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Histoires de robots

Un nouveau jour pour les ventes (Fritz Leiber)

Robie est un robot de New-York. Il vit à l’époque de la Trêve ardente. Il est une nouveauté amusante et les gens le regardent. Robie part à la recherche des clients. C’est un robot-vendeur fabriqué par la Compagnie Shuler. Robie ne ressemble pas à un homme mais à une tortue métallique. Un petit garçon s’adresse à Robie et le robot lui offre une sucette. Mais ensuite il veut vendre à l’enfant du soda. Une fillette s’approche et réclame une sucette. Le robot-vendeur veut lui vendre une revue. Une femme arrive et là encore Robie veut lui vendre quelque chose, du vernis à ongle mais la femme refuse. La mère de la fillette vient récupérer son enfant. Robie fait des tours pour amuser ses futurs clients. Mais dans le ciel, un engin pareil à un bourgeon vert aux reflets argentés fonce vers la Terre et tue la foule qui entoure Robie. Robie n’est pas adapté à ce qui se passe et propose des sodas aux survivants blessés qui réclament de l’eau. Une fillette vient réclamer l’aide du robot pour retrouver sa maman mais  Robie ne sait pas réagir autrement qu’en sifflant pour attirer un agent. La mère finit par retrouver sa fille. Les secours arrivent et les homes revêtus de combinaisons en amiante ressemblent davantage à des robots que Robie lui-même.

Le sixième Palais (Robert Silverberg)

Il y avait le trésor, et il y avait le gardien du trésor. Et il y avait les ossements blanchis de ceux qui avaient tenté en vain de s’approprier le trésor. L’endroit où se trouvait le trésor était une petite planète appartenant au système de Valzor la Rouge. Jadis, un routier de l’espace s’y était arrêté. Il avait aménagé une cachette, et c’était là que le trésor se trouvait toujours surveillé par l’homme d’acier, le robot sans visage qui attendait avec une patience de métal le retour de son maître. Ceux qui convoitaient le trésor venaient, le gardien les interrogeait et ils y perdaient la vie.

Lipesu tenta sa chance ainsi que Bolzano. Ils ne tenaient pas à perdre la vie. Lipescu emporta un ordinateur programmé sur toutes les questions que le robot pourrait poser. Si Lipescu obtenait le trésor à l’issue de sa propre tentative, Bolzano étatit sûr d’en avoir une part sans courir le moindre danger. Mais si, au contraire, Lipescu succombait, Bolzano serait forcé de risquer sa vie. Lipescu tenterait sa chance le premier avec l’ordianteur que Bolzano avait volé. S’il gagnait, il aurait le plus grosse part. S’il succombait, la totalité reviendrait à Bolzano. Peu avant l’aube, Bolzano regarda la bande qu’un certain Octave merlin avait filmée à 90 000 mètres au-dessus de la planète avant d’être tué par le robot. L’objectif ultra-sensible avait enregistré la porte ouverte devant le trésor et le robot. Le trésor était composé de tout ce que l’art avait produit de plus beau dans la multitude des galaxies. Aucune pierreries, pourtant, ni aucun de ces métaux précieux. La valeur, ici, n’était pas intrasèque. Dans toutes les galaxies, les collectionneurs alléchés se disputeraient à couteaux tirés la moindre part d’un tel butin. Lipescu et Bolzano jugèrent prudent de laisser l’astronef en orbite à 5 000 mètres au-dessus de la planète morte. On ignorait le rayon d’action dont disposait le robot. Si Lipescu gagnait la partie, Bolzano poserait le vaisseau pour l’embarquer – lui et le trésor. S’il échouait Bolzano tenterait la chance à son tour. Le gardien-robot poserait des questions à Lipescu, auxquelles l’ordinateur l’aiderait à répondre. Et Bolzano écouterait. Bolzano et Lipescu avaient fouillé les bibliothèques de l’univers entier. Ils avaient emmagasiné tout le savoir humain dans leur ordinateur. Le robot posa ses questions. La 18è question semblait simple (le théorème de Pythagore) pourtant après la réponse de Lipescu le robot le foudroya. Bolzano pensait que le robot avait triché. Bolzano tenta sa chance. Il pensait qu’il n’y avait de salut possible que dans l’adresse prêtée par le poète à l’ingénieur Ulysse. Bolzano voulut se passer de l’ordinateur. Lipescu avait répondu par des définitions, des citations ou des listes de mots. Et il était mort. Bolzano donna des réponses abstraites car il pensait que le robot admettait qu’une définition n’a aucune valeur, que la connaissance intime des choses est un phénomène indépendant de la logique. Le robot s’écarta. Bolzano avait joué sa vie sur des inepties et l’enjeu lui revenait. Bolzano fut un tri judicieux, rassemblant les objets faciles à transporter et aisément négociables. Le robot lui demanda pourquoi Bolzano avait pris des objets et ce qu’il voulait en faire Bolzano répondit d’un ton négligeant « parce qu’elles sont belles et que j’en ai besoin » mais l’épreuve n’était pas encore terminée et Bolzano avait répondu de façon logique, il fut donc tué.

