20 juillet 2009
Claire Lenoir (Villiers de l'Isle Adam)
Claire Lenoir et autres contes insolites (Villiers de l’Isle Adam)
Claire Lenoir
Chapitre 1er Précautions et confidences.
Le narrateur est Tribulat Bonhomet, un des personnages récurrent de Villiers. Le personnage est narcissique et il se définit comme « saturnien de la seconde époque » (Villiers était passionné d’astrologie). En astrologie Saturne symbolise la tristesse, la fatalité sombre. Dans son récit, Bonhomet se décrit physiquement au lecteur. Villiers s’intéressait à la physiognomonie, l’art de reconnaître les hommes d’après les traits de leur physionomie et Bonhomet se flatte d’avoir des qualités. Il pense être l’archétype de la physionomie de son siècle. Il est docteur, philanthrope et homme du monde. Il est positiviste. Malgré sa philanthropie, il voudrait que d’un mot de lui les fanatiques soient exterminés. Il croit aux vertus du progrès. Il a une manie en société c’est de faire des mariages. Il admire Voltaire. Sous les dehors d’un dévouement humble il foule aux pieds tout respect de son semblable. Il appelle l’intention du lecteur sur un couple qu’il a créé.
Chapitre II Sir Henry Clifton
En juillet 1866, Bonhomet rencontre le lieutenant Henry Clifton dans un dîner de gala donné sur le Wonderful faisant route vers la Bretagne. Bonhomet évoque ses convictions politiques. Pour lui tout bon gouvernement doit susciter le plus souvent possible des guerres, des épidémies, des craintes, des espérances pour occuper l’esprit du citoyen et l’empêcher de se révolter et de lui permettre d’alimenter ses trois heures de loisirs quotidiens.
Comme lui, Clifton n’avait rien dit pendant les conversations politiques du dîner et cela avait attiré Bonhomet. Il lui ante les vertus d’une veuve pour la marier à elle selon sa manie. Clifton refuse car il connaît une femme ont il n’oublier jamais les traits. Cette femme est mariée et aveugle. Alors Bonhomet pense à son amie Claire Lenoir et se retire.
Chapitre III Explications surérogatoires
Bonhomet va voir les Lenoir qu’il a fait se rencontrer il y a trois ans. Bonhomet est misogyne et il affirme en parlant de Claire Lenoir : « L’os frontal était malheureusement assez large et décelait une capacité cérébrale inutile et nuisible chez une femme ».
Claire est une métaphysicienne, une savante. Bonhomet pense que Clifton parlait d’elle sur le bateau mais il ne peut se résoudre à la savoir épouse adultère.
Chapitre IV L’entrefilet mystérieux.
En arrivant en Bretagne, Bonhomet va boire une absinthe dans un café et lit un article scientifique dans un journal qui stipule que la rétine des animaux enregistre la dernière image qu’ils voient avant leur mort. C’est l’Académie des sciences qui l’affirme. Bonhomet prétend déjà connaître cette information. Clifton est dans le même café que Bonhomet mais les deux hommes s’évitent sans réelle raison.
Chapitre V Les bésicles couleur d’azur
Bonhomet se rend chez les Lenoir. C’est Claire qui l’accueille et sa prochaine cessité l’oblige à porter d’énormes lunettes bleues. Quand Césaire Lenoir arrive, le couple et Bonhomet pasent au salon.
Chapitre VI Je tue le temps avant le dîner
Bonhomet raconte ses voyages dans un récit confus et bouffon. C’est l’occasion pour lui de sortir des théories racistes sur les Noirs qu’il compare aux singes.
Chapitre VII On cause musique et littérature
Claire parle de Wagner que Bonhomet ne connaît pas ce qui ne l’empêche pas d’être étonné de la science de cette femme. Mais un fou rire monte en lui car pour Bonhomet toute femme est frivole. Bonhomet se flatte d’être lettré alors que pour lui un grand écrivain est celui qui a gagné son pesant d’or avec ses livres. Bonhomet fait l’éloge d’un écrivain dont il a oublié le nom, il s’agit de Ponson du Terrail, l’auteur de Rocambole, de la littérature populaire. L’écrivain est pour lui trop « métaphysique » alors que sa prose est faite pour attirer les masses ce qui augmente le caractère bouffon de Bonhomet. Bonhomet rêve d’une « plume publique » donc d’un écrivain encore plus facile à comprendre que Ponson du Terrail c’est dire si Bonhomet est simplet. Il est tellement idiot qu’il dénigre Hugo sans se souvenir de son nom parlant de ses poèmes comme d’un « capharnaüm chaotique » ! Hugo donne à Bonhommet une piteuse idée de notre belle langue française. Bohomet dénigre l’idole de Villiers, Edgar Poe en qui il ne voit rien d’extraordinaire. Les contes de Poe sont pour Bonhomet destinés à piquer la curiosité du vulgaire. Claire Lenoir entend parler de Ponson du Terrail pour la première fois et pour Bonhomet c’est la preuve de son ignorance. Quand Claire comprend que Bonhomet parle de Poe et d’Hugo qalors qu’il a oublié leurs noms son esprit s’éveille et elle rit en réalisant à quel point Bonhomet est stupide. Elle parle à voix basse et pense que même entouré de lumière il existe des êtres qui ne peuvent cesser d’être obscur. Bonhomet, le narcissique, croit que Claire se moque de Césaire et pas de lui.
Chapitre VIII Spiritisme
Après le dîner, au moment du café, Césaire veut parler philosophie. Il veut parler de l’immortalité de l’âme. Il croit au spiritisme et au magnétisme ce que Bonhomet trouve ridicule. Lenoir ne jure que par Raymond Lulle, Mesmer et Eli^phas Lévi. Villiers s’est servi des écrits d’Eliphas Levi pour tout ce qui touche à l’occultisme dans son oeuvre. Pourtant occultiste Césaire Lenoir est aussi hégélien.Cela étonne Bonhomet. Lenoir possède un pentacle doré et croit au corps astral des spirites.
Chapitre IX Balourdises, indiscrétions et stupidités (incroyables !...) de mon pauvre ami.
Bonhomet croit que Lenoir est flatté qu’un « érudit » comme le docteur lui demande ses lumières. Ils parlent d’abord de réalité. Bonhomet parle de ce qu’on peut sentir alors que Lenoir sait que nos sens nous trompent. Puis Lenoir affirme qu’il n’est jamais sûr de savoir s’il s’adresse à dieu ou à l’image qu’il s’en fait en priant. Bonhomet croit que dieu nous a créés et espère que son ami ne le nie pas. Les pensées métaphysiques de Lenoir reposent toujours sur Hegel. Bonhomet outré par les théories de Lenoir veut l’humilier en citant le médecin idéologue Cabanis qui parlait des hommes mordus par des animaux enragés et qui eux-mêmes s’étaient comportés comme des animaux après avoir contracté la rage. Cela pour relativiser la pensée de l’homme pour Bonhomet. Pour lui Kant, Fichte et Schopenhauer ne sont que des enragés ce qui en dit long sur la bêtise de Bonhomet. Pour lui l’âme n’est qu’une sécrétion du cerveau, il ne fait que citer Cabanis. Lenoir conclut que l’Esprit fait le fond et la fin de l’univers.
