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Histoires de rebelles.

 

Le promeneur (Ray Bradbury)

Léonard Mead vivait en 2052. Il aimait marcher pendant des heures et revenir chez lui vers minuit. En cette soirée de début novembre, il n’y avait que lui dehors. Depuis 10 ans qu’il se promenait ainsi de jour et de nuit, il n’avait jamais rencontré un autre promeneur. Une voiture de police s’arrêta devant lui. C’était la dernière qui restait. La criminalité avait baissé. Le policier lui demanda son nom et sa profession. Mead était écrivain mais le policier considéra qu’il était sans profession. Les revues et les livres ne se vendaient plus. La télévision avait remplacé tous les autres loisirs. Le policier avait du mal à croire que Mead voulait se promener. Il lui demanda s’il avait la télé. Mead répondit non. Il avoua aussi n’être pas marié. Mead fut arrêté et emmené par la voiture vide (la voix du policier était une voix électronique) au centre psychiatrique de recherche sur les tendances régressives. 

 

Avènement sur la chaîne 12 (C. M. Kornbluth).

 

En ce temps-là, le ministère des finances ayant élevé  le taux de l’escompte, il arriva que l’argent se fît rare. Ben Graffis fut contraint par les banquiers de New York d’exploiter  au maximum  sa création, le personnage de dessin animé Bébé panda.

Il avait créé le parc national de Pandaland, Bébé panda se produisait chaque soir à la télé.  Ben Graffis dut obéir car il était endetté. Dorénavant, Bébé panda devrait commander comme un dieu. Après un lancement publicitaire de 15 jours, fut projeté un film à la télé combinant la prise de vue réelle et le dessin animé comme s’ils ne faisaient qu’un. Bébé panda apparu nimbé d’une auréole. Le personnage Jackie Whipple exhorta les petits téléspectateurs à adorer Bébé panda et 37 000 000 d’âmes obéirent. Alors Bébé panda apparut derrière le bureau de Ben Graffis et il fit disparaître ses créateurs. Le règne de Bébé panda arriva.

 

Le sommet (George Sumner Albee).

Jonathan Gerber reçut de C. Lester Leath un passe d’ascenseur qui était son premier passe-partout officiel. C’était  une pyramide dorée avec sa photo lui donnant accès à la firme Allied.  Il avait accès au 13e étage. Il n’était qu’un petit journaliste dans une agence de publicité de New York. Allied l’avait engagé. Leath l’avait reçu et lui avait demandé de trouver des slogans pour Allied 14 ans plus tôt. L’article qu’il avait écrit en faisant d’Allied l’héritier de George Washington lui avait valu la médaille de platine et rubis du Conseil national de la publicité. Leath lui avait  témoigné son admiration. Gerber visita les bureaux d’Allied et rencontra les chefs de service. Il vit un hôpital à trois lits. Il savait que la compagnie contournait la mort de ses employés. Il était inévitable que l’un des milliers d’employés meure chaque jour et on  ne pouvait interrompre le travail. La tour d’Allied avait 15 étages. Le 15e étage était l’appartement du directeur. Le 14e était  le bureau de Leath. Le secrétaire de Leath invita Gerber à se rendre au 14e étage. La tour était une pyramide, le 14e étage était plus petit que le 13e. Il y avait là les bureaux de huit directeurs. Gerber fut impressionné par un bureau reproduisant l’arrière pont d’un yacht. Hanscomb Ludlow Satherwaite était  le président d’Allied. On le voyait en photo mais jamais en personne. Gerber lut «  Chers amis » le journal d’Allied puis Leath le reçut. Leath lui annonça qu’il allait mourir et il le désignait comme son successeur. Gerber travaillait pour Allied depuis 21 ans et ne s’en était  pas rendu compte. Il lui restait un dernier rituel à accomplir, rencontrer le président d’Allied.

Leath mourut. Gerber monta au 15e étage. Il ne vit que des pots de peinture, des mouches et quatre petites fenêtres. Gerber fit attention de ne pas tomber en redescendant. Ce n’était pas le moment de glisser.

Pauvre Superman !  (Fritz Leiber)

 

A la fin du 20e siècle, la troisième guerre mondiale avait eu lieu. La bombe atomique avait été utilisée. Il y avait des hôpitaux anti-radiations, la vogue des masques pour femmes du christianisme mystique. La planète était ravagée par les bombes.

Jorj Helmuth travaillait à la fondation des Penseurs. Il avait des pouvoirs hypnotiques. Il profitait de ses nuits de sommeil pour s’auto-hypnotiser et ainsi construire des réflexions  tout en dormant. Il reçut un appel. Il apprit que le président était prêt à voir  Maizie. Helmuth alla à la Fondation des Penseurs  Un grand cerveau électronique remplissait une pièce de deux étages. Les penseurs l’avaient construit. Ils l’avaient surnommé Maizie.

Le président des Etats-unis se sentait en présence du Dieu vivant devant Maizie. Devant l’ordinateur,  seul Helmuth semblait à l’aise. Il s’affairait  à coder sur bande les  questions à l’ordre du jour. Après quoi, Maizie se mit à penser. Le ministre des affaires spatiales vit sur l’écran   de télé une fusée décollé pour Mars. Elle avait été préparée par les penseurs et Maizie sans qu’il soit dans le coup. Il  aurait pu en être offusqué mais les penseurs l’avaient sauvé  de la dépression  par leur connaissance du psychisme. Helmuth dit au président que les facultés télépathiques des Martiens les rendaient extrêmement sensibles.  Les conflits des esprits terrestres causeraient chez les Martiens un traumatisme nuisible à leur équilibre mental. Seuls les Penseurs avaient pu prendre contact avec les Martiens grâce à leurs facultés psychiques qu’ils avaient acquises. Un gros homme lus les questions qui sortaient de l’ordinateur et tapa les réponses. Une des questions était «  est-ce que Maizie signifie Maelzel ? ». Maizie venait de la particule nucléaire méson.

Le pilote de la fusée s’amusa avec la chatte Sappho qui lui tenait compagnie. Il était chargé de recueillir la sagesse des Martiens qui serait un baume pour l’humanité meurtrie par la guerre.

Le secrétaire d’Etat lut les questions de l’ordinateur et il se souvint que Maelzel était un personnage d’Edgar Poe. 

Morton Opperly était de l’Institut. C’est lui qui avait envoyé la question sur Maelzel à l’ordinateur chez lui, il y avait des livres au lieu de bandes de lecture et au lieu de rebureau, des plumes et de l’encre. Il avait un Picasso à la place d’un écran de télé. Il discutait avec Willard. Opperly pensais qu’il ne fallait pas avoir l’obséquiosité de poser des questions à Maizie. De plus, certains posaient des questions à Maizie pour exprimer des insultes voilées à son encontre comme celle sur Maelzel. Le ministre des affaires spatiales avait été ennuyé par cette question et était allé voir Opperly après la réunion. Willard pensait que les penseurs étaient des charlatans qu’il fallait démasquer. Il avait révélé que les fusées programmées pour aller sur Mars n’allaient nulle part. La science psychique martienne était un bobard. Opperly évoqua les trois physiciens qui avaient été martyrisés. Willard Farquard voulais saper le prestige des penseurs mais Opperly voulait se garder de la contagion de la violence.

Les penseurs avaient arraché pour le président une élection contestée et avaient fait croire que les soviétiques s’étaient retirés d’Iran et d’Irak par crainte de la bombe mentale des penseurs. Helmuth avait envoyé un radiogramme. Il invitait Farquar. Opperly était inquiet. Il savait que Farquar avait connu une jeune fille Arcady qui l’avait quitté pour un penseur.

Helmuth pensait à son astronef à propulsion nucléaire. Il pensait construire aussi la vraie Maizie. Ainsi les penseurs seraient sur un pied d’égalité avec les savants. Plus de supercherie !