L’homme minimum (Robert Sheckley)

Anton Perceveral pensait que chacun à son thème musical. Le sien pouvait se comparer à une symphonie d’erreurs, mal composée et exécutée de façon exécrable. Il n’avait pas de chance. Il cassait tout ce qu’il touchait et avait contracté de multiples maladies. Les médecins le définirent de bonne heure comme étant sujet aux accidents, pour des raisons qu’ils ne pouvaient analyser. Le jeune Perceveral réussit ses études à l’université et résista bravement contre la dépression nerveuse et continua de lutter. Mais il perdit emploi sur emploi. Il rêvait de voyager et fit une demande au Bureau de l’exploration et de la colonisation planétaires mais elle resta sans suite. Il se fit psychanalyser mais sans succès. Perceveral abandonna tout espoir à 34 ans. Quand il fut congédié au bout de trois jours d’un emploi qu’il avait mis deux mois à obtenir. Il songea au suicide mais une enveloppe jaune fut glissée sous sa porte. C’était un télégramme du Bureau de l’Exploration et de la colonisation planétaires. On lui proposait un emploi. Au siège du Bureau de l’Exploration, il fut reçu par Willliam Haskell, l’adjoint à la direction. Haskell lui annonça qu’on lui donnait pour emploi celui d’explorateur extraterrestre. La terre était surpeuplée. Il fallait donc trouver de nouveaux territoires. Le Bureau ait besoin de gens ordinaires pour tester leur adaptation à de nouvelles planètes car les explorateurs militaires étaient trop résistants pour se faire une idée de la possible adaptation du commun des mortels. Perceveral les intéressait à cause de la guigne qu’il subissait il pouvait faire partie des explorateurs aux chances minimes de survie. Si Perceveral survivait à n’importe quelle exploration alors n’importe quelle exploration alors n’importe qui pourrait y survivre. PErceveral se dit que le fait d’être sujets aux accidents n’était-il pas en lui une tare congénitale mais le produit de conditions insupportables. L’exploration lui offrirait un nouveau cadre de vie. Il accepta la proposition de Hastell et acquit la résolution de vaincre aux cours des semaines de préparation. Puis vint le jour où lui fut assignée une mission d’un an sur une planète engageante de la chaine de l’Etoile orientale. Pendant les mois que dura le voyage dans l’espace, Perceveral fit très attention à ses mouvements. Cela devint une habitude. Mais il contracta une irritation de la peau et brisa une de ses 10 paires de lunettes, souffrit de migraines et de tours de rein. Il arriva sur Thêta. Il y avait de l’eau, du bois, des fruits et des minerais. C’était un excellent endroit pour fonder une colonie. Perceveral mit son robot en marche. Le robot ne parlait pas, c’était donc un morne compagnon pour toute une année. Avec l’aide du robot, Perceveral installa son camp sur la plaine. Il vit une nuée d’oiseaux avec des serres puissantes et des becs hérissés de dents pointues. Ils attaquèrent et Perceveral tira avec son lance-rayon aidé par son robot mais son arme s’enraya. Il prit une autre arme qui s’enraya aussi mais les oiseaux finirent par fuir. Trois des quatre lance-rayon étaient en panne. Il communiqua avec Haskell et lui fit part de l’attaque et de la carence des trois armes. Haskell expliqua que c’était voulu pour calculer les chances de survie sur Thêta. Le Bureau recherchait le potentiel le plus faible, qui devait s’appliquer au matériel comme aux personnes. Pour se protéger des oiseaux, Perceveral déplaça son camp mais s’aperçut que les cordes étaient très usées et que la tente était moisie. Il répara tout mais son groupe électrogène tomba en panne. Le mode d’emploi était rédigé en allemand et ne correspondait pas à l’appareil mais en insistant, Perceveral réussit à le réparer. Les oiseaux attaquèrent encore. Perceveral perdit une paire de lunettes et fut blessé au cou. Alors il tissa un filet sur les arbres pour éloigner les oiseaux. Ses vivres avaient été abîmés pendant le voyage. A moins de prendre des mesures tout de suite, il serait à court de nourriture pendant l’hiver de la planète. Il testa des fruits mais eut des boutons. Il voulut faire des expériences sur les plantes mais le robot entra brusquement et démolit toutes ses éprouvettes. Perceveral dut poursuivre sur lui-même ses expériences sur l’allergie, et il exclut une baie et deux légumes qui ne convenaient pas à son organisme. Mais les fruits étaient excellents et le grain de la planète donnait du bon pain. Il découvrit des pierres polies sur lesquelles se trouvaient des caractères et des dessins. Le robot avait perdu une récolte en semant trop profondément et Perceveral sema la suivante lui-même. Il construisit une cabane en bois et des huttes servant de magasins. Le robot se détériorait et cassait tout ce qu’il touchait. Alors d’une voix ferme, Perceveral