Chapitre X fatras philosophique
Bonhomet pense que Lenoir se trompe quand il affirme que l’Idée et la Matière sont une même chose car les théologiens le contredisent. Mais Lenoir ne se démonte pas et prouve que les théologiens lui donnent raison. Les deux amis s’emportent sur l’exemple d’une bûche que Bonhomet désigne pour prouver l’existence de la réalité matérielle mais Lenoir affirme que ce n’est qu’apparence. Pour Lenoir l’Idée est la plus haute forme de la R2alité car elle npénètre les éléments des choses. Lenoir évoque le dieu des théologiens auquel il s’oppose. Lui, a peur de cet absolu Justicier. Bonhomet est mouché et il en déteste encore plus son ami.
Chapitre XI Le docteur, Madame Lenoir et moi nous sommes pris d’un accès de jovialité.
Bonhomet n’avoue pas sa défaite et pire pense que son ami a prouvé son impéritie. Il pense que la philosophie de Lenoir ne sert à rien. Pour Lenoir cela sert à combattre glorieusement pour la Justice. Bonhomet fait une tirade sur le peuple en affirmant qu’il l’aime alors qu’il le méprise car pour lui le Progrès des Lumières ne fait que développer chez des créatures naguère inoffensives les instincts de jalousie, de basse haine et de trahison. Ses amis rient croyant que Bonhomet plaisante et pour donner le change il rit avec eux. En fait, seul Bonhomet a ri et ses amis n’ont esquissé qu’un rictus ou une quinte de toux. Il se plait à le croire en tout cas.
Chapitre XII Une discuteuse sentimentale
Claire évoque l’Esprit de l’Homme qu’elle croit sans limites s’il est éclairé par la divine Révélation chrétienne. Bonhomet veut brouiller la conversation en se faisant passer pour athée. Mais Claire ne tombe pas dans le panneau et affirme que Bonhomet a perdu ce qui le pousse à haïr ses amis. Claire continue à glorifier le dieu chrétien écartant les réprobations de Bonhomet. Elle pense que dieu est la plus sublime pensée dont nous puissions concevoir l’intime notion et que nous somes infiniment insensés si nous nous efforçons de le détruire en nous. Pour elle le septicisme le plus profond débute par un acte de foi. Elle ne veut pas hésiter entre dieu et la science, entre le siècle des Lumières et la Lumière des siècles.
Chapitre XIII les remarques singulières du docteur Lenoir
Bonhomet veut avoir le dernier mot et il envisage d’opposer philosophiquement les Lenoir pour être l’arbitre. Pour cela il choisit de prendre le parti de Césaire car les pensées de Claire l’énervent. Mais il échoue, Césaire aime trop sa femme pour la contrarier et il fait l’éloge de son intelligence. Lenoir parle de la vie et de la mort. Il pense que la mort est le domaine des ombres. Il croit à l’immortalité de l’âme et se demande de quelle nature peut elle être et si nous pouvons, ici bas, influer sur elle.
Chapitre XIV Le corps sidéral
Lenoir et Bonhomet cherchent à savoir s’ils ont un autre être intérieur. Pour Lenoir cet être intérieur est le seul réel. Villiers a pu trouver l’exposé de la théorie du corps sidéral dans le « Dogme et rituel de la haute magie » d’Eliphas Levi. Pour lui, il s’agit d’opposer apparence (corps physique) et vérité (corps sidéral). Tout ceci et spécieux pour Bonhomet. Pour Lenoir il y a de l’animal en l’homme. Il reprend l’idée du physiognomoniste Lavater selon lequel chaque type de physionomie humaine à son correspondant dans le règne animal. Lenoir a peur de son corps astral car il sent en lui des haines de sauvage et il redoute ce vestiaire qu’on appelle la mort. Puis Lenoir parle de la bible et cite un passage consacré à l’adultère. Il ne pardonne pas l’adultère et s’il en était victime il se vengerait.
Chapitre XV Le hasard permet à mon ami de vérifier incontinent ses théories humiliantes
Bonhomet passe dix jours avec ses amis jusqu’à la mort précipité de Césaire emporté par une attaque d’apoplexie. Sa mort a été provoquée par les prises de tabac dont il ne pouvait se défaire mais surtout parce que le stupide Bonhomet voulant le guérir de cette mauvaise habitude avait cru bon de remplacer la poudre de tabac de Lenoir par des produits mortels.
Chapitre XVI ce qui s’appelle une chaude alarme.
Bonhomet, toujours aussi prétentieux se flatte d’être poète mais ne veut pas s’abaisser à imprimer ses poésies. Devant le mort, Bonhomet et Claire se recueillent. Claire pousse un cri. Epouvanté, Bonhomet se met lui aussi à hurler. Ils s’effondrent tous les deux. Une fois remis, Bonhomet décide de fuir la maison des Lenoir. Il a repris ses voyages et est persuadé d’avoir fait avancer la science.
Chapitre XVII l’Ottysor
Un an après la mort de Lenoir, Bonhomet est dans le sud de la France. Il reçoit une lettre. Un ami anglais lui annonce le gain d’un procès. Il apprend que Clifton a été décapité par un pirate lors d’une expédition en Océanie. Claire Lenoir se trouve dans le même hôtel que Bonhomet. Elle l’a cherché. Elle a vieilli prématurément.
Chapitre XVIII l’anniversaire
Claire avoue avoir trompé son mari avec Clifton et Bonhomet en est écoeuré. Claire sait qu’elle va mourir et elle veut faire un dernier aveu à Bonhomet. Césaire n’a jamais su que Claire l’avait trompé mais elle pense qu’il l’a appris après sa mort et comme il avait juré de se venger en cas d’adultère elle pense qu’il va venir la prendre aujourd’hui car voilà un an qu’il est mort. Elle croit l’avoir vu se relever de son lit de mort et l’avoir vu la maudire. Claire avait crié car elle avait entendu son mari mort rire.
Chapitre XIX Teterrima facies daemonum
Claire dit que son mari lui est apparu en rêve trois mois et demie après sa mort. Il ressemble à un Océanien comme celui qui avait tué Clifton. Claire brise les verres de ses lunettes car elle pense qu’elle n’a plus besoin d’y voir sachant sa mort proche. Elle voit son mari devenu noir venir la tuer avec un couteau et meurt. Bonhomet n’a rien vu et pense que Claire et morte folle. Une idée vient à Bonhomet. Il repense à l’article scientifique lu dans le journal et observe à la loupe les prunelles de Claire. Cela ne suffit pas alors il utilise un ophtalmoscope. Pour voir à l’endroit l’intérieur de l’oeil qui a fait chambre noir, Bonhomet veut renverser le corps de Claire. Il hésite un peu tout de même car il l’a connue riche mais si elle avait été une pauvresse le morgue de Bonhomet ne l’aurait pas arrêté. Finalement il place le corps de Claire en travers sur le lit. Ce qu’il y a dans les prunelles de Claire lui apparaît donc à l’endroit. Il est épouvanté parce qu’il voit.
Chapitre XX le roi des épouvantements
Bonhomet a vu un homme noir avec une tête sanglante dans les mains dans les prunelles de Claire. C’est l’homme qui a tué Clifton mais c’est aussi Césaire transformé.
Le secret de l’échafaud (ce conte est dédié à Edmond de Goncourt qui n’estimait pourtant pas Villiers).