Tregarron était un des courtiers des penseurs. Il discutait avec Arcady. Il lui demanda si elle avait connu Farquar et elle lui répondit oui. Il voulait qu’elle vienne au rendez-vous donné à Farquar par Helmuth.

Le président discutait avec son secrétaire de l’aversion qui se réveillait entre les physiciens et les penseurs. Le président avait compris l’allusion à Edgar Poe. Maelzel était un joueur d’échecs caché dans un prétendu automate jouant aux échecs. Maizie pouvait donc être un faux ordinateur.

Le président conclut que seul un savant pouvait se dresser contre les penseurs. Farquar arriva à la Fondation des Penseurs. Il passa devant une série de dioramas célébrant les réalisations des penseurs. Il pensa que les penseurs avaient besoin de lui à cause de la question sur Maelzel. Il était déterminé à les détruire. Il fut accueilli par Tregarron et Arcady.

Helmuth avait invité 12 scientifiques mais aucun n’était venu. Il se renseigna et apprit que les scientifiques avaient reçu un message annonçant l’annulation de la réunion. C’était Tregarron qui avait envoyé le message. Helmuth était furieux. Il avait convoqué les scientifiques pour savoir si sa faculté de manipuler les gens porterait sur eux. Alors il appela Arkadia et psalmodia le mot cadum. Elle répondit : « oui, maître « .

Farquar était revenu de sa rencontre avec Tregarron. Il avait décidé de devenir penseur pour surpasser toutes les supercheries des penseurs et les frapper. Helmuth alla parler à Tregarron. Tregarron  lui dit qu’il avait annulé la convocation des savants car il jugeait que ce n’était pas le bon moment pour les réunir. Tregarron avait aidé Helmuth à organiser les penseurs pour aider l’homme du commun et le spécialiste à progresser dans l’imagination humaine. Maizie, la fusée pour Mars, la bombe mentale avaient été construits pour que les humains aient foi en la science. Alors Tregarron ordonna à Helmuth de changer d’orientation pour ne pas se faire écraser par les scientifiques. Il voulait l’envoyer sur Mars et le remplacer par Farquar. Helmuth avait servi d’agent publicitaire pour la science et maintenant il n’était plus utile. Alors Helmuth murmura « cadum » croyant hypnotiser Arkadia mais Arkadia tendit à Tregarron un pistolet et dit Helmuth « pauvre Superman ! ».

La longue marche des cornichons (C. M. Kornbluth)

Efim Hawkins était potier. Un acheteur lui prit deux douzaines de carafes d’un litre. L’acheteur était accompagné de son secrétaire Gomez-Laplace. Une fois seul, Hawkins partit prospecter vers un terrain de tertres. Il balança sa pioche au hasard et déterra une pierre et il vit qu’elle comportait une inscription et une plaque en inox avec une autre inscription. Il put y lire « Honest John Barlow ». Barlow avait été électrocuté par son dentiste en 1988 mais il ne fut pas tué. Il était en état de transe. Il fut exposé au musée de l’université. En 2003, les bizuts reçurent l’ordre d’enlever Honest John de son cercueil de verre et de l’introduire dans les douches de l’Académie féminine de gymnastique Rachel  Swanson. Alors le conseil d’administration de l’université décida de placer Honest John au laboratoire universitaire de biologie pour y être scellé dans un caveau.

Hawkins comprenait ce qui s’était passé. Honest John avait été anesthésié accidentellement par la méthode Levantman. On aurait pu le sortir de sa transe par une injection de sérum physiologique dans le nerf trijumeau. Hawkins découvrit une grosse brique de bronze. C’était le cercueil d’Honest John. Hawkins retourna dans son atelier pour chercher une seringue et du sérum. Il put libérer Honest John et lui injecta du sérum. Honest John se réveilla et découvrit qu’il n’avait plus de vêtements ni de cheveux. Il voulut faire un procès à Hawkins qu’il prenait pour le dentiste. Alors Hawkins lui expliqua où il était. Honest John réalisa qu’il était dans un futur lointain et il rêvait d’en profiter pour faire fortune. Ensuite il appela le central de Chicago. Il donna de l’argent à Honest John qui eut du mal à croire que c’était du vrai argent donné pour rien.

Honest John fut pris en charge par Tinny-Peete, psychiste au Propop (problèmes de population). Tinny-Peete emmena Honest John dans sa voiture. Honest John fut impressionné par la vitesse. Le psychiste lui tendit un casque sans fil pour écouter la radio. Honest John écouta une émission de jeux. Puis les informations. C’était une série d’accidents mortels et le présentateur avait l’air désinvolte. Honest John retira son casque médusé. Ils arrivèrent à Chicago. Honest John profita de l’arrêt de la voiture pour s’enfuir. Il alla au cinéma. Le film était en relief et olfactif. Il vit aussi des plaidoyers contre la maternité. Le public ne manifestait  aucune répulsion. Il avait acheté le journal des courses. Tout était comme d’habitude et pourtant… Les chevaux semblaient plus lents qu’à son époque. Le psychiste retrouva Honest John. Il l’emmena  dans un bureau, et lui présenta  un homme. L’homme lui expliqua que le choc provoqué par les accidents, les maladies et les guerres avait été éteint  l’intelligence humaine. La majorité des médiocres avait pris le pas sur la population. Le quotient intellectuel moyen était de 45. Des généticiens formèrent une corporation fermée pour maintenir et améliorer l’espèce humaine. Il y avait 3 000 000 de généticiens pour 5 000 000 000 d’humains. Ils avaient  essayé de laisser les humains médiocres se débrouiller seul mais en deux semaines, c’était la famine et les épidémies et en trois semaines la guerre et l’anarchie.  Les films contre la maternité étaient faits  par les généticiens mais cela n’avait pas d’effet. Honest John avait  une idée mais voulait l’argent et la célébrité en échange.  Ryan-Ngana et le psychiste acceptèrent. Honest John comprit que Ryan-Ngana était d’origine africaine et ne voulait plus travailler avec lui. Tinny-Peete ne supportait pas le racisme de Honest John. Tinny-Peete envoya Honest John au pôle. Honest John  eut le mal de l’air car Tinny-Peete lui avait implanté une suggestion post-hypnottique pour qu’il éprouve la plus grande répugnance à l’idée d’un voyage de retour. Il fut autorisé à devenir dictateur mondial. Une semaine plus tard, le programme démarra. L’Amérique  du nord serait la première cible. Mme Garvy regardait la télé avec son mari. Une publicité vantait  les mérites d’un parfum qui permettait de séduire les hommes aussi facilement qu’un voyage sur Vénus. Mme Garvy pensait  qu’on ne pouvait pas aller sur Vénus. Le lendemain, elle alla chez son Freud lui demander de lui pardonner parce qu’elle avait des névroses et le Freud lui recommanda un peu de repos sur Vénus.

 Mme Garvy s’enleva de la tête qu’il n’y avait qu’une seule fusée et que le voyage sur Vénus avait été un échec. Elle obtint une croisière de deux semaines sur Vénus. Vénus ressemblait à une île tropicale de la Terre. Les vacances de Mme Garvy furent  pleines d’une magie nébuleuse. A la chambre du sénat, le sénateur Hull-Mendoza voulu savoir quelles mesures seraient prises pour coloniser Vénus. Il voulait qu’une ville entière soit tirée au sort pour être envoyée sur Vénus. Son projet devint une loi. C’est Los Angeles qui serait envoyée sur Vénus. Trois psycho-kinéticiens truquèrent le tirage au sort pour que Los Angeles soit désignée. Barlow imagina un procédé machiavélique pour que les terriens croient que le voyage sur Vénus se passait très bien. Des lettres seraient envoyées de Vénus vers la terre pour empêcher le moindre soupçon. Le monde entier envia les premiers colons de Vénus. Le président du Mexique lança son propre programme de colonisation de Vénus.

