalon de narrateur, elle devint inoffensive. L’abeille mourut aussitôt et la ligne du narrateur tira mais cassa à cause d’un gros poisson. L’homme qui avait frappé dans ses mains avait un visage très long et pâle, il était très grand et portait un costume noir. Le narrateur vit tout de suite que ce n’était pas un être humain car ses yeux avaient la couleur rouge-orangé des flammes d’un poêle à bois. Il n’avait pas de pupille ni de blanc. Le petit garçon pissa alors dans son pantalon. L’homme avait parcouru 50 kilomètres de forêt sans se salir. Il dit au petit garçon que grâce à lui il avait échappé à une piqure d’abeille. Quand l’homme vient vers lui, ses souliers ne laissèrent aucune trace sur le sol. L’homme sentait le soufre, il était le diable. Ses doigts démesurés se terminaient par une longue griffe jaune. Le diable avait senti l’urine du garçon et se mit à rire comme un fou. L’homme était venu avec de mauvaises nouvelles. Il annonça au garçon que sa mère est morte. Il dit à Gary (c’est le nom du narrateur) que sa mère avait été piquée par une abeille. Gary le traita de menteur et pourtant le crut complètement. L’homme vit un poisson jaillir de l’eau et le tua par un simple mouvement de doigts. Gary ne voulait pas écouter l’homme mais celui-ci souffla son haleine fétide sur le garçon. C’est la mère de Dan qui avait transmis cette faiblesse à son fils. L’abeille s’était posée sur le cou de la mère de Gary et elle l’avait piquée. La mère de Gary était donc morte étouffée. Le diable montra ses dents à Gary et lui annonça qu’il allait le tuer et le manger. Le garçon prit un poisson dans son panier et l’envoya au visage du diable qui le dévora en ouvrant une bouche démesurée comme celle d’un requin pendant que ses yeux pleuraient du sang. Ce furent ces larmes de sang qui sortirent Gary de sa paralysie et il s’enfuit. Le diable se lança à la poursuite du garçon mais Gary lui envoya sa canne à pêche à la tête. Le diable se prit les pieds et tomba à genoux. Gary arriva à le semer. Le garçon retrouva son père et en plurent lui raconta ce qui s’était passé. Le père de Gary lui dit que sa maman allait bien et il voulut retrouver l’homme en noir pour lui infliger une correction. Puis il pensa que son fils n’avait fait qu’un cauchemar et voulut l’emmener à l’endroit où il avait laissé sa canne et son panier mais Gary voulut aller voir sa mère avant. En rentrant chez lui, le garçon fut ravi de voir sa mère bien en vie. Le diable lui avait menti. Gary accepta à contre-coeur de retourner avec son père vers l’endroit où il avait vu le diable. Il avait emporté le bible pour se rassurer. Il n’avait pas rêvé. L’herbe où se trouvait le diable était morte et jaune et dessinait la silhouette d’un homme. Le père de Gary trouva le panier à poissons de son fils mais il était vide et il pensa que Gary avait également rêvé d’avoir pris des truites. Puis il se ravisa et pensa qu’une créature était forcément venu manger le poisson. Le père de Gary jeta le panier à l’eau car il sentait mauvais et sans doute parce qu’il croyait à l’histoire de son fils. Gary devenu vieux s’était dit qu’il ne devait pas avoir peur du diable. Il avait convaincu sa mère de retourner à l’église. Gary conclut son histoire en se demandant si le diable reviendrait le voir et s’il serait affamé.

Avec cette nouvelle, King a rendu hommage à Nathaniel Hawthorne et son conte « le jeune maître Brown ».

Tout ce que vous aimez sera emporté

Alfie Zimmer se rend au Motel-6 sur la nationale 80. Il neige mais il s’en fiche. Il est représentant de commerce depuis 20 ans. Il se débrouille pour trouver une chambre tranquille au rez-de-chaussée selon ses habitudes. Alfie est un homme corpulent à la respiration bruyante de fumeur. Il est représentant en épicerie de luxe. Il a l’intention de se suicider dans sa chambre de motel. Il sort un revolver de son porte-documents. Il sort aussi un cahier à spirale qu’il a depuis sept ans. Il y a reporté des graffitis d’homosexuels trouvés dans les toilettes. Il a écrit « tout ce que vous aimez sera emporté ». C’est un graffiti qui l’intrigue. Alfie a commencé sa collection de graffitis car il trouve ça amusant et déconcertant. Il a songé à reprendre ses études pour assimiler la versification mais y a renoncé. Il avait envisagé d’écrire un livre avec pour titre « Regardez pas par là, vous pissez sur vos pompes » mais ce n’était pas possible d’écrire ça sur la couverture d’un livre. Puis il avait pensé à « J’ai tué Ted Bundy  (tueur en série célèbre aux Etats-Unis) le code secret des autoroutes américaines ». Alfie appelle sa femme mais tombe sur le répondeur et pour la première fois en cinq ans dit « Je t’aime ». Il se préapre à se tirer une balle dans la bouche puis se ravise et rappelle chez lui pour dire à sa femme d’amener son chien chez le vétérinaire. Il pense au flic qui le découvrira mort et lira la dernière phrase de son carnet « Tout ce que vous aimez sera emporté » et en conclura que Alfie avait retrouvé de la lucidité au denier moment juste assez pour donner une explication à son geste. Il pense à ce que les gens diront après sa mort : « il s’est suicidé dans un motel en laissant un carnet plein de trucs délirants. Encore une chance qu’il n’ait pas tué sa femme ». Des trucs de son carnet risquaient de se retrouver dans le journal avec sa photo. Il pense à le dissimuler derrière un tableau mais comme il a des médicaments sur lui, il se dit que les flics vont fouiller la chambre et trouver le carnet et interpréter la dernière phrase comme celle d’un candidat au suicide. Alors Alfie pense à balancer son carnet dans le champ d’un fermier mais il n’y arrive pas et oscille entre la décision d’écrire son livre et se suicider et compte une minute pour se décider.

King avoue que lui-même collectionne les graffitis et révèle que la première version de cette nouvelle était plus positive et moins ambiguë.

La mort de Jack Hamilton

Le narrateur évoque la mémoire de pote Johnnie Dillinger que tout le monde aimait sauf Melvin Purvis, le type du FBI, bras droit de J. Edgar Hoover. Johnnie a été tué le 22 juillet 1934 à Chicago par Pulvis. Johnnie et le narrateur avait échappé au FBI après la fusillade de little Bohemia au Wisconsin mais Purvis avait tendu une embuscade à Chicago et lui avait tiré dans le dos. Les gens pensent que c’est au autre homme que Purvis a tué. Il y a même un livre qui dit que Johnnie n’est pas mort et a vécu longtemps après sa fuite avec le reste de sa bande au Mexique. Il y est même dit que Johnny est mort en 1963, deux jours avant Kennedy, d’une crise cardiaque. Mais le narrateur affirme le contraire et raconte comme son pote s’est chopé une cicatrice avant de mourir. Après leur fuite du Wisconsin, Johnnie et sa bande ont été poursuivis par les flics et Jack a été touché. La bande s’est réfugiée dans une ferme. Après avoir attendu que les flics sont semés Johnnie et ses potes sont repartis. Ils ont changé de voiture et ont arrêté un jeune couple qui a reconnu Dillinger. Après avoir laissé le couple et son bébé, la bande continue en direction de Chicago. Ils s’arrêtent dans un bar, le Murphy’s mais Jack est en plein délire à cause de sa blessure. Ils louent une chambre pour la nuit. Johnnie envoie Homer (le narrateur) chercher un médecin mais ce dernier s’est shooté à mort avec son propre laudanum deux mois auparavant. La bande a réussi à rester cinq jours chez Murphy’s après avoir embobiné le patron pour qu’il les laisse tranquilles. Homer a cherché un autre médecin mais pas un n’a voulu venir jeter un coup d’oeil à Jack. Jack a la gangrène et va mourir. Johnnie décide d’emmener la bande à Aurora. La planque d’Aurora n’a rien d’un quatre étoiles mais c’est mieux que la piaule du Murphy’s et en plus la petite amie de Volney Davies (membre de la bande de Ma Baker) a accepté d’aider Jack. Robbits (la peite amie de Volney) enlève la balle du poumon de Jack et recoud la plaie. Pendant ce temps, Volney et son pote Dock arrivent en courant avec un membre de la bande de Dragos. Ils racontent que le FBI a arrêté tous ceux qui ont eu un rapport avec la bande de Baker à Chicago dont un certain Mc Laughin, une des grandes gueules de la politique à Chicago. Et les fédéraux ont aussi pris le Docteur Joseph Moran dit la Lavette. Johnnie et sa bande redoutent l’arrivée du FBI mais les flics ne sont pas venus. Homer raconte qu’il a connu Johnnie et Harry Pierpont (le chef de la bande de Johnnie) dans la prison de Pendleton. Homer a appris à prendre des mouches à la prison. Il veut recommencer pour Jack et demande des ficelles à Rabbits. Il a réussi à en attraper. Il les laisse s’envoler avec les ficelles devant Jack pour le faire rire. Johnnie se met à marcher sur les mains pour divertir Jack. Mais l’arme de Johnnie tombe de sa poche et un coup part en blessant Johnnie mais sans gravité. C’est à ce moment là que Jack meurt. Johnnie et ses potes emmènent Jack dans une carrière et le dissolvent avec de la soude caustique. Mais ça n’a servi à rien car un fermier a trouvé le cadavre de Jack et les cicatrices de son corps ont permis à la police de l’identifier. Après quoi, Homer et ses mais ont encore dévalisé une banque et le narrateur conclut en évoquant une dernière fois Johnnie qu’il a vu à Chicago, rire à une de ses blagues peu avant de mourir. King avoue avoir été fasciné enfant par les histoires de hors-la-loi.

Salle d’exécution

Fletcher est entraîné dans une salle d’exécution au sous-sol du Ministère de l’Information. Il pense à tuer les gardiens pour s’évader même s’il n’a jamais tué personne. Dans la salle se trouve Escobar, le ministre de l’Information. Se trouve également une femme de 60 ans et Fletcher se demande si elle est la secrétaire d’Escobar au pire si ce n’est pas elle la vraie patronne. Escobar est assisté d’un certain Roman qui désire ardemment mettre les menottes à Fletcher mais Escobar refuse. Les hommes qui gardent Fletcher parlent en espagnol mais Fletcher a passé cinq ans en prison et a pu apprendre et comprendre un peu cette langue. Il sait qu’Escobar demande à Ramon si une voiture attend Fletcher pour l’amener à l’aéroport une fois l’interrogatoire terminé. LA femme lui annonce qu’il sera sur le premier vol de la Delta en partance pour Miami. Fletcher est accusé d’avoir donné, au cours des quatorze derniers mois, des informations à un certain Tomas Herrera lequel les a transmises à Pedro Nunez, un insurgé communiste. Fletcher ne le nie pas. Escobar ouvre un dossier et montre à Fletcher la photo de Tomas. Fletcher comprend qu’il s’agit de la photo d’un mort. Escobar avoue avoir torturé Tomas pour le faire parler mais celui-ci n’a pas cédé c’est pourquoi Fletcher est interrogé. Un autre homme de main d’Escobar montre à Fletcher un instrument de torture qui a été utilisé contre Tomas. L’homme s’appelle Heinz. L’appareil d’Heinz envoie des chocs électriques sur ses victimes. Thomas est mort à cause de cet appareil. Escobar demande à Fletcher si Nunez doit arriver bientôt et Fletcher acquiesce et précise que Nunez a l’intention d’attaquer la garnison de Santa Teresa. Nunez a des missiles sol-air mais Fletcher ment sur le nombre. Il veut abattre Escobar et ses collègues mais il se dit que des soldats entendraient des coups de feu et l’attendraient pour le tuer. Fletcher a menti et Escobar le sait et veut lui infliger la torture. Fletcher est offusqué et affirme qu’en tant que citoyen des Etats-Unis et rédacteur du New York Times il a le droit à de la considération. Comme Fletcher a menti, Heinz le torture avec son appareil. Fletcher serait tombé à terre si Roman ne l’avait pas rattrapé. Escobar sait que Nunez va venir en ville et s’emparer de la station de radio. Escobar ne comprend pas pourquoi Fletcher accepte de souffrir pour protéger Nunez. Alors Fletcher cède et avoue que Nunez dispose de 60 missiles. Mais il n’avoue pas tout et ment sur la localisation de Nunez. Escobar joue le gentil en offrant une cigarette à Fletcher. A cause de la cigarette, Fletcher a un malaise et Roman tente de le ranimer mais Fletcher a un sursaut de lucidité et enfonce la cigarette dans l’oeil de Roman. Il s’empare de l’arme du gardien et tue Escobar et Roman. Une femme essaye de fuir et veut convaincre Fletcher que sans elle il ne pourra sortir. Fletcher dit à la femme que Nunez n’est pas responsable des patrouilles sur la rivière Caya pendant l’été 94 car à l’époque il était à New-York. Il ne faisait donc pas parti de la bande qui a tué des religieuses. L’une d’elle était la soeur de Fletcher. Après cela, Fletcher tue la femme. Heinz est le seul survivant mais Fletcher n’a plus de balle. Il arrive cependant à menacer Heinz de son arme et l’oblige à subir la torture avec l’appareil électrique. Heinz finit pas mettre l’embout d’acier dans sa bouche et Flectcher lui envoie la décharge maximale. Heinz meurt. Fletcher s’empare du chargeur de Roman pour réarmer son pistolet. En sortant de la salle, il voit qu’il n’y a personne. Un mois plus tard, il s’approche d’un kiosque à journaux et achète un paquet de Marlboro et veut en offrir au vendeur mais celui-ci refuse. Le vendeur dit à Fletcher : « On a la chance d’être en vie ».

King a voulu faire une nouvelle kafkaïenne mais l’histoire finit bien ce qui est contraire à l’oeuvre de Kafka.

Les petites soeurs d’Eluvia

King introduit cette nouvelle en évoquant « La tour sombre » série qu’il n’a pas encore finie à l’époque. Robert Silverberg composait une anthologie d’heroïc-fantasy et voulait que King y participe. C’est pourquoi King a écrit cette nouvelle en précisant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu la Tour sombre pour la comprendre.