Villiers évoque le docteur Edmond-Désiré Couty de la Pommerais, condamné à mort pour avoir tué sa maîtresse et sa belle-mère. On ne lit dans son regard ni peur ni espoir. Le directeur de la prison, M. Beauquesne paraît sur le seul de la cellule du condamné avec un visiteur. Il s’agit de l’illustre chirurgien Armand Velpeau. Velpeau pense qu’entre médecins ils doivent s’épargner d’inutiles condoléances car Velpeau est lui-même condamné par une maladie de la prostate. Velpeau dit à la Pommerais que son recours n’a pas encore été rejeté. Il lui propose un marché. Velpeau veut savoir si quelque lueur de mémoire persiste dans le cerveau après la décapitation. LA question passionne les deux médecins. Velpeau décrit froidement l’action de la guillotine sur la nuque du condamné. Velpeau pense que l’ablation instantanée de la tête provoque l’évanouissement anesthésique absolu. La Pommerais l’espère plus que Velpeau évidemment. Mais il pense que la mémoire subsiste. C’est pourquoi Velpeau vient lui demander de participer à une expérience pour éclaircir la physiologie moderne. La Pommerais effacera ainsi sa faute en entrant dans l’histoire de la médecine. Velpeau veut recueillir la tête de La Pommerais aussitôt après la décapitation. S’il vit encore, La Pommerais devra cligner de l’oeil droit trois fois. Cela illuminera la science et révolutionnera les convictions. Ainsi La Pommerais sera devenu un héros et plus un criminel. La Pommerais demande réflexion avant de répondre à la proposition cr l’expérience lui semble effroyable et révoltante. Quatre jours après vient l’exécution. La Pommerais pleure à la lecture d’une lettre d’adieu de sa femme. Il refuse le verre d’eau de vie. Il a accepté la proposition de Velpeau. La tête du condamné arrive dans les bras de Velpeau et l’oeil droit cligne.
Catalina
Le narrateur décide de quitter son confort pour un voyage. Ce voyage sera utile à sa santé car il s’étiole sur ses livres. Pour éviter de réfléchir il choisit un endroit dépourvu de métaphysiciens, l’Espagne. Il se munit d’un guide du voyageur pour se préserver de toute émotion inattendue. Il part en bateau pour Santander depuis Arcachon. Sur le bateau il reconnaît un ancien ami, le lieutenant Gérard de Villebreuse. Celui-ci lui raconte sa vie. Il a fait plusieurs tours du monde. A ce moment, Catalina arrive. C’est une jeune fille de couleur qui connaît Villebreuse. Celui-ci propose à son ami de loger et dîner dans l’auberge où il s’est installé. Le narrateur veut savoir si Catalina est l’amie de Villebreuse mais celui-ci dit que non et encourage son ami à lui faire la cour. D’un coup, Villebreuse devient grave car il a oublié que c’est jour de deuil pour lui car il a perdu sa mère voilà trois ans. Il regagne sa chambre qu’il va devoir partager plus tard avec son ami car l’auberge est complète. Le narrateur dine avec Catalina. Tous deux décident d’aller se coucher. Ils dorment ensemble dans le même lit tout habillés. Le narrateur se réveille en pleine nuit, il est inquiet à cause des coups de minuit qui viennent du clocher. Catalina a peur elle aussi car elle claque des dents. Alors le narrateur allume un flambeau pour savoir ce qui le perturbe dans le noir. Il découvre un formidable python de dix mètres. La bête est menaçante. Le narrateur et Catalina ont le temps de fuir de la chambre. Catalina s’enfuit de l’auberge vers la ville et le narrateur part pour la rade. Trois jours après, le narrateur est rentré chez lui pour retourner à son confort et à ses livres de métaphysique allemande. Il ne veut plus voyager désormais.
Le tueur de cygnes
Bonhomet a découvert que le cygne chante bien avant de mourir. Il a entendu ce chant et cela l’a aidé à supporter les déceptions de la vie. Il a surveillé un groupe de cygnes en l’attente de leur chant. Le groupe est dirigé par un cygne noir. Bonhomet se lève même à minuit dans l’espoir d’entendre le chant des cygnes. Il met deux heures et demie pour approcher les cygnes de peur d’alerter le cygne noir. Il gratte la surface de l’eau devant le veilleur pour pénétrer le coeur du cygne noir de l’idée du danger. Et les cygnes angoissés,Bonhomet s’extasie. Bonhomet est démasqué par la lueur d’une étoile et les cygnes sont alertés mais trop tard car l’immonde Bonhomet les étrangle pour les entendre chanter.
Le jeu des grâces
Trois fillettes blondes jouent au Jeu des Grâces. Elles se renvoient de courts cerceaux de velours rouge festonnés de liserons d’or. Elles sont retirées avec leur mère depuis que leur père est mort voilà dix mois et demie. Mme Rousselin trouve que son mari ne lui a jamais semblé aussi sérieux depuis qu’il est mort. Elle porte des couronnes sur la tombe du défunt mais pour faire des économies elle a acheté une douzaine de couronnes inoxydables obtenues par le procédé galvanoplastique. La veuve interrompt le jeu des fillettes pour leur signaler qu’elles doivent se recueillir mais les filles utilisent les couronnes mortuaires pour jouer comme avec des cerceaux !
Les phantasmes de M. Redoux
Un soir d’avril, Antoine Redoux se trouve à Londres.
Ce cinquantenaire est sujet à phantasmes. Alors il s’astreind au régime le plus sobre pour éviter les émotions. Il boit peu pour ne pas réaliser ses phantasmes. Pourtant en dinant chez le négociant avec qui il a conclu une affaire, Redoux a beaucoup bu. Il se réfugie au Musée Tussaud pour éviter l’ondée. Parcourant la chambre des horreurs, Redoux trésaille à la vue de la guillotine qui a servi à exécuter Louis XVI. Il croit parler à un passant et réalise qu’il parle à une statue de cire. Le musée ferme mais Redoux veut se jouer à lui-même les sensations terribles de Louis XVI. Alors il s’immobilise au passage du gardien pour se faire passer pour une statue et réaliser tranquillement son phantasme. Il avance vers la guillotine et pleure en pensant au supplice de Louis XVI. Alors il se couche sur la planche de la guillotine pour éprouver les meêms sensations que le roi. Le malheureux se voit la tête emprisonnée dans la machine. Cet incident le dégrise curieusement. Mais il réalise le danger et prend peur. Il s’évanouit. A son réveil, il est assis demi-nu sur un fauteuil du musée entouré d’ouvriers qui le frottent de linges chauds. Il s’est alarmé sans motif car le couteau de la guillotine avait été enlevé. Mais Redoux a vieilli de dix ans en une nuit à cause de l’angoisse. Il est devenu député et quatre ans plus tard un membre de l’extrême-droite se moque de son aventure à l’Assemblée.
L’héroïsme du docteur Hallidonhill
Le docteur Hallidonhill reçoit les malades de la poitrine à la chaîne et leur dictent une médication en quelques secondes. Le 20 mai le docteur reçoit la visite d’un malade décharné. Il refuse de le soigner dans un premier temps puis se ravise quand il apprend que le malade est riche. Il lui préconise une cure à Nice avec pour seule nourriture du cresson. Six mois après, le 3 novembre le malade revient, il est devenu un colosse. Le docteur le tue avec un revolver. Il veut voir les poumons du colosse pour réaliser le pouvoir du cresson. Le docteur est relaxé, sa liberté étant plus utile que sa détention. Villiers conclut son conte en affirmant que « l’amour exclusif de l’humanité future, au parfait mépris de l’individu présent, est, de nos jours, l’unique mobile qui doive innocenter, quand même, les magnanimes outranciers de la Science ».