Les pays rivaux envoyèrent chacun des colonies sur Vénus. Lorsque l’émigration eut dépassé la moitié de la population mondiale, Propop toucha un dividende dans toutes les nations. Hull-Mendoza frappé de panique en découvrant qu’il présidait un pays en train de se vider, rejoignit ses électeurs. L’Indépendance, le vaisseau des membres du gouvernement national américain finit au même endroit que les autres. Black-Kupperman se tua, laissant une note disant qu’il ne pouvait pas vivre avec sa conscience. Le lendemain du jour où le président américain eût quitté ce monde, Borlow était furieux. Il n’avait pas reçu le document PropopFin alors que ce projet était entré en action. Il sonna Robbe-Smith, son statisticien.

Ils allèrent près d’un vaisseau. On montra un vaisseau à Borlow et on lui demanda d’y entrer. Il s’offusqua car il était le dictateur mondial. La dernière chose qu’il devait apprendre, c’est que la mort est la fin de la douleur.

A balancer ! (John Christopher).

Newsam faisait partie du club des officiers supérieurs de Mars. Il demanda à Steve de lui trouver le capitaine Gains quand il alla s’inscrire à son débarquement sur Mars. Au club, Matthews l’aborda il lui parla de la Terre et de la météo, ce qui était mal vu. Les mal adaptés au voyage étaient balancés sur la Terre.

Newsam alla chez Gains. Il n’y avait personne. Il l’avait connu à l’université de Tycho. Ils avaient passé ensemble leurs quatre premières années dans l’espace sur le Graylance. Larry Gains avait été blessé après que le Graylance avait été éventré par une masse rocheuse. Il avait eu droit à un an de congé sur Mars. La porte s’ouvrit et deux médecins entrèrent. Ils endormirent Newsam avec de la poudre. Newsam se réveilla dans le bâtiment du corps médical de Forbeston. Newsam était sous le vérificateur. Il fut interrogé. Le vérificateur resta sur sa couleur rose. L’interrogatoire ne révéla rien contre Newsam.

Plus tard, un des deux médecins, le capitaine Pinski,, lui offrit un verre et lui apprit qu’il n’était pas autorisé à le renseigner sur les causes de son passage sous le vérificateur. Newsam alla au quartier Est pour boire un verre. Il cherchait toujours Larry. Il parla à une amie, Cynthia. Elle savait pas où était Larry et en lui avait dit qu’il ne fallait pas poser de question. Newsam alla au bureau du Terminus. Il fut rejoint par Matthews qui l’invita chez lui. Matthews voulut savoir ce qu’on lui avait demandé. Newsam répéta les questions qu’on lui avait posées. Matthews lui révéla que Gains avait été classé et mal adapté et balancé sur Terre une semaine plus tôt. Matthews demanda à Newsam ce qu’il savait sur la Terre. Il savait que la Lune et Mars étaient restées neutres pendant la troisième guerre atomique. La Terre était empoisonnée de gaz radioactifs et peuplée de sauvages atteints par les radiations. Le Protocole stipulait que l’ancien et l’usé devaient être rejetés, que l’homme devait aller vers de plus vastes concepts sans se retourner.

Matthews faisait partie d’un groupe opposé au Protocole. Gains en avait fait partie. Il voulait retourner sur Terre pour la recoloniser. Newsam accepta d’aider Matthews. Il voulut partir sur Terre pour récupérer Larry. Matthews lui conseilla d’aller au bureau du Terminus pour s’y faire arrêter comme suspect. Une semaine plus tard, Newsam était jugé mal adapté et balancé sur Terre. Pinsky plaça Newsam sous le vérificateur pour un rappel de mémoire totale. Les révélations que Matthews avait faites à Newsam furent enregistrées. Newsam fut balancé sur Terre. Sa chute fut brutale et il s’évanouit.

Larry réveilla Newsam. Newsam lui avoua qu’il avait été interrogé et que le plan de Matthews avait échoué. Mais Larry lui dit que Matthews savait ce qu’il se passerait et avait prévu de piéger le Directoire en racontant une fausse histoire à Newsam.

La Terre n’était plus empoisonnée. Le directoire le savait mais il devait diriger des villes artificielles et soumises. Si des hommes revenaient sur Terre pour cultiver les champs, le Directoire n’aurait plus aucun pouvoir. Les rebelles avaient des agents sur les planètes colonisées et recrutaient des colons.

Aucun danger pour le chasseur (Brian Aldiss).

Keith Yale marchait seul sur une des plages préhistoriques de l’île. Sur Amelegle, le vrai silence n’existait pas. Yale prit des photos de grandes constructions métalliques. C’était le relais de navigation Omega. Ces Tours avaient été construites dans les années 70. Les hommes qui les avaient construites avaient exterminé les tortues géantes qui avaient rendu l’île célèbre. L’île avait servi de base pour bombarder « chirurgicalement » le tiers-monde. Un créole courut vers lui et le frappa à la tête. Yale reprit connaissance. Archipelago Zadar se tenait à ses côtés. Zadar lui apprit que c’était John Hakabele qui l’avait frappé.

Zadar l’attraperait et l’enverrait à Dar el Salaam en prison. Yale aimait Amelegle et ses habitants. Ils n’auraient pas dû le frapper. La vie n’avait été qu’une longue suite de déceptions depuis que sa femme avait été tuée dans un bombardement. Yale avait perdu sa micradio. Il soupçonnait Archipelago de lui avoir volée pour se mettre à l’écoute du Réseau Mondial d’Information.

Van Viner avait mis en garde Yale du danger. Une télé était allumée et Yale regarda les informations. Le tiers-monde avait attaqué l’URSS. L’Indo-Malaysie avait attaqué l’Australie.

Lim Kuai That, le leader du tiers-monde allait lancer un appel…

Yale pensa à sa fille qui vivait sur Mars. Van Viner arriva sur son VCA. Il voulait qu’Archipelago livre Hakabele sinon Van Viner lui causerait des ennuis. Mais Yale voulait qu’Archipelago punisse lui-même le coupable. Yale voulait que les habitants acceptent le progrès et que l’île soit transformée en base mais les autochtones ne voulaient pas de bombardiers.

Van Viner remarqua que Yale avait perdu sa micradio. Il ordonna à Archipelago de la retrouver où cela irait très mal. Van Viner voulait envoyer les créoles de l’île à Dar es Salaam mais Yale n’était pas d’accord. Yale appela sa fille qui lui demanda de revenir sur Mars.

Mais Yale n’était pas génétiquement auto-manipulé et adapté comme sa fille et son gendre. Il fallait être gama pour être apte à la vie coloniale sur Mars. De plus, Yale ne pourrait s’adapter au puritanisme de Mars et il avait les faveurs de Seyili sur l’île.

Van Viner voulait exterminer les habitants de l’île mais Yale voulait laisser Archipelago livrer les coupables.

Yale regarda les informations. Il pensait que les progrès de l’industrialisation, la généralisation de l’automatisation ne suffiraient pas à faire cesser la guerre. Yale vit Van Viner à repartir en hélico. Il savait qu’il allait attaquer l’île. Les frères Hakabele attaquèrent Yale. Ils lui  annoncèrent qu’ils voulaient l’expulser lui et Van Viner. Mais Yale les menaça avec son arme et ils l’écoutèrent. Il chercha à les convaincre d’accepter le progrès. L’automatisation de la Civox avait libéré l’homme du travail mais la guerre était devenue la seule raison de vivre. Les pays riches voulaient forcer les pays pauvres à accélérer le processus d’industrialisation. Puis Yale posa son arme. Il réclama sa micradio mais les frères Hakabele l’avaient jetée dans la mer.

