Humanisme : le Contrat social

Blog de réflexions philosophiques fondées sur de larges lectures. Billets d'humeur sur la littérature, l'histoire et la politique. Influences rousseauistes et maçonniques.

27 avril 2009

Tout est fatal (Stephen King)

Tout est fatal (Stephen King)

Dans l’introduction, Stephen King parle du plaisir d’écrire. Le fait d’écrire des histoires n’a rien de nouveau pour lui depuis longtemps (il a vendu sa première nouvelle en 1968, à 21 ans), mais cela ne signifie pas qu’il ait perdu de sa fascination. King pense que la nouvelle n’est pas un art perdu mais est prêt à défendre l’idée qu’il est bien près de disparaître dans les poubelles de l’histoire que la poésie. S’il a continué à écrire des nouvelles c’est parce que des idées merveilleusement compactes n’exigent que 3000 à 15000  mots et pour prouver qu’il était encore capable d’en écrire. Après avoir publié deux nouvelles sur internet (un tour sur le bolid’ et the plant) King a pris conscience d’être en face d’un nouvel exemple de décrue créative, de voir un art faisant un pas de plus sur ce qui était peut être la route de l’extinction.

Salle d’autopsie quatre

Le narrateur est à l’hôpital et il se croit inconscient pourtant il entend des voix de médecins. Il ne peut pas bouger. Il est sur un lit à roulettes. Il s’appelle Howard Cottrell, il est courtier en bourse. Il ne comprend pas ce qu’il fait là. Il essaye de parler mais n’y arrive pas. Alors il se demande s’il est mort. Mais il ne comprend pas comment il peut avoir encore des sensations. Il entend tous les commentaires des médecins et aide-soignants. L’un trouve qu’il ressemble au chanteur Michael Bolton. Il veut crier à l’aide mais n’y arrive pas. Il repense à une partie de golf qu’il a dû jouer avant de se retrouver à l’hôpital. Il apprend ce qui lui est arrivé par des infirmiers qui le disent aux médecins. On l’a trouvé au 14è trou du golf de Derry dans le rough. Il sait qu’il ressemble à Michael Bolton et s’en est servi auprès certaines clientes. Il ne comprend pas pourquoi aucune de ces personnes autour de lui ne voit qu’il n’est pas mort. Il sent l’haleine d’un aide-soignant qui pu l’oignon c’est donc qu’il respire ou c’est ce qu’il pense. Mais l’aide-soignant ne se rend compte de rien et ausculte la machoire de Cottrell et la fait bouger en chantant du Bolton ce qui scandalise la femme médecin chef qui vire le plaisantin de la salle. Cottrell repense à sa partie de golf. Il croit avoir été mordu par quelque chose au mollet gauche puis après ça a été les ténèbres. Sur le parcours de golf se trouvait le docteur Jennings et c’est lui qui a déclaré Cottrell défunt. C’est alors que Cottrell réalise ce qui se passe, il va être autopsié ! La médecin-chef, Katie Arlen commande à son assistant Peter de découper le péricarde de Cottrell. Cottrell essaye de bouger sa poitrine pour faire savoir qu’il vit, il a émis un petit bruit mais personne ne l’entend. Malheureusement les deux médecins décident de travailler en musique et passent un disque des Rolling Stones. Quand Kate Arlen commence à tailler dans la chair de Cottrell, il ne ressent aucune douleur. Les deux médecins un peu cyniques font un pari sur Cottrell, porte-t-il un slip ou un caleçon ? Il s’amusent avec peu de chose pour une opération aussi sordide. La procédure de l’autopsie a commencé. LE médecin enregistre ce qu’ils vont dire. On enfonce à Cottrell un objet énorme dans le rectum et il essaye de crier mais sans résultat. Les médecins décrivent Cottrell, son état-civil. La cause du décès pourrait être une crise cardiaque. La piqure que Cottrell a ressenti au mollet gauche n’étonne pas Peter, il pense que c’est juste une piqure de moustique. Peter ne découvre aucun signe extérieur de crise cardiaque. Cottrell arrive à roter mais le docteur Arlen déclare que c’est un rot post-mortem. Les Rolling Stones ponctuent l’autopsie et Cottrell n’arrive pas à manifester de signes de vie. Puis les médecins arrêtent la musique. Katie tient le pénis ce Cottrell comme si elle voulait le masturber pense celui-ci mais elle veut juste montrer à Peter une longue cicatrice que Cottrell a eue pendant la guerre du Vietnam. Le jeune abruti, Mike, revient dans la salle en criant qu’un serpent a été trouvé dans le sac de golf de Cottrell. A ce moment Cottrell a enfin réussi à prouver qu’il vit. Il bande ! Grâce à Katie qui avait son pénis en main. On apprend que le serpent venait de la collection d’un célibataire, Walter Ken, que la police avait retrouvé mort. Cottrell est sorti avec Katie mais ils se sont séparés au bout de quatre mois parce que... Cottrell était impuissant ! (sauf si elle portait des gants en caoutchouc).

King révèle qu’il s’est inspiré d’ »Alfred Hitchcok présente » pour cette nouvelle. Dans un épisode, Joseph Cotten était déclaré mort après un accident de voiture alors qu’il était encore en vie. Les médecins étaient sur le point de pratiquer l’autopsie lorsqu’il est parvenu à faire couler une seule et unique larme.

L’homme au costume noir

Le narrateur est né en 1905 et raconte une histoire qui est arrivé en 1914, l’été où son frère Dan est mort. Il ne veut raconter son histoire à personne alors il l’écrit dans un cahier. Il a découvert qu’écrire rendait libre. Pendant 20 ans, il a tenu la chronique « Jadis et loin d’ici » de son journal local le « Castle Rock call ». Il se souvient de l’homme au costume noir avec précision et ne peut s’en empêcher. Il l’a rencontré sur les berges du Castle Stream par un après-midi d’été en 1914. Il vivait à Notton et les gens vivaient « à part ». Il n’y avait pas le téléphone. Il n’y avait pratiquement pas de rapports de voisinage. Un fermier de Castle Rock avait massacré à la hâche sa femme et ses gosses et avait déclaré que c’étaient les fantômes qui l’avaient obligé à le faire. A cette époque, il y avait des fantômes partout. La chose dont le narrateur veut parler s’est produite un samedi. Son frère s’était fait piquer par une abeille et en était mort même si sa mère refusait cette explication. A l’église, Mama Sweet lui avait dit que c’était possible et depuis la mère du narrateur n’avait plus voulu retourner à l’église. Ce samedi là, donc, le narrateur avait des corvées à faire après quoi son père l’avait autorisé à pêcher seul à condition de ne pas aller plus loin que la Fourche. Son chien, Candy Bill l’accompagnait toujours quand il allait à la pêche mais pas cette fois. Il prit la plus grosse truite de sa vie ce samedi-là. Il aurait dû revenir chez lui mais il avait désobéi à ses parents en allant à la Fourche. Il s’était endormi jusqu’à ce qu’un poisson tire sur la ligne et le réveille. Une abeille s’était posée sur son nez et il avait cru mouiller son pantalon. Une idée affreuse lui vint à l’esprit : c’était cette même abeille qui avait tué son frère même s’il savait que c’était impossible car les abeilles meurent après avoir piqué. A ce moment-là, il entendit quelqu’un frapper dans ses mains et l’abeille vint se poser sur les genoux de pantalon de narrateur, elle devint inoffensive. L’abeille mourut aussitôt et la ligne du narrateur tira mais cassa à cause d’un gros poisson. L’homme qui avait frappé dans ses mains avait un visage très long et pâle, il était très grand et portait un costume noir. Le narrateur vit tout de suite que ce n’était pas un être humain car ses yeux avaient la couleur rouge-orangé des flammes d’un poêle à bois. Il n’avait pas de pupille ni de blanc. Le petit garçon pissa alors dans son pantalon. L’homme avait parcouru 50 kilomètres de forêt sans se salir. Il dit au petit garçon que grâce à lui il avait échappé à une piqure d’abeille. Quand l’homme vient vers lui, ses souliers ne laissèrent aucune trace sur le sol. L’homme sentait le soufre, il était le diable. Ses doigts démesurés se terminaient par une longue griffe jaune. Le diable avait senti l’urine du garçon et se mit à rire comme un fou. L’homme était venu avec de mauvaises nouvelles. Il annonça au garçon que sa mère est morte. Il dit à Gary (c’est le nom du narrateur) que sa mère avait été piquée par une abeille. Gary le traita de menteur et pourtant le crut complètement. L’homme vit un poisson jaillir de l’eau et le tua par un simple mouvement de doigts. Gary ne voulait pas écouter l’homme mais celui-ci souffla son haleine fétide sur le garçon. C’est la mère de Dan qui avait transmis cette faiblesse à son fils. L’abeille s’était posée sur le cou de la mère de Gary et elle l’avait piquée. La mère de Gary était donc morte étouffée. Le diable montra ses dents à Gary et lui annonça qu’il allait le tuer et le manger. Le garçon prit un poisson dans son panier et l’envoya au visage du diable qui le dévora en ouvrant une bouche démesurée comme celle d’un requin pendant que ses yeux pleuraient du sang. Ce furent ces larmes de sang qui sortirent Gary de sa paralysie et il s’enfuit. Le diable se lança à la poursuite du garçon mais Gary lui envoya sa canne à pêche à la tête. Le diable se prit les pieds et tomba à genoux. Gary arriva à le semer. Le garçon retrouva son père et en plurent lui raconta ce qui s’était passé. Le père de Gary lui dit que sa maman allait bien et il voulut retrouver l’homme en noir pour lui infliger une correction. Puis il pensa que son fils n’avait fait qu’un cauchemar et voulut l’emmener à l’endroit où il avait laissé sa canne et son panier mais Gary voulut aller voir sa mère avant. En rentrant chez lui, le garçon fut ravi de voir sa mère bien en vie. Le diable lui avait menti. Gary accepta à contre-coeur de retourner avec son père vers l’endroit où il avait vu le diable. Il avait emporté le bible pour se rassurer. Il n’avait pas rêvé. L’herbe où se trouvait le diable était morte et jaune et dessinait la silhouette d’un homme. Le père de Gary trouva le panier à poissons de son fils mais il était vide et il pensa que Gary avait également rêvé d’avoir pris des truites. Puis il se ravisa et pensa qu’une créature était forcément venu manger le poisson. Le père de Gary jeta le panier à l’eau car il sentait mauvais et sans doute parce qu’il croyait à l’histoire de son fils. Gary devenu vieux s’était dit qu’il ne devait pas avoir peur du diable. Il avait convaincu sa mère de retourner à l’église. Gary conclut son histoire en se demandant si le diable reviendrait le voir et s’il serait affamé.

