Histoires de pouvoirs

pouvoirs

 

Gomez par Cyril M. Kornbluth

 

Julio Gomez était un savant. Il avait été emporté par une pneumonie à 39 ans. 22 ans auparavant, le narrateur avait rendez-vous avec le Pr Sugarman. Vilchek (le narrateur) qui voulait savoir quelles sont les conséquences principales de l’énergie atomique, de l’invention de la bombe A. Pour Sugarman c’était l’éducation et il s’expliqua en donnant une lettre à Vilchek. Cette lettre avait été écrite par un adolescent portoricain de 17 ans, Julio Gomez. Vilchek voulait reproduire la lettre dans son journal car il la trouvait drôle mais son rédacteur en chef l’obligea à la réécrire. Vilchek avait écrit un article à partir de la lettre de Gomez qui avait fait réagir l’armée. Vilchek fut réveillé en pleine nuit par des militaires qui voulaient récupérer la lettre de Gomez. Vilchek et son rédacteur en chef furent obligés de se taire sur cette intervention. Le rédacteur en chef accepta de se taire à condition d’avoir l’exclusivité de cette histoire Gomez. L’amiral était d’accord. Gomez avait révélé dans sa lettre des super secrets atomiques. L’amiral avait peur des conséquences, une fois que les Russes auraient récupéré l’article de Vilchek avec la lettre de Gomez. Les militaires et les journalistes s’en allèrent alors dans le spanish Harlem pour aller voir Julio Gomez. L’amiral entra dans le restaurant de Gomez et lui parla en espagnol. Il se fit passer pour quelqu’un du Service de Santé et voulut emmener Julio car il le faisait passer pour malade. L’amiral et Vilchek conduisirent Gomez au Federal Building. Gomez allait être interrogé mais ne semblait pas inquiet. L’amiral ne croyait pas que Gomez était l’auteur des équations présentes dans la lettre mais les avait volées. Alors Gomez développa ses théories et l’amiral fut obligé de demander confirmation au professeur Mines par téléphone. Mines arriva au Federal Building tellement la situation était urgente. Mines se demanda si Gomez était un espion russe ou un génie autodidacte. Gomez répondit qu’il était un citoyen des Etats-Unis et prouva son honnêteté en écrivant des formules pendant deux heures pour convaincre Mines. Mines avoua à l’amiral qu’il était dépassé par le génie de Gomez et s’en alla. Alors l’amiral décida de livrer Gomez à la Commission atomique pour qu’il soit utilisé comme arme et Vilchek fut dégouté. Les parents de Julio signèrent un contrat pour leur fils. Vilchek signa également un contrat comme spécialiste de l’information. Gomez et Vilchek furent enfermés dans une maison et surveillés par trois hommes. Mines vint voir Gomez une fois par semaine et Vilchek tint un journal de leurs entrevues.

Un jour Mines arriva avec un agent du FBI et s’enferma pendant cinq heures avec Gomez mais sans dire ce qui s’était passé dans la pièce à Vilchek. Alors Gomez travailla jour et nuit sans prendre le temps de manger et de se raser. Mines se moqua de la santé de Gomez, seuls ses travaux l’intéressaient. Alors Mines tenta de calmer Vilchek en lui expliquant pourquoi Gomez était comme ça. Il pensa qu’il possédait des millions de données physiques dans sa tête et qu’il fallait le laisser les trier. Gomez travailla sur une théorie du champ unifié. Puis Gomez finit pas s’écrouler de fatigue et de faim. Vilchek prit soin de lui. Vilchek encouragea Gomez à sortir et les trois hommes charger de les surveiller les laissèrent mais les suivirent à distance. Gomez alla voir ses parents pour les rassurer puis sa fiancée Rosa. Vilchek donna de l’argent à Julio et s’en alla. Il remarqua un jeune homme dans le restaurant devant Julio et Rosa mais s’en alla quand même. Le jeune homme sortit aussi et Vilchek le suivit. Le jeune homme s’énerva et le traita de pédé alors Vilchek le laissa partir. C’était pour Vilchek une stratégie pour faire croire aux hommes chargés de le suivre qu’il n’était pas avec un inconnu mais avec Julio. Les deux hommes coururent alors vers le restaurant mais le couple était parti. Vilchek alla alors dans un hôtel et loua une chambre pour lui et une pour Gomez. En pleine nuit, Vilchek fut réveillé par Julio qui lui apprit son mariage avec Rosa. Puis c’est l’amiral Mac Donald qui vint le déranger pour savoir où était Gomez. Alors Vilchek lui dit de le laisser tranquille mais Gomez arriva et l’amiral lui fit la morale. Il devait devenir responsable et servir son pays. L’amiral obligea Gomez à écrire ses dernières trouvailles qu’il ne voulait garder que dans sa mémoire mais Julio avait tout oublié. C’est son mariage qui lui avait fait tout oublier. Alors Gomez retourna à Spanish Harlem et Vilchek à son journal. En retrouvant Julio chez lui Vilchek fit les courses avec lui et s’aperçut que Gomez avait retrouvé ses facultés extraordinaires quand il compta l’addition plus vite que l’épicier mais Julio demanda à Vilchek de garder le secret.