1 Plien terre – la ville déserte – les cloches – le garçon mort – la chariot renversé – les manants verts

Roland de Gilead arrive aux portes d’un bourg situé dans les montagnes de Desaboya. Il cherche un vétérinaire pour son cheval même si celui-ci est au bout du rouleau. Roland entre dans une ville et voit une église. Il se dit que la religion du crucifié est un culte comme un autre qui enseigne que l’amour et le meurtre sont inextricablement liés. La ville semble déserte. Malgré cela, Roland se sent surveillé. Il entre dans le bureau du shériff. Il n’y a personne mais il voit un registre sur lequel est écrit le nom du bourg : Eluvia. Arrivé au centre de la ville, Roland voit enfin du mouvement. Il voit un chien qui s’attaque à un cow-boy. Le chien a une patte cassée et a peur en découvrant Roland. Il fait détaler le chien en tirant un coup de feu. Le cow-boy est mort, il s’agissait d’un adolescent de 15 ans. Roland arrache le pendantif du garçon sur lequel est écrit : « James – aimé des  siens – aimé de dieu ». Topsy, le cheval de Roland, s’écroule raide mort. Huit personnages arrivent vars Roland comme des fantômes. Une des huit créatures s’arrête. Une sorte de troll vient vers lui en riant mais Roland le tue. Un autre personnage avec un chapeau melon avance mais Roland tire à un pouce du pied de la créature. Les créatures passent à l’attaque et Roland est frappé à l’épaule. Une des créatures est un monstre à deux têtes dont l’une est atrophiée. Roland le tue mais les autres font pleuvoir sur lui une grêle de coups. Roland se rend compte que les créatures sont une trentaine d’ hommes et de femmes à peau verte. Il est blessé au mollet droit par un des mutants. Il perd son arme et est roué de coups.

2 Elévation -suspendu -beauté blanche – deux autres – le médaillon

En se réveillant, Roland a l’impression de s’élever comme s’il était mort. Une main de femme le caresse puis une voix féminine lui commande de se taire. Il a l’impression d’être au-dessus d’un lit, couché dans une sorte de hamac. La jeune fille crie à quelqu’un : « Non ! Tu ne peux pas le finir maintenant et tu le sais ! » Roland va-t-il être tué ? Il a l’impression de se trouver dans une tente immense. Il voit le jeune cow-boy qu’il avait cru voir mort dans un abreuvoir. Cette fois le garçon est dans un lit à côté de lui et se demande si c’est un sorcier qui lui a rendu la vie peut-être est-ce la jeune fille qui l’a fait. Un autre personnage se trouve aussi détenu, un homme deux fois plus âge que Roland. Il porte une longue barbe et une camisole d’hôpital. Roland pense à la voix de son professeur, celle de Cort qui l’enjoint à être prêt. Il s’aperçoit qu’il porte une camisole et un médaillon en or où est écrit : James – aimé des siens – aimé de dieu. Roland s’endort.

3 Cinq soeurs – Jenna – les médecins d’Eluria – le médaillon – une promesse de silence

Roland se réveille et pense à sa femme Susan qui a été tuée par Rhéa, une sorcière de l’Entre-deux-mondes. A présent il voit Rhéa à cinq exemplaires. Elles portent toutes des tenues blanches. Sur le plastron éclatant de leur habit est brodée une rose rouge sang, le signe de la Tour Sombre. Elles réalisent que Roland est réveillé et une d’elle se penche sur lui et le touche. Il s’en suit une impression d’engourdissement pour Roland. Les cinq femmes sont les Petites soeurs D’Eluria. Elles s’appellent Mary, Louise, Michela, Coquina et Tamra. Une sixième soeur apparaît c’est Jenna. Elle ordonne aux cinq femmes de partir et reste avec Roland. Elle lui dit qu’il est au couvent des petites soeurs d’Eluria ou plutôt dans un hôpital. Roland veut savoir où sont les médecins. Il veut voir aussi les cheveux de Jenna mais elle lui dit que c’est interdit par Mary, la mère supérieure. Jenna veut lui montrer un médecin s’il promet de ne pas crier. Il voit alors des insectes qui se repaissent des blessures des patients et étouffe son cri. Jenna apprend à Roland qu’il a été victime de l’ire des manants vers. C’est soeurs Tamra, Michela et Louisa qui ont arrêté les manants et lui ont sauvé la vie. Jenna veut connaître le nom de Roland et il se présente. Jenna est rappelée par ses soeurs et demande à Roland de ne pas dire qu’il a vu les médecins. Puis elle lui montre ses cheveux et veut savoir si Roland la trouve jolie. Roland aurait voulu l’embrasser. Jenna lui apprend que le médaillon qu’il porte est à lui et que maintenant on l’appellera James. C’est Jenna qui a découvert le médaillon que Roland avait pris au garçon et mit dans sa poche alors elle l’a mis autour du cou de Roland, le Pistolero. Jenna risque sa vie pour avoir fait ça.

4 un bol de soupe – le garçon du lit voisin – les infirmières de nuit

Roland rêve d’un gros insecte qu’il essaye de chasser. Une soeur le réveille et lui apporte à manger. Roland rattrape rapidement le bol que Coquina alla faire tomber ce qui le surprend. Le Pistolero  lui recommande de ne pas oublié son agilité. Il profère cette menace car il doute de la bonté des soeurs sauf de Jenna. Coquina lui dit que Jenna est sur la liste noire de la mère supérieure car elle s’occupe trop bien de Roland et qu’elle est venue à lui en portant des clochettes noires ce qui semblait interdit. Coquina demande à Roland qui est le garçon à côté de lui et il répète ce que Jenna lui a  conseillé de répondre à savoir que c’est son frère. Mais la soeur doute et demande le prénom du garçon à Roland et heureusement le garçon sauve Roland en répondant illico. Il s’appelle John Norman. Norman demande à Roland si son frère est mort et Roland confirme l’avoir trouvé occis et avoir pris son médaillon. Norman lui dit que Jenna est différente des autres car elle est de retour parmi les soeurs depuis peu et que les clochettes noires ont une signification particulière. Il veut savoir si c’est Jenna qui a mis le médaillon au cou de Roland. Le Pistolero répond que oui. John pense que les soeurs ne sont pas humaines. Lui, son frère et quatre autres hommes avaient été engagés comme éclaireurs pour convoyer les marchandises et quatre fiancées quand ils ont été attaqués par les manants verts. Les manants ont dérobé les chariots avec les marchandises et tué le frère de John. Il y eut des survivants dont deux fiancées mais ils ont été emmenés par les manants. John apprend à Roland que vingt hommes ont été amenés avec lui puis ont disparu après leur guérison. Seule Jenna semble savoir que Roland est un pistolero et pas les autres soeurs. Elles ont voulu le droguer avec la soupe pour qu’il dorme sans savoir qu’un pistolero est plus résistant qu’un homme ordinaire. Roland voit les soeurs s’occuper de l’homme barbu. Elles parlent une langue inconnue et il entend des bruits de succion et des grognements de cochon. L’homme barbu pousse un  cri. Roland pense que les soeurs ont mangé le barbu. Il sait par Norman que le médaillon doré faire peur aux soeurs et le protège d’elle. Les soeurs viennent ensuite à lui et le masturbent en riant et partagent son sperme.

5 Soeur Mary – un message – visite de Ralph – le sort de Norman – de nouveau soeur Mary

Roland à son réveil découvre que le barbu a disparu. Soeur Mary vient vers lui. Elle lui reproche d’avoir poussé Jenna à se rebeller. Soeur Mary a des intuitions sur l’identité de Roland et veut faire fouetter Jenna pour qu’elle révèle son vrai nom mais Roland menace de tuer les soeurs si elle font ça. Il veut qu’elles libèrent Jenna mais c’est impossible car elle a prêté des voeux. De plus elle porte les cloches noires, le Signe de leur fraternité. Roland refuse le bol que Mary lui tend et veut que ce soit Jenna qui lui apporte à manger. Mais Jenna a promis de ne plus entrer dans l’infirmerie et Mary menace de le saigner (ce qui exciterait les insectes) alors Roland est obligé d’obéir. Soeur Mary veut que Roland se débarrasse de son médaillon car il lui donne mal à la tête et Roland la contrarie en lui proposant de le prendre elle-même. Mary est la soeur supérieure c’est pourquoi elle menace encore de foueter Jenna. Jenna est passée quand il dormait et lui a conseillé de chercher ce qu’il y a sous son oreiller. Sous l’oreiller, Roland trouve des roseaux-massues qui sentent le pain-grillé. Il y a aussi un ruban sur lequel est écrit « grignotte petit bout têt – une fois par heure – trop, crampes ou mort – demain soir – peu pas avant – sois prudens !

Roland mange et retrouve sa force. Lorsque Norman se réveille, il parle de son pays d’origine Delain, un bourg également baptisé l’Antre du Dragon ou le Paradis des Menteurs. Il veut que Roland ramène les médaillons dans sa famille.

Le soir, Roland a droit à la soupe puis un sandwich rassis. La soeur semble se délecter en regardant Roland reprendre des forces comme si elle se préparait à le manger. Mais Roland continue de manger les roseaux en cachette et attand le rendez-vous que lui a donné Jenna. La nuit, les soeurs viennent près de lui avec un étranger. Une créature qui respire par le nez avec des bruits de succion, un mélange d’air et de morve. La créature a été amenée pour prendre les médaillons de Norman et Roland. Soeur Mary tient un des revolvers de Roland. Roland reconnaît en la créature un des manants verts qui l’ont attaqué. Ralph, le manant, refuse de prendre le médaillon de Norman et Mary le menace du revolver. Alors le manant prend le médaillon et tue Norman. Les soeurs boivent le sang de Norman et le manant s’enfuit. Roland se rendort et rêve de Ralph avec le médaillon pendant à son cou. Il se réveille alors en sursaut et grignote un autre bout de roseau. Soeur Mary vient lui donner un bol de porridge drogué. Elle ment en disant que Norman a été amené dans la Maison des méditations pour être soigné. Elle sait que Roland n’est pas le fère de Norman et le lui dit. Roland veut voir Jenna mais Mary refuse.

6 Jenna – Soeur Coquina – soeurs Tamra, Michela, Louise – le chien à la croix – ce qui s’est passé derrière le buisson de sauge

Roland, grâce aux roseaux, ne souffre plus de la drogue des soeurs. C’est Tamra qui lui apporte son dîner, une soupe, un sandwich et un lys du désert. C’est Jenna qui a donné le lys à Tamra. Il signifie que Roland ne doit pas oublier leur promesse de se revoir ce qui fait rire Tamra. Elle veut encore qu’il enlève son médaillon et montre celui de Norman pour lui faire croire qu’il l’a enlevé de lui-même. Quand Roland reprend du roseau, il est surpris par Coquina qui veut savoir qui le lui a donné. C’est alors que Jenna arrive et lui dit que le roseau vient d’elle. Elle a retiré son uniforme pour mettre un jean et une chemise ne gardant que son voile. Roland se libère à moitié et veut tuer Coquina et celle-ci lui montre les dents mais Roland est protégé par le médaillon. Jenna a les revolvers. Les insectes envahissent les lit et Jenna libère Roland. Les insectes attaquent Coquina. Roland prend les revolvers et réalise qu’il a oublié le médaillon de Norman mais Jenna l’a ramassé car elle ne le craint pas contrairement aux autres soeurs. Michela, Louise et Tamra voient que Roland est un pistolero mais ne sont pas effrayées. Elles se moquent des larmes d’émotion de Jenna car Roland a embrassé ses doigts là où le médaillon les avait brulés. Jenna menace de lancer les insectes sur les soeurs mais elles répondent qu’elle sera damnée pour l’avoir fait et Roland s’en inquiète. Jenna avoue avoir partagé le repas des soeurs s’en avoir pu s’en empêcher. Elle veut suivre Roland mais Soeurs Mary intervient. Alors Jennna fait tinter ses clochettes noires pour attirer les insectes mais ils ne viennent pas. Roland se jette sur Mary et l’étrangle mais l’épouvantable soeur arrive à le repousser violemment avec un éclair bleu. C’est alors que le chien à la croix que Roland avait vu en ville attaque soeur Mary et la tue. Le chien n’avait rien à craindre des soeurs grâce à sa croix christique sur sa fourure. Roland pense que Mary est morte à cause de Ka, le destin. Il embrasse Jenna sur la bouche car elle le veut. Il s’endort et rêve de la Tour sombre. A son réveil, Jenna a disparu. Il ne reste plus que ses vêtements et les clochettes noires que Roland fait tinter attirant les insectes. Les insectes forment la lettre « c » qui est en fait la boucle de Jenna. Elle est partie car elle a été damnée mais elle l’a choisi.

Posté par Humanisme à 12:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2009

Dreamcatcher (suite)

XIII Le pré carré de Kurtz

Perlmutter pense que Gosselin’ country Market est éclairé par une débauche de projecteurs qui fait l’effet d’un plateau de cinéma. Il pense à Rencontre du 3è type. Tout lui semble irréel. Tout le personnel de l’armada porte à présent des masques sur le visage. Bradsky parle à Underhill. Il lui dit avoir eu l’impression qu’on s’emparait de son esprit. Il s’est retrouvé dans la cabane avec Jonesy et l’a aidé à démarrer la moto neige alors qu’il a toujours été dans la base militaire. Underhill lui demande de garder ça pour lui. Kurtz reçoit Perlmutter et le troisième cuistot. Il leur dit que la situation est stabilisée. Kurtz demande au cuistot Melrose s’il a traité les visiteurs d’Astronègres et lui tire une balle dans le pied. Après avoir entendu la détonation Underhill arrive. Kurtz cite le manuel du droit militaire à propos des injures raciales et explique à Melrose pourquoi il l’a puni. Kurtz veut que les extra-terrestres soient éliminés mais d’une manière « convenable et appropriée » sans prendre en compte la race ou l’ethnie.