Avec cette nouvelle, King a rendu hommage à Nathaniel Hawthorne et son conte « le jeune maître Brown ».

Tout ce que vous aimez sera emporté

Alfie Zimmer se rend au Motel-6 sur la nationale 80. Il neige mais il s’en fiche. Il est représentant de commerce depuis 20 ans. Il se débrouille pour trouver une chambre tranquille au rez-de-chaussée selon ses habitudes. Alfie est un homme corpulent à la respiration bruyante de fumeur. Il est représentant en épicerie de luxe. Il a l’intention de se suicider dans sa chambre de motel. Il sort un revolver de son porte-documents. Il sort aussi un cahier à spirale qu’il a depuis sept ans. Il y a reporté des graffitis d’homosexuels trouvés dans les toilettes. Il a écrit « tout ce que vous aimez sera emporté ». C’est un graffiti qui l’intrigue. Alfie a commencé sa collection de graffitis car il trouve ça amusant et déconcertant. Il a songé à reprendre ses études pour assimiler la versification mais y a renoncé. Il avait envisagé d’écrire un livre avec pour titre « Regardez pas par là, vous pissez sur vos pompes » mais ce n’était pas possible d’écrire ça sur la couverture d’un livre. Puis il avait pensé à « J’ai tué Ted Bundy  (tueur en série célèbre aux Etats-Unis) le code secret des autoroutes américaines ». Alfie appelle sa femme mais tombe sur le répondeur et pour la première fois en cinq ans dit « Je t’aime ». Il se préapre à se tirer une balle dans la bouche puis se ravise et rappelle chez lui pour dire à sa femme d’amener son chien chez le vétérinaire. Il pense au flic qui le découvrira mort et lira la dernière phrase de son carnet « Tout ce que vous aimez sera emporté » et en conclura que Alfie avait retrouvé de la lucidité au denier moment juste assez pour donner une explication à son geste. Il pense à ce que les gens diront après sa mort : « il s’est suicidé dans un motel en laissant un carnet plein de trucs délirants. Encore une chance qu’il n’ait pas tué sa femme ». Des trucs de son carnet risquaient de se retrouver dans le journal avec sa photo. Il pense à le dissimuler derrière un tableau mais comme il a des médicaments sur lui, il se dit que les flics vont fouiller la chambre et trouver le carnet et interpréter la dernière phrase comme celle d’un candidat au suicide. Alors Alfie pense à balancer son carnet dans le champ d’un fermier mais il n’y arrive pas et oscille entre la décision d’écrire son livre et se suicider et compte une minute pour se décider.

King avoue que lui-même collectionne les graffitis et révèle que la première version de cette nouvelle était plus positive et moins ambiguë.

La mort de Jack Hamilton

Le narrateur évoque la mémoire de pote Johnnie Dillinger que tout le monde aimait sauf Melvin Purvis, le type du FBI, bras droit de J. Edgar Hoover. Johnnie a été tué le 22 juillet 1934 à Chicago par Pulvis. Johnnie et le narrateur avait échappé au FBI après la fusillade de little Bohemia au Wisconsin mais Purvis avait tendu une embuscade à Chicago et lui avait tiré dans le dos. Les gens pensent que c’est au autre homme que Purvis a tué. Il y a même un livre qui dit que Johnnie n’est pas mort et a vécu longtemps après sa fuite avec le reste de sa bande au Mexique. Il y est même dit que Johnny est mort en 1963, deux jours avant Kennedy, d’une crise cardiaque. Mais le narrateur affirme le contraire et raconte comme son pote s’est chopé une cicatrice avant de mourir. Après leur fuite du Wisconsin, Johnnie et sa bande ont été poursuivis par les flics et Jack a été touché. La bande s’est réfugiée dans une ferme. Après avoir attendu que les flics sont semés Johnnie et ses potes sont repartis. Ils ont changé de voiture et ont arrêté un jeune couple qui a reconnu Dillinger. Après avoir laissé le couple et son bébé, la bande continue en direction de Chicago. Ils s’arrêtent dans un bar, le Murphy’s mais Jack est en plein délire à cause de sa blessure. Ils louent une chambre pour la nuit. Johnnie envoie Homer (le narrateur) chercher un médecin mais ce dernier s’est shooté à mort avec son propre laudanum deux mois auparavant. La bande a réussi à rester cinq jours chez Murphy’s après avoir embobiné le patron pour qu’il les laisse tranquilles. Homer a cherché un autre médecin mais pas un n’a voulu venir jeter un coup d’oeil à Jack. Jack a la gangrène et va mourir. Johnnie décide d’emmener la bande à Aurora. La planque d’Aurora n’a rien d’un quatre étoiles mais c’est mieux que la piaule du Murphy’s et en plus la petite amie de Volney Davies (membre de la bande de Ma Baker) a accepté d’aider Jack. Robbits (la peite amie de Volney) enlève la balle du poumon de Jack et recoud la plaie. Pendant ce temps, Volney et son pote Dock arrivent en courant avec un membre de la bande de Dragos. Ils racontent que le FBI a arrêté tous ceux qui ont eu un rapport avec la bande de Baker à Chicago dont un certain Mc Laughin, une des grandes gueules de la politique à Chicago. Et les fédéraux ont aussi pris le Docteur Joseph Moran dit la Lavette. Johnnie et sa bande redoutent l’arrivée du FBI mais les flics ne sont pas venus. Homer raconte qu’il a connu Johnnie et Harry Pierpont (le chef de la bande de Johnnie) dans la prison de Pendleton. Homer a appris à prendre des mouches à la prison. Il veut recommencer pour Jack et demande des ficelles à Rabbits. Il a réussi à en attraper. Il les laisse s’envoler avec les ficelles devant Jack pour le faire rire. Johnnie se met à marcher sur les mains pour divertir Jack. Mais l’arme de Johnnie tombe de sa poche et un coup part en blessant Johnnie mais sans gravité. C’est à ce moment là que Jack meurt. Johnnie et ses potes emmènent Jack dans une carrière et le dissolvent avec de la soude caustique. Mais ça n’a servi à rien car un fermier a trouvé le cadavre de Jack et les cicatrices de son corps ont permis à la police de l’identifier. Après quoi, Homer et ses mais ont encore dévalisé une banque et le narrateur conclut en évoquant une dernière fois Johnnie qu’il a vu à Chicago, rire à une de ses blagues peu avant de mourir. King avoue avoir été fasciné enfant par les histoires de hors-la-loi.