 

  1. Bauer et les atomes par Fritz Leiber

 

Le docteur Jacobson annonce à M. Bauer qu’il n’a pas de cancer. M. Bauer se demande s’il n’est pas radioactif et le docteur le rassure également sur ce point. Pour Bauer, un homme ne s’intéressait qu’à trois choses : les affaires, les bars et les blondes. Tout le reste était bon pour les timbrés, les artistes et les femmes. M. Bauer va à son bureau et pense encore que les humains sont radioactifs et peuvent exploser. Alors il va boire dans un bar. Ses pensées morbides le harcèlent alors il prend l’escaler et va voir une femme, Myna. Le cousin de celle-ci lui a rapporté un souvenir de San Francisco qui ressemble à une grenade mais Bauer n’est pas impressionné car il est toujours dans son délire de bombe atomique. Il fait peur à Myna avec ses théories morbides. Il se voit dans le miroir et aperçoit une chose verdâtre, faiblement lumineuse, c’est son visage. Quand il sort de chez Myna, il explose. Quand le docteur Jacobson arrive chez Myna, il reconnaît son patient puis il entend un bruit, c’est un compteur Geiger qui crépite...

 

Flamber clair par Robert Moore Williams

 

  1. Ferguson travaille dans une centrale atomique. Une voix l’appelle et lui demande de venir à l’hôpital de surface. Ferguson travaille avec trois hommes : deux techniciens, chargés d’ouvrir la porte de la centrale et de décapiter le robot dans le compartiment tournant et le représentant des Nations Unies chargé de s’assurer que le cerveau du robot tombe bien dans le bain d’acide et y est dissous. Quand des robots entrent dans une centrale atomique pour y rester jusqu’à ce que l’usure naturelle et les avaries les rendent impropres à tout service, un représentant des Nations Unies les accueillent à l’entrée. Et quand ils sortent, coques de métal usées et bosselées où seule vit encore la substance cérébrale secrète de Smither, un autre représentant des Nations Unies s’assure que le cerveau meurt. Sinon, les hommes pourraient se retrouver un jour devant un rival dangereux et mortel, luttant avec eux pour le contrôle de la planète. Ils n’existe pas d’autres robots ailleurs que dans les centrales atomiques et le secret de la fameuse substance cérébrale de Smither appartient aux Nations Unies. Les Nations Unies ne veulent pas entendre parler d’armées composées de robots. Les robots ignorent donc le monde de l’extérieur des centrales. Ils ne connaissent que l’obéissance et le devoir. Ferguson assiste à l’exécution d’un robot ce qui lui donne des frissons. C’est la première fois qu’un robot a croisé les bras avant d’être exécuté. Un autre robot à exécuter arrive, lui aussi croise les bras. Il cache une étoile en plastique moulée. Ferguson pense que les robots ont inventé des rites mortuaires et des objets mortuaires. Il a de la compassion pour eux. Il pense à un poème de William Blake qui évoque l’immortalité du créateur. Jefferson et son collègue Blake vont à l’hôpital. Arrivés à l’hôpital, ils voient le docteur Clanahan, médecin-chef perché en haut d’une échelle essayant de faire descendre une infirmière et un interne qui flottent au plafond. Un patient dans la chambre semble tout content de ce qui se passe. Clanahan et l’infirmière tombent sur Ferguson mais l’interne est toujours au plafond. Alors Clanahan monte à l’échelle pour le faire descendre. Clanahan explique à Ferguson que c’est le patient qui a collé au plafond les médecins et l’infirmière. Le malade a été le matin même avec un chargement de matériaux radioactifs. Ce n’est pas un employé de la centrale et il a été contaminé par la radioactivité mais on ne sait pas comment. Alors Ferguson tente de parler au malade. Celui-ci répond qu’il s’appelle Dieu. Il dit qu’il a rencontré Satan. Le psychiatre Morton tente d’injecter un calmant au malade mais celui-ci dit simplement « Montez » et Morton se retrouve collé au plafond. Puis le malade quitte sa chambre et sort de l’hôpital. Il fuit en hélicoptère. Ferguson appelle la police pour signaler le vol de l’hélicoptère par un patient dérangé et atteint par des déchets radioactifs. Morton pense que le malade a été soumis à des radiations intenses et que cela a changé la structure cellulaire de son cerveau et que cela a libéré un pouvoir latent en lui et qu’en conséquence les objets se sont mis à lui obéir. Morton ne croit pas que le malade est Dieu. Le directeur général appelle Ferguson pour lui dire qu’un malade radioactif a été retrouvé mort. Il appartenait à une sorte de secte religieuse qui a son quartier général sur la Montagne rouge. C’est là qu’il a dû être contaminé par les radiations. La police appelle aussi pour signaler que l’hélicoptère s’est écrasé près de la Montagne rouge et que le malade qui le conduisait a été porté disparu. Le malade s’appelait Homère. Il était le chef d’un groupe de 21 personnes qui habitaient sur les pentes de la Montagne rouge. C’était une secte vouée à la vie naturelle. Blake et Ferguson vont voir la secte pour lui annoncer la disparition d’Homère. Les membres de la secte ne sont pas tristes car ils pensent que si Homère est mort une partie de lui-même continuera à vivre. Les médecins retrouvent Homère, il est avec celui qu’il appelle Satan et lui tire dessus mais c’est lui qui meurt. Le Satan d’Homère était un robot radioactif qui voulait savoir ce qu’il y a au-delà de la centrale. Les robots veulent connaître leur maître et leur créateur. Le robot en voyant Homère l’a pris pour dieu et Homère l’a cru.