Van Viner survola le bungalow et l’aspergea de gaz paralysant. Yale s’évanouit. Quand il se réveilla, Van Viner lui demanda de monter dans le VCA. Ils allèrent à l’enterrement d’Archipelago que Yale avait tué accidentellement quand celui–ci avait fait irruption dans le bungalow. Van Viner dit aux créoles qu’Archipelago avait été tué par les frères Hakabele. Mais Van Viner avait tué les frères.

Pourquoi ils ont envahi la Maison blanche (Doris Pitkin Buck).

Hubert avait fait la guerre en Extrême-Orient. Sa femme Lila était malade. Le 7 avril, elle demanda à Hubert de finir la déclaration d’impôts car elle ne voyait plus. La déclaration devait être envoyée le 15 avril au plus tard. Hubert prit une semaine de congés et travailla 19h/24 pour remplir la déclaration. Hubert devint sourd. Il fit une enquête dans le quartier. Il réalisa que les symptômes dont lui et Lila soufraient atteignaient aussi les gens du quartier au mois d’avril. Les gens étaient allergiques à l’impôt ! Hubert soumit son étude à des savants. Il eut le droit à une attention respectueuse. L’armée était inquiète, craignant de ne pouvoir rassembler suffisamment d’hommes en bonne santé pour former des unités de combat. Il voulut lancer un mouvement pour l’abolition de la déclaration d’impôts. Il fit le tour du pays avec un slogan : plus jamais d’ADR (allergies à la déclaration de revenus). Hubert fut placé à la tête de l’Etat dès le 10 novembre. Il s’attela à la grande révocation. Les ordinateurs furent utilisés pour enregistrer les déclarations de revenus. Mais cela engendra des erreurs. Les ordinateurs furent atteints par la rouille. Hubert réunit les deux Chambres pour leur annoncer que si les ordinateurs étaient allergiques aux impôts, les déclarations devraient être à nouveau remplies par les hommes avec l’aide de leurs femmes et de leurs enfants. Un test fut effectué sur un ordinateur devant les caméras. L’ordinateur fut alimenté en données. Les centaines de millions de téléspectateurs virent le métal immaculé de l’ordinateur se couvrir de taches. L’ordinateur gémit qu’il avait mal. Ce fut la fin du président et de la Maison blanche.

La loi anti-chiens de Cohen (Steven Schrader)

 

Seymour Cohen était un rebelle qui avait été interné en clinique pour être calmé. Il avait sacrifié sa liberté à une noble cause. Son seul motif de consolation est la loi anti-chiens Cohen votée par le conseil municipal. Il avait écrit à l’administration de la ville pour protester contre les excréments laissés par les chiens. Puis il décida de chier dans la rue. Les gens crièrent et le traitèrent de pervers. La police l’arrêta. Au tribunal, il distribua une déclaration qu’il avait rédigée : si les chiens ont le droit, pourquoi pas les hommes ? Il reçut une amende mais des gens le soutinrent. Ils l’élurent président. Ses soutiens se mirent à chier dans les rues. Alors Seymour Cohen fut interné à l’hôpital. Le nord York times publia un article sur la merde de chien et sa corrélation avec le cancer, l’asthme et le crime. A Central park, un shit-in attira 4000 participants. Deux camps adverses portaient des insignes pour se distinguer. Le maire vint voir Seymour Cohen à l’hôpital. Sa carrière était en jeu. Il demanda à Seymour Cohen d’admettre ses erreurs. Le maire lui proposa un poste à l’O. N. U. Seymour Cohen lui a aboya au visage et chia. Le maire démissionna et la loi anti-chien fut votée.

Seymour Cohen attendait sa sortie de l’hôpital pour voir la ville débarrassée des merdes de chiens.

« Repends-toi, Arlequin », dit M. Tic-tac (Harlem Ellison)

La nouvelle débute par une citation du livre « La Désobéissance civile » de Thoreau.

Le rebelle n’avait pas été repéré par Ceux-Qui-Faisaient-Fonctionner-La-Machine-En Douceur pendant des mois.

Puis était devenu une célébrité, « une fraction de la populace souffrant de troubles émotifs » aux yeux de l’Administration. L’affaire fut confiée à Monsieur Tic-Tac. Tout en bas de la société, il était considéré comme un Robin des bois et tout en haut, il était perçu comme une menace.

Monsieur Tic-Tac reçut le dossier du rebelle avec sa carte de temps et sa cardioplaque. Monsieur Tic-Tac pouvait abroger les années de vie de n’importe qui. Devant son masque, on l’appelait le Maître-Gardien du temps. Monsieur Tic-Tac réunit son état-major pour savoir qui était cet Arlequin. Arlequin s’empara d’un vaisseau et survola un trottoir, il fit une grimace aux femmes élégantes qui passaient et elles eurent peur. Les gardiens arrêtèrent le trottoir. Arlequin survola le bâtiment des Etudes de la Marche du Temps et largua 150 000 $ de bonbons sur les ouvriers qui sortaient de l’usine. Les ouvriers rirent mais le trottoir fut arrêté et ils furent précipités les uns sur les autres. L’équipe eut 7 minutes de retard. Le grand horaire prit 7 minutes de retard. Les quotas prirent 7 minutes de retard. Pour le système, c’était un désastre. Arlequin reçu l’ordre de comparaître devant M. Tic-tac. Arlequin se montra avec 3h00 de retard, chanta une chanson et disparut. On ne fabriquait et plus de bonbons depuis un siècle. Où Arlequin se les était était procurés ?

Etre en retard était devenu un péché puis un crime. Le cercle du temps et le cardioplaque avaient été imposés.

Si on était en retard de 10 minutes, on nous retirait 10 minutes de vie. Gardien-du-Temps pouvait envoyer un communiqué à un homme constamment en retard l’informant que son temps était passé et qu’il allait être désactivé. Everett était devenu Arlequin. Alice lui avait lu l’avis de recherche le concernant.

Arlequin avait lancé les fusées pétards qui annoncèrent sa présence à la 115e Invocation annuelle de l’Association médicale internationale. Il arriva avec 5 minutes d’avance et effraya les hommes qui lui avaenit tendu un piège à tel point qu’ils se prirent dans leurs propres filets.

Les médecins s’esclaffèrent et acceptèrent les excuses d’Arlequin. Un certain Marshall Delahanty fut informé par les services de M. Tic-tac qu’il allait être désactivé. Ce fut sa femme qui reçut la notification. Elle en fut à la fois horrifiée pour son mari et soulagée que ce ne soit pas pour elle. Marshall tenta de fuir les services de M. Tic-tac neutralisèrent sa cardioplaque et le cœur de Marshall s’arrêta.

Arlequin apparut au sommet du nouveau centre commercial et apostropha la foule. Il leur conseilla de profiter du soleil et de laisser la vie les porter à leur propre rythme.

Il dit : « A bas M. Tic-tac ! ».

M. Tic-tac ordonna aux ouvriers de cesser le travail et d’arrêter Arlequin. Il réussit à fuir mais l’événement avait retardé de plusieurs heures le cycle des ventes. Ce fut la pagaille. Tic-tac utilisa tous les moyens à sa disposition pour arrêter Arlequin.

Il fut capturé. Il avait accumulé un retard de 63 ans. C’est à Alice  qu’il avait dénoncé. Tic-tac voulait que Arlequin se repente mais comme il refusa, Tic-tac l’expédia à Coventry.

On s’occupa de lui de sorte qu’un jour il apparut sur les écrans pour se repentir.

 

Au pays du sourire avec Franz (Norman Kagan)

 

I

Zirkle travaillait comme opérateur de la MNY. Il se força à partir travailler car il avait envie de rester avec sa femme Barbara. Zirkle demanda à Kernan quel était le programme. Il devait programmer un truc social alors Zirkle se rendit à la bibliothèque des programmes. Le docteur Progoff était le patron du centre. Il avait fait un doctorat de théorie pure puis s’était engagé dans les maths appliquées et l’informatique.