Salle d’exécution

Fletcher est entraîné dans une salle d’exécution au sous-sol du Ministère de l’Information. Il pense à tuer les gardiens pour s’évader même s’il n’a jamais tué personne. Dans la salle se trouve Escobar, le ministre de l’Information. Se trouve également une femme de 60 ans et Fletcher se demande si elle est la secrétaire d’Escobar au pire si ce n’est pas elle la vraie patronne. Escobar est assisté d’un certain Roman qui désire ardemment mettre les menottes à Fletcher mais Escobar refuse. Les hommes qui gardent Fletcher parlent en espagnol mais Fletcher a passé cinq ans en prison et a pu apprendre et comprendre un peu cette langue. Il sait qu’Escobar demande à Ramon si une voiture attend Fletcher pour l’amener à l’aéroport une fois l’interrogatoire terminé. LA femme lui annonce qu’il sera sur le premier vol de la Delta en partance pour Miami. Fletcher est accusé d’avoir donné, au cours des quatorze derniers mois, des informations à un certain Tomas Herrera lequel les a transmises à Pedro Nunez, un insurgé communiste. Fletcher ne le nie pas. Escobar ouvre un dossier et montre à Fletcher la photo de Tomas. Fletcher comprend qu’il s’agit de la photo d’un mort. Escobar avoue avoir torturé Tomas pour le faire parler mais celui-ci n’a pas cédé c’est pourquoi Fletcher est interrogé. Un autre homme de main d’Escobar montre à Fletcher un instrument de torture qui a été utilisé contre Tomas. L’homme s’appelle Heinz. L’appareil d’Heinz envoie des chocs électriques sur ses victimes. Thomas est mort à cause de cet appareil. Escobar demande à Fletcher si Nunez doit arriver bientôt et Fletcher acquiesce et précise que Nunez a l’intention d’attaquer la garnison de Santa Teresa. Nunez a des missiles sol-air mais Fletcher ment sur le nombre. Il veut abattre Escobar et ses collègues mais il se dit que des soldats entendraient des coups de feu et l’attendraient pour le tuer. Fletcher a menti et Escobar le sait et veut lui infliger la torture. Fletcher est offusqué et affirme qu’en tant que citoyen des Etats-Unis et rédacteur du New York Times il a le droit à de la considération. Comme Fletcher a menti, Heinz le torture avec son appareil. Fletcher serait tombé à terre si Roman ne l’avait pas rattrapé. Escobar sait que Nunez va venir en ville et s’emparer de la station de radio. Escobar ne comprend pas pourquoi Fletcher accepte de souffrir pour protéger Nunez. Alors Fletcher cède et avoue que Nunez dispose de 60 missiles. Mais il n’avoue pas tout et ment sur la localisation de Nunez. Escobar joue le gentil en offrant une cigarette à Fletcher. A cause de la cigarette, Fletcher a un malaise et Roman tente de le ranimer mais Fletcher a un sursaut de lucidité et enfonce la cigarette dans l’oeil de Roman. Il s’empare de l’arme du gardien et tue Escobar et Roman. Une femme essaye de fuir et veut convaincre Fletcher que sans elle il ne pourra sortir. Fletcher dit à la femme que Nunez n’est pas responsable des patrouilles sur la rivière Caya pendant l’été 94 car à l’époque il était à New-York. Il ne faisait donc pas parti de la bande qui a tué des religieuses. L’une d’elle était la soeur de Fletcher. Après cela, Fletcher tue la femme. Heinz est le seul survivant mais Fletcher n’a plus de balle. Il arrive cependant à menacer Heinz de son arme et l’oblige à subir la torture avec l’appareil électrique. Heinz finit pas mettre l’embout d’acier dans sa bouche et Flectcher lui envoie la décharge maximale. Heinz meurt. Fletcher s’empare du chargeur de Roman pour réarmer son pistolet. En sortant de la salle, il voit qu’il n’y a personne. Un mois plus tard, il s’approche d’un kiosque à journaux et achète un paquet de Marlboro et veut en offrir au vendeur mais celui-ci refuse. Le vendeur dit à Fletcher : « On a la chance d’être en vie ».

King a voulu faire une nouvelle kafkaïenne mais l’histoire finit bien ce qui est contraire à l’oeuvre de Kafka.

Les petites soeurs d’Eluvia

King introduit cette nouvelle en évoquant « La tour sombre » série qu’il n’a pas encore finie à l’époque. Robert Silverberg composait une anthologie d’heroïc-fantasy et voulait que King y participe. C’est pourquoi King a écrit cette nouvelle en précisant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu la Tour sombre pour la comprendre.

1 Plien terre – la ville déserte – les cloches – le garçon mort – la chariot renversé – les manants verts

Roland de Gilead arrive aux portes d’un bourg situé dans les montagnes de Desaboya. Il cherche un vétérinaire pour son cheval même si celui-ci est au bout du rouleau. Roland entre dans une ville et voit une église. Il se dit que la religion du crucifié est un culte comme un autre qui enseigne que l’amour et le meurtre sont inextricablement liés. La ville semble déserte. Malgré cela, Roland se sent surveillé. Il entre dans le bureau du shériff. Il n’y a personne mais il voit un registre sur lequel est écrit le nom du bourg : Eluvia. Arrivé au centre de la ville, Roland voit enfin du mouvement. Il voit un chien qui s’attaque à un cow-boy. Le chien a une patte cassée et a peur en découvrant Roland. Il fait détaler le chien en tirant un coup de feu. Le cow-boy est mort, il s’agissait d’un adolescent de 15 ans. Roland arrache le pendantif du garçon sur lequel est écrit : « James – aimé des  siens – aimé de dieu ». Topsy, le cheval de Roland, s’écroule raide mort. Huit personnages arrivent vars Roland comme des fantômes. Une des huit créatures s’arrête. Une sorte de troll vient vers lui en riant mais Roland le tue. Un autre personnage avec un chapeau melon avance mais Roland tire à un pouce du pied de la créature. Les créatures passent à l’attaque et Roland est frappé à l’épaule. Une des créatures est un monstre à deux têtes dont l’une est atrophiée. Roland le tue mais les autres font pleuvoir sur lui une grêle de coups. Roland se rend compte que les créatures sont une trentaine d’ hommes et de femmes à peau verte. Il est blessé au mollet droit par un des mutants. Il perd son arme et est roué de coups.

2 Elévation -suspendu -beauté blanche – deux autres – le médaillon

En se réveillant, Roland a l’impression de s’élever comme s’il était mort. Une main de femme le caresse puis une voix féminine lui commande de se taire. Il a l’impression d’être au-dessus d’un lit, couché dans une sorte de hamac. La jeune fille crie à quelqu’un : « Non ! Tu ne peux pas le finir maintenant et tu le sais ! » Roland va-t-il être tué ? Il a l’impression de se trouver dans une tente immense. Il voit le jeune cow-boy qu’il avait cru voir mort dans un abreuvoir. Cette fois le garçon est dans un lit à côté de lui et se demande si c’est un sorcier qui lui a rendu la vie peut-être est-ce la jeune fille qui l’a fait. Un autre personnage se trouve aussi détenu, un homme deux fois plus âge que Roland. Il porte une longue barbe et une camisole d’hôpital. Roland pense à la voix de son professeur, celle de Cort qui l’enjoint à être prêt. Il s’aperçoit qu’il porte une camisole et un médaillon en or où est écrit : James – aimé des siens – aimé de dieu. Roland s’endort.

3 Cinq soeurs – Jenna – les médecins d’Eluria – le médaillon – une promesse de silence

Roland se réveille et pense à sa femme Susan qui a été tuée par Rhéa, une sorcière de l’Entre-deux-mondes. A présent il voit Rhéa à cinq exemplaires. Elles portent toutes des tenues blanches. Sur le plastron éclatant de leur habit est brodée une rose rouge sang, le signe de la Tour Sombre. Elles réalisent que Roland est réveillé et une d’elle se penche sur lui et le touche. Il s’en suit une impression d’engourdissement pour Roland. Les cinq femmes sont les Petites soeurs D’Eluria. Elles s’appellent Mary, Louise, Michela, Coquina et Tamra. Une sixième soeur apparaît c’est Jenna. Elle ordonne aux cinq femmes de partir et reste avec Roland. Elle lui dit qu’il est au couvent des petites soeurs d’Eluria ou plutôt dans un hôpital. Roland veut savoir où sont les médecins. Il veut voir aussi les cheveux de Jenna mais elle lui dit que c’est interdit par Mary, la mère supérieure. Jenna veut lui montrer un médecin s’il promet de ne pas crier. Il voit alors des insectes qui se repaissent des blessures des patients et étouffe son cri. Jenna apprend à Roland qu’il a été victime de l’ire des manants vers. C’est soeurs Tamra, Michela et Louisa qui ont arrêté les manants et lui ont sauvé la vie. Jenna veut connaître le nom de Roland et il se présente. Jenna est rappelée par ses soeurs et demande à Roland de ne pas dire qu’il a vu les médecins. Puis elle lui montre ses cheveux et veut savoir si Roland la trouve jolie. Roland aurait voulu l’embrasser. Jenna lui apprend que le médaillon qu’il porte est à lui et que maintenant on l’appellera James. C’est Jenna qui a découvert le médaillon que Roland avait pris au garçon et mit dans sa poche alors elle l’a mis autour du cou de Roland, le Pistolero. Jenna risque sa vie pour avoir fait ça.