Henry a été enfermé avec d’autres hommes dans une grange située dans la base militaire. Il porte tous ses espoirs sur Underhill et sur Jonesy. Un soldat qui avait attrapé Henry vient le narguer en lui disant qu’il fera moins le malin dans douze heures car il est infecté par la chose. Henry a pu entrer dans les pensées du soldat et deviner que le frère de  celui-ci a été accusé de viol. Henry lui demande s’il a eu droit aux restes et le soldat surpris est à deux doigts de l’abattre. LE soldat finit par se calmer en reparlant de ce qui attend Henry le lendemain. Henry pense à Beaver et à Pete. Il sait qu’ils sont morts et sait également que Jonesy est le plus atteint par la chose. Pendant ce temps Kurtz et Underhill évoquent la vague de télépathie qui a envahi la base. Kurtz rappelle à son adjoint son insubordination au moment de la dernière mission et lui dit qu’il a intérêt à lui obéir désormais sinon il continuera le boulot sans lui. Kurtz apprend à Underhill que le président des Etats-Unis va s’adresser à l’ONU dans quarante heures pour annoncer qu’un vaisseau extra-terrestre s’est écrasé. Mais les hauts gradés comme Kurtz savent que les extra-terrestres ont déjà débarqué sur Terre depuis 1947. Le président va déclarer que le gouvernement des Etats-Unis a isolé le site de l’accident et la zone qui l’entoure pour placer les riverains en quarantaine et parce que les intentions des extra-terrestres ne sont pas claires et parce que ceux-ci apportent avec eux une substance infectieuse et que c’est celle-ci (la moisissure) qui est l’intelligence aux manettes. Le président va mentir en disant que le virus peut être combattu avec des antibiotiques. Il ne parlera pas de la chose telle qu’elle est vraiment. Kurtz annonce à Underhill que tous les riverains vont être tués mais cela restera secret. Les soldats non infectés devront être suivis médicalement ad vitam. Kurtz a eu peur qu’un porteur sain ne soit pas retrouvé et pense que ce n’est pas le cas (nos savons qu’il se trompe car Jonesy a pu fuir avec la moisissure sans qu’elle le tue). Quand tout sera fini, Kurtz annonce qu’il prendra sa retraite car l’idée de tuer des civils états-uniens lui retourne l’estomac. Pour que Underhill se rachète après son insubordination il faut qu’il s’occupe de tuer les civils c’est ce que Kurtz lui fait comprendre.

Henry réalise qu’il est infecté à l’endroit où sa cuisse a été blessée lors de l’accident.

XIV Plein sud

On retrouve Jonesy sur la moto-neige accompagné d’un grisâtre qui influence ses pensées et ses mouvements. Le grisâtre ordonne à Jonesy d’aller au Sud. Jonesy se réfugie mentalement dans le terrain vague et voit dans le bureau où il avait rencontré Duddits et les voyous des photos de classe datées de 1978 où il figure avec ses trois amis. La photo de Beaver s’anime et veut lui rappeler un souvenir que Jonesy a oublié.

Janas, un soldat est sur la route dans son camion. Il transporte un animal mort et un grisâtre en train de se décomposer. Les deux colis sont destinés aux médecins de la base bleue. Une voix lui ordonne de se ranger sur le bas-côté. On retrouve Jonesy dans son refuge mental. Il sait maintenant qu’il a eu son accident parce qu’il a cru voir Richie Grenadeau attaquer Duddits à nouveau. Il voit, dans le bureau, des cartons sur lesquels est écrit « Duddits ». Il trouve aussi des cadres marqués « Derry » et il les prend. Pendant ce temps, le grisâtre qui tient prisonnier Jonesy a arrêté Janas mais celui-ci résiste à l’extra-terrestre et préfère se suicider en se plantant un stylo dans l’oeil. Alors, avec les mains de Jonesy, le grisâtre tire Janas du camion. Hélas, le grisâtre a réussi à entrer dans le refuge mental de Jonesy mais ce dernier arrive à s’enfermer dans un bureau. Le grisâtre renonce alors à percer les secrets de Jonesy mais l’oblige à conduire le camion. Le grisâtre veut aller à Derry. Il sait que Jonesy est en train de consulter les dossiers concernant cette ville. Il a réussi à trouver un carton nommé Duddits que Jonesy avait oublié. Dedans se trouve la boîte à lunch de Duddits. Le grisâtre n’y comprend rien et pense que Jonesy est devenu fou. Il demande à Jonesy de le considérer comme ami et pas comme envahisseur. Jonesy le nargue et le grisâtre est en colère de se voir rabaissé par un Terrien. Il veut savoir qui est Duddits mais Jonesy résiste. L’Extra-terrestre sent que Jonesy est différent des autres humains et veut savoir pourquoi mais Jonesy reste muet. L’Extra-terrestre est dépourvu d’émotions et quand il reçoit celles de Jonesy cela l’atteint violemment. De fait, le grisâtre prend conscience de son humanisation et il est saisi d’horreur. Dans son refuge, Jonesy entend le téléphone sonner. C’est Beaver qui lui parle d’un souvenir oublié, un cadavre que les quatre amis ont découvert, une femme sans tête dans un fossé.

XV Henry et Owen

Henry sent la présence de Jonesy qui le ramène en 1978 quand il s ont découvert le cadavre lors d’une partie de chasse. C’est Beaver qui a découvert le corps. Henry est dans un rêve avec ses quatre amis. Ils ont découvert le corps de Renadeau décapité après un accident de voiture et Duddits a saigné du nez à force de pleurer. Beaver a fait un cauchemar et les autres ont rêvé de la même chose mais ils veulent oublier ce mauvais rêve. Henry sort de son rêve et parle à Underhill. Il lui dit que Kurtz est cinglé et qu’il sait ce qui est prévu pour les civils et ils connaît même le nom de l’opération, Imperial valley. Underhill veut partir mais Henry le retient en évoquant un souvenir d’enfance d’Underhill que celui-ci voulait cacher. Henry dénonce son ami Jonesy. Il sait qu’il est un porteur sain. Puis Henry parle avec ses co-détenus. Il les informe qu’il y a deux sortes de byrus (le nom de la moisissure) une primaire, celle qu’il porte, et une secondaire, celle qu’ont contracté les autres civils. Et Henry pense qu’ils peuvent s’en sortir contrairement à lui. Puis Henry s’adresse à nouveau à Underhill, il lui affirme que lui aussi est atteint du byrus. Il révèle que byrus signifie « terreau de vie » et qu’il peut faire pousser des implants, le monstre en forme de fouine. De plus les fouines sont saprophytes c’est-à-dire des parasites bénéfiques puisqu’elles offrent la télépathie. Mais le byrus au lieu de devenir saprophyte devient un parasite mortel, grandissant comme un cancer. Les grisâtres ne sont que des dispositifs pour apporter le byrus, ils ont tous été tués sauf un qui existe encore mais plus sous forme physique (il existe encore dans le corps de Jonesy). Comme le cancer, les fouines meurent avec leurs hôtes car le milieu est trop hostile pour elles. Si le byrus veut survivre il devra muter. Les extra-terrestres n’arrivent pas à concevoir l’échec et leur opération s’est avérée suicidaire. Donc tuer tous les civils ne sert à rien tant que Jonesy ne sera pas retrouvé car il est le seul espoir des grisâtres. Henry avoue à Underhill que lui et ses trois amis ont rencontré un télépathe naturel, Duddits, et ce dernier a dû jouer un rôle dans la transformation de Jonesy. Underhill doit donc retrouver Jonesy et empêcher l’exécution des civils. Henry commande à Underhill de tuer Kurtz, c’est la seule solution. Mais ça ne servirait à rien car l’armée aurait d’autres clones de Kurtz pour finir la mission. Underhill plonge dans la pensée d’Henry pour savoir où est Jonesy mais Henry a lui aussi son refuge mental. Underhill veut qu’Henry lui apprenne cette tactique de bloquage pour être protégé et suivre la stratégie d’Henry.

XVI Derry

Jonesy retourne à son enfance quand, après le cauchemar de Beaver, il décida d’appeler Duddits. Duddits n’arrête pas de crier car lui aussi a fait le cauchemar et Roberta n’est pas surprise que ses amis l’aient deviné. Duddits lui crie de se réveiller et Jonesy se retrouve dans son refuge mental. Le grisâtre le pousse à en sortir en contrôlant la température du corps de Jonesy. LE décor du bureau a changé et Jonesy découvre l’attrape-rêves. Il se déplace mentalement jusqu’à son bureau de Brooklyn et va baisser le thermostat et la chaleur disparaît. Alors le grisâtre menace de le calciner mais Jonesy sait que le grisâtre ne peut le tuer car il est le seul porteur sain du byrus. Le grisâtre a changé de camion et a un chien à côté de lui, il s’est débarrassé du camion précédent. Il a tué le conducteur mais bizarrement a épargné le chien. Le grisâtre conduit Jonesy à Derry. Il voulait aller devant le château d’eau mais celui-ci n’existe plus depuis 1985. A la place se trouve un monument en mémoire des victimes de la tempête du 31 mai 1985.

Jonesy se moque du grisâtre car il sait qu’il veut envahir la terre et tuer tous les Terriens. Le grisâtre sait que Jonesy a faim mais il ne le laissera pas manger tant qu’il n’aura pas expliqué pourquoi le château d’eau a disparu. Alors Jonesy explique qu’un psychopathe déguisé en clown a tué des enfants en 1984/1985 (c’est une référence de King à son roman « Ca »). Puis il raconte le drame du 31 mai 1985. A cause d’un ouragan, 60 personnes ont perdu la vie et le château d’eau a été renversé. Parmi les cinq amis, seul Duddits était à Derry. On retrouve Roberta qui vient de rêver des extra-terrestres équipés de rayons de la mort. Duddits est en train de chanter. Il crie toujours « Beaver est mort » et demande à sa mère s’il est au ciel. Elle lui répond qu’elle en est sûre. Après cela, Duddits sent que Pete est mort leu aussi. Il demande à sa mère s’il va rejoindre ses amis au ciel mais sa mère n’ose pas dire la vérité et lui répond « oui mais pas avant longtemps ». Duddits s’est habillé pour sortir car il croit qu’Henry et Jonesy vont venir le chercher.

On retrouve Jonesy qui essaye d’amadouer le grisâtre en lui proposant de s’humaniser. Mais l’extra-terrestre ne répond pas et reprend sa route vers le Sud.

XVII Héros

Underhill est infecté par le byrus mais pas Kurtz et Freddy. Underhill appelle Henry en pensée alors que celui-ci est plongé dans un rêve. Quand Henry se réveille, il entend deux détonations. Ce sont deux soldats qui se sont suicidés ne supportant plus leur infection. Underhill lance dans le camp d’Henry une boîte métallique, elle contient des pillules, c’est une drogue fortifiante. Underhill propose à Henry de fuir avec lui pour retrouver Jonesy. Henry disposera de cinq minutes quand Underhill coupera le champ électrique pour qu’il puisse quitter le camp de prisonniers. Kurtz se réveille en pleine nuit et vérifie s’il n’est pas atteint par le byrus. Kurtz a l’intuition qu’il va se passer quelque chose et appelle Freddy Johnson pour le mettre en alerte. Henry et trois autres personnes infectées appellent mentalement les détenus. Pour qu’ils acceptent de se lever, Henry leur envoie des images de ce qui risque d’arriver. Les soldats vont les tuer avec du napalm. Henry leur intime l’ordre de fuir dans la forêt. Alors les détenus fuient vers la forêt tandis qu’Henry part vers le Sud. Des soldats contaminés ont entendu les ordres télépathiques d’Henry et se précipitent vers le camp. Kurtz devine qu’Underhill a joué un rôle dans cette évasion. Même si des civils ont été tués par les soldats, la plupart a réussi à fuir et en tout état de cause, l’opération blue boy est terminée.

Underhill arrive à récupérer Henry et ils partent sur une chenillette. Kurtz essaye de leur tirer dessus mais ne les atteint pas. Underhill a eu le temps d’installer un dispositif pour éteindre les lumières de la base et presque tout le camps de Kurtz est plongé dans les ténèbres. A présent Imperial Valley est devenue une mission chercher-détruire. Johnson est le nouvel adjoint de Kurtz. Kurtz veut se venger d’Underhill et il va employer une femme d’Imperial valley pour ça, Kate Gallagher.

Troisième partie – Quabbin

XVIII La chasse commence

Jonesy n’a aucune idée de l’endroit où le grisâtre veut aller mais il doute fortement qu’il y parvienne jamais à cause du blizzard. Le grisâtre décide de garer le véhicule dans un parking de relais de routier.

On retrouve Underhill et Henry qui eux aussi sont sur la route. Ils se retrouvent devant un barrage ordonné par Kurtz. Il y a quatre soldats dans un gros véhicule militaire. Les soldats découvrent le véhicule qu’Henry et Underhill ont abandonné. Les militaires   ont laissé leur Humver et Henry et Underhill s’en emparent pour fuir. Dans la base militaire de Kurtz, les Imperail Valley continuent de tuer les civils. Kurtz et Johnson jouent tranquillement aux cartes quand un Imperial Valley, Jocelyn Mc Avoy ramène deux évadés. Il y a le soldat Cambry et Pelmutter. Pendant ce temps Jonesy et le grisâtre mangent dans le relais routier. Jonesy est maintenant assez fort pour contrôler l’élocution du grisâtre et le faire bafouiller devant la serveuse et l’extra-terrestre est déstabilisé. L’extra-terrestre découvre le goût du bacon, lui qui est végétarien, et en redemande tellement il aimé ça. Jonesy est obligé de lui apprendre l’essentiel, donner un pourboire et se soulager le ventre. Malgré l’enlèvement de Terriens par les extra-terrestres dans les années 60, ces derniers semblent n’avoir rien appris sur notre anatomie et nos coutumes.