Les amants de Tolède
Villiers décrit le siège de l’Inquisition à Tolède et évoque Torquemada. Torquemada a réuni deux adolescents amoureux pour les marier. L’inquisiteur prétend connaître l’amour lui aussi. Il veut faire entrer les jeunes époux dans la Chambre du bonheur pour qu’ils y passent leurs premières heures conjugales. Ils sont enveloppés de rubans de cuir qui les enlacent puis sont étendus sur la couche nuptiale. Leur douce étreinte ne dure que 48 heures. Après quoi les deux époux, apparemment dégoutés par le sexe, vivront presque séparés et mourront sans postérité.
Ce Mahoin !
Mahoin signifie mutilation, c’est le nom du personnage de ce conte. C’est un scélérat qui terrorise riches et pauvres. De très jeunes filles le désirent entre autres envies morbides. C’est un violeur et un tueur en série. De plus il est profanateur d’église et étrangleur de bedeaux. Il est arrêté au moment où il allait violer une fillette de trois ans et demie. Il faut six gendarmes pour le maîtriser et le jeter au cachot. Il se passe une bizarrerie le jour de son exécution. Il doit être guillotiné sur la place d’Ixelles. La foule est nombreuse pour assister à l’exécution du malfrat. Mahoin en voyant la foule éclate d’un rire inquiétant. Le malfrat voit, éberlué, une foule de têtes qu’ils croient coupées, ce sont les têtes des curieux qui ont passé la nuit dans les mansardes et qui toutes d’un commun accord ont fait sauter les ardoises pour voir le supplicié. Mahoin ébahi par cette assemblée incorporelle de faces sinistres est décapité bouche béante.
L’agrément inattendu.
Le narrateur marche sous la canicule dans une contrée déserte. Alors qu’il s’imagine mourir de soif avant la fin de son trajet il découvre une auberge. Il commande de l’eau fraîche et du vin à l’hôtelier. L’hôtelier invite le narrateur à découvrir une curiosité locale. Il l’emmène dans la cave de l’hôtel. Le narrateur admire alors des voutes souterraines aux stalactites scintillantes et un lac immense. Il prend un bain délicieux dans le lac. L’agrément imprévu de ce bain l’a pénétré de nouvelles forces et il reprend la marche.
Conte de fin d’été
Deux hommes dans la cinquantaine devisent sous les arbres solitaires. Ils évoquent la Pompadour, la marquise du Deffand, Sévigné et d’autres dames de temps plus anciens. Les deux céladons sont seuls, l’un est veuf l’autre est célibataire. Effrayés par le monde, ils vivent reclus de leurs rentes. C’est le spiritisme qui les a tirés de l’ennui. Tous les soirs, ils fréquentent les femmes du passé. Il ont ainsi annuler leur voisinage et leur saison s’écoule ainsi.
Les délices d’une bonne oeuvre.
Le narrateur évoque l’aumône et ce que ressent celui qui donne aux pauvres. A Ville-d’Avray, en hiver, un mendiant se tient près d’une maison de plaisance dont il semble l’inconscient factionnaire. Une jeune femme passe, elle est le sosie d’une cantatrice. Elle tend une pièce de deux francs au mendiant qui la remercie et la bénit pour sa générosité. Il va pouvoir nourrir sa femme et ses enfants. La femme verse une larme en se disant qu’avec peu de chose on fait du bien. Alors elle lui donne encore dix francs. Elle lui promet d’envoyer quelque chose chez lui de temps en temps. Ce mendiant n’en peut plus de gratitude et embrasse la jeune femme. Choquée, elle se promet de couper court aux premiers remerciements de ses chers besogneux.
L’inquiéteur
Au printemps de 1887, une épidémie de sensibilité s’abat sur Paris. De violentes scènes de désespoir marquent les veufs prêts à se laisser choir dans la tombe de leurs époux défunts. Pour obvier ces inconvénients étranges, on s’adresse à l’Académie libre des Innovateurs à outrance. Dès lors, les défunts sont enterrés mécaniquement par des funiculaires rapides. Mais divers accidents en a rendu l’usage inopportun. Juste Romain, le président de l’Académie est devenu subitement veuf. Il refuse les secours affectueux et on a peur qu’il craque pendant l’enterrement. Alors un adolescent arrive en pleurant et insère un bouquet sur le cercueil de la défunte. Juste est surpris par ce jeune inconnu et par la douleur de celui-ci. Il veut savoir s’il est parent de sa femme. L’adolescent se prétend plus qu’un frère pour celle-ci. Puis voyant le veuf agacé, le jeune homme fuit. Juste, grâce à l’agacement provoqué par l’inconnu, reste ferme pendant l’enterrement. De retour chez lui, Juste trouve une lettre où il est écrit « communication urgente ». Il apprend que l’adolescent était un employé des popes funèbres qui tenait le rôle « d’inquiéteur » chargé de faire diversion auprès du veuf pour éviter les excès d’émotion. Dès lors, Juste Romain se sentant inutile démissionne de son poste.
La torture par l’espérance
Pedro Arbuez d’Espile, 3è grand inquisiteur d’Espagne descend vers un cachot perdu. S’y trouve le rabbi Aser Abarbanel, juif aragonais prévenu d’usure et soumis à la torture depuis plus d’un mois qui s’est refusé à l’abjuration. L’inquisiteur lui annonce son exécution par le feu et espère que le dieu chrétien l’accueillera en son royaume. Le rabbi s’aperçoit que la porte du cachot n’a pas été bien fermée. Il sort et longe un corridor en rampant. Il voit passer des geoliers et des inquisiteurs et frémit de peur de se faire arrêter. Au bout du corridor, le rabbin trouve une porte et l’ouvre. Il est dehors mais se retrouve dans les bras du Grand Inquisiteur. Il comprend que sa possible évasion n’était qu’un supplice prévu, celui de l’Espérance.
L’étonnant couple Moutonnet
En mars 1793, Fouquier-Tinville vient de signer la liste d’une fournée de ci-devants à supprimer. Thermidor Moutonnet, son ami, entre. Il veut que sa femme soit guillotinée. Mais Tinville croit à une plaisanterie et refuse alors Moutonnet le supplie mais en vain. Moutonnet attend son ami chez lui pour le lendemain. En 1823, les Moutonnet vivent encore ensemble expatriés en Belgique. Le lendemain la fameuse démarche de Thermidor, le couple s’est révélé comme le plus parfait. Ce qui transporte Thermidor c’est de savoir que sa femme aurait pu être guillotinée et qu’elle l’ignore. Cela le rend amoureux jusqu’au délire car il imagine sa femme sans tête. Seulement sa femme aussi est au courant et se délecte d’avoir ce secret pour elle.