4 un bol de soupe – le garçon du lit voisin – les infirmières de nuit

Roland rêve d’un gros insecte qu’il essaye de chasser. Une soeur le réveille et lui apporte à manger. Roland rattrape rapidement le bol que Coquina alla faire tomber ce qui le surprend. Le Pistolero  lui recommande de ne pas oublié son agilité. Il profère cette menace car il doute de la bonté des soeurs sauf de Jenna. Coquina lui dit que Jenna est sur la liste noire de la mère supérieure car elle s’occupe trop bien de Roland et qu’elle est venue à lui en portant des clochettes noires ce qui semblait interdit. Coquina demande à Roland qui est le garçon à côté de lui et il répète ce que Jenna lui a  conseillé de répondre à savoir que c’est son frère. Mais la soeur doute et demande le prénom du garçon à Roland et heureusement le garçon sauve Roland en répondant illico. Il s’appelle John Norman. Norman demande à Roland si son frère est mort et Roland confirme l’avoir trouvé occis et avoir pris son médaillon. Norman lui dit que Jenna est différente des autres car elle est de retour parmi les soeurs depuis peu et que les clochettes noires ont une signification particulière. Il veut savoir si c’est Jenna qui a mis le médaillon au cou de Roland. Le Pistolero répond que oui. John pense que les soeurs ne sont pas humaines. Lui, son frère et quatre autres hommes avaient été engagés comme éclaireurs pour convoyer les marchandises et quatre fiancées quand ils ont été attaqués par les manants verts. Les manants ont dérobé les chariots avec les marchandises et tué le frère de John. Il y eut des survivants dont deux fiancées mais ils ont été emmenés par les manants. John apprend à Roland que vingt hommes ont été amenés avec lui puis ont disparu après leur guérison. Seule Jenna semble savoir que Roland est un pistolero et pas les autres soeurs. Elles ont voulu le droguer avec la soupe pour qu’il dorme sans savoir qu’un pistolero est plus résistant qu’un homme ordinaire. Roland voit les soeurs s’occuper de l’homme barbu. Elles parlent une langue inconnue et il entend des bruits de succion et des grognements de cochon. L’homme barbu pousse un  cri. Roland pense que les soeurs ont mangé le barbu. Il sait par Norman que le médaillon doré faire peur aux soeurs et le protège d’elle. Les soeurs viennent ensuite à lui et le masturbent en riant et partagent son sperme.

5 Soeur Mary – un message – visite de Ralph – le sort de Norman – de nouveau soeur Mary

Roland à son réveil découvre que le barbu a disparu. Soeur Mary vient vers lui. Elle lui reproche d’avoir poussé Jenna à se rebeller. Soeur Mary a des intuitions sur l’identité de Roland et veut faire fouetter Jenna pour qu’elle révèle son vrai nom mais Roland menace de tuer les soeurs si elle font ça. Il veut qu’elles libèrent Jenna mais c’est impossible car elle a prêté des voeux. De plus elle porte les cloches noires, le Signe de leur fraternité. Roland refuse le bol que Mary lui tend et veut que ce soit Jenna qui lui apporte à manger. Mais Jenna a promis de ne plus entrer dans l’infirmerie et Mary menace de le saigner (ce qui exciterait les insectes) alors Roland est obligé d’obéir. Soeur Mary veut que Roland se débarrasse de son médaillon car il lui donne mal à la tête et Roland la contrarie en lui proposant de le prendre elle-même. Mary est la soeur supérieure c’est pourquoi elle menace encore de foueter Jenna. Jenna est passée quand il dormait et lui a conseillé de chercher ce qu’il y a sous son oreiller. Sous l’oreiller, Roland trouve des roseaux-massues qui sentent le pain-grillé. Il y a aussi un ruban sur lequel est écrit « grignotte petit bout têt – une fois par heure – trop, crampes ou mort – demain soir – peu pas avant – sois prudens !

Roland mange et retrouve sa force. Lorsque Norman se réveille, il parle de son pays d’origine Delain, un bourg également baptisé l’Antre du Dragon ou le Paradis des Menteurs. Il veut que Roland ramène les médaillons dans sa famille.

Le soir, Roland a droit à la soupe puis un sandwich rassis. La soeur semble se délecter en regardant Roland reprendre des forces comme si elle se préparait à le manger. Mais Roland continue de manger les roseaux en cachette et attand le rendez-vous que lui a donné Jenna. La nuit, les soeurs viennent près de lui avec un étranger. Une créature qui respire par le nez avec des bruits de succion, un mélange d’air et de morve. La créature a été amenée pour prendre les médaillons de Norman et Roland. Soeur Mary tient un des revolvers de Roland. Roland reconnaît en la créature un des manants verts qui l’ont attaqué. Ralph, le manant, refuse de prendre le médaillon de Norman et Mary le menace du revolver. Alors le manant prend le médaillon et tue Norman. Les soeurs boivent le sang de Norman et le manant s’enfuit. Roland se rendort et rêve de Ralph avec le médaillon pendant à son cou. Il se réveille alors en sursaut et grignote un autre bout de roseau. Soeur Mary vient lui donner un bol de porridge drogué. Elle ment en disant que Norman a été amené dans la Maison des méditations pour être soigné. Elle sait que Roland n’est pas le fère de Norman et le lui dit. Roland veut voir Jenna mais Mary refuse.

6 Jenna – Soeur Coquina – soeurs Tamra, Michela, Louise – le chien à la croix – ce qui s’est passé derrière le buisson de sauge

Roland, grâce aux roseaux, ne souffre plus de la drogue des soeurs. C’est Tamra qui lui apporte son dîner, une soupe, un sandwich et un lys du désert. C’est Jenna qui a donné le lys à Tamra. Il signifie que Roland ne doit pas oublier leur promesse de se revoir ce qui fait rire Tamra. Elle veut encore qu’il enlève son médaillon et montre celui de Norman pour lui faire croire qu’il l’a enlevé de lui-même. Quand Roland reprend du roseau, il est surpris par Coquina qui veut savoir qui le lui a donné. C’est alors que Jenna arrive et lui dit que le roseau vient d’elle. Elle a retiré son uniforme pour mettre un jean et une chemise ne gardant que son voile. Roland se libère à moitié et veut tuer Coquina et celle-ci lui montre les dents mais Roland est protégé par le médaillon. Jenna a les revolvers. Les insectes envahissent les lit et Jenna libère Roland. Les insectes attaquent Coquina. Roland prend les revolvers et réalise qu’il a oublié le médaillon de Norman mais Jenna l’a ramassé car elle ne le craint pas contrairement aux autres soeurs. Michela, Louise et Tamra voient que Roland est un pistolero mais ne sont pas effrayées. Elles se moquent des larmes d’émotion de Jenna car Roland a embrassé ses doigts là où le médaillon les avait brulés. Jenna menace de lancer les insectes sur les soeurs mais elles répondent qu’elle sera damnée pour l’avoir fait et Roland s’en inquiète. Jenna avoue avoir partagé le repas des soeurs s’en avoir pu s’en empêcher. Elle veut suivre Roland mais Soeurs Mary intervient. Alors Jennna fait tinter ses clochettes noires pour attirer les insectes mais ils ne viennent pas. Roland se jette sur Mary et l’étrangle mais l’épouvantable soeur arrive à le repousser violemment avec un éclair bleu. C’est alors que le chien à la croix que Roland avait vu en ville attaque soeur Mary et la tue. Le chien n’avait rien à craindre des soeurs grâce à sa croix christique sur sa fourure. Roland pense que Mary est morte à cause de Ka, le destin. Il embrasse Jenna sur la bouche car elle le veut. Il s’endort et rêve de la Tour sombre. A son réveil, Jenna a disparu. Il ne reste plus que ses vêtements et les clochettes noires que Roland fait tinter attirant les insectes. Les insectes forment la lettre « c » qui est en fait la boucle de Jenna. Elle est partie car elle a été damnée mais elle l’a choisi.