On retrouve les quatre amis en 1982 quand ils finissent leurs études (sauf Pete qui a un an de retard) et célèbrent la remise des diplômes. Une jeune fille attardée a disparu, elle était l’amie de Duddits et s’appelait Josette Rinkenhauer. Tous ces souvenirs venaient d’un rêve d’Henry. Alors Henry transmet par télépathie tous ses souvenirs avec ses amis à Underhill pour qu’il comprenne mieux la situation avant de retrouver Jonesy à Derry. Underhill apprend que Duddits avait « la ligne » et qu’il l’a transmise à ses amis bien avant le byrus. En 1982, Beaver avait compris que Duddits était leur attrape-rêve et les fusionnait en une unité grâce à « la ligne ».  Les cinq amis avaient retrouvé Josette, la copine de Duddits. Elle s’était aventurée dans un réseau d’égouts et y était tombée mais heureusement elle n’est pas morte et les amis ont pu la sauver. Henry est sorti de son rêve quand Jonesy, réfugié dans son abri mental, l’a appelé. Jonesy prévient Henry que le grisâtre veut aller à Derry pour trouver Duddits. Apparemment c’est Duddits qui a immunisé Jonesy du grisâtre. Kurtz les a retrouvés et appelle sur la radio du Humvee. Il est derrière eux avec son adjoint Johnson et les deux deux soldats prisonniers, Perlmutter et Combry. Les soldats leur servent de télépathes pour poursuivre Henry et Underhill. Underhill et Henry ont 40 kms d’avance sur Kurtz. Kurtz propose à Underhill de collaborer mais Underhill devine un piège et refuse. Toutefois Underhill explique toute la situation à Kurtz dans l’espoir qu’il le laissera aller chercher Jonesy tranquillement pour pouvoir éliminer le grisâtre et ainsi sauver l’humanité. Mais Kurtz refuse de céder et il est énervé par Combry qui veut le pousser à écouter Underhill il l’abat froidement.

XIX La chasse continue

On retrouve Jonesy et le grisâtre qui est interpelé par un policier soupçonneux dans le restaurant. Mais le grisâtre arrive à contrôler la pensée du flic et l’oblige à se cogner la tête contre un mur. Jonesy ne peut rien faire pour l’empêcher car il est isolé dans son bureau mental. Le grisâtre a découvert les joies de l’assassinat et s’empare du revolver du policier et de ses clefs de voiture. Le grisâtre reprend la route mais avec la voiture du flic. Il saut que Henry et Underhill sont à ses trousses ainsi que Kurtz et Johnson.

On revient en 1982 quand Josette a été sauvée par les cinq amis. Ils l’ont ramenée chez ses parents. Quand Henry pense que Duddits et sa mère ont déménagé Underhill lui demande s’il est allé avec ses amis à l’enterrement du père de Duddits et il répond que non d’un air coupable. Ils ont pensé que revoir Dudits, leur attrape-rêves, serait dangereux pour eux et l’ont donc abandonné même s’ils ont continué à lui écrire. Henry sent que Duddits est malade. Quand il arrive, c’est Duddits qui lui ouvre la porte mais Henry n’arrive pas à le reconnaître à cause de la leucémie du jeune trisomique. Roberta sait pourquoi Henry est là mais Duddits est en train de mourir et elle ne veut pas qu’on le lui enlève. Kurtz est toujours à la poursuite d’Henry et Owen Underhill. Perlmutter sait qu’Owen est dans une maison à Derry. Lui et ses hommes sont arrêtés par un conducteur de chasse-neige. Le général Randall descend du chasse-neige et leur annonce la fin de leur mission. Mais Kurtz le menace de son revolver et poursuit sa route. La distance se réduit car Owen et Henry sont retenus par Roberta. Perlmutter sent Duddits par télépathie mais pense que celui-ci n’a pas d’esprit. Dans la base militaire, Kate Gallagher compte les morts. Elle pense avoir récupéré 60% des fugitifs. Gallagher et Mc Avoy se font tuer par un soldat contaminé qui veut venger un de ses collègues. Le soldat vengeur est Emil Brodsky surnommé Dawg.

Le grisâtre a tué une autre personne pour lui voler son véhicule. Il a emmuré Jonesy dans son bureau mental pour l’isoler. Puisque l’extra-terrestre a réussi à bloquer le « téléphone » de Jonesy, ce dernier tente de mentaliser un fax. Mais le grisâtre utilise le fax pour lui ordonner d’abandonner la partie.

Underhill explique à Roberta pourquoi il doit emmener Duddits car le sort du monde entier en dépend. Duddits pense que Jonesy veut de l’eau. Roberta accepte que son fils parte mais demande à Henry de soigner Duddits avec les médicaments. Henry a honte de n’avoir pas été au courant de la leucémie de Duddits. Henry découvre dans le sac de Duddits un attrape-rêve que Beaver lui a offert pour Noël. Roberta apporte la boîte à lunch de son fils car elle se doutait qu’il allait aprtir sans elle. Henry demande à Roberta pourquoi elle ne les a pas prévenus pour la leucémie de son fils mais elle lui reproche de n’avoir pas appelé lui-même alors que les quatre amis recevait les appels télépathiques récurrents de Duddits.

Le byrus sur Owen et Henry commence à mourir alors ils ne vont plus pouvoir être en communication par télépathie. Roberta a laissé partir Duddits, non pour sauver le monde, mais parce que c’est ce qu’a voulu son fils. Elle veut entrer en contact par télépathie (il lui a transmis ce don) mais Duddits a coupé la communication car il sait que quelque chose de terrible va se passer.

Kurtz et ses hommes sont bloqués sur la route par un semi-remorque. Il est en colère car il était près du but. Perlmutter apprend à Kurtz qu’Henry et Underhill sont repartis. Il lui explique qu’ils se sont arrêtés à Derry pour prendre Duddits. Il sait que c’est à la fois un môme et un adulte mais qu’il bloque la communication télépathique comme un grisâtre. Johnson devine que Duddits est un attardé. Des renforts de soldats par milliers arrivent sur la route armés de radars et de missiles alors Kurtz comprend que c’est Underhill qui avait raison, la mission est bien terminée pour lui officiellement.

Jonesy, toujours bloqué dans son bureau, reçoit les pensées d’Henry qui lui demande si l’extra-terrestre lui a volé son cerveau et ses souvenirs mais heureusement ce n’est pas le cas. En fait Henry ne lui parle pas c’est Jonesy qui dialogue avec lui-même. Il comprend que le grisâtre cherche de l’eau c’est pour cela qu’il s’est mis en colère en voyant que le château d’eau avait disparu. Jonesy réalise que Lad, le chien qu’a récupéré le grisâtre va servir à transmettre le byrus et que l’extra-terrestre veut trouver de l’eau servant à la consommation pour infecter les humains. Le grisâtre veut aller vers le réservoir Quablin qui alimente deux ou trois millions de personnes.

XX La chasse se termine

Le grisâtre veut ménager Jonesy car il ne le considère pas pour sa condition physique. Pour lui les terriens sont composés à 60% d’émotions, à 30% de sensations et à 10% de pensées. Le grisâtre part à la recherche des autres mentalement et il est surpris de la disparition d’Henry et d’Underhill. En revanche il capte bien Perlmutter et ses collègues. L’extra-terrestre sait que son impératif est d’ensemencer la Terre et mourir mais il a envie de profiter du corps de Jonesy pour éprouver du plaisir en mangeant par exemple. Jonesy apprend à l’extra-terrestre qu’Henry est maintenant accompagné de Duddits et que ceux-ci peuvent le sentir. Le grisâtre est intrigué par Duddits. Il arrive à contrôler un cuistot sur une aire de repos pour qu’il accepte de lui céder sa voiture.

On retrouve Henry, Underhill et Duddits. Henry était plongé dans un rêve en 1981 quand Owen l’a réveillé parce que Duddits saigne. Henry réalise que son ami en est au stade terminal de la leucémie. Il sait que le byrus est mort en lui-même et qu’il est guéri. Duddits  a une infection urinaire et a mal à la gorge et à la poitrine mais il voit toujours « la ligne » qui leur permet de suivre Jonesy et le grisâtre. Underhill branche la radio et un homme paniqué parle de l’invasion des extra-terrestres. Il exhorte les civils à partir vers le Sud. Un exode général commence à se produire. La tempête a empêché les civils d’envahir la route pour le moment. Henry estime que tant qu’il sera aux côtés d’Owen il aura une chance de réussir et sans lui il serait mort et Duddits aussi. Duddits a senti que le grisâtre a changé de voiture sur une aire de repos.

Kurtz s’est endormi pendant deux heures. A son réveil, Perlmutter lui apprend qu’Underhill et Henry ont guéri du byrus et qu’il n’est plus en contact avec eux. Cependant il sait encore que Jonesy et le grisâtre sont toujours sur l’autoroute. Il réalise que l’extra-terrestre est dans la tête de Jonesy et que quand il veut quelque chose il le prend.. Perlmutter sent également la présence du chien. Il voit l’avance de Jonesy et de l’extra-terrestre, 120 kilomètres. Kurtz comprend que Jonesy est prisonnier du grisâtre et que Perlmutter est uniquement en contact avec le chien. Il accepte de pendre une pause dans une aire de repos.

Tous les civils ont suivi le discours du président qui a réussi à les tranquilliser. Il a avoué la présence des extra-terrestres et du virus mais a affirmé que ce dernier était confiné dans le Jeffesron Tract et que même là, il se mourait. Bien sûr, le président n’a pas parlé de l’évasion des détenus infectés ni des Imperial Valley. Kurtz est à 30 kilomètres de Henry et Underhill et à 80 kilomètres de Jonesy et de l’extra-terrestre.

Jonesy est toujours prisonnier du grisâtre. Il pense à sa femme et à ses enfants, à l’héritage de sa femme qui l’a rendu riche. Jonesy se souvient d’une histoire sur une Russe qui aurait contaminé l’eau du Quablin en 1995. Elle a plongé dans le réservoir totalement nue et y est morte. Jonesy a réussi a agrandir son bureau mental en marchant et il sait que Hnery et Duddits le cherchent. Il sait que l’extra-terrestre va balancer le chien dans le réservoir pour contaminer les Terriens et espère qu’Henry pourra l’en empêcher. Le jeu de cribbage est apparu sur son bureau et il sait que quelqu’un veut y jouer.

Duddits entend Jonesy et sait que le grisâtre est méchant. Il comprend qu’il doit faire apparaître le cribbage et que cette fois ce n’est pas pour rire. Duddits et Jonesy  jouent au cribbage par l’intermédiaire de l’attrape-rêves. Jonesy comprend que Duddits a toujours su jouer mais faisait semblant de se tromper pour faire rire ses amis. Duddits, fort et jeune, remplit l’esprit de Jonesy. Pendant ce temps, le grisâtre fait le point sur ses nouvelles émotions, le plaisir de manger du bacon et de tuer. Son ancien esprit d’extra-terrestre est en train de se disloquer. Il commence à se sentir étranger au byrus qu’il a transmis au chien. Il ne pense plus qu’au bacon et en est obsédé. Henry sent que l’extra-terrestre est mort de faim et s’arrête pour manger. On retrouve Kurtz et ses hommes sur la route. Perlmutter apprend à Kurtz que le grisâtre s’est arrêté pour manger. Il a lu aussi dans l’esprit de Jonesy et apprend à Kurtz qu’il est en contact avec Henry et Duddits. Apparemment c’est Jonesy qui a fait arrêter le grisâtre pour manger. Kurtz panique à l’idée qu’Underhill rejoigne Jonesy et l’extra-terrestre. C’est Duddits qui a contribué à la pause du grisâtre. Le grisâtre s’arrête dans la boutique d’un certain Deke Mc Caskell pour manger du bacon. Heureusement le commerçant en a mais il se rend compte que son client parle tout seul et semble avoir plusieurs personnalités et pour cause. Le grisâtre s’apprête à tuer Deke en l’obligeant à mettre les doigts dans son nez jusqu’au cerveau mais Jonesy arrive à l’en empêcher. Le grisâtre ordonne à Deker de n’appelle personne après son départ et l’épicier obéit. Hélas pour lui, Deker a été contaminé par le grisâtre. L’extra-terrestre a vomi tout son bacon après s’être goinfré. Il a eu ensuite la diarrhée et a dû s’arrrêter ce qui a permis à Henry et ses amis de se rapprocher de lui. Kurtz et ses hommes sont à vingt-deux kilomètres derrière Henry et ses amis.

XXI Regard 12

Le grisâtre a un accident et sa voiture est inutilisable. Il redoute Duddits car il sent que c’est à cause de lui que sa tâche est devenue difficile. Il a peur de lui et d’Henry. Alors l’extra-terrestre prend le chien sur ses épaules et décide de continuer à pied. Kurtz pousse Perlmutter à parler alors qu’il est mourant. Ce dernier lui parle et Kurtz comprend que Jonesy et le grisâtre se dirigent vers le réservoir Qabbin. Duddits apprend à Henry que le grisâtre marche maintenant. Il sent  ce que le grisâtre veut faire avec le chien. Duddits pense que seul Jonesy peut arrêter l’extra-terrestre à présent. Underhill et Henry découvrent la voiture du grisâtre embourbée. Eux arrivent à poursuivre la route en voiture mais ne parviennent pas à rattraper le grisâtre. Duddits ordonne à Henry d’appeler tout de suite Jonesy.

Kurtz et Johnson arrivent au réservoir. Ils suivent les traces laissées par la voiture d’Underhill. LE bureau mental de Jonesy est en décomposition. Le grisâtre maltraite le corps de Jonesy à mort tandis qu’il lance son ultime charge. Jonesy s’adresse à l’attrape-rêves en déclarant qu’il ne mérite pas de mourir comme ça. Alors il reçoit un appel d’Henry. Henry lui dit que Duddits est l’attrape-rêve que c’est grâce à lui s’ils peuvent communiquer. Henry lui dit que pour sortir du bureau il doit courir le long de l’attrape-rêves pour venir les retrouver. Quand le grisâtre entre dans le réservoir après avoir brisé une vitre et antaillé la main de Jonesy, il est trop occupé pour réaliser que Jonesy a quitté son refuge. Henry a appelé du magasin de Gosselin. Il est redevenu un enfant puis réalise qu’il se trouve dans l’hôpital où Jonesy a été admis après son accident. Henry voit Josie Rinkenhauer en infirmière mais elle ne le voit pas parce que pour elle il n’est pas dans l’hôpital, il est dans l’attrape-rêves.