Un sociologue, le pr Lerner, demanda à Zirkle s’il comptait voter. A Zirkle répondit oui. Il voulait voter pour Kafka et Lerner le lui déconseilla. Lerner pensait que le vote Kafka court-circuitait la pensée. Lerner se demandait ce qui arriverait avec une majorité pour Franz.

Zirkle n’avait pas confiance en ces salles politiciens et pensait qu’il faudrait élire un robot.

Zirkle fit une pause avec Randall. Les haut-parleurs du salon se mirent à gronder.

II

Les nouvelles annonçaient des émeutes contre les expositions organisées par ICM. Les rebelles réclamaient du travail et refusaient de programmer des machines. La sécurité avait ouvert le feu sur eux.

Un président automatiser était envisagé pour ICM. Randall et Zirkle reprirent le travail puis Zirkle voulut appeler Barbara. Elle n’était pas là.

Il ne la trouve pas chez lui. Alors il se précipita dans la rue et pensa à Kafka.

III

Il avait lu le Château et le Procès et il se rappelait K qui essayait désespérément d’atteindre les fonctionnaires du château et venait à douter de leur existence. Le malheureux héros du Procès ignorait pour quelle raisons on l’avait arrêté.

Michael Zirkle comprenait que cet auteur fut important pour bien des gens. Les gens avaient l’impression d’être coupés de tout, de ne pas avoir leur place dans l’espace. L’automation ne donnait plus de raison de travailler. Les gens se sentaient vulnérables.

Zirkle entra dans un bar. Sur l’écran, un jeune homme appelait à voter pour la liste Homo. Quelqu’un mit une pièce dans le juke-box et la salle vibra aux ACCENTS de « les filles sont comme des pianos » du Beatle X. Zirkle vida son verre et sortit. Il pensa aux objectifs de l’homme moderne : l’exploration spatiale qui éveillait peu d’enthousiasme, les pays sous-développés, la recherche scientifique, améliorer notre monde.

Tout cela n’avait pas d’intérêt. Il appela chez lui et Barbara n’était pas là. Il appela son amie Sandra, pas de réponse. Il  réalisa que Barbara l’avait libéré de son aveuglement devant la réalité. Par ordre du Château la recherche scientifique consistait à devenir programmeur afin de pouvoir postuler au poste de greffier dans le Procès.

ICM était là pour longtemps. Il s’engouffra dans le métro.

IV

Zirkle alla chez Randall. Randall avait invité son ami Bennet, l’étudiant en lettres. Ils regardèrent l’émission « Passez cet examen » offerte par ICM. Les candidats étaient Steiner Steinstein qui avait gagné une bourse pour un doctorat accéléré et Beatle X, vagabond qui avait quitté l’école à 12 ans mais célèbre depuis trois mois avec son tube « les filles comme des pianos ».

Il y avait aussi deux membres de la Multiversité de New York, Progoff (le patron de Zirkle) et Lerner, spécialiste des zones émotionnellement troublées du pays.

Un ordinateur donna les résultats de l’analyse des deux candidats. Steinstein était promis un avenir brillant et Beatle X au désastre. Steinstein était le gagnant.

La mère de Beatle X apparut sur l’écran. Elle implorait son fils d’aller à l’université, de travailler et d’obéir aux grandes corporations. Le médecin de Beatle X lui demanda d’obéir à ICM puis Harold, le copain du frère de Beatle X prit le relais. Bennet changea de chaîne. Puis Bennet sortit et Zirkle le suivit. Bennet avait parlé de l’humour de Kafka et Zirkle voulut comprendre alors Bennet lui parla du livre « l’Amérique ». Kafka avait dit bien des choses sur l’aliénation. ICM avait trouvé quelques petites réponses à certaines questions importantes et avait organisé le monde autour de ces réponses.

Ceux qui avaient choisi une vie dénuée de plaisir et de satisfactions étaient socialement aliénés. Kafka obtenait des résultats humoristiques par l’exagération fantastique.

Ils retournèrent chez Randall. Il  leur dit que sur 5 % des résultats connus, l’ordinateur prévoyait la victoire des aliénés. Zirkle rentra chez lui en pensant aux élections. Démocrates ou républicains, ICM ou Multiversités de Californie, la différence n’était que de surface.

Le vote Kafka était peut-être le premier pas vers une nouvelle approche. Le vote aliéné permettrait aux gens de dire ce qu’ils ressentaient. Barbara était là. Elle lui dit que les machines n’avaient pas enregistré son inscription à l’université de sorte qu’il y était devenu un inconnu qui lui avaient envoyé un bulletin de conscription. Barbara avait couru toute la journée pour lui. Ils firent l’amour. Le lendemain, il ne fut pas surpris d’apprendre que Franz  Kafka avait été élu président.

Prendre son pied avec Amaryllis (Richard Hill)

Mode et sa femme Amaryllis allèrent dans un night-club. Ce night-club était tenu par Fuzzy Lipshits qui se vantait d’avoir Andy Warhol pour client. Les serveuses avaient les seins nus.

Mode Harley et Amaryllis espéraient voir Andy Warhol. Amaryllis but plusieurs Margarita. Elle était devenue vindicative. Elle dit à Harley qu’il était un tocard. Elle lui reprocha d’avoir voté pour Reagan comme gouverneur de Californie. Harley avait toujours accepté ce que voulait Amaryllis. Ils avaient fait de l’échangisme, il lui avait trouvé des petites minettes.

Leur voisin de table, un Noir nommé Lamont Cranston leur conseilla de se tirer à San Francisco pour se libérer de leurs blocages bourgeois. Harley démissionna du service d’entretien des terre-pleins centraux du département d’équipement des autoroutes et Amaryllis quitta son boulot de masseuse. Ils vendirent leurs duplex et partirent pour San Francisco.

Ils n’eurent pas besoin de s’abonner à un réseau rose car c’était inutile à San Francisco. Mais ils attrapèrent des maladies. Harley dut recourir à la pénicilline. Ils achetèrent une traction avant Citroën qui avait appartenu au gouvernement de Vichy. Fuzzy Lipschits avait acheté le garage sentant le vent tourner mais il l’avait vite revendu. Les relations entre Harley et sa femme se dégradèrent. Ils étaient perçus comme des bourgeois. Amaryllis découvrit un exemplaire du livre de propagande de Max Rafferty dans l’armoire de Harley. Elle dit à Harley que leur relation n’allait plus. Ils mangeaient dans le nouveau restaurant de Fuzzy. Lamont Cranston était là. Il reprocha à Harley d’être toujours un tocard. Il leur conseilla de divorcer. Ils allèrent à las Vegas pour divorcer. Ça se passa encore chez Lipschits. Ils retrouvèrent la passion. Ils vendirent la Citroën pour acheter une libidomobile. C’était une moto réglée pour obtenir des extases sexuelles grâce aux vibrations. Harley était malheureux car il rêvait d’une vie bourgeoise et conservatrice. Ils roulèrent sans voir que la limousine noire qui les dépassait les était celle de Fuzzy et que celui –ci était accompagné de Andy Warhol.

Lieuvert (Tom Purdom)

 

Aux abords de Lieuvert, Nicholson s’assit dans un fauteuil roulant et s’injecta un produit dans le biceps. Il était accompagné d’un sec (employé non spécialisé) qui transportait son matériel de dictée. Il avait un brouillard au médius de la main gauche pour bouleverser le système nerveux de ses ennemis et deux bombes de gaz de psycho-actif dans la poche de sa chemise.

Sur son fauteuil, il avait un générateur d’odeurs et un générateur de bruit.