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14 avril 2009

Dreamcatcher (suite)

XIII Le pré carré de Kurtz

Perlmutter pense que Gosselin’ country Market est éclairé par une débauche de projecteurs qui fait l’effet d’un plateau de cinéma. Il pense à Rencontre du 3è type. Tout lui semble irréel. Tout le personnel de l’armada porte à présent des masques sur le visage. Bradsky parle à Underhill. Il lui dit avoir eu l’impression qu’on s’emparait de son esprit. Il s’est retrouvé dans la cabane avec Jonesy et l’a aidé à démarrer la moto neige alors qu’il a toujours été dans la base militaire. Underhill lui demande de garder ça pour lui. Kurtz reçoit Perlmutter et le troisième cuistot. Il leur dit que la situation est stabilisée. Kurtz demande au cuistot Melrose s’il a traité les visiteurs d’Astronègres et lui tire une balle dans le pied. Après avoir entendu la détonation Underhill arrive. Kurtz cite le manuel du droit militaire à propos des injures raciales et explique à Melrose pourquoi il l’a puni. Kurtz veut que les extra-terrestres soient éliminés mais d’une manière « convenable et appropriée » sans prendre en compte la race ou l’ethnie.

Henry a été enfermé avec d’autres hommes dans une grange située dans la base militaire. Il porte tous ses espoirs sur Underhill et sur Jonesy. Un soldat qui avait attrapé Henry vient le narguer en lui disant qu’il fera moins le malin dans douze heures car il est infecté par la chose. Henry a pu entrer dans les pensées du soldat et deviner que le frère de  celui-ci a été accusé de viol. Henry lui demande s’il a eu droit aux restes et le soldat surpris est à deux doigts de l’abattre. LE soldat finit par se calmer en reparlant de ce qui attend Henry le lendemain. Henry pense à Beaver et à Pete. Il sait qu’ils sont morts et sait également que Jonesy est le plus atteint par la chose. Pendant ce temps Kurtz et Underhill évoquent la vague de télépathie qui a envahi la base. Kurtz rappelle à son adjoint son insubordination au moment de la dernière mission et lui dit qu’il a intérêt à lui obéir désormais sinon il continuera le boulot sans lui. Kurtz apprend à Underhill que le président des Etats-Unis va s’adresser à l’ONU dans quarante heures pour annoncer qu’un vaisseau extra-terrestre s’est écrasé. Mais les hauts gradés comme Kurtz savent que les extra-terrestres ont déjà débarqué sur Terre depuis 1947. Le président va déclarer que le gouvernement des Etats-Unis a isolé le site de l’accident et la zone qui l’entoure pour placer les riverains en quarantaine et parce que les intentions des extra-terrestres ne sont pas claires et parce que ceux-ci apportent avec eux une substance infectieuse et que c’est celle-ci (la moisissure) qui est l’intelligence aux manettes. Le président va mentir en disant que le virus peut être combattu avec des antibiotiques. Il ne parlera pas de la chose telle qu’elle est vraiment. Kurtz annonce à Underhill que tous les riverains vont être tués mais cela restera secret. Les soldats non infectés devront être suivis médicalement ad vitam. Kurtz a eu peur qu’un porteur sain ne soit pas retrouvé et pense que ce n’est pas le cas (nos savons qu’il se trompe car Jonesy a pu fuir avec la moisissure sans qu’elle le tue). Quand tout sera fini, Kurtz annonce qu’il prendra sa retraite car l’idée de tuer des civils états-uniens lui retourne l’estomac. Pour que Underhill se rachète après son insubordination il faut qu’il s’occupe de tuer les civils c’est ce que Kurtz lui fait comprendre.

Henry réalise qu’il est infecté à l’endroit où sa cuisse a été blessée lors de l’accident.

XIV Plein sud

On retrouve Jonesy sur la moto-neige accompagné d’un grisâtre qui influence ses pensées et ses mouvements. Le grisâtre ordonne à Jonesy d’aller au Sud. Jonesy se réfugie mentalement dans le terrain vague et voit dans le bureau où il avait rencontré Duddits et les voyous des photos de classe datées de 1978 où il figure avec ses trois amis. La photo de Beaver s’anime et veut lui rappeler un souvenir que Jonesy a oublié.

Janas, un soldat est sur la route dans son camion. Il transporte un animal mort et un grisâtre en train de se décomposer. Les deux colis sont destinés aux médecins de la base bleue. Une voix lui ordonne de se ranger sur le bas-côté. On retrouve Jonesy dans son refuge mental. Il sait maintenant qu’il a eu son accident parce qu’il a cru voir Richie Grenadeau attaquer Duddits à nouveau. Il voit, dans le bureau, des cartons sur lesquels est écrit « Duddits ». Il trouve aussi des cadres marqués « Derry » et il les prend. Pendant ce temps, le grisâtre qui tient prisonnier Jonesy a arrêté Janas mais celui-ci résiste à l’extra-terrestre et préfère se suicider en se plantant un stylo dans l’oeil. Alors, avec les mains de Jonesy, le grisâtre tire Janas du camion. Hélas, le grisâtre a réussi à entrer dans le refuge mental de Jonesy mais ce dernier arrive à s’enfermer dans un bureau. Le grisâtre renonce alors à percer les secrets de Jonesy mais l’oblige à conduire le camion. Le grisâtre veut aller à Derry. Il sait que Jonesy est en train de consulter les dossiers concernant cette ville. Il a réussi à trouver un carton nommé Duddits que Jonesy avait oublié. Dedans se trouve la boîte à lunch de Duddits. Le grisâtre n’y comprend rien et pense que Jonesy est devenu fou. Il demande à Jonesy de le considérer comme ami et pas comme envahisseur. Jonesy le nargue et le grisâtre est en colère de se voir rabaissé par un Terrien. Il veut savoir qui est Duddits mais Jonesy résiste. L’Extra-terrestre sent que Jonesy est différent des autres humains et veut savoir pourquoi mais Jonesy reste muet. L’Extra-terrestre est dépourvu d’émotions et quand il reçoit celles de Jonesy cela l’atteint violemment. De fait, le grisâtre prend conscience de son humanisation et il est saisi d’horreur. Dans son refuge, Jonesy entend le téléphone sonner. C’est Beaver qui lui parle d’un souvenir oublié, un cadavre que les quatre amis ont découvert, une femme sans tête dans un fossé.

XV Henry et Owen

Henry sent la présence de Jonesy qui le ramène en 1978 quand il s ont découvert le cadavre lors d’une partie de chasse. C’est Beaver qui a découvert le corps. Henry est dans un rêve avec ses quatre amis. Ils ont découvert le corps de Renadeau décapité après un accident de voiture et Duddits a saigné du nez à force de pleurer. Beaver a fait un cauchemar et les autres ont rêvé de la même chose mais ils veulent oublier ce mauvais rêve. Henry sort de son rêve et parle à Underhill. Il lui dit que Kurtz est cinglé et qu’il sait ce qui est prévu pour les civils et ils connaît même le nom de l’opération, Imperial valley. Underhill veut partir mais Henry le retient en évoquant un souvenir d’enfance d’Underhill que celui-ci voulait cacher. Henry dénonce son ami Jonesy. Il sait qu’il est un porteur sain. Puis Henry parle avec ses co-détenus. Il les informe qu’il y a deux sortes de byrus (le nom de la moisissure) une primaire, celle qu’il porte, et une secondaire, celle qu’ont contracté les autres civils. Et Henry pense qu’ils peuvent s’en sortir contrairement à lui. Puis Henry s’adresse à nouveau à Underhill, il lui affirme que lui aussi est atteint du byrus. Il révèle que byrus signifie « terreau de vie » et qu’il peut faire pousser des implants, le monstre en forme de fouine. De plus les fouines sont saprophytes c’est-à-dire des parasites bénéfiques puisqu’elles offrent la télépathie. Mais le byrus au lieu de devenir saprophyte devient un parasite mortel, grandissant comme un cancer. Les grisâtres ne sont que des dispositifs pour apporter le byrus, ils ont tous été tués sauf un qui existe encore mais plus sous forme physique (il existe encore dans le corps de Jonesy). Comme le cancer, les fouines meurent avec leurs hôtes car le milieu est trop hostile pour elles. Si le byrus veut survivre il devra muter. Les extra-terrestres n’arrivent pas à concevoir l’échec et leur opération s’est avérée suicidaire. Donc tuer tous les civils ne sert à rien tant que Jonesy ne sera pas retrouvé car il est le seul espoir des grisâtres. Henry avoue à Underhill que lui et ses trois amis ont rencontré un télépathe naturel, Duddits, et ce dernier a dû jouer un rôle dans la transformation de Jonesy. Underhill doit donc retrouver Jonesy et empêcher l’exécution des civils. Henry commande à Underhill de tuer Kurtz, c’est la seule solution. Mais ça ne servirait à rien car l’armée aurait d’autres clones de Kurtz pour finir la mission. Underhill plonge dans la pensée d’Henry pour savoir où est Jonesy mais Henry a lui aussi son refuge mental. Underhill veut qu’Henry lui apprenne cette tactique de bloquage pour être protégé et suivre la stratégie d’Henry.