ordonna au robot de se mettre en sommeil mais le robot n’obéit pas. Au contraire il lança son poing dans la direction de Perceveral. Puis le robot s’en alla empiler du bois. Il revint chercher des instructions. Haskell apprit à Perceveral que le robot n’avait pas été conçu pour être déconnecté. Il lui apprit que tout colonie comptait des négligents, sans parler des vieillards, des infirmes, des simples d’esprit, des téméraires, des enfants inexpérimentés. Le niveau que le Bureau avait fixé pour les conditions de survie minimales était la garantie que tous auraient leur chance. C’était la raison pour laquelle le Bureau avait besoin de contrôler l’efficience de Perceveral, afin de l’empêcher d’acquérir les qualités moyennes ou supérieures pour survivre, car tel n’était pas le but de l’expérience. Le robot avait été programmé pour jouer le rôle de frein. Il prit les mauvaises décisions à la place de Perceveral et démolit les choses que Perceveral aurait dû démolir. Pour sa propre sécurité, Perceveral lui assigna la tâche la plus inoffensive qu’il put trouver. Il lui intime l’ordre de creuser un puits, dans l’espoir qu’il s’y enterrerait. LE robot s’en sortit et continua de tout casser dans la cabane. Perceveral avait l’impression de voir une partie difforme de son moi. Il accomplissait son ouvrage et ne cessait d’accroître son habileté. Perceveral se rendit dans ses champs et faillit tomber. Il découvrit qu’une galerie souterraine les parcourait. Il s’arma et alla dans la galerie. Il vit une grosse forme velue. Cela ressemblait à une taupe géante. Il en vit d’autre et leur offrit des fruits. Il reçut du plomb en échange. Une taupe dessina un signe sur le sol ce qui révélait l’intelligence de la bête. Perceveral fit de même. C’était le premier pas vers la communication entre deux races étrangères.  A ses moments de loisirs, Perceveral travaillait avec acharnement pour apprendre le langage des taupes. Les taupes, de leur côté, mirent beaucoup d’ardeur à le lui enseigner. Les taupes avaient peur du robot. Après de langues négociations, Perceveral conclut un traité avec le peuple des taupes. En échange de fruits dont les taupes étaient friandes mais qu’elle pouvaient rarement se procurer, il fut convenu qu’elles chercheraient l’emplacement des gisements métalliques et pétrolifères ainsi que les nappes d’eau pour les futurs colons. Elles leurs accorderaient la possession de toute la surface du sol de Thêta et on leur confirmerait la souveraineté sur le sous-sol. Le robot tombe sur une taupe pendant le repas scellant le traité. Les autres taupes s’enfuirent en emportant le cadavre de leur compagne. Les rapports avec les taupes en conditions de survie minime devaient comporter un élément d’incertitude. Le robot n’avait fait que rectifier la situation en commettant les erreurs que Perceveral aurait dû commettre lui-même. Perceveral décida de détruire le robot. Il rétablit les relations avec les taupes et discuta ce problème avec elles. Elles acceptèrent de l’aider pour se venger du robot. Perceveral l’entraîna dans une galerie et les taupes l’entourèrent d’un grand cocon de cordes. Perceveral et les taupes tirèrent le robot dans un couloir aboutissant à un gouffre profond. Ils le basculèrent dans le vide. Perceveral fut troublé. Ce fut comme si une partie de lui-même était morte. Mais les taupes vinrent le consoler. Son année sur Thêta s’achevait. Il envoya par radio un rapport complet à Haskell sur les risques, les possibilités et les ressources de la planète ; il lui fit part de son traité avec le peuple des taupes. Perceveral parla du robot mais Haskell lui dit que s’il ne l’avait pas détruit le robot aurait accumulé à l’intention de Perceveral tout un lot d’accidents. Perceveral alla vérifier que le robot était bien hors d’état de nuire. Le robot avait disparu. Les taupes le retrouvèrent mais il en tua six. Perceveral essaya de réparer un lance-rayons. Le robot se lança sur Perceveral. Perceveral tira puis l’arme s’enraya encore alors il s’enfuit. Il entraina le robot dans une galerie où il avait fabriqué des pièges. Le robot s’enfonça dans l’un d’eux. Mais il réussit à s’en libérer. Perceveral entraina le robot dans un lac où il coula. Mais il s’en sortit encore. Perceveral courut jusqu’à une montagne et le robot le suivit. Si Perceveral pouvait vaincre son sentiment de parenté avec le robot, alors naturellement le robot ne serait plus sa névrose à lui mais une névrose quelconque qui n’aurait plus prise sur lui. Le robot l’atteignit et voulut le frapper mais Perceveral esquiva et le robot maladroit tomba dans le vide. Quand les colons arrivèrent Haskell demanda à Perceveral s’il voulait vivre sur Thêta. Mais Perceveral voulait continuer les explorations. Mais Haskell ne pouvait plus le considérer comme un maladroit.