07 juillet 2009
le pull-over rouge (suite)
Chapitre VIII : les aveux de Christian Ranucci
Ranucci a avoué quatre heures avant la fin de la garde à vue. Il a révélé être allé à Marseille pour voir Benvenuti, un camarade de l’armée. Ranucci a avoué que la portière gauche était bloquée et qu’il est sorti côté passager. Les aveux sont précis et détaillés et ne peuvent mettre en doute la culpabilité de Ranucci à ce moment des faits. Mais il n’y a pas de malice. Ranucci ne sait pas pourquoi il a enlevé la fillette sinon pour l’emmener se promener. Bouladou nie le fait que ces aveux aient pu être suggérés par les policiers à cause des nombreux détails donnés par Ranucci. Le croquis du quartier Sainte-Agnès a été utilisé par Gilles Perrault. Ce croquis dessiné par Ranucci n’aurait pas aidé Perrault à se faire comprendre par les riverains mais Bouladou a fait la même expérience et elle a été concluante, le croquis était assez précis pour se repérer. Les partisans de l’innocence de Ranucci affirmait qu’il a subi 18 heures d’interrogatoire mais Bouladou ramène cet interrogatoire à 3h30. Les défenseurs de Ranucci affirment que c’est l’inspecteur Porte qui a suggéré à Ranucci le croquis du quartier Sainte-Agnès. Mais Ranucci dans son « récapitulatif » n’a jamais fait allusion au croquis. De plus, en décembre 74, Ranucci a reconnu avoir dessiné le croquis par lui-même devant la juge d’instruction soit six mois après les aveux.
La découverte du couteau a été mentionnée dans un PV daté du 5 juin 1974 titré « découverte du cadavre Rambla M. Dolorès » et Gilles Perrault a cru que ce PV avait été antidaté car le couteau a été découvert le 6 juin. Mais le couteau est bien décrit dans le PV du 5 juin ce qui est troublant. Perrault en déduit que les gendarmes auraient fait semblant de le découvrir le 6 juin. Perrault a affirmé que le couteau avait été cherché loin de la champignonnière et a livré plusieurs versions au cours des années : à 417 mètres, 1km200, 2km500, ce qui permet à Bouladou de le discréditer. Pourtant, le 27 décembre 1974, devant la juge d’instruction, si Ranucci ne reconnaissait plus le meurtre, il affirmait encore avoir indiqué l’endroit précis où se trouvait le couteau. On ne sait qu’en conclure et Bouladou ne nous aide pas. Et Perrault ne nous aide pas non plus puisque sa théorie donnerait à penser que le couteau n’appartenait pas à Ranucci. Perrault et Me Le Forsonney ont affirmé qu’il n’y avait eu aucune analyse de sang sur le couteau mais Bouladou cite un rapport médical qui prouve le contraire. En plus du couteau, la police a retrouvé le pantalon que Ranucci portait lors de l’accident car il ne l’avait pas caché et il était couvert de sang. Ranucci a prétendu que c’était de la boue avant d’avouer que c’était le sang de la fillette. Dans son « Récapitulatif » Ranucci se pose la question de pourquoi garder un pantalon taché de sang accusateur dans son coffre et jeter le reste de ses vêtements s’il était coupable. Et en effet, personne ne peut le comprendre. D’autant plus qu’il a avoué que ce pantalon lui appartenait.
Chapitre IX : les aveux de Christian Ranucci devant les psychiatres.
Bouladou précise que Gilles Perrault est furieux contre les psy car il les a comparés à des policiers. Pour Bouladou, les psy n’ont pas forcé Ranucci à avouer. Il a avoué avoir cogné la tête de Marie-Dolorès par terre puis l’avoir poignardée. Il s’est souvenu de tout ce qui s’est passé devant les psy mais a eu du mal à accepter son crime. Il a avoué avoir un caractère impulsif. Plus tard et devant d’autres psy, Ranucci a déclaré ne plus se souvenir du meurtre. Il a même déclaré ne pas se souvenir de ses aveux. Pour les psy, il aurait simulé l’amnésie comme le prouvent les tests qu’il a subis. Ranucci a donné deux précisions aux psy qu’il n’avait pas révélées aux policiers : il avait le couteau depuis un an et a donné un bonbon à la petite fille. Un des mystères de l’affaire Ranucci est qu’il a passé le week-end hors de chez lui mais on ne sait pas ce qu’il a fait avant le meurtre.
Chapitre X : la reconstitution
Elle eut lieu le 24 juin 1974. Ranucci a bien avoué avoir enlevé la fillette. La reconstitution a permis de conclure que Ranucci a menti quand il a déclaré avoir voulu ramener la fillette chez elle car il se dirigeait vers Aix et non Marseille. Mais Ranucci n’a pas voulu reconstituer le meurtre en prétendant ne pas s’en souvenir. La thèse de Gilles Perrault est démontée par Bouladou qui révèle que Ranucci a donné avec précision les éléments permettant de reconstituer le parcours qu’il a fait depuis Sainte-Agnès jusqu’au lieu du meurtre. D’après Bouladou c’est Maître Chiappe qui aurait fait « non » de la tête à Ranucci pour que celui-ci refuse de reconstituer le meurtre. Ranucci a indiqué l’endroit précis où il avait caché le couteau au moment de la reconstitution.
Chapitre XI : les témoignages de Mamde Mattéi
Mme Mattéi a rencontré la mère de Ranucci aux Baumettes et a affirmé avoir vu un homme en Simca 1100 grise essayer d’enlever des enfants en mai 1974 dont sa fille. Il y avait deux autres témoins mais Mme Mathon ne les a pas retrouvés. Mme Mattéi prétendait avoir été à la police pour une déposition mais il n’y en a aucune trace et les policiers ne se souviennent pas de l’avoir entendue. Après l’exécution de Ranucci, une voisine de Mme Mattéi, Mme R. Suzanne fit une déposition à la police pour parler d’un homme qui cherchait à enlever de enfants mais surtout pour affirmer que Mme Mattéi lui avait dit que la mère de Ranucci était prête à donner 2000 francs pour que Mme R. Suzanne fasse un faux témoignage. Il aurait fallu que cette dernière déclare avoir vu l’homme mais que ce n’était pas Ranucci. Mme R. Suzanne a refusé. Mme Mme Mattéi, selon Gilles Perrault, situe « l’aventure » arrivée à sa fille le 31 mai 1974, soit avant l’enlèvement de Marie-Dolorès or Mme Barraco (signalée par Mme Mattéi comme la mère d’une petite fille également importunée) que sa fille l’a avisée d’un incident après l’enlèvement de Marie-Dolorès. Bouladou pense que les filles de Mme Mattéi et Mme Barraco ont inventé cette histoire. Les hommes vus par Mme Mattéi, M. Martet et M. Spinelli sont tous de physique différent mais Gilles Perrault va les rassembler en un seul homme.
Chapitre XII L’affaire C. (Albertini)
Le 1er juin 1974, dans une cité de Marseille, un satyre portant un pull-over rouge, s’était livré à des attouchements sexuels sur deux fillettes. Gilles Perrault leur avait donné un faux nom, Albertini, pour préserver leur anonymat. Bouladou les appelle C. de l’initiale de leur nom. La mère de Ranucci a connu l’affaire C. par une lettre envoyée par une amie de Nice ou selon une autre théorie par Mme Mattéi aux Baumettes. Le 1er juin 1974, dans la cité des cerisiers, un jeune homme s’était livré sur deux soeurs âgées de 8 et 9 ans à des gestes impudiques. M. Martel avait vu le satyre qui devait avoir de 32 à 35 ans et mesurer 1m72 à 1m74. Il avait un polo rouge vif. Un adolescent, Jean-Claude J, avit vu le satyre le 25 mai avec deux fillettes. Il avait vu l’homme repartir en Dyane bleu ciel. Mais le signalement de l’homme est différent, il est âgé de 25 ans et mesure 1m70 et de corpulence robuste. Il avait un pull-over vert.