XVI Derry

Jonesy retourne à son enfance quand, après le cauchemar de Beaver, il décida d’appeler Duddits. Duddits n’arrête pas de crier car lui aussi a fait le cauchemar et Roberta n’est pas surprise que ses amis l’aient deviné. Duddits lui crie de se réveiller et Jonesy se retrouve dans son refuge mental. Le grisâtre le pousse à en sortir en contrôlant la température du corps de Jonesy. LE décor du bureau a changé et Jonesy découvre l’attrape-rêves. Il se déplace mentalement jusqu’à son bureau de Brooklyn et va baisser le thermostat et la chaleur disparaît. Alors le grisâtre menace de le calciner mais Jonesy sait que le grisâtre ne peut le tuer car il est le seul porteur sain du byrus. Le grisâtre a changé de camion et a un chien à côté de lui, il s’est débarrassé du camion précédent. Il a tué le conducteur mais bizarrement a épargné le chien. Le grisâtre conduit Jonesy à Derry. Il voulait aller devant le château d’eau mais celui-ci n’existe plus depuis 1985. A la place se trouve un monument en mémoire des victimes de la tempête du 31 mai 1985.

Jonesy se moque du grisâtre car il sait qu’il veut envahir la terre et tuer tous les Terriens. Le grisâtre sait que Jonesy a faim mais il ne le laissera pas manger tant qu’il n’aura pas expliqué pourquoi le château d’eau a disparu. Alors Jonesy explique qu’un psychopathe déguisé en clown a tué des enfants en 1984/1985 (c’est une référence de King à son roman « Ca »). Puis il raconte le drame du 31 mai 1985. A cause d’un ouragan, 60 personnes ont perdu la vie et le château d’eau a été renversé. Parmi les cinq amis, seul Duddits était à Derry. On retrouve Roberta qui vient de rêver des extra-terrestres équipés de rayons de la mort. Duddits est en train de chanter. Il crie toujours « Beaver est mort » et demande à sa mère s’il est au ciel. Elle lui répond qu’elle en est sûre. Après cela, Duddits sent que Pete est mort leu aussi. Il demande à sa mère s’il va rejoindre ses amis au ciel mais sa mère n’ose pas dire la vérité et lui répond « oui mais pas avant longtemps ». Duddits s’est habillé pour sortir car il croit qu’Henry et Jonesy vont venir le chercher.

On retrouve Jonesy qui essaye d’amadouer le grisâtre en lui proposant de s’humaniser. Mais l’extra-terrestre ne répond pas et reprend sa route vers le Sud.

XVII Héros

Underhill est infecté par le byrus mais pas Kurtz et Freddy. Underhill appelle Henry en pensée alors que celui-ci est plongé dans un rêve. Quand Henry se réveille, il entend deux détonations. Ce sont deux soldats qui se sont suicidés ne supportant plus leur infection. Underhill lance dans le camp d’Henry une boîte métallique, elle contient des pillules, c’est une drogue fortifiante. Underhill propose à Henry de fuir avec lui pour retrouver Jonesy. Henry disposera de cinq minutes quand Underhill coupera le champ électrique pour qu’il puisse quitter le camp de prisonniers. Kurtz se réveille en pleine nuit et vérifie s’il n’est pas atteint par le byrus. Kurtz a l’intuition qu’il va se passer quelque chose et appelle Freddy Johnson pour le mettre en alerte. Henry et trois autres personnes infectées appellent mentalement les détenus. Pour qu’ils acceptent de se lever, Henry leur envoie des images de ce qui risque d’arriver. Les soldats vont les tuer avec du napalm. Henry leur intime l’ordre de fuir dans la forêt. Alors les détenus fuient vers la forêt tandis qu’Henry part vers le Sud. Des soldats contaminés ont entendu les ordres télépathiques d’Henry et se précipitent vers le camp. Kurtz devine qu’Underhill a joué un rôle dans cette évasion. Même si des civils ont été tués par les soldats, la plupart a réussi à fuir et en tout état de cause, l’opération blue boy est terminée.

Underhill arrive à récupérer Henry et ils partent sur une chenillette. Kurtz essaye de leur tirer dessus mais ne les atteint pas. Underhill a eu le temps d’installer un dispositif pour éteindre les lumières de la base et presque tout le camps de Kurtz est plongé dans les ténèbres. A présent Imperial Valley est devenue une mission chercher-détruire. Johnson est le nouvel adjoint de Kurtz. Kurtz veut se venger d’Underhill et il va employer une femme d’Imperial valley pour ça, Kate Gallagher.

Troisième partie – Quabbin

XVIII La chasse commence

Jonesy n’a aucune idée de l’endroit où le grisâtre veut aller mais il doute fortement qu’il y parvienne jamais à cause du blizzard. Le grisâtre décide de garer le véhicule dans un parking de relais de routier.

On retrouve Underhill et Henry qui eux aussi sont sur la route. Ils se retrouvent devant un barrage ordonné par Kurtz. Il y a quatre soldats dans un gros véhicule militaire. Les soldats découvrent le véhicule qu’Henry et Underhill ont abandonné. Les militaires   ont laissé leur Humver et Henry et Underhill s’en emparent pour fuir. Dans la base militaire de Kurtz, les Imperail Valley continuent de tuer les civils. Kurtz et Johnson jouent tranquillement aux cartes quand un Imperial Valley, Jocelyn Mc Avoy ramène deux évadés. Il y a le soldat Cambry et Pelmutter. Pendant ce temps Jonesy et le grisâtre mangent dans le relais routier. Jonesy est maintenant assez fort pour contrôler l’élocution du grisâtre et le faire bafouiller devant la serveuse et l’extra-terrestre est déstabilisé. L’extra-terrestre découvre le goût du bacon, lui qui est végétarien, et en redemande tellement il aimé ça. Jonesy est obligé de lui apprendre l’essentiel, donner un pourboire et se soulager le ventre. Malgré l’enlèvement de Terriens par les extra-terrestres dans les années 60, ces derniers semblent n’avoir rien appris sur notre anatomie et nos coutumes.

On retrouve les quatre amis en 1982 quand ils finissent leurs études (sauf Pete qui a un an de retard) et célèbrent la remise des diplômes. Une jeune fille attardée a disparu, elle était l’amie de Duddits et s’appelait Josette Rinkenhauer. Tous ces souvenirs venaient d’un rêve d’Henry. Alors Henry transmet par télépathie tous ses souvenirs avec ses amis à Underhill pour qu’il comprenne mieux la situation avant de retrouver Jonesy à Derry. Underhill apprend que Duddits avait « la ligne » et qu’il l’a transmise à ses amis bien avant le byrus. En 1982, Beaver avait compris que Duddits était leur attrape-rêve et les fusionnait en une unité grâce à « la ligne ».  Les cinq amis avaient retrouvé Josette, la copine de Duddits. Elle s’était aventurée dans un réseau d’égouts et y était tombée mais heureusement elle n’est pas morte et les amis ont pu la sauver. Henry est sorti de son rêve quand Jonesy, réfugié dans son abri mental, l’a appelé. Jonesy prévient Henry que le grisâtre veut aller à Derry pour trouver Duddits. Apparemment c’est Duddits qui a immunisé Jonesy du grisâtre. Kurtz les a retrouvés et appelle sur la radio du Humvee. Il est derrière eux avec son adjoint Johnson et les deux deux soldats prisonniers, Perlmutter et Combry. Les soldats leur servent de télépathes pour poursuivre Henry et Underhill. Underhill et Henry ont 40 kms d’avance sur Kurtz. Kurtz propose à Underhill de collaborer mais Underhill devine un piège et refuse. Toutefois Underhill explique toute la situation à Kurtz dans l’espoir qu’il le laissera aller chercher Jonesy tranquillement pour pouvoir éliminer le grisâtre et ainsi sauver l’humanité. Mais Kurtz refuse de céder et il est énervé par Combry qui veut le pousser à écouter Underhill il l’abat froidement.

XIX La chasse continue

On retrouve Jonesy et le grisâtre qui est interpelé par un policier soupçonneux dans le restaurant. Mais le grisâtre arrive à contrôler la pensée du flic et l’oblige à se cogner la tête contre un mur. Jonesy ne peut rien faire pour l’empêcher car il est isolé dans son bureau mental. Le grisâtre a découvert les joies de l’assassinat et s’empare du revolver du policier et de ses clefs de voiture. Le grisâtre reprend la route mais avec la voiture du flic. Il saut que Henry et Underhill sont à ses trousses ainsi que Kurtz et Johnson.