Lieuvert avait été construit peu avant 1980. Chaque pâté de maisons avait moins de 15 habitations qui avaient toutes leur pelouse et leur cour de derrière. Le député Martin Boyd était probablement l’homme le plus puissant des Etats-unis. Il était le patron incontesté du huitième district électoral depuis 1982. Maintenant que la science médicale avait assuré à la plupart des gens une durée de vie indéfinie, son organisation était en passe de dominer le district pour toujours. Boyd était riche. Il était entouré de psychologues. Il contrôlait la commission du règlement de l’Assemblée ainsi que la sous-commission à la culture et aux loisirs.

Nicholson était sous l’emprise de la drogue alors le sec le poussa sur son fauteuil. Le MST était le plus puissant excitant psychologique sur le marché. Il multipliait les facultés d’observation et la qualité de la pensée. Grâce à ce produit la psychothérapie avait fait un bon en avant de plusieurs dizaines d’années.

L’art sinistre de la manipulation des sociétés avait également progressé. Les habitants de Lieuvert observaient Nicholson. La crainte des sondeurs de cerveau semblait faire partie du conditionnement et qu’imposait au district l’organisation de Boyd. Les psychologues de Boyd contrôlaient les électeurs de manière plus subtile avec des inspecteurs déguisés en représentants de commerce ou des fêtes foraines de quartier où les attractions constituaient autant de tests psychologiques camouflés.

L’organisation de Nicholson se composait de cinq hommes et il était le seul psychologue exercé du groupe. Une inspection aux MST, c’était pour une petite organisation le seul moyen d’en apprendre assez sur l’état d’esprit des électeurs pour mener une campagne vigoureuse. Deux policiers arrivèrent pour interroger Nicholson. Les habitants de Lieuvert crièrent aux flics de faire PARTIR les deux intrus. Une fillette courut vers Nicholson et le traita de méchant. La fillette tomba et sa mère vint la chercher en lançant un regard noir à Nicholson. Les flics ordonnèrent à Nicholson et à son employé d’avancer des et ils le suivirent. Une jeune fille bondit devant Nicholson. Elle croyait qu’il espionnait pour la société laitière et que Nicholson voulait leur vendre du mauvais lait.

Elle s’appelait Betty Delange et poursuivait Nicholson. Des gens furent attirés par les cris de la fille. C’étaient des jeunes qui semblaient séduits par la fille. Un jeune homme arriva tenant un appareil qui diffusait des sons. C’était un appareil psychique. Un garçon jeta de la crème glacée sur les genoux de Nicholson. Betty excita la foule contre Nicholson. Il y avait des fumeurs et Nicholson savait qu’ils étaient pourtant assez jeunes pour n’avoir atteint leur 12e année qu’après les campagnes antitabac des années 70. Un homme le frappa. Les habitants de Lieuvert n’appartenaient qu’à un seul type psychologique : les oraux. Nicholson fut arraché le son fauteuil. Nicholson se défendit en tirant avec son brouilleur. Nicholson et le sec étaient roués de coups mais le sec se battait. Nicholson envoya une odeur suffocante et la foule s’enfuit.

Les oraux trouvaint leur plaisir dans la nourriture, lisaient certains livres et suivaient certains programmes télévisés. On pouvait les manipuler avec des symboles mettant en jeu la bouche ainsi que les émotions associées à un ventre bien plein.

Boyd avait amené toute une communauté au type oral. Nicholson et téléphona le soir même à Bob Dazella à Washington pour révéler sa découverte. Boyd pouvait manipuler les électeurs en appliquant une technique unique. Nicholson avait gagné la première bataille mais cela signifiait seulement qu’il lui faudrait continuer la guerre. Pour un peu, il aurait aimé avoir perdu.

Le boomerang (Gene Wolfe)

Miss Bushnan bénissait la générosité de la république souveraine de Suisse. Elle allait participer à la conférence des Nations unies sur les valeurs humaines et avait été logée gratuitement alors qu’elle était simple observatrice sans droit de vote. Dans sa chambre, il y avait une Fontaine avec un triton en pierre qui pouvait se métamorphoser. Miss Bushnan désirait Brad (son vrai nom était Aaron comme l’avait révélé le procès). Le triton se changea en Brad.

Sal, le secrétaire Louis XIV, sur roulettes lui annonça l’arrivée d’un Monsieur. C’était le Pape Honorius V. Il était à ses côtés aux sessions du conseil.

Le Pape demanda à lui parler en privé et Sal, le meuble parlant, roula vers la cuisine.

Il allumera un cigare. Miss Bushnan se rappela que c’était le délégué de la France qui lui avait dit que l’homme à côté d’elle était le Pape. Miss Bushnan pensait que la papauté avait disparu avec Jean XXIII. C’était ce qu’elle avait retenu des machines à enseigner à Radcliffe. Il ne restait que 100 000 croyants dans le monde. Miss Bushnan aurait voulu que l’on jugule tout ça depuis belle lurette. Natacha Nikolayeva, déléguée de l’URSS appela Miss Bushnan au vidéophone. La soviétique voulait connaître l’avis de Miss Bushnan sur son discours à l’ONU.

Dans ce discours à elle avait évoqué les chambres à gaz d’Hitler et avait parlé de la nécessité de restituer à la vie humaine une valeur économique. Miss Bushnan avait été consternée mais ne le dit pas. La soviétique invita Miss Bushnan à l’ambassade russe de Genève. Elle la placerait à côté du délégué français qui avait été charmé par Miss Bushnan.

Le Pape lui révéla que les délégués avaient décidé de faire voter les observateurs pour la séance de clôture pour avoir  l’unanimité sans restriction. Voilà pourquoi le Pape et Miss Bushnan étaient courtisés.

Le Pape lui expliqua que si lui elle refusaient de voter, ils s’opposeraient à l’ONU et des millions d’hommes se rallieraient à leur étendard. Miss Bushnan dit au Pape que son ex-mari était en prison et elle ne voulait pas qu’il y reste. Elle avait donc peur de s’opposer à l’ONU.

Le délégué des Etats-unis appela. Il voulait que les Etats-unis retrouvent leur prééminence internationale et pour ce faire, il fallait emprunter au modèle soviétique. Le souhait du délégué était de louer les prisonniers états-uniens à des fermiers pour 5000 $ annuels, cela permettrait aux Etats-unis de se libérer des frais de prison.

Il fallait donc mettre en œuvre un marché supranational et restaurer l’esclavage. Cela serait un nouveau marché pour les Etats-unis.

Le délégué des Etats-unis fit pression sur Miss Bushnan. Si elle refusait de voter, l’organisation qu’elle représentait perdrait son exemption d’impôts. Le délégué états-unien expliqua à Miss Bushnan qu’elle pourrait récupérer Brad en tant qu’esclave. Miss Bushnan allait voter la motion pour sauver son organisation. C’est ce qu’elle avait dit au délégué états-unien. Le Pape subirait lui aussi la pression d’un gouvernement, celui de l’Italie.

Est lui conseilla de mentir en disant qu’il voterait favorablement au retour de l’esclavage.

Le Pape trouva l’idée astucieuse et promis de publier une encyclique pour soutenir Miss Bushnan si elle refusait de voter pour l’esclavage. Le Pape s’absenterait lors du vote pour les obsèques de la dernière nonne à Saint-Pierre de Rome.

Le pugiliste (Poul Anderson)

 

Le colonel Dowling était interné dans un hôpital. Il reçut une lettre de sa femme. L’enveloppe portait le tampon « censure ». Elle parlait des enfants. Elle espérait que tout finisse bientôt et qu’il rentre la maison.

Mannix entra dans la chambre de Jim Dowling. Il lui annonça qu’il pourrait sortir quand il le voudrait. Jim avait été opéré. Mannix lui expliqua que l’opération était obligatoire car le diagnostic avait décelé un cancer. La régénération était possible mais si Jim acceptait de se faire soigner à Moscou.

Jim avait été accusé de complot contre la République populaire des Etats-unis. Les Etats-unis avait imposé le collectivisme. Les écoles recevaient des cours d’histoire et d’idéologie sur bandes.