Chapitre XIII : L’affaire Spineck et l’affaire Pappalardo
Melle Di Marino voulut vérifier si Ranucci n’avait pas attiré l’attention d’habitants de Nice par son comportement envers les enfants. Un appel à témoins fut lancé dans la presse. Le 18 juin 1974, l’inspecteur Moschetti reçut une lettre anonyme signalant que l’auteure de la lettre avait une fille et qu’elle avait été importunée par Ranucci. Moschetti retrouva la femme grâce aux détails de la lettre. Elle s’appelait Spineck et sa fille Sandra. Meme Spineck fut convoquée au commissariat et confirma ce qu’elle avait écrit. Elle indiqua que Ranucci portait à l’époque des faits (fin 1973) un imperméable vert ou gris et des lunettes. Pourtant Mme Spineck ne fut pas en mesure de reconnaître Ranucci au milieu des inspecteurs. Mais les détails qu’elle fournit correspondaient à Ranucci et surtout l’imperméable que Ranucci avait eu à l’armée et il avait nié ce fait. Le 15 avril 1974, M. Pappalardo demeurant à Nice signala que son fils Patrice âgé de 5 ans avait disparu. Il appela la police mais il retrouva son enfant peu après. Il dut rapporter les faits à la police. Patrice avait été enlevé par un homme ressemblant à Ranucci. L’homme aurait entraîné l’enfant en lui achetant des bonbons. L’homme avait donné rendez-vous à Patrice pour le lendemain et M. Pappalardo l’aurait donc attendu et en le voyant le jeune homme se serait enfui. A la confrontation, Ranucci fut reconnu formellement par M. Pappalardo et son fils aîné Eric qui avait également vu l’homme avec Patrice. Selon Bouladou, Gilles Perrault occulte des faits importants pour empêcher d’avoir une opinion objective sur l’affaire. Pour Bouladou, Ranucci était un homme attiré, pour une raison mal définie, par les enfants.
Chapitre XIV : une voiture pas si baladeuse que cela.
La 304 est rendue à Mme Mathon le 6 juin 1974. Puis la police a récupéré la voiture le 10 juin. Mais la voiture avait été enlevée par les policiers de Marseille sans que les policiers de Nice soient avertis et ceux-ci avaient été chez Mme Mathon pour découvrir que la 304 avait disparu. Mais Bouladou démonte cette histoire. La voiture aurait été empruntée par le journaliste Christian Chardon avec l’accord de Mme Mathon. Bouladou veut démonter ainsi les théories de Gilles Perrault qui estime que la voiture a été enlevée plusieurs fois par la police pour nuir à Ranucci.
Chapitre XV : le chien
Les recherches de la fillette commencent avec un chien à partir de la champignonnière et il dépasse de trente mètres l’endroit où se trouve le corps. Gilles Perrault a affirmé que le chien avait suivi la piste à partir de l’odeur du pull-over rouge mais Bouladou dément.
Chapitre XVI : le pull-over rouge
Un pédophile portant un pull-over rouge s’était livré à des gestes indécents le 1 juin 1974 dans la résidence des Cerisiers et cela laissait penser que Ranucci pouvait en être l’auteur et que le pull-over rouge trouvé dans la champignonnière lui appartenait. Mais les témoins des Cerisiers ne reconnurent pas Ranucci. Il n’était pas l’homme au pull-over rouge. Les policiers ont reconnu que le pull n’était pas du tout de la taille de Ranucci. Un gendarme a reconnu que le pull trouvé dans la champignonnière était sale et déposé là depuis longtemps, il n’avait pas pu être porté par Ranucci. Mais le juge d’instruction a signalé qu’on lui avait remis un pull-over rouge propre. De plus le pull comportait des gros boutons ce que les témoins des Cerisiers n’ont pas remarqué. Mais l’homme vu aux Cerisiers mesurait 1m68, selon la théorie de Bouladou, il n’aurait pas été assez grand pour porter le pull-over rouge. Mais Martel avait dit que l’homme était corpulant seulement il n’avait pas remarqué les boutons dorés sur le pull dont ce n’était pas celui de la champignonnière. Bouladou imagine que le pull avait été oublié là par un spéléologue ou de façon moins plausible Ranucci aurait rencontré l’homme au pull-over rouge à Marseille parce qu’il le connaissait. Ils avaient tous eux une attirance pour les enfants. Et l’homme aurait oublié son pull dans la 304 de Ranucci. Ranucci aurait gardé le pull pour le rendre à l’homme une prochaine fois. Il se serait débarrassé du pull dans la champignonnière pour que les gendarmes ne le soupçonnent pas d’être l’homme des Cerisiers. Persuadé qu’il n’a pas été suivi, il pense qu’on ne trouvera pas le pull.
Chapitre XVII : les ombres du journalisme
Les journalistes sont sous la pression de leur rédaction et doivent absolument sortir un article avec un scoop même quand ils n’ont rien de nouveau. Bouladou explique ainsi leurs erreurs. Parmi les erreurs se trouve la grâce présidentielle annoncée par l’AFP en faveur de Ranucci.
Chapitre XVIII : les mensonges de Ranucci
Ranucci a affirmé dans son « Récapitulatif » avoir été emmené par les policiers de Marseille dans une Mercédès alors que c’était dans une Renault 12.Ranucci prétend également que des policiers armés sont venus le voir en prison pour essayer de vérifier s’il continuait de ne pas se souvenir de ce qui s’était passé or Bouladou explique que nul n’a droit d’entrer armé en prison. De plus, les policiers ne devaient plus avoir de contact avec Ranucci après son inculpation en l’absence de commission rogatoire et hors de la présence du juge et de l’avocat de Ranucci. Ranucci a menti en disant que sa voiture a glissé dans la champignonnière alors qu’il s’est enfoncé volontairement. Il a menti à sa mère en cachant l’accident. Il a menti aux policiers en affirmant que les tâches de sang de son pantalon étaient des tâches de boue. Il a menti en déclarant qu’il n’était jamais allé à Marseille. Il a menti à la juge en disant ne se souvenir de rien alors qu’il a avoué. Il prétend avoir été torturé alors que les journalistes présents lors de la garde à vue ont démontré le contraire.
Chapitre XIX : un témoin un peu tardif
Le 2 juin 74, la veille du meurtre de la fillette, Ranucci aurait renversé un chien à Marseille alors qu’il prétendait ne pas y être. Mais l’audition du propriétaire du chien était arrivé trop tard pour être enregistré dans l’instruction. Gilles Perrault a trouvé un témoin de cet incident, Daniel Moussy. Moussy aurait été entendu par les policiers et aurait reconnu Ranucci d’après une photo. Mais aucune trace de témoignage n’a été enregistrée concernant Moussy. Bouladou a voulu interroger Moussy mais celui-ci a refusé.