On revient en 1982 quand Josette a été sauvée par les cinq amis. Ils l’ont ramenée chez ses parents. Quand Henry pense que Duddits et sa mère ont déménagé Underhill lui demande s’il est allé avec ses amis à l’enterrement du père de Duddits et il répond que non d’un air coupable. Ils ont pensé que revoir Dudits, leur attrape-rêves, serait dangereux pour eux et l’ont donc abandonné même s’ils ont continué à lui écrire. Henry sent que Duddits est malade. Quand il arrive, c’est Duddits qui lui ouvre la porte mais Henry n’arrive pas à le reconnaître à cause de la leucémie du jeune trisomique. Roberta sait pourquoi Henry est là mais Duddits est en train de mourir et elle ne veut pas qu’on le lui enlève. Kurtz est toujours à la poursuite d’Henry et Owen Underhill. Perlmutter sait qu’Owen est dans une maison à Derry. Lui et ses hommes sont arrêtés par un conducteur de chasse-neige. Le général Randall descend du chasse-neige et leur annonce la fin de leur mission. Mais Kurtz le menace de son revolver et poursuit sa route. La distance se réduit car Owen et Henry sont retenus par Roberta. Perlmutter sent Duddits par télépathie mais pense que celui-ci n’a pas d’esprit. Dans la base militaire, Kate Gallagher compte les morts. Elle pense avoir récupéré 60% des fugitifs. Gallagher et Mc Avoy se font tuer par un soldat contaminé qui veut venger un de ses collègues. Le soldat vengeur est Emil Brodsky surnommé Dawg.

Le grisâtre a tué une autre personne pour lui voler son véhicule. Il a emmuré Jonesy dans son bureau mental pour l’isoler. Puisque l’extra-terrestre a réussi à bloquer le « téléphone » de Jonesy, ce dernier tente de mentaliser un fax. Mais le grisâtre utilise le fax pour lui ordonner d’abandonner la partie.

Underhill explique à Roberta pourquoi il doit emmener Duddits car le sort du monde entier en dépend. Duddits pense que Jonesy veut de l’eau. Roberta accepte que son fils parte mais demande à Henry de soigner Duddits avec les médicaments. Henry a honte de n’avoir pas été au courant de la leucémie de Duddits. Henry découvre dans le sac de Duddits un attrape-rêve que Beaver lui a offert pour Noël. Roberta apporte la boîte à lunch de son fils car elle se doutait qu’il allait aprtir sans elle. Henry demande à Roberta pourquoi elle ne les a pas prévenus pour la leucémie de son fils mais elle lui reproche de n’avoir pas appelé lui-même alors que les quatre amis recevait les appels télépathiques récurrents de Duddits.

Le byrus sur Owen et Henry commence à mourir alors ils ne vont plus pouvoir être en communication par télépathie. Roberta a laissé partir Duddits, non pour sauver le monde, mais parce que c’est ce qu’a voulu son fils. Elle veut entrer en contact par télépathie (il lui a transmis ce don) mais Duddits a coupé la communication car il sait que quelque chose de terrible va se passer.

Kurtz et ses hommes sont bloqués sur la route par un semi-remorque. Il est en colère car il était près du but. Perlmutter apprend à Kurtz qu’Henry et Underhill sont repartis. Il lui explique qu’ils se sont arrêtés à Derry pour prendre Duddits. Il sait que c’est à la fois un môme et un adulte mais qu’il bloque la communication télépathique comme un grisâtre. Johnson devine que Duddits est un attardé. Des renforts de soldats par milliers arrivent sur la route armés de radars et de missiles alors Kurtz comprend que c’est Underhill qui avait raison, la mission est bien terminée pour lui officiellement.

Jonesy, toujours bloqué dans son bureau, reçoit les pensées d’Henry qui lui demande si l’extra-terrestre lui a volé son cerveau et ses souvenirs mais heureusement ce n’est pas le cas. En fait Henry ne lui parle pas c’est Jonesy qui dialogue avec lui-même. Il comprend que le grisâtre cherche de l’eau c’est pour cela qu’il s’est mis en colère en voyant que le château d’eau avait disparu. Jonesy réalise que Lad, le chien qu’a récupéré le grisâtre va servir à transmettre le byrus et que l’extra-terrestre veut trouver de l’eau servant à la consommation pour infecter les humains. Le grisâtre veut aller vers le réservoir Quablin qui alimente deux ou trois millions de personnes.

XX La chasse se termine

Le grisâtre veut ménager Jonesy car il ne le considère pas pour sa condition physique. Pour lui les terriens sont composés à 60% d’émotions, à 30% de sensations et à 10% de pensées. Le grisâtre part à la recherche des autres mentalement et il est surpris de la disparition d’Henry et d’Underhill. En revanche il capte bien Perlmutter et ses collègues. L’extra-terrestre sait que son impératif est d’ensemencer la Terre et mourir mais il a envie de profiter du corps de Jonesy pour éprouver du plaisir en mangeant par exemple. Jonesy apprend à l’extra-terrestre qu’Henry est maintenant accompagné de Duddits et que ceux-ci peuvent le sentir. Le grisâtre est intrigué par Duddits. Il arrive à contrôler un cuistot sur une aire de repos pour qu’il accepte de lui céder sa voiture.

On retrouve Henry, Underhill et Duddits. Henry était plongé dans un rêve en 1981 quand Owen l’a réveillé parce que Duddits saigne. Henry réalise que son ami en est au stade terminal de la leucémie. Il sait que le byrus est mort en lui-même et qu’il est guéri. Duddits  a une infection urinaire et a mal à la gorge et à la poitrine mais il voit toujours « la ligne » qui leur permet de suivre Jonesy et le grisâtre. Underhill branche la radio et un homme paniqué parle de l’invasion des extra-terrestres. Il exhorte les civils à partir vers le Sud. Un exode général commence à se produire. La tempête a empêché les civils d’envahir la route pour le moment. Henry estime que tant qu’il sera aux côtés d’Owen il aura une chance de réussir et sans lui il serait mort et Duddits aussi. Duddits a senti que le grisâtre a changé de voiture sur une aire de repos.

Kurtz s’est endormi pendant deux heures. A son réveil, Perlmutter lui apprend qu’Underhill et Henry ont guéri du byrus et qu’il n’est plus en contact avec eux. Cependant il sait encore que Jonesy et le grisâtre sont toujours sur l’autoroute. Il réalise que l’extra-terrestre est dans la tête de Jonesy et que quand il veut quelque chose il le prend.. Perlmutter sent également la présence du chien. Il voit l’avance de Jonesy et de l’extra-terrestre, 120 kilomètres. Kurtz comprend que Jonesy est prisonnier du grisâtre et que Perlmutter est uniquement en contact avec le chien. Il accepte de pendre une pause dans une aire de repos.

Tous les civils ont suivi le discours du président qui a réussi à les tranquilliser. Il a avoué la présence des extra-terrestres et du virus mais a affirmé que ce dernier était confiné dans le Jeffesron Tract et que même là, il se mourait. Bien sûr, le président n’a pas parlé de l’évasion des détenus infectés ni des Imperial Valley. Kurtz est à 30 kilomètres de Henry et Underhill et à 80 kilomètres de Jonesy et de l’extra-terrestre.

Jonesy est toujours prisonnier du grisâtre. Il pense à sa femme et à ses enfants, à l’héritage de sa femme qui l’a rendu riche. Jonesy se souvient d’une histoire sur une Russe qui aurait contaminé l’eau du Quablin en 1995. Elle a plongé dans le réservoir totalement nue et y est morte. Jonesy a réussi a agrandir son bureau mental en marchant et il sait que Hnery et Duddits le cherchent. Il sait que l’extra-terrestre va balancer le chien dans le réservoir pour contaminer les Terriens et espère qu’Henry pourra l’en empêcher. Le jeu de cribbage est apparu sur son bureau et il sait que quelqu’un veut y jouer.

Duddits entend Jonesy et sait que le grisâtre est méchant. Il comprend qu’il doit faire apparaître le cribbage et que cette fois ce n’est pas pour rire. Duddits et Jonesy  jouent au cribbage par l’intermédiaire de l’attrape-rêves. Jonesy comprend que Duddits a toujours su jouer mais faisait semblant de se tromper pour faire rire ses amis. Duddits, fort et jeune, remplit l’esprit de Jonesy. Pendant ce temps, le grisâtre fait le point sur ses nouvelles émotions, le plaisir de manger du bacon et de tuer. Son ancien esprit d’extra-terrestre est en train de se disloquer. Il commence à se sentir étranger au byrus qu’il a transmis au chien. Il ne pense plus qu’au bacon et en est obsédé. Henry sent que l’extra-terrestre est mort de faim et s’arrête pour manger. On retrouve Kurtz et ses hommes sur la route. Perlmutter apprend à Kurtz que le grisâtre s’est arrêté pour manger. Il a lu aussi dans l’esprit de Jonesy et apprend à Kurtz qu’il est en contact avec Henry et Duddits. Apparemment c’est Jonesy qui a fait arrêter le grisâtre pour manger. Kurtz panique à l’idée qu’Underhill rejoigne Jonesy et l’extra-terrestre. C’est Duddits qui a contribué à la pause du grisâtre. Le grisâtre s’arrête dans la boutique d’un certain Deke Mc Caskell pour manger du bacon. Heureusement le commerçant en a mais il se rend compte que son client parle tout seul et semble avoir plusieurs personnalités et pour cause. Le grisâtre s’apprête à tuer Deke en l’obligeant à mettre les doigts dans son nez jusqu’au cerveau mais Jonesy arrive à l’en empêcher. Le grisâtre ordonne à Deker de n’appelle personne après son départ et l’épicier obéit. Hélas pour lui, Deker a été contaminé par le grisâtre. L’extra-terrestre a vomi tout son bacon après s’être goinfré. Il a eu ensuite la diarrhée et a dû s’arrrêter ce qui a permis à Henry et ses amis de se rapprocher de lui. Kurtz et ses hommes sont à vingt-deux kilomètres derrière Henry et ses amis.