Après le traité de Berlin, les Etats-unis reçurent le droit d’entretenir des forces armées et furent accueillis dans la coalition des pays partisans de la paix contre les révisionnistes sino-japonais.

Dit me faisait partie de la société Stephen Decatur. Mannix promit l’amnistie à Jim s’il révélait tout ce qu’il savait.

Mannix emmena Jim dans son bureau où figuraient une photo de Lénine et une du président.

Sotomayor avait organisé la société Stephen Decatur en en prenant la direction.

Après la guerre sacrée, la convention constitutionnelle avait proclamé la République populaire. Les Etats-unis étaient sous la tutelle russe. Jim avait fréquenté des rebelles à Westpoint. Ils voulaient libérer les Etats-unis de la tutelle russe.

Jim les aida et entra à la société Stephen Decatur.

Il fut initié et un psycho- technicien lui expliqua que la drogue, la privation de sommeil, les chocs physiques le garantiraient s’il était soumis au sérum de vérité.

L’URSS contrôlait toute l’Europe occidentale. Il y avait une guerre civile en URSS. Vassiliev s’opposait à Kounine. C’était le parti communiste contre les partisans d’une dictature militaire.

La société Decatur était pour le camp de la dictature militaire.

Mannix voulut savoir si Jim complotait pour la dictature militaire et Jim répondit qu’il voulait seulement maintenir l’équilibre des Etats-unis.

Mannix lui répondit que les Asiatiques jouaient un rôle et soutenaient la société Decatur.

Les Japonais voulaient manipuler les Decaturistes pour dominer les Russes. Mannix confia Jim à des spécialistes en interrogatoire. Il fut drogué. Il avoua que les Decaturistes avaient un équipement pour établir le contact avec des camarades situés n’importe où. La police n’avait qu’à percer à jour ce système.

On équipa Jim d’une arme atomique miniature. Comme on lui avait retiré le pénis, lors de son opération, l’arme avait été cachée dans un faux pénis. On lui  apprit à se servir de l’arme. Jim contacta les Decaturistes comme Mannix le lui avait ordonné. Il leur donna rendez-vous pour leur livrer des informations comme il put le leur faire croire.

Ils l’attendirent dans un bar situé dans un village de lieux de plaisir. Un homme l’aborda et lui demanda de le suivre dans une voiture portant les initiales du service de sécurité. Wagner, l’homme qui l’avait abordé, l’interrogea. Jim dut inventer un mensonge pour justifier son absence d’un mois.

Il dit qu’il avait été appelé à des conférences ultra-secrètes jusqu’en Europe. Il dit aussi que les autorités avaient compris qu’un complot visait à s’emparer des bases lance-missiles. Jim dit que le personnel américain des lance-missiles serait remplacé par du personnel étranger. Wagner fit interroger Jim et le soumit à des épreuves mais il le fut pas percé à jour.

Wagner allait envoyer Jim voir Sotomayor, personnage légendaire qui coiffait la société Decatur. Wagner l’amena par les transports publics. Ils arrivèrent à Oakland. Ils allèrent dans un grand édifice d’aspect vétuste. C’était la demeure de Lorenzo Berg, directeur de l’Energie électrique pour la Californie du nord. C’était un Decaturien depuis qu’il avait accompli son service militaire. Jim vit Sotomayor parmi d’autres Decaturiens. Après la fin de la discussion, Sotomayor proposa un verre à Jim. Sotomayor voulait mieux connaître Jim Carrey le croyait capable d’être amené à un idéal plus élevé. Sotomayor  évoqua la Constitution des Etats-unis rédigée en 1786. Il était encore possible de la trouver dans des ouvrages érudits. Sotomayor voulait reprendre l’idée première de Jefferson, rédiger une loi fondamentale qui ne transige pas avec l’Etat. Il  dit à Jim  qu’il avait des projets pour lui et qu’il ne laisserait pas retourner à la base. Jim eut un malaise. Il alla dans les toilettes, baissa son pantalon et ressortit pour attaquer Sotomayor. Il le rata. Sotomayor réalisa que Jim s’était fait retirer le pénis. Il lui dit qu’on faisait la même chose aux pugilistes dans la Rome antique pour que leur rancœur les pousse à lutter sans peur et sans pitié. Alors Jim le tua. Les Decaturistes voulurent intervenir Jim en tua deux et ils battirent en retraite. La police arriva. Jim dit être un agent politique et on lui laissa la chambre de Sotomayor. Jim lut la Constitution des Etats-unis et il pleura. Mannix arriva et pensa que Jim était épuisé. Nîmes fut envoyé à Moscou et redevint un homme complet mais avec Bonnie, sa femme, il ne valait plus rien du tout.

La révolte masculiniste (William Tenn)

1 –l’avènement du suspensoir.

Edward Pollyglow confectionnait des vêtements pour hommes. Il fabriquait un seul article. Une blouse tous usages. Puis était apparu le style interchangeable. Il n’y eut plus de débouchés pour des vêtements purement masculins.

Pollyglow médita sur l’arrivisme des femmes qui leur avait permis de supplanter les hommes tout au long du 20e siècle. Il conclut qu’on pouvait faire remonter les ennuis des hommes peu avant la première guerre mondiale. Quand le tailleur pour homme fut créé, cela entraîna la création de vêtements pour femmes imités à partir de ceux pour hommes. Les modes « pour lui et pour elle » suivirent. Elles devinrent universelles en 1991.

Le pouvoir politique des femmes ne cessa de croître. Les offres d’emploi basées sur une discrimination des sexes furent sanctionnées.

La Cour suprême décida que le sexe que était une question personnelle limitée à la peau de l’individu. Deux mois plus tard, le style interchangeable apparut.

Pollyglow regarda de vieilles gravures. Il remarqua un portrait du 15e siècle. Un homme portait haut-de-chausse. Pollyglow remarqua le suspensoir dans l’entrejambes et cela lui donna une idée. Il dessina une blouse avec suspensoir. Mais les grossistes refusèrent le nouveau vêtement. Alors Pollyglow emprunta beaucoup d’argent pour lancer une campagne publicitaire. Un spécialiste en études de marché lui fit remarquer que le vocable « masculin » était devenu péjoratif alors Pollyglow accepta la proposition du spécialiste et il trouva un slogan : « habillez-vous masculiste ! ». Il créa un club masculiste et reçut des demandes d’inscription du monde entier. Les blouses masculistes eurent du succès. Pollyglow ne donna aucune suite au club masculiste qui n’était qu’un côté amusant de la campagne publicitaire.

Mais la concurrence s’empara de l’idée de Pollyglow alors il rencontra Stephen Leonidas Mibs, chef d’un mouvement philosophique. Mibs lui conseilla de reprendre l’idée du club masculiste. La seule condition d’admission serait la virilité. Mais il fallait voir plus grand et Mibs lui conseilla de créer un mouvement. Les annales masculistes devaient désigner plus tard ce déjeuner sous le nom d’entente de Long champ.

L’avoué de Pollyglow établit un contrat nommant Mibs directeur des relations publiques des entreprises Pollyglow. Les demandes d’adhésion affluèrent et Pollyglow fit des affaires d’or.

Il créa un hebdomadaire les Nouvelles masculistes puis à mensuel le Torse velu. Mibs avait trouvé deux slogans pour ces revues « les hommes sont différents des femmes » et « les hommes valent les femmes ». Pollyglow écrivait l’éditorial.

Il appelait les hommes à l’action. Des loges de la Société masculiste furent créées. La déclaration des principes de la loge du Montana devint le préambule de la charte nationale masculiste : « tous les hommes en naissant sont les égaux des femmes… parmi ces droits figurent la vie, la liberté et la recherche du sexe opposé ». Mibs créa son mouvement la ligue Stephen L. Mibs. Mibs gagna une fortune avec son livre « l’Homme, le premier sexe ». Pollyglow avait abandonné la confection pour hommes. Il ne fabriquait plus que le suspensoir.