Chapitre XX : une portière pas trop coincée
Lors de ses aveux, Ranucci avait déclaré que la portière gauche de sa 304 était coincée après l’accident et qu’il avait été obligé de sortir par la portière droite. Mais les Aubert l’avaient vu sortir par la portière gauche. Pour la défense de Ranucci, ce détail signifiait que les Aubert avaient vu une autre voiture mais ils avaient bien noté le numéro d’immatriculation de la 304 de Ranucci. Bouladou cite des témoignages prouvant que la portière gauche n’a pas été bloquée et que ce détail a été inventé par Gilles Perrault pour défendre Ranucci.
Chapitre XXI : le président de la République Valéry Giscard d’Estaing et l’affaire Ranuci.
Dans son livre « Le pouvoir et la vie » sorti en 1988, Giscard a parlé de l’affaire Ranucci. Il a eu accès au dossier de l’affaire préparé par la magistrature et a reçu l’avocat du condamné. Giscard a été surpris que l’avocat plaide l’innocence de Ranucci alors que pour lui il ne fallait pas revenir sur le procès.
Bouladou révèle que Ranucci voulait partir pour le Vénézuela s’il avait été acquitté et qu’il aurait demndé de l’argent à Giscard. Giscard s’est senti glacé de crainte quand l’avocat lui a fait cette demande et il s’est interdit d’en tenir compte dans sa décision sur la grâce. Giscard a reçu une lettre de la mère de Marie-Dolorès. Elle demandait à Giscard de ne pas gracier Ranucci sinon elle ne croirait plus à la justice. Cela semble l’avoir convaincu de ne pas gracier Ranucci.
Chapitre XXII le livre de Mathieu Fratacci
Le livre de ce policier est sorti en 1994. Frattacci a été enquêteur sur l’affaire Ranucci. Le livre était intitulé « Qui a tué Christian Ranucci ? » Bouladou révèle que ce livre a été écrit par Jean-Marc Tixier en réalité et qu’il est plein d’erreurs. Le père de Marie-Dolorès a tenté de faire interdire la publication du livre mais sans succès. Le livre montrait une photo de la fillette et de son frère et cela avait choqué M. Rambla. Pour Bouladou, ce livre sert la cause des défenseurs de Ranucci en raison des erreurs commises par Tixier.
Chapitre XXIII : le film de Michel Drach, le pull-over rouge.
Le maire d’Aix-En-Provence, Alain Joissains, avait fait interdire le film dans sa ville par écoeurement considérant le film comme une « entreprise de pourrissement ». Bouladou estime que les personnages du film sont caricaturaux et que ce film est conforme à la thèse de Perrault et manichéen. Bouladou estime que Drach, avec son film, va au-delà du livre de Gilles Perrault en caricaturant tous les éléments favorables à la thèse de l’innocence de Ranucci.
Chapitre XXIV
Dans l’inconscient collectif, Ranucci est considéré comme le dernier guillotiné alors qu’il y a eu deux autres exécutions après la sienne. Celle de Jérôme Carrein et celle de Hamida Djandoubi. C’est dire si le livre de Gilles Perrault a occulté les dernières condamnations à mort. Il y a eu douze condamnés à mort après la condamnation de Ranucci dont deux exécutés. Ranucci aurait dit à Paul Lombard juste avant d’être guillotiné, « réhabilitez-moi ». C’est Lombard lui-même qui le dit mais Bouladou conteste sur base de témoignages contraires de personnes présentes le jour de l’exécution. Ranucci serait resté muet. Le bourreau, André Obrecht, certifie que Ranucci n’a rien dit.
Chapitre XXV Mon entrevue avec M. Martinez
Martinez a fait le récit de l’accident à Bouladou. Il estime avoir vu une masse à l’arrière de la voiture de Ranucci, il en a conclu que c’était Marie-Dolorès après avoir entendu le témoignage des Aubert. M. Martinez relate ensuite son témoignage à la police. Il affirme avoir reconnu Ranucci tout de suite même si l’accusé n’avait pas ses lunettes. Devant la juge d’instruction, Ranucci a nié avoir eu l’accident avec les Martinez. Au bout d’une demi-heure Ranucci a avoué l’accident. Martinez a été choqué par le livre de Perrault et a voulu le faire interdire. Il en a lu vingt pas et l’a jeté à la poubelle. Il a été surpris par l’attitude de Ranucci lors du procès et qu’il ne dise presque rien lors de sa condamnation. Il se souvient avoir vu Maître Lombard pleurer dans les bras de sa fille après le verdict. M. Martinez est persuadé que Ranucci était coupable. Mais il est de gauche et contre la peine de mort. Il a eu l’occasion de parler de l’affaire à Badinter et de le féliciter pour l’abolition de la peine de mort. Martinez affirme que Perrault a pu éviter la censure de son livre parce qu’il était au PC et bénéficiait de protection politique. Il pense que Perrault a voulu gagner de l’argent sur cette affaire. Bouladou rappelle que Perrault a voulu reverser une partie des droits d’auteur à la famille Rambla qui a refusé croyant que Perrault voulait acheter son silence. Martinez affirme que Ranucci n’a pas été torturé par la poice car il l’a vu sans blessure le lendemain de l’interrogatoire.
Chapitre XXVI mon entrevue avec M. Guazzone
Guazzone relate sa rencontre avec Ranucci dans la champignonnière. Il a été surpris de l’y trouver seul car c’était un lieu de passage pour les couples qui y passaient la journée pour s’ébattre. Guazzone pense que Ranucci s’est caché dans la champignonnière parce qu’il avait quelque chose à se reprocher. En parlant de l’accident à Guazzone, Ranucci aurait dit : « le con qui m’a fait ça, il va me le payer. » Guazzone a rencontré Perrault mais a refusé de lui parler et de lire son livre. Il est persuadé que Ranucci est coupable.
Chapitre XXVII : mon entrevue avec M. Grivel
Grivel confirme à Bouladou que Jean Rambla n’a jamais parlé de Simca 1100. Bouladou et Grivel parlent de l’émission « Faites entrer l’accusée qui occulte le fait que le pantalon de Ranucci était couvert de taches de sang à l’extérieur, il n’avait donc pas pu se blesser, c’était du sang d’ailleurs. Bouladou rappelle que Perrault a occulté la reconstitution. Ranucci a avoué être allé à vingt mètre de l’accident dans le maquis avec la petite fille justement à l’endroit où la police l’a retrouvée morte. Grivel était là quand Ranucci a avoué le meurtre pendant la reconstitution. Grivel pense que le cadavre de la fillette n’aurait jamais été retrouvé si Ranucci n’avait pas été vu par les Aubert. Grivel pense que Ranucci n’était pas un truand et que s’il n’avait pas eu d’accident il aurait laissé la petite sur le bord de la route. Grivel pense que Lombard n’a rien pu faire car si Ranucci avait plaidé coupable, il aurait pris perpétuité et serait sorti au bout de vingt ans alors que là il était absent, comme s’il était en touriste au cours du procès.