 

Les jeux par Katherine Mc Lean

 

Ronny joue tout seul aux cow-boys et aux Indiens. Puis, d’un coup, Ronny devient un vieil homme, enseignant à de jeunes hommes, et le vieil homme ne sait rien de Ronny. Une part de Ronny est donc le docteur Revent Purcell. Il peut transmettre des équations par télépathie. Purcell est en prison car il refuse de communiquer une arme secrète au gouvernement. En 15 jours de prison, on ne lui a rien donné à manger. Les militaires qui veulent les antitoxines découvertes par Purcell pour la guerre bactériologique attendent peut-être tranquillement qu’il parle ou qu’il meure. En revenant du lavabo, le docteur Purcell glisse, tombe, et sa tête vient heurter le bâti en fer de son lit. Ronny sent le fer s’enfoncer dans sa peau jusqu’à l’os. Un homme demande à Ronny à quoi il joue et Rony répond aux Indiens. Il ne dit pas que sa vie d’enfant se confond avec celle d’un savant qui a été enfant 90 ans avant lui.

 

Etoile du soir, étoile d’espoir par Alfred Baster

 

Foster est un homme de 38 ans. Il sonne chez les gens pour leur demander s’ils ont vu une soucoupe volante. Après chaque sondage il raye le nom de la personne dans son annuaire. A chaque sondage il change de nom (après Foster il prend le nom de Davis) et de questionnaire. Après les soucoupes volantes il parle de jeux de radio et de télé. Toutes les personnes qu’il interroge s’appellent Buchanan. Il leur demande s’ils ont des enfants quelque soit le type de questionnaires qu’il utilise. Foster/Davis est assommé. A son réveil, un avocat obèse nommé Walter Herod l’interroge. Les papiers de Foster/Davis révèlent qu’il s’appelle en réalité Marion Perkin Warbeck. Warbeck a visité 30 Buchanan. Selon ses papiers, il est professeur, directeur d’un lycée. Herod pense que Warbeck fait de l’escroquerie à l’héritage concernant les héritiers Buchanan et justement Herod est un escroc à l’héritage qui a peur que Warbeck marche sur ses plates-bandes. LA combine à l’héritage est une escroquerie à long terme. Le mécanisme est le suivant : le président Buchanan est mort sans avoir laissé de testament, laissant sa succession à des héritiers inconnus. C’était en 1868. Aujourd’hui, avec les intérêts composés, cette succession vaut des millions de dollars. N’importe qui portant le nom de Buchanan est un pigeon pour cette affaire. Warbeck rétorque qu’il ne veut pas couper l’herbe sous le pied d’Herod et veut partir. Joe, l’assistant d’Herod essaye de bloquer Warbeck mais celui-ci le dégage facilement. Il appelle la police mais Herod étonné que Warbeck soit un honnête homme veut négocier et Warbeck abandonne la police. Il montre une enveloppe aux deux hommes. S’y trouvent des copies de ses élèves dont un s’appelle Stuart Buchanan qui a dix ans et a décrit ses vacances dans lesquelles il parle d’amis qui ont des pouvoirs. C’est pourquoi Warbeck recherche Stuart Buchanan car il s’est volatilisé. Sa famille a disparu avec lui. Herod et Joe s’associent à Warbeck pour retrouver Stuart. Ils vont à la poste pour savoir où la famille Buchanan a déménagé, fouillent les listes électorales, passent au bureau de la compagnie du gaz et de l’électricité mais rien. Alors ils vont voir le concierge de l’immeuble où habitaient les Buchanan. Herod veut savoir le nom de l’entreprise de déménagement qui a travaillé pour les Buchanan et le concierge l’a gardé. Mais cela est inutile car l’entreprise de déménagements n’a pas la moindre trace d’une famille Buchanan. Mais les déménageurs, eux, se souviennent qu’ils étaient allés à Brooklin avec les Buchanan. Au cours des recherches, Joe a disparu. Ensuite c’est Herod qui disparaît mais Warbeck continue à chercher. Stuart entend son nom crié par Warbeck alors il prie Vénus d’éloigner Warbeck qui se retrouve le long d’une route s’étirant dans l’éternité. Stuart ne s’est pas rendu compte qu’il a liquidé Warbeck, Herod et Joe et qu’il a amené ses parents à fuir. Stuart ne n’est pas rendu compte qu’il est un génie.