Pollyglow était devenu le percepteur attitré des contributions rmasculiste à l’échelle mondiale. Un conflit éclata entre Pollyglow et Mibs. Mibs voulait que les hommes cherchent querelle. Chaque loge masculiste donnait des leçons d’escrime et avait un stand de tir. Le code du duel fut remis en vigueur.

Il y eut un tollé dans l’opinion publique mais les lois n’empêchèrent pas les duels. Pollyglow exigea la fin de ce désordre mais Mibs se voulait le chef spirituel du masculisme. Il voulait être obéi alors Pollyglow devint un personnage représentatif même muet.

2 – Dorseblad.

Les masculistes firent une émeute en Californie et libérèrent une prison.

Henry Dorseblad avait passé 18 ans dans cette prison dans la section « pensions alimentaires ». A 22 ans, il avait été victime de sa logeuse qui l’avait embringué dans le mariage. A cause de ses besoins, elle ruina.

Sa femme le poursuivit en justice pour défaut d’entretien. Il alla en prison. Elle obtint le divorce et une pension alimentaire. Dorseblad reste en prison car elle ne pouvait pas payer. Sa femme se remaria et enterra deux époux. Le troisième fut emprisonné pour défaut d’entretien.

Dorseblad passa 18 ans à étudier les problèmes sociaux et la lire les classiques des relations entre les sexes. Un Henry Dorseblad nouveau fut relâché dans le monde par la cohue des masculistes. Il fut arrêté dans un autre Etat. Il refusa d’accorder une entrevue au gouverneur parce que c’était une femme. Les masculistes en firent leur héros et dévastèrent la prison où il était enfermé pour le libérer.

Dorseblad passa à la télévision. Il devint une vedette. Mibs fut éclipsé. Dorseblad avait refondu les éditoriaux de Mibs pour ses discours avec le fanatisme d’un prophète. Les femmes étaient aussi frappées par son éloquence. Elles accoururent en foule pour l’écouter.

Il ajouta une longue plume d’aigle au chapeau melon du masculiste. Dans le monde entier, on massacra les aigles. Il ajouta une clause belliqueuse rmasculisme : « pas d’incapacités légales sans avantage légaux correspondants ».

Les hommes refusèrent d’être soutien de famille ou soldats s’ils n’étaient pas reconnus monarques dans leur foyer. Les cas de femmes battues augmentèrent. La société masculiste engagea ses ressources pour défendre les hommes lors des procès. Arriva le Privilège du Phallus.

Mibs céda la place de chef du masculisme à Dorseblad. Dorseblad créa un modèle de suspensoir à pois du grand chef pour lui seul. Dorseblad voulut l’abrogation du 19e amendement.

Dorseblad conclu des pactes avec les républicains et les démocrates.

Des femmes créèrent un groupe : les compagnes du suspensoir pour défendre le masculisme.

Une semaine avant les élections, Dorseblad lâcha les équipes d’action directe dans tous les Etats-unis. Il s’enchaînèrent près des bâtiments officiels. ¼ du congrès fut élu sur un programme masculiste et les trois-quarts du corps législatif. La presse fut divisée sur l’abrogation du suffrage universel féminin. Seul le New York Times garda son sang-froid en demandant que la décision soit juste en tout état de cause.

Il manquait une voix pour la majorité des deux-tiers requise pour vote de l’abrogation. Alors Elvis P. Borax qui avait laissé passer son tour déclara qu’il s’était décidé et vota non. Borax leva l’étendard de la contre-révolution.

3 – la contre-révolution.

37 Etats avaient libéralisé leurs lois sur le divorce au profit de l’époux.

Borax fut candidat à la présidentielle. C’était la première fois qu’un homme était candidat depuis des décennies. Il établit son programme sur l’idée de la mère pure et immaculée.

Il était célibataire parce que sa mère avait besoin de lui. Il enregistra un chant à la gloire de la mère qui fut un succès.

Les masculistes choisirent une femme comme candidate, Miss Strunt, déléguée permanente des Etats-unis à la conférence de la paix et du désarmement à Paris.

Dorseblad l’accompagna dans ses meetings. Elle parlait du plaisir d’être femme dans un monde authentiquement mâle. Les intellectuels soutenaient Borax mais les masculistes étaient favoris dans les sondages. Borax devint survolté.

Mibs en avait assez d’être dans l’ombre et créa les Masculistes anonymes.

Ses membres devaient se vouer au célibat et n’avoir aucune relation avec les femmes. Il fut sacré grand maître. Il voulait organiser des attentats contre les bureaux des licences de mariage et les organisations mixtes. Un des hommes de confiance de Mibs vendit la mèche à Dorseblad. Les masculistes anonymes furent dissous.

Lors de l’avant dernier combat contradictoire télévisé entre Borax et Strunt, Borax accusa Strunt d’être l’amie d’un ex-failli, d’un ex-repris de justice et d’un ex-homosexuel. Mibs provoqua alors Borax en duel.

Borax voulut présenter des excuses mais ne put refuser le duel. Borax eut le choix des armes. Il choisit le pistolet avec l’aide de ses conseillers. Il reçut un entraînement durant deux jours avec le champion de tir des Etats-unis. Il trouva une idée dans la biographie d’Andrew Jackson. Jackson avait laissé son adversaire tirer le premier. Son adversaire le manqua et Jackson pris son temps pour ajuster son tir et tua l’homme. Même Mibs ne le manqua pas.

Il atteignit Borax à la joue droite et la balle sortit par la joue gauche.

Strunt voulut annuler le dernier débat télévisé mais Borax, bien que blessé, refusa.

Borax ne dit pas un mot et fixa tristement l’auditoire en montrant sa blessure. Il leva une grande photo de sa mère et pleura. Il gagna l’élection.

Mibs s’enfuit en Angleterre. Pollyglow se tint dans l’ombre jusqu’à sa mort. Dorseblad fut lynché par des femmes. Le suspensoir avait survécu comme partie du costume masculin mais comme drapeau d’une trêve.

Paul et son arbre (Gene Wolfe).

Le gouverneur de l’Etat avait fait appel à la garde nationale. Morris en parla avec son voisin Russel. Paul, le fils de Morris, avait construit une cabane dans un arbre. La cabane était à 15 mètres. Russel dit que c’était dangereux mais Sheila, la mère de Paul ne voulait pas contrarier les inclinations naturelles de son fils. Paul avait une corde pour monter dans sa cabane. Sheila se leva et vint discuter avec Russel et Morris. Elle parla aussi des émeutes. Elle parla de Paul qui n’avait pas quitté sa cabane depuis jeudi.

Quand Morris se retrouve seul, il décida de prendre une échelle et de monter chercher Paul. Il faillit tomber et l’échelle se renversa. Alors Russel arriva est redressa l’échelle. Morris redescendit. Russel  lui parla des émeutiers qui prenaient les uniformes des policiers tués pour les endosser et foutre la pagaille.

Morris ordonna à son fils de descendre mais en vain.

Russel proposa d’abattre l’arbre mais Morris avait peur pour Paul. La radio annonça que les citoyens de la paix avaient été dispersés par les sections d’assaut du parti nazi américain. Morris promit à son fils de lui installer une piscine s’il redescendait. Pas de réponse. Russel revint avec une hâche et fit une entaille à l’arbre.

Morris lui demanda s’il avait une échelle plus grande que la sienne et il en avait une. Ils la posèrent contre l’arbre.

Morris en montant vit un incendie au loin. Il redescendit. Des sirènes retentirent et un camion arriva. C’étaient les nazis qui attaquèrent Morris. Paul lança des pierres pour défendre son père. Morris reçut un grand coup de chaîne sur le dos.