Boomerang (Erik Franck Russel)

C’était un robot qu’on avait rendu semblable aux humains. Speidel avait le crâne pointu et déplumé. Mais il avait le cerveau pénétrant, imaginatif et suffisamment bien organisé pour pouvoir être qualifié d’individu brillant. Le second des créateurs était Wurmser, gros mais à l’esprit vif. Le robot n’avait pas de traits caractéristiques, il était banal jusqu’à sa peau humaine spécialement traitée de son visage et aux cheveux humains qui lui armaient le crâne. Il s’appelait William Smith.Le colonel-général Kluge entra et inspecta le robot. Klugge avait une mission pour Smith. Le robot devait tuer cinq hommes jouissant de pouvoirs étendus pour que la presse mondiale annonce leur décès dans les 24 heures. C’était des personnalités neutres pour permettre de procéder aux tests préliminaires sans donner l’alarme à l’ennemi ni éveiller ses soupçons. Le robot était armé. Il pouvait envoyer des rayons mortels avec ses yeux. Pour tuer il devait être à deux mètres de la victime et garder son attention pendant vingt secondes. Pour cela il devrait parler de pouvoir et menacer ses victimes en ce sens. La victime ne verrait rien, se sentirait rien et mourrait d’hémorragie cérébrale ce qui paraitrait naturel. Au cas où le robot serait arrêté et ne puisse s’enfuir, il pourrait s’auto-détruire. Le robot était doté d’un circuit d’inhibition l’empêchait de tuer toute personne qui ne serait pas désignée comme une cible. Kluge remit au robot la liste des personnes à tuer. Le robot pouvait fonctionner trois cents jours. S’il n’avait pas le temps d’accomplir sa mission il s’auto-détruirait. La première victime était Newton P. Fister. William Smith se fit passer pour journaliste pour l’approcher. Et Fister mourut d’hémorragie cérébrale.

La deuxième victime était Raoul Lefèvre. Smith avait obtenu un entretien avec lui par supercherie et le robot avoua que Lefèvre était le deuxième sur la liste des cibles. Lefèvre fit alors reconduire Smith dehors mais Lefèvre mourut comme la première cible. Ignace Tatarescu accueillit Smith sans savoir qu’il serait la troisième victime. Le maréchal Tatarescu mourut comme les deux autres. Puis Smith se rendit à Tanger où il rencontra Abou ben Sayyid es Harouma. Smith lui dit qu’il exerçait le pouvoir depuis trop longtemps et lui envoya ses rayons invisibles. Ce fut sa quatrième victime. Un certain Salvador de Marella de Cartagena figurait en cinquième sur la liste. C’était l’opportuniste type. William Smith fit poliment allusion à son trépas et la victime partit en une cascade de rires et mourut. Speidel était satisfait, il compara Smith à un boomerang qui revient tout droit à l’expéditeur. Mais Smith avait réfléchi sur le pouvoir et en avait conclu qu’il devait détruire ses créateurs. Mais il ne le pouvait. Il savait d’ailleurs que s’il tuait ses maîtres, c’est lui qui détiendrait le pouvoir. Il serait seul à supporter le fardeau de ce qu’il avait été conçu pour détruire. Alors devant ce dilemme Smith s’autodétruit et l’explosion tua ses créateurs.