Kurtz est arrivé près du réservoir et il veut tuer Underhill pour se venger. Underhill a entendu l’Humvee de Kurtz arriver. Il voit qu’Henry et Duddits dorment enlacés, ils rêvent. Alors Underhill s’empare d’un fusil automatique trouvé dans le cofre de son véhicule. Il a l’intention de tuer Jonesy et donc le grisâtre. C’est pourquoi il ne veut pas réveiller Hnery de peur qu’il l’en empêche. Il a peur que Kurtz tue Henry et Duddits alors il tire en l’air sachant que Kurtz entedra les détonations et pensera qu’Underhill a tué ses deux nouveaux amis. Pendant ce temps le grisâtre humanisé est en train de paniquer. Il réussit à ouvrir le réservoir en partie et s’apprête à balancer le chien dedans. Jonesy a quitté son bureau. A présent, il est dans l’hôpital. Il réalise que le grisâtre lui a rebrisé la hanche en voulant ouvrir le réservoir et hurle de douleur. Henry l’appelle et le prévient qu’Underhill arrive pour le tuer. Jonesy est surpris que ce soit le Henry enfant qui l’appelle.  La douleur s’en va car Jonesy redevient un enfant lui aussi. Il réalise seulement maintenant qu’il est le grisâtre. Henry l’attend dans l’hôpital et lui crie de se grouiller car Duddits ne va pas pouvoir tenir longtemps. Jonesy entre dans une pièce sentant l’éther et remplie de byrus. Sur un écran de télé, il voit le grisâtre en train de tirer le chien. Jonesy réalise que ce n’est pas l’extra-terrestre mais lui-même qui tire le chien. Jonesy voit le grisâtre sur un lit d’hôpital et il l’étouffe en lui mettant un oreiller sur le visage. LE grisâtre n’a pas réussir à jeter le chien dans le réservoir car son ventre est trop gros à cause du byrus. C’est à ce moment que Jonesy l’étouffe. Johnson découvre Henry et Duddits et annonce à Kurtz qu’ils sont morts, et il se trompe. Kurtz veut en être sûr et s’apprête à tirer sur eux mais il se ravise pour prendre Owen par surprise. A l’hôpital, Jonesy réalise qu’il a été victime de schizophrénie avec le grisâtre. L’extra-terrestre meurt et retourne à sa forme ancienne avant d’avoir pu pousser le chien dan le réservoir. Jonesy reprend le contrôle de son corps et voit le byrus sortir du chien mais il est encore bloqué par sa queue. Jonesy essaye de l’écraser mais la chose veut se glisser dans le réservoir. A ce moment, Underhill arrive et Jonesy lui crie de tirer sur la chose mais Underhill reste ébahi et ne bouge pas. Henry se réveille et sent des picotements dans son crâne à cause des débris de verre qu’il a dans les cheveux suite aux coups de feu d’Owen. Duddits n’est pas encore mort et Henry a le temps de le prendre dans ses bras et de lui dire : « C’est toujours toi qui a eu le plus de chance, voilà ce que je crois ». Avant de mourir Duddits arrive à dire à Henry qu’il l’aime.

Kurtz arrive près du réservoir, il entend des coups de feu et pense qu’après avoir tué Owen, il tuera aussi Johnson pour poursuivre sa route seul. Kurtz veut attendre dix minutes pour savoir qui reste en vie et qui s’en va.

Duddits, avant de mourir, a eu le temps de s’emparer de l’esprit d’Underhill pour le pousser à tuer la chose. Après quoi, Underhill veut tuer Jonesy mais celui-ci arrive à le convaincre que le grisâtre est mort et que le monde a pu être sauvé grâce à son courage  et  celui de ses amis. Mais Kurtz débarque et tire sur Owen l’atteignant à l’abdomen et à la clavicule. Avant de mourir, Owen laisse croire à Kurtz que Jonesy est mort. Kurtz à moitié fou met un chapeau en papier journal sur la tête d’Owen mais Johnson sachant que ça allait être son tour, tue Kurtz. Henry est encore dans le Humvee et entend quelqu’un approcher. Il n’a pas le temps de prendre un fusil alors il décide de faire le mort en espérant que ça passera. Quand Johnson remonte dans son Humvee, la chose est sortie du corps de Perlmutter et tue Johnson. Henry a suivi la scène alors il s’empare d’un fusil dans le coffre de l’Humvee et rire sur le réservoir du véhicule dans lequel se trouve la chose et tout explose. Lorsque Henry est absolument certain que la fouine est morte il s’engage dans le sentier pour voir si Jonesy vit encore. Les deux hommes se retrouvent avec émotion.

Epilogue Le jour de la fête du travail

Les militaires sont venus vérifier plusieurs fois qu’Henry n’était pas infecté. Il pa perdu deux doigts à cause du gel. Jonesy s’est rétabli et a dû subir une autre opération de la hanche. Les deux amis sont restés six semaines en compagnie des services de renseignements de l’armée et de leurs psy. Underhill a souvent rendu visite à Henry dans ses rêves. Henry et Jonesy ont pu assister aux funérailles de Duddits et ont soutenu Roberta. Elle a remonté la pente et parle d’ouvrir une boutique d’artisanat. Jonesy regrette de n’avoir pas su pour la leucémie de Duddits mais Henry pense qu’ils savaient tous les quatre car ils n’ont jamais pu sortir de l’attrape-rêves. Jonesy n’a plus touché au bacon car il en a été dégouté par le grisâtre. Henry pense que l’extra-terrestre était le dernier représentant de son espèce. Jonesy a contracté l’extra-terrestre parce que son inconscient croyait qu’il était là à cause des films d’horreur qui le passionnaient. Duddits pouvait les protéger mais les a aussi aidés à tuer Grenadeau. Il a offert une prise au grisâtre mais a aussi donné une place forte à Jonesy pour se cacher dans son refuge mental. Henry pense que l’humanité est une espèce qui vit dans l’attrape-rêves.

Posté par Humanisme à 12:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2009

Dreamcatcher (Stephen King) I

Dreamcatcher (Stephen King)

Le roman commence par l’évocation des soucoupes volantes aperçues par Kenneth Arnold aux Etats-Unis en 1947 puis les vagues d’ovnis apparues jusqu’en 2000.

AJMM

AJMM est la devise de Jonesy et ses amis.

1988, le mariage de Joe Clarendon (dit Beaver) avec Laurie Sue Kenopensky n’a pas marché et Beaver noie son chagrin dans les bars. Un soir, fatigué d’écouter ses potes de beuveries, il appelle son ami Henry.

1993, Pete est à son boulot, il n’a pas vendu une seule voiture de la journée et pense à la conquête spatiale dont il est fan. Il souffre de la solitude et attend novembre car chaque année, à cette période, il retrouve ses amis d’enfance, Jonesy, Henry et Beaver. Une jeune femme entre dans sa concession en pleurant car elle a perdu ses clefs de voiture alors qu’elle a un rendez-vous professionnel important. Pete refait mentalement le parcours de la jeune femme et lui retrouve ses clefs comme s’il avait un pouvoir spécial. Pete a donné rendez-vous à la jeune femme dans un restaurant mais elle ne lui montre aucune gratitude en ne venant pas. Alors Pete mange et boit seul et appelle son ami Jonesy mais comme il n’est pas là il laisse un message, AJMM...

1998, Henry est psy, il traite surtout des névrosés. Henry ne va plus aux colloques, dort moins, mange moins. Seul un de ses patients l’agace c’est Barry Newman qui mesure moins d’1 m 70 pour 180 kilos. Ce patient ne parle que de ce qu’il mange et Henry ne l’a jamais aimé. Il pense qu’il n’atteindra pas cinquante ans et ne pourra pas récupérer son héritage placé sous tutelle jusqu’à sa guérison. Henry pense au lendemain, quand il partira à la chasse avec ses mais. Celui lui fait toujours l’effet de rentrer à la maison. Henry et ses amis ont leurs problèmes. Beaver n’a que des relations catastrophiques avec les filles, Pete boit trop, Jonesy et Carla ont failli divorcer et Henry se bagarre avec une dépression qui lui paraît à la fois séduisante et désagréable. Il n’y a que quand ils sont ensemble qu’ils sont bien. Henry agresse Barry en lui laissant croire qu’il mange trop car il se sent coupable de la mort de sa mère et que ses excès le tueront.

2001

Jonesy est prof à l’université. Henry lui téléphone à son bureau. Henry annonce qu’un de ses anciens patients est mort la veille, c’est Barry Newman. Il a eu une crise cardiaque. Ca faisait trois ans qu’il ne l’avait pas vu. Henry parle de « la ligne » qui doit représenter son intuition. Il en parle à Jonesy car il a peur pour lui. Il dit à Jonesy qu’ils devraient retourner à Derry pour aller voir leur vieux copain d’enfance, Douglas. Après quoi, Jonesy reçoit un étudiant, Defuniak, qui vient du Maine. Il l’a convoqué car il l’accuse d’avoir copié. Il veut lui laisser une seconde chance pour que Defuniak ne perde pas sa bourse. Il lui donne un autre devoir à faire sur la conquête de l’Angleterre par les Normands. Avant de quitter son bureau, il a une intuition « fais gaffe à M. Gray ». Il va lui arriver quelque chose de grave et va se retrouver à l’hôpital.

1ère partie : cancer

I Mc Carthy

Jonesy a failli tuer un homme qui sortait du bois, c’était Richard Mc Carthy. Pete et Henry sont partis faire des courses, surtout de la bière. Pete a déjà tué une biche. Ca fait 25 ans que les quatre hommes chassent la première semaine de novembre. A la mi-mars 2001, Jonesy a été renversé par une voiture en traversant une rue non loin de là où il enseigne. Il s’en est sorti avec une fracture du crâne, deux côtes cassées et une hanche à remplacer par du Teflon. L’auteur de l’accident est un prof d’histoire à la retraite qui en est au premier stade de la maladie d’Alzheimer. Jonesy a perdu l’envie de tuer un cerf mais ne le dit pas à ses amis. Depuis son accident il ne veut pas relancer la mort même si c’est pour la donner et non la recevoir. Il aime resté perché sur un arbre pour apprécier le silence. Depuis son accident, Jonesy est devenu prudent par peur de la mort. Il entend un bruit et s’apprête à tirer sur ce qu’il croit être un cerf mais c’est un homme, Mc Carthy. C’est grâce à son dégoût pour la chasse et à la fièvre oculaire qu’il n’a pas tiré sur l’homme. Mc Carthy voit la cabane des quatre amis et y entre. Jonesy le rejoint et s’aperçoit que l’homme est affrayé. Il s’est perdu dans les bois et a cru qu’il allait y mourir. Le Trou dans le mur, la cabane des quatre amis, est grand avec trois chambres et une salle à manger. Devant se trouve un profon ravin que Beaver appelle la combe. Mc Carthy voit un attrape-rêves dans la cabane et demande à Jonesy ce que c’est. C’est un objet magique indien qui protège des cauchemars.

II le Beav

Mc Carthy est en état de choc. Il dit à Jonesy qu’il était dans un groupe de quatre chasseurs. Il est avocat à Showhegan. Jonesy pense que Mc Carrthy ne doit pas rester dans la cabane pour que ses amis ne s’inquiètent pas. Mc Carthy a besoin d’être rassuré car il croit avoir fait un cauchemar. Jonesy lui propose une soupe. Il remarque que Mc Carthy n’a pas toutes ses dents et ne le cache pas ce qui lui donne un frisson. Il demande à Mc Carthy où était son camp. L’homme répond à Kineo soit à 80 kms du Trou dans le mur et Jonesy ne peut y croire. Beaver revient et sourit à Mc Carthy. Contrairement à Jonesy il ne semble pas effrayé par l’inconnu. Jonesy est en effet effrayé par la tache rouge que Mc Carthy a sur la joue et  qui ressemble à une tumeur. Jonesy est rassuré par la présence de Beaver. Beaver et Mc Carthy bavardent comme de vieux amis car Beaver est comme un petit lutin attachant et c’est ce qui explique son succès auprès des femmes et pas son physique. Mc Carthy pète et une odeur évoquant l’éther et les bananes pourries alerte Jonesy et lui coup l’appétit. Mc Carthy avoue avoir mangé des feuilles et des mousses mais Jonesy pense qu’il ment. Mc Carthy envoie un rot retentissant ce qui épate Beaver. Mais Jonesy sent encore les remugles d’éther, une odeur de décomposition chimique qui ne fait que commencer. Beaver conseille à Mc Carthy d’aller se coucher. La bedaine qu’affichait Mc Carthy a disparu comme si elle avait été remplie de gaz. Beaver entraîne ensuite Jonesy le plus loin possible de Mc Carthy pour parler. Il pense que ce type est mal barré. Il dit que cet homme se croit le 11 novembre alors que la date réelle est le 14 novembre. Beaver n’arrive pas à se persuader que le bonhomme est resté 10 jours dehors et qu’il a dû marcher pendant quatre jours. Les deux amis se demandent comment il a pu tenir sans mourir de froid. De plus, il n’a pas une barbe de quatre jours. Ils sont également surpris qu’un type affirmant être avocat puisse avoir quatre dents en moins alors qu’il doit avoir des apparitions en public. Jonesy et Beaver pensent qu’il a été irradié, ce qui expliquerait la chute de ses dents et la tache rouge sur sa joue. Mais ça ne colle pas car il aurait aussi perdu ses cheveux. Beaver voudrait que Henry soit là car il est médecin même s’il est psychiatre. Mac Carthy a besoin d’être soigné. Henry est médecin mais n’a jamais exercé en médecine somatique.