 

C’est vraiment une bonne vie par Jerome Bixby

 

Le petit Anthony joue avec un rat sur la pelouse. Il a pu attirer le rat par la pensée en lui faisant sentir le fromage. Bill Soames vient livrer des produits d’épicerie et veut partir car il a peur de Anthony. Le petit Anthony a des pouvoirs. Il a mordu sa tante Amy par la pensée car elle l’a contrarié. Anthony a capté le désir de fuir de Bill et envoie une pensée boudeuse à celui-ci. Il le fait pédaler très vite. Depuis qu’Anthony a mordu Amy par la pensée, celle-ci est tout le temps fatiguée. A Peaksville, la ville d’Anthony, tout le monde disait toujours « Très bien » lorsque n’importe quoi arrivait ou était mentionné même des choses malheureuses comme les accidents ou la mort. Ils avaient peur qu’Anthony les surprennent mentalement. Il fait chaud mais Amy et la mère d’Anthony affirment que c’est une journée magnifique de peur qu’Anthony s’énerve car c’est lui qui régente le temps. Anthony lit les pensées des animaux et satisfait tous leurs désirs en créant des lacs, des sources, des lieux de repos. Il peut tuer les prédateurs par la pensée. Il a tué des voisins qui voulaient sa mort et depuis plus personne n’a de pensées négatives à son égard. Le père d’Anthony rentre vers six heures et demie, fatigué car il a abattu une vache et l’a débitée. Une soirée télévision est prévue. Ce sera également l’anniversaire de Dan Hollis et personne ne l’a prévenu qu’il aura une surprise. Les parents d’Anthony parlent des nouvelles choses que les villageois trouvent dans les parages mais Amy trouve que ce sera triste le jour où il n’y aura plus de nouvelles choses à découvrir et la mère d’Anthony a peur que la pensée négative de sa soeur irrite Anthony. Les invités arrivent à 8 heures. Le vieux Mc Intyre avait été l’un de ceux qui, au début, avaient essayé de faire faire à Anthony les choses dont les villageois avaient besoin. Depuis lors, ils avaient senti que ce qui était arrivé à toute la famille Terrance et à Joe Kinney était sa faute et il travaillait dur pour essayer de dédommager les autres. Et depuis ce moment, personne n’avait essayé de faire faire quoi que ce soit à Anthony. Pat Reilly joue du piano à chaque soirée télévision mais personne ne chante car Anthony n’aime pas ça. Les enfants sont mis à l’écart des soirées télévision car une fois le petit Fred Smith avait essayé de jouer avec Anthony par bravade et cela avait mal fini pour lui. Depuis, on ne mentionne même pas l’existence d’Anthony aux plus jeunes enfants. Quand Dan Hollis arrive, tout le monde se groupe autour de lui pour lui souhaiter un bon anniversaire. Il reçoit plein de cadeaux. Thelma Dunn lui donne un disque qu’elle a trouvé. C’est « Vous êtes mon rayon de soleil » de Perry Como. Il veut passer le disque mais tout le monde a peur de la réaction d’Anthony. Alors il renonce en disant « c’est bon que ne puisse pas le jouer ici » par peur d’Anthony. Mais Dan Hollis s’enivre et fait une bêtise. Il se plaint de ne pas pouvoir passer son disque puis se met à chanter « Bon anniversaire ». Il reproche aux parents d’Anthony de l’avoir mis au monde. Quand Anthony arrive, il dit à Pat « Méchant homme » et le transforme en que quelque chose que personne n’avait cru possible puis l’enterre par la pensée au fond d’une tombe très profonde. Tout le monde dit que c’est une bonne chose par peur d’Anthony. Anthony programme lui-même les images de la télé car il n’y a pas d’électricité au village et Tante Amy se plaint que le village est loin des autres villes. C’est comme ça depuis trois ans. Anthony a entouré le village par le néant.