Chapitre XXVIII Mon entretien avec M. Chardon
Chardon est un journaliste de Minute. C’est lui qui a ramené Mme Mathon avec la voiture de Ranucci et lui avait demandé de la garder pour la nuit détruisant donc l’accusation de vol de la voiture par la police de Marseille. Chardon est choqué que Ranucci ait été condmané à mort et il pense qu’il avait des circonstances atténuantes et qu’il n’a pas tué avec préméditation. Il affirme qu’il était dans le commissariat lors de l’interrogatoire et qu’il n’a pas entendu Ranucci crier, donc il n’a pas été torturé. Chardon pense que Lombard ne voulait pas défendre Ranucci tant qu’il était considéré comme l’assassin d’une petite fille mais qu’il a fini par accepter quand Ranucci a commencé à nier comme si l’erreur judiciaire l’intéressait. Chardon voulait choisir l’avocat de Ranucci. Il avait pensé à Maître Pollak et Maître Arnoux mais Pollak était absent quand il a voulu lui en parler et il pense que cela aurait peut-être tout changé. C’est ensuite que Chardon est allé trouver Lombard. Finalement Pollak a été l’avocat des Rambla avant Collard.
Chapitre XXIX Mon entrevue avec M. Vuillet
Le docteur Vuillet confirme que les taches de sang sur le pantalon de Ranucci ont bien été analysées contrairement à ce que dit Perrault. Il révèle que Marie-Dolorès a été tuée de quinze coups de couteau. Ranucci a avoué le meurtre devant le docteur Vuillet. Il ne croyait pas que Ranucci serait condamné à mort pourtant il ne trouve aucune circonstance atténuante à l’accusé.
Chapitre XXX Mon entrevue avec M. Rosano
Bouladou avoue avoir consulté internet pour son enquête. Il y a rencontré des passionnés de l’affaire. Parmi ceux-ci M. Rosano qui vendait des pizzas en 1974 dans le quartier de Sainte Agnès. Mais le jour de l’enlèvement de Marie-Dolorès, il n’a rien vu à cause de son camion qui lui bouchait la vue. En fait il a quand même vu Ranucci en train de regarder les enfants. Bouladou a reait l’enquête avec les témoins qu’il a présentés à certains passionnés. Il a rencontré Rosano qui lui a confirmé avoir vu Ranucci près des enfants.
Chapitre XXXI : mon entrevue avec M. Spinelli
Spinelli confirma à Bouladou avoir vu la fillette entre dans une voiture. Il la connaissait. C’est le soir, en regardant les infos qu’ils a compris qu’il avait assisté à l’enlèvement. Spinelli ne connaissait pas Jean Rambla. Il dit qu’il a cru voir une Simca 1100 à cause du soleil qui l’éblouissait. Il dit que Gilles Perrault a voulu lui parler mais qu’il l’a mis dehors. Pourtant Perrault a prétendu qu’il avait parlé à Spinelli. Spinelli est pourtant sûr de ne pas s’être trompé sur la Simca 1100 mais que l’arrière de cette voiture ressemble à celle d’un coupé 304. Il dit que la mère de Ranucci lui a écrit pour qu’il insiste sur la Simca mais il n’a pas répondu. D’après Bouladou, Perrault aurait donc menti, il n’a pas parlé à Spinelli et à Guazzone. Pour Bouladou, l’enlèvement a bien eu lieu à 11h 15 et là encore Gilles perrault aurait menti. C’est Spinelli qui le confirme.
Chapitre XXXII mon entrevue avec M. Aubert
Bouladou a fréquenté un forum sur l’affaire et s’est fait insulter par les partisans de Perrault. C’est grâce à une de ses relations sur Internet (Bouladou semble s’y être fait des amis) que Bouladou a pu trouver le numéro de téléphone de M. Aubert. M.Aubert insiste, il a toujours dit avoir vu Ranucci avec un enfant après l’accident. Ranucci est bien descendu à gauche. Il a vu Ranucci partir sur le talus avec la fillette près de l’endroit où son cadavre a été retrouvé. Aubert a bien vu Ranucci avec des lunettes, des grosses lunettes. Ce détail semble important pour Bouladou. Il est allé chez les gendarmes qui l’ont envoyé promener, il est alors allé à la police et a fait sa déposition. M. Aubert a reçu des menaces de mort après cette affaire. Il a bien reconnu Ranucci du premier coup. Il ne comprend pas d’où vient l’histoire du « paquet » qu’il aurait vu à la place de la fillete, il ne se souvient pas en avoir parlé. Ce qui est curieux c’est que Ranucci pensait ne pas avoir été suivi et pourtant Aubert prétend lui avoir parlé et Ranucci lui aurait répondu. Aubert n’a jamais répondu aux journalistes excepté Colombani. Les autres journalistes ont inventé des propos de M. Aubert. Si la femme de M. Aubert s’est trompée sur la portière de Ranucci c’est, selon son mari, parce qu’elle a été pressée par les journalistes. Perrault avait prétendu que les Aubert avaient vu une Simca 1100 mais M. Aubert est persuadé d’avoir vu une 304. On a prétendu que Ranucci était endormi à l’arrière de sa 304 mais M. Aubert est sûr de l’avoir vu partir avec la fillette. Il en a parlé aux Martinez avant de le signaler à la police. M. Aubert regrette de n’avoir pas parlé à la presse pour confirmer tout ce qu’il a vu et il est énervé qu’on ait prétendu qu’il n’ait pas reconnu Ranucci du premier coup. Mme Mathon l’a contacté mais cela ne l’a pas ébranlé. M. Aubert pense que si Ranucci n’avait pas été condamné à mort il n’y aurait pas d’affaire Ranucci car il est persuadé que c’était le dernier condamné à mort. Aubert dit que Ranucci est tombé dans les bras de Mme Aubert en pleurant et en demandant pardon. M. Aubert est persuadé que si Ranucci avait plaidé coupable, il s’en serait sorti. M. Martinez a confirmé que M. Aubert lui avait parlé de Ranucci avec un enfant après l’accident. Bouladou pense que la fillette a crié quand elle a perdu un sabot et qu’elle a marché avec un pied nu sur le sol mais que les Aubert ne l’ont pas entendue. De plus ses jambes ont été griffées par les plantes, de là ses cris.
Chapitre XXXIII mon entrevue avec Monsieur Meyssonnier
Le boureau Meyssonnier connaît bien l’affaire Ranucci et le livre de Gilles Perrault. Il est gêné qu’on puisse croire à l’innocence de Ranucci. Il n’a pas guillotiné Ranucci mais il n’aurait pas voulu que ses confrères exécutent un innocent. Meyssonnier semble obsédé par son métier d’exécuteur puisqu’il en a fait un musée avec une vraie tête de guillotiné. Bouladou veut connaître un détail macabre. Il veut savoir si Perrault a raison quand il écrit que la tête de Ranucci a rebondi deux fois après l’exécution. Meyssonnier lui explique avec des détails techniques que la tête de Ranucci n’a pas pu rebondir car elle a été retenue par l’assistant du bourreau. Perrault aurait encore menti.
Annexe « Les contes de Perrault »
Bouladou répertorie toutes les erreurs de Gilles Perrault dans son livre « le pull-over rouge ». Il l’avait déjà fait tout au long de son livre. Il synthétise les erreurs pour renforcer sa propre thèse contre celle de Perrault. Bouladou relève ainsi 201 erreurs.
Epilogue
Bouladou parle d’un témoin qui a vu Ranucci fumer au bord de la route pendant que Marie-Dolorès était dans la 304 mais Bouladou ne donne pas plus de détails car il n’a pas rencontré ce témoin.