III

Le scout d’Henry

Dans son scout, Henry pense à la Solution Hemingway, c’est-à-dire au suicide mais il se dit que ce serait moche de faire ça à ses amis. Il s’efforce d’être naturel devant Pete pour qu’il ne devine pas ses pensées. Henry sait que cette semaine avec ses amis sera la dernière et il ne veut pas la gâcher. Il veut que ses amis soient sous le choc quand ils apprendront son suicide pour qu’ils n’aient pas le temps de voir venir le coup que prépare Henry et ne pas regretter de n’avoir pas agi. Henry et Pete parlent d’étranges lumières qui disparaissent et des manoeuvres militaires ainsi que d’un truc rouge qui pousserait sur les arbres. Pete y croit mais pas Henry. Henry manque d’écraser une personne assis au milieu de la route. Il a le temps de s’apercevoir que c’est une femme. La voiture se retourne sur le toit. Contrairement à Pete, Henry est resté conscient pendant l’accident. Il a réussi à se dégager, à ouvrir la porte, à réaliser qu’il saigne. La femme n’a pas bougé pendant ce temps. Henry libère son ami. Pete s’en tire avec un genou déboîté. Henry a une entaille peu profonde à l’intérieur de la cuisse. Pete crie sur la femme qui reste toujours aussi tranquille. La femme a au moins quarante ans et est corpulente. Elle a des yeux bleus foncé totalement vides d’expression. Puis, alors qu’Henry essaye de la sortir de son mutisme, elle se met à roter avec une odeur d’alcool médical. Elle pète aussi comme Mc Carthy. D’ailleurs la femme demande où est Rick MC Carthy. Elle n’a presque plus de dents. Henry et Pete arrivent à la relever et à la conduire jusqu’au scout. Puis les deux amis lèvent les yeux au ciel et découvrent ébahis des ovnis. Alors la femme se met à hurler de terreur et se cache les yeux. Pete pense qu’il s’agit bien d’ovnis dans le ciel mais pas Henry qui croit à un phénomène naturel. Henry demande à son ami d’exercer son pouvoir pour trouver des abris de bûcheron et comme pour les clefs de la jeune femme il cherche le chemin mentalement. Ils marchent avec la femme mais celle-ci s’effondre avant d’avoir atteint l’abri. Alors Henry se dirige seul vers l’abri et en arrache une bâche pour pouvoir amener la femme en la faisant glisser sur la neige. Henry et Pete pensent à Duddits, alias Douglas, leur ami d’enfance trisomique. Ils sont étonnés d’y avoir pensé tous les deux en même temps et d’avoir cherché à le revoir. Henry ne se voit pourtant pas confier à Pete qu’il a pensé à Duddits à de curieux moments, depuis qu’il a pris conscience, seize mois auparavant, qu’il a décidé de se supprimer.

IV Mc Carthy va aux gogues

Installés dans la cuisine, Jonesy et Beaver jouent aux cribbage, un jeu de cartes. En allant pisser, Beaver remarque que l’arrière de la maison a été envahi d’animaux et appelle Jonesy. Les animaux marchent au pas semblant libérer les lieux mais sans courir pour fuir un incendie. Jonesy et Beaver voient également des lumières dans le ciel, des ovnis. C’est ça que les animaux essaient de fuir. Pendant ce temps Mc Carthy est allé aux toilettes et il dégage l’odeur de quelque chose en train de crever misérablement. De plus, il a laissé des traces de sang sur le sol et dans le lit. Mc Carthy s’est enfermé dans les toilettes et y pousse des cris. Jonesy et Beaver sont effrayés. Au même moment, un hélicoptère survole la cabane. L’hélicoptère porte des initiales, ANG, Air National Guard. Un homme se penche vers l’ouverture, il a un masque à oxygène ce qui angoisse Beaver. Il demande à Beaver combien ils sont dans la cabane et Beaver répond deux (il oublie Mc Carthy). LE garde lui apprend que la zone est placée sous quarantaine. Il annonce aussi que le problème sera réglé dans les 48 heures. Puis Beaver et Jonesy décident de forcer la porte des toilettes pour savoir ce que fait Mc Carthy.

V Duddits 1ère partie

Pete parle à la grosse femme qu’il a trouvée sur la route. Elle répond : « ils sont de retour » en désignant les ovnis et que Rick Mc Carthy est le seul qui reste. Pete décide de retourner au scout car il a envie de bière. Lui aussi voit des animaux en train de fuir. Ils se dirigent tous vers l’Est. Pete voit l’hélicoptère ANG mais les gardes ne l’ont pas repéré et il continue son chemin. Il se blesse à cause d’une bouteille de bière cassée mais ça ne l’empêche pas d’en récupérer d’autres. Il pense encore à Duddits et se promet d’aller le voir s’il sort vivant de ce guêpier. Il se rappelle son enfance avec ses amis et de leur première rencontre avec Duddits et de la première fois où ils sont partis au Trou dans le mur pour chasser avec leurs pères. Hélas, le genou de Pete le trahit et il tombe en brisant les bières dans son sac sauf deux.

VI Duddits, seconde partie

Henry se rend au Trou dans le mur en courant. Il pense à sa dépression et ne veut pas être « réparé » comme tous ses patients. La guérison serait pour lui un mensonge. Il reçoit les pensées de ses amis. Il entend Jonesy et Beaver parler de Mc Carthy. Il devine le prénom de la femme qu’il a failli écraser, Becky, et celle-ci est l’amie de Mc Carthy. Après, Henry, lui-aussi, se réfugie dans ses souvenirs d’enfance avec Duddits. Henry et Jonesy pensent que ce qu’ils ont fait de mieux dans leur vie c’est d’avoir donné leur amitié à Duddits en 1978. Henry et ses amis s’étaient rendus dans un terrain vague et avaient trouvé la boîte à lunch de Duddits. Ils l’entendaient crier car il était persécuté par Duncan et ses potes. Derrière le petit groupe, sur le mur de briques, était écrit « pas de ballon pas de jeu » car le terrain était interdit aux enfants. Au cours des années à venir les quatre amis vont répéter souvent la formule comme un mot de passe privé. L’un des voyous portait un gant de base-ball avec une crotte de chien qu’il voulait faire manger à Duddits. Le chef des voyous était Grenadeau, le roi de la promo qui avait fait perdre son équipe de football parce qu’il s’était fait casser le nez. Les quatre amis ne se démontèrent pas face à ces brutes et menacèrent de les dénoncer. Alors Duncan prit peur et leur demanda s’ils se tairaient au cas où ils laisseraient Duddits partir. Les voyous finirent par partir mais en proférant des menaces. Puis Beaver prit Duddits dans ses bras et commença à chanter.

Henry sort de ses pensées nostalgiques en tombant, il s’est cassé le nez et a perdu une dent. Il retourne à ses pensées. Dans les moments difficiles, Il se rappelle la berceuse que Beaver avait chanté à Duddits pour se réconforter. Après avoir sauvé Duddits, les quatre amis l’avaient raccompagné chez ses parents. A 4 kms du Trou dans le mur, Henry entend un moteur. C’est une moto-neige et Henry pressent une chose horrible, il pense qu’un de ses amis est mort et qu’un autre est mourant.

VII Jonesy et le Beav

Jonesy et Beaver se trouvent dans les toilettes avec Mc Carthy. Du sang recouvre le sol. Une sorte de mousse est en train de pousser et de croître dans le sang. MC Carthy est mort et il a un trou de trente centimètres dans le cul d’où est sorti le sang et la mousse. Jonesy demande à Beaver de s’asseoir sur la lunette des toilettes pour empêcher la « chose » de sortir. Pour se réconforter, Beaver pense à Duddits. On le retrouve avec ses nouveaux amis de retour chez sa mère inquiète. La mère de Duddits a tout de suite compris ce qui s’est passé quand son fils n’est pas rentré à l’heure car il ne se perd jamais grâce à la « ligne » qu’il suit (on comprend donc ce qu’est la ligne de Pete). Beaver repense à Duddits. C’est Henry qui a raconté toute l’affaire à la mère de Duddits. Mais Henry ne parle pas de la crotte de chien et ne révèle pas les noms des voyous. Mme Cavell a peur pour son fils que les voyous le retrouvent et se vengent mais les quatre amis proposent de l’escorter jusqu’à son école et Mme Cavell est très émue par ce geste. C’est ainsi qu’ils accompagnent Duddits pendant les cinq années suivantes. Après quoi Duddits se retrouve à Derry Vocational où il apprend à faire des cookies et d’autres choses.

Jonesy a laissé Beaver seul dans les toilettes car il est parti chercher du ruban adhésif pour emprisonner la chose dans la cuvette. Quand il le trouve il entend Beaver hurler. Beaver a commis l’erreur de se lever pour attraper ses fameux cure-dents parterre mais la chose a sauté de la cuvette. Elle s’est abattue sur son dos  puis l’a mordu au cou. La chose ressemble à une fouine monstrueuse sans pattes mais avec une queue dorée tirant sur le rouge. La chose s’enroule autour de la taille de Beaver et lui mord le nez et lui réduit la figure en bouillie. Jonesy revient trop tard et Beaver lui crie de brûler la maison et de fuir et meurt. Le monstre veut s’en prendre à Jonesy mais celui-ci a le temps de quitter les toilettes et de fermer la porte. Jonesy réalise que Beaver est mort mais la chose essaye d’ouvrir la porte et Jonesy utilise toute sa force pour la bloquer. La chose réussit pourtant à sortir des toilettes et sa tête explose d’où surgit un nuage rouge orangé de particules empestant l’éther, Jonesy les inhale.

VIII Roberta

On retrouve Roberta, la maman de Duddits, elle a maintenant 58 ans. Elle est veuve et vit avec son fils à West Derry Acres. Pour elle, les quatre gamins avaient été envoyés par le ciel. Duddits est tombé malade. Elle regarde la télé et apprend la disparition de douze chasseurs dans le Maine. Là où les quatre amis allaient chasser. Des gens ont aperçu d’étranges lumières et des ovnis. 500 km2 ont été placés en quarantaine. Roberta éteint alors la télé, trop perturbée pas ces nouvelles, quand Duddits pousse un cri. Il a maintenant trente ans, il a perdu ses cheveux et se trouve dans un lit d’hôpital (même s’il n’existe aucun remède contre sa maladie). Duddits a une leucémie. Il crie que Beaver est mort. Il l’a senti.

IX Pete et Becky

Pete s’est évanoui à cause de la douleur dans son genou. A son réveil, il rampe. Il veut rejoindre Becky et réalise qu’il connaît le nom de la femme sans savoir comment. Arrivé au refuge avec Becky, il ne lui reste plus qu’à attendre Henry. Il réalise que Becky est morte et doit maintenant penser à survivre en alimentant le feu. Pete est à nouveau envahi par « la ligne ». Il voit Beaver mais effrayé arrête d’y penser. Il enfouit le corps de Becky sous la bâche. Elle aussi a un gros trou sous la taille. Pete a peur, il se sent surveillé. La chose est là et Pete sent qu’elle va l’attaquer. Il regrette de n’avoir pas pris de fusil dans le scout. Il sait que Beaver est mort et Jonesy en danger. Henry entend une voix masculine qui parle d’un champignon puis d’une carte de téléphone et de chimiothérapie. Pete se défend contre la chose avec une torche. Il entend des mitrailleuses à l’ouest et des cris. Le monstre l’attaque à la cheville puis à sa main blessée mais il réussit à se défendre sans s’en rendre compte à cause de la panique. Il a brûlé la chose. Mais son abri s’effondre et il est obligé de retourner dans le froid. La chose l’a infecté et Pete est rongé par elle comme un cancer.

IIè partie le grisâtre

X Kurtz et Underhill

Kurtz a pris la situation en main. Le magasin Gosselin’s country Market sert de base aux militaires. Les personnes infectées par la chose sont détenues dans le centre de rétention bleu. Kurtz est assisté de Arche Perlmutter. Kurtz annonce à son adjoint qu’on lui a demandé une iopération Phooka (un phooka est un cheval fantôme qui enlève les voyageurs et les transporte sur son dos). Un autre militaire arrive dans un bus scolaire réquisitionné, c’est Underhill. Kurtz et Underhill sont obligés de mettre un masque à gaz. Underhill fait écouter un enregistrement à Kurtz. Il s’agit de voix de célébrités diffusées par les extra-terrestres et interceptées par l’armée. Ces vois imitées crient « on va tous crevé » et « il n’y a pas d’infection ici ». Les militaires ont surnommé la mousse extra-terrestre le champignon Ripley en s’inspirant de Sigourney Weaver dans Alien. Kurtz annonce à Underhill qu’il reste cent extra-terrestres dans les parages. Les extra-terrestres sont télépathes et propagent ce don avec leur moisissure. Ce qui explique les voix entendues par Pete et Henry. Kurtz informe Underhill qu’une fois abattu les extra-terrestre se décomposent en moisissures. Ce sont les hommes de Underhill qui seront en charge des postes de tir. Kurtz est un fanatique du secret. On apprend qu’il a réussi à récupérer un soldat états-unien en Bosnie avec sa méthode phooka, c’est-à-dire sans laisser de témoin. Des hélicos prennent leur envol pour surveiller Kineo. Kurtz et Underhill sont à leur bord. Ils aperçoivent un vaisseau spatial. Le nom de code que lui ont attribué les militaires est « blue bay » alors qu’il n’est pas bleu. Les grisâtres (les extra-terrestres) qui ont survécu à l’accident se tiennent à côté de l’épave. Eux et la moisissure qu’ils ont importée ont manifestement du mal à survivre ici. Underhill branche sa radio (bravant l’ordre de secret de Kurtz) et entend les voix de célébrités diffusées par les extra-terrestres. Les voix récitent les nombres premiers. La voix de Barbra Streisand dit en français « on crève ». Kurtz engueule Underhill quand il entend les voix dans sa radio, il ne voulait pas que les soldats les entendent. Underhill l’a fait exprès pour que les soldats aient une idée de ce qui les attend. Kurtz veut briser la carrière de Underhill pour avoir désobéi. Il parle à ses hommes. Il leur ordonne la fermeté face aux grisâtres. Il leur apprend qu’ils se sont pointés sur Terre juste après l’explosion de la première bombe atomique comme des papillons attirés par la lumière. Ils leur dit qu’ils meurent et explosent facilement sauf s’ils trouvent un hôte vivant. Il veut que ses soldats soient motivés par la peur. Il les avertit contre le pouvoir de télépathie des extra-terrestres et leur déconseille de l’utiliser une fois influencés par les grisâtres sous peine de devenir paranoïaques. Il leur apprend que des terriens ont été enlevés par les extra-terrestres et ramenés sur Terre avec des implants. Kurtz affirme que les extra-terrestres sont des cancers et les soldats la chimiothérapie. Les militaires tuent les extra-terrestres mais ceux-ci arrivent à abattre un hélico et Underhill refuse à ses hommes le droit d’aider les survivants car ils sait qu’ils vont être infectés. Kurtz ordonne à un de ses hommes, Freddy Johnson de garder un oeil sur Underhill.