 

Un numéro d’escamotage par Alfred Bester.

 

Le général Carpenter est maître ès relations publiques. Il appele la guerre qu’il vit la guerre pour le rêve américain. L’Amérique se bat donc. Le général Carpenter demande cent millions d’hommes et 10 000 bombes H mais l’ennemi en lâche autant et détruit la plupart des villes d’Amérique. Alors cent villes sont creusées sous les décombres. Le général demande alors des centaines d’experts en toutes choses. Il demande également 150 millions de dollars et il les a. La guerre atteint un point critique en 2112 et le Rêve américain est résolu non point sur le front mais dans le service T de l’hôpital militaire des Etats-Unis. Tous les types de blessures sont désignés par des lettres de A à S mais le service T est un mystère. Personne ne sait ce qu’il y a dedans. Les patients n’en sortent pas et les médecins qui y travaillent restent bouche cousue. L’opinion publique décide que c’est un service fantôme jusqu’à ce qu’un garde de nuit entende quelqu’un chanter en langue étrangère dans le service T et l’opinion publique décide que c’est un service d’étrangers pour espions. Le service T incite les malades à l’émeute malgré une nouvelle réorganisation. Le général Carpenter demande une expertise et veut un chirurgien dans ce service mais cela ne change rien. Le service T est mentionné dans la presse. Alors Carpenter veut consulter Edsel Dimmock, l’expert du service T. Dimmock explique au général que le service T est un service spécial installé pour des cas spéciaux. Des cas de choqués. Il y a dix femmes et 14 hommes. Ils sont enfermés dans le service T. Les patients sont inconscients. Ils ne mangent pas et ne dorment pas mais éliminent les déchets et les toxines de la fatigue. De plus les patients peuvent disparaître en un instant et reparaissent sans raison. Carpenter veut voir 3 de ces cas. Nathan Riley est un des trois et il peut aller dans le passé où il a rencontré Ford et a parié sur la victoire d’Eisenhower. Lela Machon est la deuxième patiente. Elle voyage dans la Rome de César où elle est vénérée. Le troisième est George Hanmer qui visite l’Angleterre de Disraeli. Carpenter fait interroger Dimmock et les trois patients par les experts de l’espionnage et des Renseignements. Mais les trois patients disparaissent sous les yeux des enquêteurs. Les trois patients se nourrissent dans le passé et reparaissent dans le service T de moins en moins fréquemment. Alors Dimmock a un plan. Il installe six experts en observation dans le service T. Les trois patients sont capables de se téléporter et cela représente une arme capitale pour Carpenter. Mais les six experts ne trouvent rien alors Carpenter en fait former d’autres en supériorité de l’esprit sur la matière. Les experts finissent par découvrir que les trois patients font mieux que se téléporter puisqu’ils voyagent dans le temps. Carpenter veut savoir comment ils font pour transformer ce pouvoir en arme pour gagner la guerre. Un philosophe, Bradley Scrim réalise que ce pouvoir est un secret pour quelques individus seulement. Les voyages dans le temps des trois patients sont truffés d’anachronismes. Lela Machon fume des cigarettes dans la Rome antique, Hanmer utilise une Rolls Royce au XIXè siècle et Nathan Riley ne peut parier sur un match entre Marciano et La Starza tout en finançant Ford puisque 50 ans séparent Ford des deux boxeurs. Les trois patients voyagent dans un temps qui correspond à leur propre imagination. Ils transforment leur rêve en réalité et y vivent. Pour Scrim, seul un poète peut découvrir le secret de ce pouvoir. Mais Carpenter ne trouve pas de poète parmi ses experts et cela fait rire Scrim.