XXI Regard 12

Le grisâtre a un accident et sa voiture est inutilisable. Il redoute Duddits car il sent que c’est à cause de lui que sa tâche est devenue difficile. Il a peur de lui et d’Henry. Alors l’extra-terrestre prend le chien sur ses épaules et décide de continuer à pied. Kurtz pousse Perlmutter à parler alors qu’il est mourant. Ce dernier lui parle et Kurtz comprend que Jonesy et le grisâtre se dirigent vers le réservoir Qabbin. Duddits apprend à Henry que le grisâtre marche maintenant. Il sent  ce que le grisâtre veut faire avec le chien. Duddits pense que seul Jonesy peut arrêter l’extra-terrestre à présent. Underhill et Henry découvrent la voiture du grisâtre embourbée. Eux arrivent à poursuivre la route en voiture mais ne parviennent pas à rattraper le grisâtre. Duddits ordonne à Henry d’appeler tout de suite Jonesy.

Kurtz et Johnson arrivent au réservoir. Ils suivent les traces laissées par la voiture d’Underhill. LE bureau mental de Jonesy est en décomposition. Le grisâtre maltraite le corps de Jonesy à mort tandis qu’il lance son ultime charge. Jonesy s’adresse à l’attrape-rêves en déclarant qu’il ne mérite pas de mourir comme ça. Alors il reçoit un appel d’Henry. Henry lui dit que Duddits est l’attrape-rêve que c’est grâce à lui s’ils peuvent communiquer. Henry lui dit que pour sortir du bureau il doit courir le long de l’attrape-rêves pour venir les retrouver. Quand le grisâtre entre dans le réservoir après avoir brisé une vitre et antaillé la main de Jonesy, il est trop occupé pour réaliser que Jonesy a quitté son refuge. Henry a appelé du magasin de Gosselin. Il est redevenu un enfant puis réalise qu’il se trouve dans l’hôpital où Jonesy a été admis après son accident. Henry voit Josie Rinkenhauer en infirmière mais elle ne le voit pas parce que pour elle il n’est pas dans l’hôpital, il est dans l’attrape-rêves.

Kurtz est arrivé près du réservoir et il veut tuer Underhill pour se venger. Underhill a entendu l’Humvee de Kurtz arriver. Il voit qu’Henry et Duddits dorment enlacés, ils rêvent. Alors Underhill s’empare d’un fusil automatique trouvé dans le cofre de son véhicule. Il a l’intention de tuer Jonesy et donc le grisâtre. C’est pourquoi il ne veut pas réveiller Hnery de peur qu’il l’en empêche. Il a peur que Kurtz tue Henry et Duddits alors il tire en l’air sachant que Kurtz entedra les détonations et pensera qu’Underhill a tué ses deux nouveaux amis. Pendant ce temps le grisâtre humanisé est en train de paniquer. Il réussit à ouvrir le réservoir en partie et s’apprête à balancer le chien dedans. Jonesy a quitté son bureau. A présent, il est dans l’hôpital. Il réalise que le grisâtre lui a rebrisé la hanche en voulant ouvrir le réservoir et hurle de douleur. Henry l’appelle et le prévient qu’Underhill arrive pour le tuer. Jonesy est surpris que ce soit le Henry enfant qui l’appelle.  La douleur s’en va car Jonesy redevient un enfant lui aussi. Il réalise seulement maintenant qu’il est le grisâtre. Henry l’attend dans l’hôpital et lui crie de se grouiller car Duddits ne va pas pouvoir tenir longtemps. Jonesy entre dans une pièce sentant l’éther et remplie de byrus. Sur un écran de télé, il voit le grisâtre en train de tirer le chien. Jonesy réalise que ce n’est pas l’extra-terrestre mais lui-même qui tire le chien. Jonesy voit le grisâtre sur un lit d’hôpital et il l’étouffe en lui mettant un oreiller sur le visage. LE grisâtre n’a pas réussir à jeter le chien dans le réservoir car son ventre est trop gros à cause du byrus. C’est à ce moment que Jonesy l’étouffe. Johnson découvre Henry et Duddits et annonce à Kurtz qu’ils sont morts, et il se trompe. Kurtz veut en être sûr et s’apprête à tirer sur eux mais il se ravise pour prendre Owen par surprise. A l’hôpital, Jonesy réalise qu’il a été victime de schizophrénie avec le grisâtre. L’extra-terrestre meurt et retourne à sa forme ancienne avant d’avoir pu pousser le chien dan le réservoir. Jonesy reprend le contrôle de son corps et voit le byrus sortir du chien mais il est encore bloqué par sa queue. Jonesy essaye de l’écraser mais la chose veut se glisser dans le réservoir. A ce moment, Underhill arrive et Jonesy lui crie de tirer sur la chose mais Underhill reste ébahi et ne bouge pas. Henry se réveille et sent des picotements dans son crâne à cause des débris de verre qu’il a dans les cheveux suite aux coups de feu d’Owen. Duddits n’est pas encore mort et Henry a le temps de le prendre dans ses bras et de lui dire : « C’est toujours toi qui a eu le plus de chance, voilà ce que je crois ». Avant de mourir Duddits arrive à dire à Henry qu’il l’aime.

Kurtz arrive près du réservoir, il entend des coups de feu et pense qu’après avoir tué Owen, il tuera aussi Johnson pour poursuivre sa route seul. Kurtz veut attendre dix minutes pour savoir qui reste en vie et qui s’en va.

Duddits, avant de mourir, a eu le temps de s’emparer de l’esprit d’Underhill pour le pousser à tuer la chose. Après quoi, Underhill veut tuer Jonesy mais celui-ci arrive à le convaincre que le grisâtre est mort et que le monde a pu être sauvé grâce à son courage  et  celui de ses amis. Mais Kurtz débarque et tire sur Owen l’atteignant à l’abdomen et à la clavicule. Avant de mourir, Owen laisse croire à Kurtz que Jonesy est mort. Kurtz à moitié fou met un chapeau en papier journal sur la tête d’Owen mais Johnson sachant que ça allait être son tour, tue Kurtz. Henry est encore dans le Humvee et entend quelqu’un approcher. Il n’a pas le temps de prendre un fusil alors il décide de faire le mort en espérant que ça passera. Quand Johnson remonte dans son Humvee, la chose est sortie du corps de Perlmutter et tue Johnson. Henry a suivi la scène alors il s’empare d’un fusil dans le coffre de l’Humvee et rire sur le réservoir du véhicule dans lequel se trouve la chose et tout explose. Lorsque Henry est absolument certain que la fouine est morte il s’engage dans le sentier pour voir si Jonesy vit encore. Les deux hommes se retrouvent avec émotion.

Epilogue Le jour de la fête du travail

Les militaires sont venus vérifier plusieurs fois qu’Henry n’était pas infecté. Il pa perdu deux doigts à cause du gel. Jonesy s’est rétabli et a dû subir une autre opération de la hanche. Les deux amis sont restés six semaines en compagnie des services de renseignements de l’armée et de leurs psy. Underhill a souvent rendu visite à Henry dans ses rêves. Henry et Jonesy ont pu assister aux funérailles de Duddits et ont soutenu Roberta. Elle a remonté la pente et parle d’ouvrir une boutique d’artisanat. Jonesy regrette de n’avoir pas su pour la leucémie de Duddits mais Henry pense qu’ils savaient tous les quatre car ils n’ont jamais pu sortir de l’attrape-rêves. Jonesy n’a plus touché au bacon car il en a été dégouté par le grisâtre. Henry pense que l’extra-terrestre était le dernier représentant de son espèce. Jonesy a contracté l’extra-terrestre parce que son inconscient croyait qu’il était là à cause des films d’horreur qui le passionnaient. Duddits pouvait les protéger mais les a aussi aidés à tuer Grenadeau. Il a offert une prise au grisâtre mais a aussi donné une place forte à Jonesy pour se cacher dans son refuge mental. Henry pense que l’humanité est une espèce qui vit dans l’attrape-rêves.

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