XI Le voyage du marchand d’oeufs

Henry a laissé son idée de suicide prendre une voix dans sa tête et ça l’a rassuré jusqu’aux événements qu’il vient de vivre. Il a bien vu Jonesy sortir de la cabane avec la moto-neige mais il sait qu’il était déjà infecté. Henry perd ses dents car lui aussi est atteint par la chose. Il retourne au Trou dans le mur. La mousse extra-terrestre est partout et Henry sait qu’il vient dans la cabane pour la dernière fois. Il est venu chercher un masque de peintre. Il entend le bruit d’armes automatiques. Ce sont les militaires qui tuent les animaux contaminés. Il pensait pouvoir se protéger de la contamination avec le masque mais il a oublié sa blessure à la cuisse. LA chose a donc probablement infecté sa plaie. Alors il se fait un bandage avec son t-shirt même s’il sait que c’est trop tard. Il regarde une dernière fois l’attrape-rêve et se dit que cette fois il a pris un cauchemar. Henry prend le fusil de Jonesy avant de visiter les toilettes et la chambre de Jonesy. C’est là qu’il voit le monstre lequel a pondu des oeufs. Henry l’abat et met le feu à la cabane avant de partir. Il s’empare de skis de fond qui rouillaient près de la cabane et s’en va. Il chantonne « Sympathy for the devil » des Rolling Stones sans savoir que c’est la chanson qu’écoutaient les militaires au moment de tuer les extra-terrestres. Il arrive à l’abri où se trouvait Pete et la femme mais il n’y a plus que le cadavre de Becky. Henry pense que Pete a rencontré Jonesy et qu’ils sont partis ensemble mais il se trompe car Pete a eu un mauvais pressentiment et a évité Jonesy. Henry skie jusqu’au scout et affamé s’empare de la nourriture qu’il y trouve. Il réalise ce qui s’est passé, le vaisseau spatial qui s’est écrasé, le gouvernement qui a envoyé l’armée, le secret sur l’opération. Il sait que la chose croît et meurt. Il sait que Jonesy est à l’hôpital. Hélas, il a oublié de prendre son fusil quand il repart. Il devine que la base militaire a été installé chez Gosselin et Jonesy ne tenait pas à s’y rendre. Henry chute et se fait repérer par les militaires. Heureusement qu’il a oublié son fusil sinon les soldats l’auraient abattu.

XII Jonesy à l’hôpital

Jonesy revit mentalement son accident et tout ce qui s’est passé après mélangé à des bribes de souvenirs étranges relatifs à Duddits (qu’il aurait vu avant de se faire renverser) et à la chose. Il voit également un gristre. En revivant le drame mentalement, Jonesy apprend ce que sa femme et Henry lui ont caché, son coeur s’est arrêté quand il était dans l’ambulance. Dans son rêve, Jonesy se voit dans le miroir et réalise qu’il est devenu un extra-terrestre. Il pense qu’il est unique et que le nuage (la chose) ne peut le transformer. Dans son rêve, un grisâtre est à côté de son lit d’hôpital et cherche à savoir qui est Duddits mais Jonesy ne répond pas. Jonesy regarde un film « sympathie pour les grisâtres » où il est la seule vedette. Le film raconte son histoire à partir du moment où il a quitté le Trou dans le mur. Jonesy voit alors la base militaire avec Brosky, simple sous-fifre qui est chargé de carburant et qui explique ce qui se passe. Puis on voit Jonesy enfourcher la moto-neige, foncer sur Deep Cut Road et sentir la présence de Henry quand il passe à côté de lui, il regrette de n’avoir pu lui dire adieu. Jonesy voit Pete sortir de son abri. Il a perdu des dents et des doigts alors Jonesy l’encourage à se relever et à monter sur le moto-neige avec lui. Ils passent devant le scout d’Henry. Pete tombe de la moto-neige et hurle sur le sol, il est couvert de la mousse mais réussit à remonter avec Jonesy. Pete a perdu un oeil et l’orbite vide se remplit de mousse. Le Jonesy spectacteur s’est enfermé dans la maison où il avait rencontré Duddits pour la première fois dans le terrain vague. C’est sa seule façon de résister au grisâtre. Le grisâtre tue Pete envhai par la mousse et Jonesy est en colère. Le grisâtre dit à Jonesy que les extra-terrestres sont l’avenir et  Jonesy réplique qu’il a de bonnes raisons de vivre dans le passé surtout que le grisâtre ne sait comment atteindre les pensées de Jonesy quand il revit son enfance.

Posté par Humanisme à 12:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2009

Comment se faire des amis ? suite

Chapitre 13 : c’est par le coeur qu’on parvient à l’esprit

Lincoln disait : « Si vous voulez rallier un homme à votre cause, persuadez-le d’abord que vous êtes son ami. Ce sera la goutte de miel qui touchera son coeur, et c’est par le coeur qu’on parvient à l’esprit.

Chapitre 14 : le secret de Socrate

Quand vous voulez convaincre votre auditeur, évitez, dès le début de la conversation, de soulever les questions sur lesquelles vous et lui ne vous entendez pas. Appliquez-vous, au contraire, jusqu’à la fin, à souligner les points sur lesquels vous êtes tous les deux du même avis. Tachez d’amener cette personne à dire : « Oui, oui » le plus tôt possible. Faites qu’elle n’ait pas à prononcer de « non ». Toute la technique de Socrate consistait à poser des questions auxquelles son adversaire ne pouvait que répondre affirmativement. L’un après l’autre, il emportait toute une série d’acquiescements. Et ainsi, de question irrésistible en réponse affirmative, il entraînait son interlocuteur vers une conclusion que celui-ci aurait repoussée violemment quelques instants auparavant. Carnegie conseille donc de poser des questions qui font dire oui immédiatement.

Chapitre 15 : la soupape de sûreté

La plupart des gens, quand ils essaient de convaincre un interlocuteur, parlent trop. Laissez donc l’autre « vider son sac ». Il connaît mieux que vous son affaire et ses problèmes. Posez-lui des questions et laissez-les s’exprimer. Si vous n’êtes pas d’accord avec lui, vous serez tenté de l’interrompre. Mais n’en faites rien. C’est dangereux. Il ne vous écoutera pas tant qu’il ne se sera pas libéré de toutes les idées qu’il brûle d’exprimer. Ecoutez-le patiemment et avec impartialité.

La Rochefoucauld dit : « Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. » Il faut donc laisser notre interlocuteur parler tout à son aise.

Chapitre 16 : Pour obtenir la coopération d’autrui

Il est maladroit d’essayer d’imposer à tout prix vos opinions à ceux qui vous entourent. Il est plus sage de fournir simplement quelques suggestions adroites, en laissant l’autre tirer ses propres conclusions. Il faut laisser à son interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui.

Chapitre 17 : une formule pour accomplir des prodiges.

Si notre voisin est complètement dans l’erreur, il ne croit pas se tromper. Il ne faut pas le condamner mais essayer de le comprendre. Voir les choses du point de vue de votre interlocuteur peut diminuer les tensions quand les problèmes personnels deviennent graves.

Chapitre 18 : ce que chacun désire

Carnegie suggère une phrase magique pour éviter les querelles et dissiper les rancunes : « Je comprends très bien votre attitude, si j’étais vous j’aurais probablement la même ». Les trois quarts des gens que vous rencontrerez ont cruellement soif de sympathie, de compréhension. Contentez-les et ils vous adoreront. Donc si vous voulez gagner les autres à votre point de vue, accueillez avec sympathie les idées et les désirs des autres.

Chapitre 19 : un appel apprécié de tous

Pour influencer les autres, faisons appel à ce qu’ils ont de plus noble. Il faut donc faire appel aux sentiments élevés d’une personne pour obtenir d’elle ce qu’on veut.

Chapitre 20 : le cinéma le fait, la télévision le fait, pourquoi pas vous ?

Il faut du spectaculaire. Affirmer une vérité ne suffit pas. Il faut frapper l’imagination, rendre les faits vivants, intéressants, impressionnants. C’est ce qu’il faut faire pour capter l’attention. Pour Carnegie, il faut démontrer spectaculairement nos idées et frapper la vue et l’imagination.

Chapitre 21 : Pour déclencher une réaction

Pour obtenir des résultats, stimulez la compétition, non par l’appât du gain, mais par une émulation plus noble, le désir de mieux faire, de surpasser les autres et de se surpasser. L’argent seul ne suffit jamais à faire agir les hommes de valeur. Ce qui les tente, c’est le risque, la lutte, la possibilité de vaincre, de se dépasser. Toutes les compétitions n’ont pas d’autres mobiles que celui-ci : le d »sir d’exceller et d’affirmer son importance.

4è partie : soyez un leader : neuf moyens de modifier l’attitude des autres sans irriter ni offenser.

Chapitre 22 : s’il vous faut corriger une faute, commencez ainsi.

Il nous est moins pénible d’entendre des remarques désagréables après un compliment sur nos qualités. Commençons par faire des éloges et nous ferons progresser les autres sans nous faire détester. Avec des personnes sensibles qui souffriraient d’une critique directe, attirez indirectement l’attention sur leurs erreurs, et vous ferez des merveilles. Pour modifier la conduite d’une personne sans l’offenser ni l’irriter il faut faire remarquer erreurs ou défauts de manière indirecte.

Chapitre 24 : parlez d’abord de vos erreurs

Il nous est bien moins pénible d’entendre la liste de nos fautes si l’accusateur commence en confessant humblement qu’il est lui-même loin d’être irréprochable. En reconnaissant nos propres erreurs (même si nous ne les avons pas corrigées) nous pouvons aider les autres à modifier leur comportement.

Chapitre 25 : personne n’aime recevoir des ordres

Un ordre trop brutal provoque chez votre interlocuteur une offense qui peut durer longtemps, même si cet ordre est justifié. Poser des questions rend non seulement un ordre plus acceptable mais stimule aussi la créativité de votre interlocuteur. Les gens accepteront plus facilement un ordre s’ils ont pris part à la décision qui est à son origine.

Chapitre 26 : comment ménager l’amour-propre de votre interlocuteur

Sauver la face, voilà ce qui compte pour les humains. Pourtant combien d’entre nous y songent, quand il s’agit des autres ? Nous piétinons la sensibilité de nos semblables, nous imposons nos volontés sans songer une minute aux réactions que nous provoquerons. Même si nous avons raison et que notre interlocuteur a tort, en lui faisant perdre la face, nous détruisons son ego. Il faut donc laisser son interlocuteur sauver la face.

Chapitre 27 : comment stimuler les hommes

Reconnaissons les progrès, si légers soient-ils, de ceux que nous voulons encourager. C’est ainsi que nous les stimulerons, que nous les engagerons à poursuivre leurs efforts. Lorsque la critique est réduite au minimum et le compliment accentué, ce qu’il y a de positif chez l’être humain se trouve renforcé, et ce qui est négatif s’en trouve affaibli parce qu’on n’y prête pas attention. Tout le monde aime être félicité, mais le compliment n’est apprécié que s’il repose sur des faits précis. Il est alors ressenti comme sincère, et non plus destiné simplement à faire plaisir. Si nous savons révéler leurs trésors cachés à ceux qui nous entourent, nous ferons beaucoup plus que les influencer ou les stimuler. Nous les ferons progresser et se métamorphoser.

Chapitre 28 : comment inciter l’autre à se dépasser

Si vous désirez développer une certaine qualité chez un individu, agissez comme si cette qualité était déjà un de ses traits dominants. Il faut donner à quelqu’un une bonne réputation à mériter.

Chapitre 29 : comment favoriser les progrès

Il faut dispenser généreusement les encouragements, s’arranger pour que la tâche à accomplir semble facile, montrer à celui que l’on veut stimuler que l’on a confiance en ses capacités.

Chapitre 30 : comment motiver

Il faut faire en sorte que les autres soient heureux de faire ce que l’on suggère. Pour modifier une attitude il faut être sincère et ne pas faire de fausse promesses. Oublier son intérêt et se concentrer sur l’intérêt de son interlocuteur. Il faut savoir exactement ce que l’on veut que notre interlocuteur. Il faut savoir exactement ce que l’on veut que notre interlocuteur fasse. Il faut considérer les avantages que notre interlocuteur peut retirer en accomplissant ce que nous lui proposons. Faire que ces avantages soient en accord avec les désirs de notre interlocuteur. Quand on fait une proposition il faut la formuler de telle manière que notre interlocuteur comprenne qu’il va retirer un avantage personnel.

L’esprit de ce livre est très anglo-saxon, Carnegie parle toujours du culte de la performance et veut voir ses lecteurs comme des leaders ce qui peut entacher ses conseils. En effet ceux-ci peuvent être perçus non pour de l’humanisme mais comme du management en transformant les gens en manipulateurs d’hommes pour réussir dans leurs entreprises.

Posté par Humanisme à 11:41 - relations humaines - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mars 2009

Comment se faire des amis ?

Comment se faire des amis (Dale Carnegie)

Dale Carnegie, leader mondial de la formation continue, est spécialisé dans les antraînements à la communication, au leadership, à la vente, au management et à la prise de parole en public. Son ouvrage est devenu un classique et a été publié en 1936. L’approche pratique de ce livre l’a placé parmi les dix best-sellers mondiaux en non-fiction de tous les temps. Carnegie est considéré comme le père des « relations humaines ».

Pourquoi et comment j’ai écrit ce livre

Carnegie est un pur capitaliste, et l’affiche d’emblée en considérant que la plupart des livres édités sont mortellement ennuyeux et ne sont pas rentables. Pour lui la culture doit rapporter de l’argent et non du savoir cela jette donc une ombre dans sa conception des relations humaines. Depuis 1912, Carnegie a dirigé des séminaires pour enseigner l’éloquence. Pour lui, le pouvoir d’influencer ses semblables est indispensable à tout homme qui vit en société. L’influence est donc pour Carnegie une valeur marchande, il ne dit pas autre chose en citant John Rockfeller : « Ceux qui savent influencer les hommes possèdent une qualité que je suis disposé à rétribuer davantage que n’importe quelle valeur sous le soleil ». Drôle de façon d’aborder les relations humaines...

Par ailleurs, Carnegie est très prétentieux, il affirme qu’une sorte de guide pratique des relations humaines n’existait pas avant son livre et qu’il l’a donc écrit lui-même alors que la philosophie socratique est entièrement fondée sur l’art de communiquer. Il a donc questionné les grands personnages de son époque comme Franklin Roosevelt et Mary Pickford... Il prétend que ses principes produisent des résultats immédiats et presque magiques. LE moins que l’on puisse dire c’est que Carnegie est très peu modeste. Il ne vise nullement l’humanisme puisqu’il est obsédé par l’argent en affirmant : « Grâce aux principes enseignés ici, d’innombrables commerciaux ont pu augmenter leur chiffre d’affaires. »

Huit conseils qui vous permettront de tirer de ce livre le bienfait maximum

  1. Le premier conseil est le désir profond et irrésistible de vous perfectionner, la volonté d’apprendre à mieux vous entendre avec votre entourage. Pour cela il faut se dire que son bonheur, son succès, sa réputation dépendent en grande partie du talent que l’on saura déployer dans les rapports avec nos semblables.