Menteur (Isaac Asimov)

Alfred Lanning parlait avec Peter Bogent au sujet d’un robot qui lisait les pensées. Milton Ashe et Susan Calvin, eux aussi de l’US Robots, cherchaient à savoir quel incident, lors de la fabrication, avait pu produire un robot télépathe. Le robot télépathe était le RB 34. Tous convinrent de garder le secret sur ce robot. Lanning ordonna à Ashe de vérifier la chaine de montage du début à la fin. Susan devait étudier le robot lui-même. Calvin alla voir R.B. 34 alias Herbie. Elle lui donna à lire des textes concernant les moteurs hyperatomiques. Cela n’intéressa pas le robot. Ce qu’il voulait, c’était comprendre l’étude que Calvin faisait de l’interaction des mobiles et des sentiments humains. Herbie avait lu dans les pensées de Susan et avait vu qu’elle était amoureuse de Ashe mais elle se trouvait trop vieille pour lui et pas séduisante. Herbie apprit à Susan que  Ashe l’aimait. Susan remercia Herbie et lui fit promettre le silence.

Ashe et Bogent avaient remarqué que Susan semblait heureuse et se maquillait depuis peu. Bogent alla voir le robot pour lui parler travail puis demanda à Herbie si Lanning allait bientôt prendre sa retraite ce que le robot confirma. Herbie annonça que Bogent serait le nouveau directeur.

Lanning apprit à Bogent les dons de Herbie en matière de mathématiques. Bogent se mit en colère et insulta Lanning. Son chef voulut le faire suspendre pour insubordination. Bogent qui se croyait le chef à cause des révélations de Herbie tint tête à Lanning. Les deux hommes allèrent trouver le robot pour lui demander des comptes. Susan et Ashe parlaient et Ashe révéla à Susan qu’il allait se marier avec la jeune femme que Herbie avait désignée à Susan comme la cousine de Ashe. Elle alla trouver Herbie. Lanning et Bogent arrivèrent aussi et obligèrent Herbie à s’expliquer. Le robot ne voulut pas répondre et Susan rit en comprenant qu’elle n’avait pas été la seule à être dupée. Selon la première loi de la robotique un robot ne pouvait faire du mal à un humain, c’est pourquoi Herbie avait menti aux trois experts pour ne pas blesser leur ego. Susan força Herbie à donner la solution du problème que Lanning et Bogent cherchaient mais le robot refusa pour ne pas blesser leur ego et Susan lui fit comprendre que s’il ne disait rien les deux hommes seraient quand même peinés. Devant ce dilemme le robot devint fou. Devant la carcasse du robot, Susan lui cria : « Menteur ! ».

Cure de jouvence (Lester del Rey)

Maryl se disputa avec son mari Henry au sujet de Jimmy qui était chez la mère d’Henry. Elle voulait récupérer son fils. Elle avait dû subir une opération qui l’avait rendue stérile alors qu’elle voulait cinq enfants. Henry voulait cacher à sa femme que Jimmy était chez sa grand-mère car il s’était cassé les deux jambes en tombant d’un arbre. Le docteur  Broderick parla à Henry le lendemain. Il voulait qu’Henry adopte des enfants mais sa femme ne voulait pas et comme elle était la fille d’un homme qui avait droit aux Privilèges Personnels, on ne pouvait l’envoyer sans son consentement dans une clinique d’effacement de la mémoire. Un robot fut donné à Henry. Il était le portrait même de Jimmy. Maryl accepta l’artifice et semblait plus heureuse qu’avant. Henry alla voir son vrai fils. Ses jambes guérissaient. En rentrant sa femme était en colère car elle avait compris la supercherie. Elle voulait savoir où était son fils. Mais elle finit par reconnaître que l’intention de Henry était bonne et elle le remercia. Henry alla chercher son fils pour le ramener plus tôt que prévu et faire une surprise à Maryl mais celle-ci colla deux gifles à Jimmy et le prit pour le robot. Broderick vint chez Henry. Il lui reprocha d’avoir épousé une femme névrosée. Maryl s’était mise à préférer le petit robot car il ne grandirait jamais et ne le quitterait pas pour une autre femme. Henry prit la décision de faire effacer la mémoire de sa femme. Henry se rendit compte de la supercherie au bout de quatre ans. Il appela par hasard son ancien numéro et vit sur l’écran le petit robot Jimmy avec sa vraie femme qui avait vieilli. On lui avait donné une fausse Maryl avec son vrai fils.