  1. Commencez par lire rapidement chaque chapitre pour en prendre une vue d’ensemble

  1. Interrogez-vous fréquemment pour réfléchir à ce que vous venez de lire

  1. Cochez ou soulignez les conseils que vous comptez utiliser

  1. Si vous voulez tirer de ce livre un bienfait réel et durable, ne croyez pas qu’il vous suffira de le parcourir une seule fois (...) passez quelques heures chaque mois à le réviser.

  1. Pour assimiler ces principes, mettez-les en action, appliquez-les chaque fois que l’occasion s’en présente

  1. Que cette étude devienne pour vous un jeu amusant et passionnant.

  1. Appliquer la méthode Carnegie permet de constater que notre faculté d’être apprécié et d’influencer les autres grandit et se développe comme un laurier.

Trois techniques fondamentales pour influencer les autres

Chapitre 1 : Si vous voulez récolter du miel ne bousculez pas la ruche

99 fois sur cent, l’être humain se juge innocent, quelle que soit l’énormité de sa faute. La critique est vaine parce qu’elle met l’individu sur la défensive et le pousse à se justifier. La critique est dangereuse parce qu’elle blesse l’amour-propre et qu’elle provoque la rancune. Il faut se demander ce qu’on ferait à la place de celui qu’on veut critiquer. Carnegie évoque la rancoeur de Lincoln et de Mark Twain et les lettres d’insultes qu’ils ont envoyé à leurs ennemis. Lincoln s’est calmé avec le temps et a compris que la critique était stérile. Quand vous vous adressez à un homme, rappelez-vous que vous ne parlez pas à un être logique. Vous parlez à un être d’émotion, à une créature toute hérissée de prétentions, mue par son orgueil et par son amour-propre. Le premier imbécile venu est capable de critiquer mais il faut de la noblesse et de la maîtrise de soi pour comprendre et pardonner. Carnegie cite un article de W. Livingstone Larned intitulé « Les pères oublient ». C’est un père qui reconnaît que gronder son fils en oubliant que c’est un enfant qui commet des fautes d’enfant n’apporte rien. Il lui parle pour exprimer son regret et son amour. La morale c’est qu’il ne faut pas traiter les enfants comme des adultes. Donc, tout savoir c’est tout pardonner.

Chapitre 2 : Le grand secret des relations humaines.

Il n’est qu’un moyen au monde d’amener une personne à accomplir une certaine action, c’est de susciter en elle le désir d’accomplir cette action. Pour Freud les deux désirs fondamentaux sont le désir sexuel et le désir d’être reconnu et selon le philosophe John Dewey c’est le désir d’être important qui compte le plus. Nos besoins sont les suivants : 1 la santé, 2 la nourriture, 3 le sommeil, 4 l’argent, 5 la survivance future, 6 la satisfaction sexuelle, 7 le bonheur de nos enfants, 8 le sentiment de notre importance.

Celui qui peut étancher sa soif d’être reconnu tient ses semblables entre ses mains. On peut cerner une personne en sachant comment elle veut combler ses besoins d’importance. Carnegie pense qu’il faut encourager les autres et qu’on révèle leurs meilleurs dons et pas en les grondant. Carnegie encourage l’éloge mais déconseille la flatterie grossière et fausse. Rendre justice aux mérites des autres est une qualité que nous négligeons de développer dans la vie de tous les jours. On ne transforme pas les autres en blessant leur amour-propre.

Chapitre 3 : qui en est a le monde avec lui. Qui ne l’est pas reste seul.

Toujours parler de ce que nous désirons est vain, puéril, absurde. C’est pourquoi la seule façon d’influencer le voisin, c’est de lui parler de ce qu’il veut et de lui montrer comment il peut l’obtenir. Carnegie cite le professeur Harry A. Overstreet : « L’action naît de nos désirs fondamentaux... et le meilleur conseil qu’on puisse offrir à ceux qui désirent influencer leurs semblables, aussi bien dans les affaires, dans la politique, que dans l’enseignement ou la famille, c’est avant tout, d’éveiller chez eux un ardent désir. Celui qui peut réaliser cela s’attache tous les concours et toutes les sympathies, il connaît le succès. Celui qui en est incapable demeure pauvre et solitaire ». Donc il faut amener l’autre à « vouloir » faire ce qu’on lui demande. Carnegie, comme Henry Ford, pense que le secret du succès, c’est la faculté à se mettre à la place de l’autre et de considérer les choses de son point de vue autant que du nôtre. Nous avons plus de chance de réussir si on présente les choses du point de vue de celui dont on est débiteur que du sien. Le monde est plein d’individus avides et égoïstes. C’est pourquoi l’être exceptionnel qui s’efforce de servir autrui généreusement et sans arrière-pensée possède un énorme avantage sur le reste de l’humanité car il ne rencontre guère de concurrence. L’économiste Owen D. Young disait : « l’homme qui peut se mettre à la place des autres, qui peut comprendre le mécanisme de leurs pensées, n’a pas à s’inquiéter de ce que l’avenir lui réserve ».

Carnegie refuse de penser que sa méthode peut être assimilée à de la manipulation : « considérer le point de vue d’autrui pour susciter en lui le vif désir de faire ce que vous proposez ne doit pas être interprété en termes de manipulation où la personne serait amenée à agir dans votre intérêt et contre le sien. Dans toutes les négociations les deux parties devraient être gagnantes.

2è partie : six moyens de gagner la sympathie des autres

Chapitre 4 : pour être partout le bienvenu

Pour gagner les sympathies, il faut être aimable, s’oublier et pesner aux autres. Le philosophe Alfred Adler a écrit dans « Le vrai sens de la vie » : « l’individu qui ne s’intéresse pas à ses semblables est celui qui rencontre le plus de difficultés dans l’existence et nuit le plus aux autres ». Carnegie pense que pour conquérir l’amitié des gens il ne faut pas craindre de nous donner la peine d’accomplir des choses qui exigent du temps, de la réflexion, des efforts et de l’abnégation. Monter intérêt et admiration sincères à autrui et une qualité qui vous permet de gagner sa sympathie. Déjà, cent ans avant JC, le poète Publius Syrus, observait : « Nous nous intéressons aux autres quand ils s’intéressent à nous ».

Chapitre 5 : un moyen facile de faire une bonne première impression

Carnegie attache beaucoup d’importance au sourire. Il cite le psychologue, James U. Mc Connel : « Ceux qui sourient, dit-il, ont tendance à diriger, à enseigner ou à vendre avec plus d’efficacité, et leurs enfants sont en général plus heureux. Un sourire à plus d’effet qu’un froncement de sourcils. C’est pourquoi les encouragements ont plus d’impact que les blâmes ».

Carnegie estime qu’il faut que nous nous plaisions dans la compagnie de nos semblables, si nous voulons qu’ils se plaisent dans la nôtre. Pour Carnegie, le bonheur peut s’acquérir par le contrôle de soi : « Il est certain que le plus sûr moyen de connaître le bonheur serait de contrôler nos pensées. La félicité ne dépend pas de conditions extérieures, elle est régie par notre attitude mentale. Carnegie insiste sur l’importance du sourire dans ce chapitre et recommande : « Lorsque vous rencontrez un homme trop las pour vous donner un sourire, laissez-lui le vôtre. Car, nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en a plus à offrir.

Chapitre 6 : si vous n’observez pas ce principe tant pis pour vous.

L’auteur pense qu’il est utile de se rappeler le nom et le prénom de ses interlocuteurs. Il affirme que ce fut le secret de la réussite de Carnegie, le roi de l’acier. Dale Carnegie pense que les hommes sont si fiers de leur nom qu’ils s’efforcent de le perpétuer à tout prix. La preuve en est que pendant des siècles, les nobles et les dignitaires financèrent des artistes, des musiciens et des écrivains pour que leurs oeuvres leurs soient dédiées.

En général, si nous oublions les noms, c’est tout simplement que nous ne prenons ni le temps ni la peine de les noter, les répéter et les fixer durablement dans notre esprit. Pour justifier notre négligence, nous disons que cela prend trop de temps et que nous sommes trop occupés. Franklin D. Roosevelt savait que l’un des moyens les plus évidents, les plus faciles et les plus efficaces de plaire aux gens, c’est de retenir leur nom et de leurs faire sentir leur importance. Nous devrions nous rendre compte du formidable pouvoir d’un nom. En fait, le nom est l’identité de la personne. C’est ce qui la distingue des autres, lui donne son caractère unique.

Chapitre 7 : voulez-vous que votre conversation soit appréciée ? C’est très facile.

Tous les hommes aiment à discourir quand on les écoute avec intérêt.

D’après le professeur Charles W. Eliot : pour conquérir la sympathie d’une personne, pour la mettre en humeur favorable et finalement la rallier à votre cause, il faut, avant tout, lui accorder votre attention exclusive lorsqu’elle s’exprime. Rien n’est plus flatteur. Pour calmer un ronchonneur chronique, il suffit très souvent pour le calmer d’un auditeur patient et compréhensif, qui sache demeurer coi et silencieux, pendant que le mécontent s’enfle comme un cobra et crache le fiel qui l’étouffe.

La leçon à tirer de ce chapitre est qu’il faut savoir écouter et encourager les autres à parler d’uex-mêmes.

Chapitre 8 : comment intéresser les autres

Pour trouver le chemin du coeur d’un homme, il faut l’entretenir de ce qu’il chérit le plus.

Chapitre 9 : comment plaire instantanément

Il existe une loi primordiale que nous devons respecter dans nos rapports avec nos semblables. Si nous l’observons, nous gagnerons amitié et bonheur. Il faut faire sentir aux autres leur importance. Il faut également agir envers les autres comme on voudrait qu’ils agissent envers nous-même. Il faut utiliser des petites phrases comme : « Excusez-moi de vous déranger... Voulez-vous avoir la bonté de... Voulez-vous je vous prie sans oublier « merci ». Ces phrases sont l’huile qui lubrifie les mécanismes de notre vie quotidienne. Prenons conscience de ceci : tout homme que nous rencontrons croit nous être supérieur en quelque manière. Si nous voulons trouver le chemin de son coeur, prouvons-lui subtilement que nous reconnaissons sincèrement cette importance.

« Parlez à un homme de lui-même », disait Disraeli, l’un des plus adroits politiciens qui aient jamais gouverné l’Empire britannique, parlez à un homme de lui-même et il vous écoutera pendant des heures ».

3è partie : douze moyens de rallier les autres à votre point de vue

Chapitre 10 : que gagnez-vous à argumenter ?

Carnegie a assisté à des milliers de discussions et sa conclusion, c’est que le meilleur moyen de l’emporter dans une controverse, c’est de l’éviter. Fuyez les discussions comme vous fuiriez les serpents à sonnettes ou les tremblements de terre, tel est son conseil. Il pense que neuf fois sur dix, chacun des adversaires se retire du débat, plus que jamais convaincu d’avoir raison. Carnegie pense qu’un homme convaincu malgré lui garde toujours le même avis. Un malentendu n’est pas dissipé par une discussion, mais par le tact, la diplomatie, l’esprit de conciliation et par le désir généreux de considérer le point de vue l’autre. Mieux vaut abandonner le chemin à un chien que d’être mordu en lui disputant le passage. Car même tuer le chien n’enlèvera pas la morsure. Dans une dispute, il ne faut pas céder à sa première impulsion car elle n’est pas dictée par le meilleur de nous-mêmes. On juge une personne sur ce qui peut la mettre en colère. Il faut commencer par écouter l’autre pour construire la part de la compréhension. Quand on a écouté ses antagonistes jusqu’au bout, il faut arrêter sa pensée sur les points et les zones d’ententes possible. Il faut être honnête et admettre ses erreurs pour désarmer ses adversaires et réduire leur attitude défensive. Il faut promettre de réfléchir aux idées de ses antagonistes, de les étudier avec soin. Il faut remercier sincèrement ses adversaires pour leur intérêt car toute personne qui prend le temps de ne pas être d’accord avec nous s’intéresse aux mêmes choses que nous et elles désirent peut-être réellement nous aider.

Chapitre 11 : un moyen infaillible de se faire des ennemis ! Comment l’éviter ?

Il ne faut jamais commencer une discussion en annonçant : « Je vais vous prouver cela... Je vais vous démontrer que... » cela équivaut à dire « Je suis plus malin que vous. Je vais vous faire changer d’avis ». Ainsi, on crée une opposition et on incite l’interlocuteur à nous combattre avant même d’avoir pu entamer notre exposé. Il vaut mieux opérer si adroitement, si subtilement, que nul ne puisse découvrir notre but si nous avons l’intention de prouver quelque chose. Il faut commencer ainsi : « Je peux me tromper... Voyons cela ensemble ». Pour Carnegie, il ne nous arrivera jamais d’ennuis si nous admettons promptement que nous sommes sujet à l’erreur. Bien rares sont les gens dont le jugement est parfaitement sain, objectif et lucide. La plupart d’entre nous sommes plein de partialité. Notre raison est obscurcie par la jalousie, le soupçon, la crainte, l’envie et la vanité. Il faut donc respecter les opinions de nos interlocuteurs et ne jamais leur dire qu’ils ont tort.

Chapitre 12 : Que faire quand vous avez tort ?

Quand nous savons que nous mériton sune remontrance, ne vaut-il pas mieux prendre les devants courageusement et faire notre mea culpa. En se hâtant de dire nous-mêmes toutes les choses déplaisantes que l’autre personne allait exprimer, nous la désarmons. Le premier imbécile venu peut essayer de justifier ses erreurs. Mais l’homme qui reconnaît ses fautes s’élève au-dessus de la masse. On obtient peu en s’opposant, bien d’avantage en concédant donc si nous avons toprt il faut l’admettre promptement et énergiquement.

Posté par Humanisme à 12:29 - relations humaines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »