CVT_Contes-des-Cent-Un-Matins_3101

 

Le petit homme et le lapin à l'oreille cassée.

1

c'était un petit homme qui allait à la chasse tuer des bécasses et des perdrix. Le dimanche, il allait à la chasse aux lapins. Mais son chien s'était écorché le bout des pattes dans les chaumes et ne voulait pas bouger. Alors l'homme fit claquer un fouet et le chien obéit.

2

le petit homme s'habilla avec son costume de chasse et il mit du bon vin dans sa gourde. Il partit avec son chien qui trouva un lapin. C'était un lapin qui habitait, avec ses trois frères, dans un terrier du plateau. Il était le plus petit de la famille mais le plus leste et le plus rusé. Ses frères prétendaient qu'il était laid car il avait une oreille cassée.

3

la nuit, les lapins sortaient de leur terrier pour gambader et jouer. Seul le lapin à l'oreille cassée restait dehors le jour, blotti au milieu d'un carré de sainfoin.

Ce fut là que le chien du petit homme le trouva. Le lapin s'enfuit dans les vignes et les champs et se réfugia dans son terrier. Le chien le perdit et fatigue et se coucha à l'ombre d'un cep. Quand le petit homme le sermonna, le chien, cette fois, s'enfuit

4

le chien était revenu à sa niche tandis que le petit homme sonnait du cor pour l'appeler. Il était en colère et le lapin le regarda et cela l'amusa.

Roulant de gros yeux méchants, le petit homme n'était pas beau. Il but la moitié de son vin. Un geai fit tomber une noix sur le nez du petit homme.

De nouveau le petit homme se mit en colère contre le geai, le chien et le lapin. Le geai lui répondit : « tout chasseur chassant chasser doit savoir chasser sans son chien ».

Le petit homme était orgueilleux et répondit au geai : « tu vas voir que je suis un chasseur sachant chasser ! Tu vas voir que je sais chasser sans mon chien ! ».

Les lapins sortirent car ils n'avaient pas peur du petit homme sans son chien.

Le chasseur tira sur le lapin à l'oreille cassée mais le rata. Il le poursuivit.

6

le petit homme retrouva le lapin et tira. Le lapin fit semblant d'être mort.

Le petit homme voulut s'approcher pour le prendre mais le lapin avait disparu. Le petit homme se sentit découragé. Il finit son vin et se laissa tomber sur la mousse.

7

le petit homme se leva pour retourner chez lui mais le lapin lui passa entre les jambes. Le chasseur était en colère et poursuivit le lapin à l'oreille cassée.

Le lapin entraîna le chasseur très loin. Il n'avait pas de cartouches et était rompu de fatigue. C'était la nuit. Il sonna du cor dans l'espoir de faire venir quelqu'un car il avait perdu son chemin. Toute une armée de lapins vint commandée par le lapin à l'oreille cassée.

Effrayé par le bruit, le chasseur s'enfuit sans son fusil, sa cartouchière et son carnier.

Il perdit aussi son costume et tomba dans le ruisseau. Il heurta un arbre se cassa le nez. À travers les champs et les prés, il s'enfuit.

La maladie des doigts écartés.

1

Patoche était un jeune valet. Quand il fallait manger, se reposer, se coucher : c'était un très bon valet mais quand il fallait se lever, c'était un mauvais valet et travailler c'était un très mauvais valet. Chaque matin, son patron l'appelait. Quand il lui demandait de balayer la grange, Patoche avait mal au ventre, quand il fallait bêcher le jardin, il avait mal aux reins, quand il fallait soigner les bêtes, il avait mal à la tête mais quand il fallait se lever pour manger des beignets, Patoche était pressé de se lever.

2

un matin, Patoche se leva en rechignant. Il ne voulait pas manger sa soupe et prétendit avoir les doigts comme du fer. Il avait les mains grandes ouvertes, les doigts écartés et raides.

Il réclama quand même du chocolat au lait. Le patron qui était un excellent homme apporta un bol plein jusqu'au port de chocolat et Patoche les doigts toujours écartés, prit le bol et but sans en laisser une goutte.

Le patron lui ordonna de ramasser des pommes de terre mais Patoche prétendit avoir les doigts comme de l'acier. Alors son patron l'emmena chez le médecin.

3

le médecin ausculta Patoche et le patron lui fit un signe. Le médecin compris et dit à Patoche qu'il savait quelle maladie il avait. Patoche dit qu'il avait les doigts comme de l'acier et qu'il ne pouvait pas les rapprocher. Le médecin répondit que Patoche souffrait de la maladie des doigts écartés.

C'était une maladie très répandue et beaucoup plus grave qu'on ne croyait. Si l'on n’essayait pas de s'en guérir dès sa jeunesse, on n'en souffrait toute sa vie.

Le médecin demanda à Patoche s'il lui semblait plus agréable de se reposer que de travailler et Patoche répondit oui.

Le médecin lui expliqua que c'était un signe de la maladie s'il préférait se coucher que se lever, c'était un signe de la maladie, s'il avait de l'appétit, c'était la maladie. Le médecin dit à Patoche que ses doigts devaient se reposer et il les enferma dans un appareil de son invention.

Les doigts de Patoche étaient maintenus écartés. Le médecin dit au patron qu'il devait lui-même faire manger à Patoche sa soupe.

Patoche réclama du chocolat au lait en prétextant qu'il pourrait le boire et le médecin répliqua sévèrement que ce serait seulement de la soupe.

4

le patron voulut donner de la soupe à Patoche qui refusa. Alors il lui dit qu'il pouvait aller se promener. Patoche riait en songeant au beau tour qu'il croyait avoir joué à son patron et au médecin. Il vit des vendangeurs détacher les raisins des sarments. Ils voulurent l'embaucher mais Patoche refusa à cause de ses doigts. Il demanda une grappe au vendangeur et le vendangeur lui répondit qu'il n'avait qu'à la prendre lui-même. Patoche essaya mais ne réussit pas à cause de l'appareil qui écartait ses doigts. Alors il partit et il entendit les vendangeurs rire, il supposa qu'ils se moquaient de lui.

Il arriva dans une prairie où des travailleurs cueillaient des pommes. Ils demandèrent à Patoche de prendre un panier rempli de pommes mais il expliqua qu'il ne pouvait pas. Il réclama une pomme et un travailleur lui répondit de monter l'échelle pour en cueillir une lui-même. Patoche s'éloigna penaud et les travailleurs se mirent à rire.

5

à l'heure du repas, Patoche rentra. Les autres valets, qui avaient bien travaillé, festoyaient. Patoche s'assit à côté d'eux mais son patron lui dit : « quand on ne travaille pas, on ne festoie pas ».

D'ailleurs le médecin lui avait dit qu'il ne pouvait manger que de la soupe.

Le patron lui fit manger de la soupe puis Patoche s'en alla bien triste.

Il rencontra une vieille femme qui portait un gros fagot.

Elle lui demanda de l'aide. Patoche était paresseux mais avait bon coeur alors il essaya de l'aider mais l'appareil du médecin bloquait ses doigts et il s'excusa auprès de la dame. Il s'éloigna bien triste.

6

Patoche songeait qu'il ne pouvait rien faire et qu'il était plus heureux lorsqu'il travaillait.

À présent les heures lui semblaient interminables.

Il alla trouver le médecin et lui dit qu'il s'ennuyait beaucoup. Le médecin lui répondit qu'avec les doigts écartés on pouvait toujours peigner les courants d'air. Patoche comprit qu'il se moquait de lui alors il dit qu'il avait des fourmillements dans les doigts et qu'il croyait pouvoir les rapprocher. Alors le médecin lui ôta l'appareil. Patoche bougea ses doigts et le médecin lui dit que c'étaient des doigts qui ne demandaient qu'à travailler.

Patoche promit qu'il travaillerait désormais. Il travailla si bien qu'il devint premier valet. Puis il devint patron à son tour et acquit de grandes richesses.

Il faisait souvent la charité. La morale du conte étant : « si tu ne compris, fais-en ton profit ».

La fête chez le petit vieux et la petite vieille.

1

un petit vieux et une petite vieille habitaient dans une petite maison. Ils avaient été, toute leur vie, si charitables et secouru les malheureux qu'ils étaient devenus très pauvres. Ils ne possédaient plus que leur petite maison très vieille, un petit âne très vieux dans une petite écurie, une petite miche dans le buffet, une petite bûche dans le bûcher et un petit bout de chandelle dans le chandelier, trois gouttes de pétrole au fond d'une lampe. Mais ils étaient restés très gais. Tant que durèrent les beaux jours ils ne se plaignirent pas.

Mais le soir du 3 novembre, le froid et le noir avaient envahi la maison.

Le petit vieux ne pouvait pas lire son journal et sa femme aurait voulu du feu car elle était frileuse. Mais ils ne pouvaient allumer ni le feu ni la lumière afin de ménager leur petite bûche et leurs trois gouttes de pétrole. Alors ils furent tristes et se couchèrent.

2

il y eut une tempête pendant la nuit. Un voyageur égaré frappa à leur porte et les réveilla. Ils lui ouvrirent. Il était trempé et grelottait. Ils lui proposèrent leur bûche et leur miche mais il voulait juste dormir. Ils lui cédèrent leur lit et qu'ils se couchèrent dans l'écurie. Le lendemain il voulut les remercier car s'il n'avait pu se réchauffer il serait peut-être tombé malade.

Il était maître maçon et il voulut bâtir une maison pour eux. Et c'est ce qu'il fit avec ses ouvriers.

3

le petit vieux et la petite vieille avaient une belle maison mais toujours une seule miche et plus que deux gouttes de pétrole.

Une nuit, ils entendirent appeler au secours. C'était un automobiliste qui avait eu un accident au fond d'un grand fossé. Ils le tirèrent de là et l'emmenèrent chez eux. Ils allumèrent la bûche mais l'automobiliste ne voulait pas de la miche. Il était fumiste et pour les remercier il leur amena du bois, du charbon avec des appareils pour le bûcher. En outre, il leur installa le chauffage central.

4

Le petit vieux et la petite vieille avaient une belle maison et n'avaient plus froid mais ils n'avaient toujours qu'une seule miche et un bout de chandelle et une goutte de pétrole. Une nuit, ils entendirent crier au voleur. C'était un voyageur qui s'était fait voler sa sacoche d'argent. Le petit vieux et sa femme coururent après les voleurs qui crurent être poursuivis par les gendarmes et se sauvèrent.

La sacoche du voyageur était sauvée. Ils l'accueillirent dans leur maison. Le petit vieux riait car il n'avait jamais fait peur à personne. Ils allumèrent la lampe qui s'éteignit après la fin de la dernière goutte. Le voyageur était électricien et il les remercia en posant des lampes électriques dans toute la maison.

5

Le petit vieux et sa femme avaient une belle maison chauffée et éclairée mais toujours une seule miche et leur bout de chandelle. Ils mangèrent la miche jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des miettes qu'ils gardèrent pour une soupe. Ils virent deux sereins échappés de leur cage qui mouraient de faim. Ils leur donnèrent les miettes. Les oiseaux appartenaient à la fille du boulanger qui fut contente de les trouver là. Elle vit que le petit vieux et sa femme n'avaient plus à manger et eut pitié. Elle en parla à son père qui leur apporta chaque jour le meilleur pain de sa fournée.

6

le petit vieux et la petite vieille ne manquaient plus de rien et invitèrent leurs amis. Le tailleur apporta des habits brodés d'argent, le cordonnier de beaux souliers luisants ; l'aubergiste du vin et de la limonade ; l'épicier du sucre et du café, le pâtissier des gâteaux, la fermière du beurre frais et du fromage ; le boucher, un gigot de mouton ; le charcutier des saucisses et du jambon. Mais il y eut une panne d'électricité alors la petite vieille alluma son bout de chandelle et puis les lampes brillèrent à nouveau.

À Paris, tout est gris.

1

un provincial alla à Paris avec son cheval. Un parisien lui dit que pour visiter la ville, il n'avait pas besoin de son cheval alors le provincial mis son cheval à l'écurie. Le Parisien lui demanda ce qu'il venait faire à Paris. Il répondit qu'il voulait monter en haut de la tour Eiffel pour voir tout Paris. Le Parisien lui dit que ça ne suffirait pas. Le provincial monta en haut de la tour Eiffel et aperçut toute la ville et ses environs. En redescendant, un Parisien lui dit que son cheval était reposé et qu'il pouvait partir mais le provincial voulait encore voir Paris.

2

le provincial mis ses souliers gris et un Parisien lui conseilla de bien suivre les trottoirs pour ne pas se faire écraser. Il vit les tramways, les bus et les voitures, il n'en avait jamais vu autant. Il traversa tout Paris et alla au bois de Boulogne. Un Parisien lui conseilla de prendre le tramway pour ne pas user ses souliers gris. Le provincial alla au Louvre, à Notre-Dame et prit un taxi pour visiter le Jardin des Plantes.

Un Parisien lui conseilla de prendre le métro. Le provincial se fit expliquer ce que c'était. Il fut surpris qu'il y ait tant de monde sous terre.

3

le provincial mit son habit gris pour aller à la foire de Paris. Il vit des objets et des machines mais il s'en alla pour ne pas se ruiner. Un parisien lui conseilla d'aller aux Halles. Il y vit des provisions aux quantités énormes. Puis il alla au marché de La Villette et vit les bêtes destinées à être mangées par les Parisiens. Il visita les usines et les ateliers. Il visita les magasins. Un Parisien lui conseilla d'acheter en souvenirs quelques articles de Paris. Il en acheta dans trois magasins et se sauva dans le quatrième car il était ruiné.

4

le provincial mit ses gants gris pour aller au théâtre de Paris. Il alla à l'opéra. Au concert et au cinéma. Il vit le cinéma parlant et c'est ce qui lui parut le plus étonnant. Un Parisien lui conseilla d'aller voir les musées. Alors il vit les tableaux et les statues. Un Parisien lui conseilla d'aller voir les grandes écoles et il alla visiter l'école polytechnique, la Sorbonne, les savants dans les laboratoires, les étudiants. Il vit un étudiant de sa région qui voulut l'emmener au théâtre. Mais il refusa pour ne pas user ses gants.

5

le provincial mit son chapeau gris pour voir le président mais un parisien lui dit que le président était bien gardé et qu'on n’allait pas le voir par curiosité. Alors il voulut voir un ministre mais un Parisien lui expliqua qu'un ministre n'avait pas le temps d'être dérangé.

Le provincial visita l'assemblée nationale et le Sénat. Il vit le député de son département qui lui demanda les dernières nouvelles mais le provincial ne les connaissait pas car il était à Paris depuis un mois. Alors il dit aux députés qu'il allait retourner chez lui pour aller chercher les dernières nouvelles de son pays.

Le Lapon dans la marmite.

1

La Laponie n'est point un pays chaud. Les Lapons sont petits mais vigoureux et peu sensibles au froid. Ils vivent dans des villages ou sous des tentes en peau de rennes. Les rennes remplacent les boeufs et les chevaux. À la belle saison, les Lapons chassent et pêchent. Au village de Rikévik, il y avait un singulier garçon. C'était le plus petit des Lapons. Il s'appelait Mac-Nac. Son père et ses frères étaient de vaillants chasseurs. Ils chassaient les ours blancs et les autres bêtes à fourrure. Mac-Nac ne mêlait pas sa voix de roitelet à la grosse voix des chasseurs. Il chantait seul au coin du feu.

2

Mac-Nac n'était ni peureux ni douillet. Il était rusé et gagnait toujours quand il jouait avec ses frères ou des camarades. Personne ne pouvait le trouver quand il jouait à cache-cache.

Malgré ses qualités, son père et ses frères ne voulaient pas l'emmener à la chasse. Ils le trouvaient trop petit. Alors il restait avec sa mère et surveillait les rennes qui l'aimaient.

Mais il s'ennuyait et voulait partir avec son père et ses frères à la chasse.

Un jour, il attela son renne préféré et demanda une boussole, un pistolet, des allumettes et une marmite à sa mère.

Sa mère voulut savoir à quoi servirait la marmite. Mais il dit que c'était secret.

3

Mac-Nac partit vers le Nord. Quand le renne fut fatigué, Mac-Nac le laissa se reposer.

Le renne creusa la neige pour découvrir la mousse et la mangea. Mac-Nac ramassa du bois pour faire du feu. Il y versa du pétrole pour l'allumer. Il aperçut un gros oiseau qui planait. C'était un aigle. L'aigle le vit et voulut le manger. Alors Mac-Nac sauta dans la marmite et boucha l'ouverture avec une écorce.

L'aigle vit la marmite et croyant que c'était un oeuf le couva. Mac-Nac ne voulait pas étouffer alors il chanta et l'aigle le découvrit alors Mac-Nac le tua avec son pistolet. Ensuite il reprit son voyage vers le Nord.

4

au bout d'une heure le renne s'arrêta car un ours approchait. Mac-Nac se cacha dans la marmite. Le renne voulut se sauver mais Mac-Nac chanta pour le calmer. L'ours chercha Mac-Nac mais ne vit que la marmite et la renifla. Il sentit l'odeur de Mac-Nac.

Alors Mac-Nac le tua avec son pistolet. Puis il reprit son voyage vers le Nord.

5

le renne s'arrêta à cause d'une bande de loups. Le plus gros s'approcha de la marmite où Mac-Nac s'était réfugié. Il tua le loup avec son pistolet. Mais les autres loups approchèrent alors Mac-Nac chanta. Puis il fit rouler la marmite et versa du pétrole sur la queue des loups et les brûla. Ils s'enfuirent. Cela fit rire Mac-Nac. Il reprit son voyage.

6

il arriva près du rivage de l'océan glacial ou son père et ses frères chassaient les phoques.

Il vit les chasseurs qui chantaient.

Mac-Nac chanta aussi et ils le virent. Il raconta ce qu'il avait fait mais ils rirent pour se moquer de lui. Quand ils virent un loup avec la queue brûlée ils furent bien obligés de croire Mac-Nac.

Sur le trajet du retour, ils virent les cadavres des animaux tués par Mac-Nac.

Alors, ils nommèrent Mac-Nac premier chasseur à cause de son courage et de sa ruse..

Les pas sur la neige.

1

les parents de Louison élevaient des lapins d'espèce commune et des lapins chinchillas. Louison élevait les chinchillas. Il y avait la mère et cinq petits. Elle leur donnait à manger, à boire et les caressait. Le plus espiègle avait une petite lune blanche au milieu du front.

C'était le préféré de Louison et elle l'avait appelé Lustu.

Un matin, elle ne le vit plus dans le clapier car il avait creusé un trou.

Il y était encore. Il était couvert de terre alors elle l'épousseta. Quand elle s'en alla, il continua de creuser un tunnel pour fuir du clapier.

2

Lustu fut bien étonné de se trouver hors du clapier et encouragea sa famille à fuir.

Mais la mère leur ordonna de rester car pour elle rien était sûr hors du clapier et ils pourraient se faire manger par un renard. Elle ordonna à Lustu de boucher le trou et de retourner au clapier. Mais Lustu attendit la nuit pour sortir s'enfuir quand sa famille dormait.

Il gagna la campagne.

3

il traversa les champs et arriva dans un bois. Il rencontra une mère lapine de garenne et ses petits. Elle lui ordonna de rentrer chez lui car il y avait un renard. Mais il continua son chemin. Il rencontra un grand lièvre qui lui dit de se méfier du renard. Alors il rentra chez lui.

4

Lustu sortit chaque nuit. Il faisait des découvertes qui l'enchantaient et comme il rentrait avant l'aube ni sa famille ni Louison ne s'apercevaient de ses escapades.

Une nuit, il découvrit quelque chose de froid qui lui tombait sur le nez. Une perdrix lui dit que c'était de la neige. Il eut froid et se réfugia près de la perdrix. À cause de la neige, il ne put retrouver le chemin, il tourna en rond alors épuisé il se réfugia dans un buisson.

5

Louison chercha Lustu et l'appela. Il entendit sa voix et courut dans sa direction. Mais des corbeaux l'attaquèrent alors il rebroussa chemin et se réfugia chez la perdrix. Il regretta de n'avoir pas écouté sa mère et jura de ne plus être désobéissant.

6

quand les corbeaux se turent, Lustu partit. Mais le renard le pourchassa et le tua. Les corbeaux finirent les restes de Lustu et Louison les vit rassemblés sur la neige. Ils ne laissèrent que quelques gouttes de sang et des touffes de poils.

Les aventures du cuisinier Benoît.

1

Benoît était un gros garçon qui avait la face ronde comme la pleine lune. Il rêvait d'être cuisinier chez le président de la République pour cuisiner pour des ministres, des ambassadeurs et des rois. Il réussit à travailler au service du cuisinier-chef du président mais comme plongeur. Il se lassa vite de laver la vaisselle et s'attira les réprimandes du chef cuisinier. Un jour, il renversa une pile d'assiettes et se sauva de peur d'être grondé.

Il n'avait pas eu le temps de devenir un bon cuisinier. Il savait tout juste éplucher des radis.

2

il partit à Londres où les cuisiniers français jouissent d'une grande réputation. Lord Six Pence cherchait un cuisinier et Benoît menti en disant qu'il avait fait la cuisine chez le président de la république. Lord Six Pence l'engagea mais Benoît ne sut que lui préparer des radis pour le petit déjeuner. Le lord fut en colère et crut que Benoît était un espion et qu'il allait le mettre en prison. Benoît se sauva.

3

Benoît prit un avion pour une destination inconnue. Le pilote voulait tenter la traversée de l'Atlantique et atterrir à New York mais la tempête le fit dévier de sa route.

L'avion s'écrasa et le pilote fut tué mais par miracle Benoîte  survécut. Il était chez les Esquimaux. Leur chef, Nahou Nouk l'accueillit et prit Benoît à son service comme cuisinier.

Benoît prit un avion pour une destination inconnue. Le pilote voulait tenter la traversée de l'Atlantique et atterrir à New York mais la tempête le fit dévier de sa route.

L'avion s'écrasa et le pilote fut tué mais par miracle Benoît survécut. Il était chez les Esquimaux. Leur chef, Nahounouk l'accueillit et prit Benoît à son service comme cuisinier. Benoît lui prépara du rosbif et du plum-pudding avec ce qu'il avait ramené de chez le lord.

Nahounouk s'attendait à manger du lard de phoque et de l'herbe de baleine. Il fut furieux quand il vit le repas préparé par Benoît et ordonna qu'on le fasse manger aux ours blancs. Benoît se sauva en emportant du lard de baleine et du lard de phoque.

4

Benoît sortit de la hutte et sauta dans un traîneau tiré par six chiens. Puis il monta sur un bateau à voile qui allait aux États-Unis puis sur un bateau à vapeur qui allait en Amérique du Sud. Il avait apporté son huile de baleine et son lard de phoque. Il remonta le fleuve Amazone en pirogue. Il arriva chez les Indiens de la forêt vierge. Le chef des Indiens s'appelait Pytiratomba ce qui signifiait Griffe-de-jaguar.

Pytiratomba prit Benoît comme cuisinier. Benoît prépara le lard de phoque cuit dans l’huile de baleine. Le chef indien en colère ordonna qu'on jette Benoît aux fourmis rouges ou aux serpents boas. Alors Benoît s'enfuit avec six oeufs de tortue.

5

Benoît descendit l'Amazone en pirogue et à la nage puis il monta sur un bateau qui faisait le tour de l'Amérique du Sud puis sur un paquebot qui allait en Chine.

Il rencontra un riche marchand de soie, du nom de Pé-Fou-Li. Pé-Fou-Li engagea Benoît comme cuisinier.

Benoît prépara les œufs de tortue. Pé-Fou-Li, d'une voix très douce, ordonna qu'on ligote Benoît et qu'on le scie entre deux planches.

Benoît s'enfuit. Mais il eut le temps d'acheter un cochon de lait, un bol, du riz et des baguettes.

6

 

Benoît sauta dans le premier avion puis dans un deuxième et un troisième.

Il arriva dans le Sahara. Il rencontra des Noirs et des Arabes. Le chef des Noirs s'appelait Kadour-El Kader. Il engagea Benoît comme cuisinier. Benoît prépara le cochon et le riz. Kadour-El Kader, en colère ordonna qu'on mène Benoît au milieu du désert. Benoît s'enfuit avec ce qu'il fallait pour préparer le couscous.

7

Benoît monta sur un chameau et arriva en Algérie où il trouva un aviateur qui allait en France. Il arriva à Marseille. Il rencontra un riche marchand qui s'appelait M. Camiscade. Il engagea Benoît comme cuisinier. Benoît prépara le couscous. M. Camiscade fit la grimace et voulut réduire Benoît en bouillie. Benoît s'enfuit sans rien emporter.

8

Benoît prit un train et retourna chez le président de la République. Le chef cuisinier  lui demanda s'il savait faire la cuisine et Benoît répondit oui sauf la bouillabaisse alors le chef cuisinier le renvoya chez M. Camiscade pour apprendre à la faire.

Mais arrivé à Marseille, Benoît eut peur et parti en Allemagne pour apprendre à faire la choucroute. Il retourne à Marseille et eut encore peur alors il alla en Russie où il apprit à préparer le caviar. Il retourna à Marseille mais il n'osa encore rentrer et il partit en Italie où il apprit les meilleures façons d'accommoder les macaronis. Au bout de la quatrième fois il eut le courage d'aller chez M. Camiscade mais il eut peur et partit à Paris.

Il fut nommé cuisinier chef et prépara des mets étranges pour les ministres et les ambassadeurs qui étaient très contents. Lorsque le président invitait des Marseillais, la bouillabaisse n'était pas toujours très bonne.

Le modeste Amédée

1

Quatre enfants allaient au terrain de jeu. Trois jouaient au ballon et le quatrième les regardait jouer.

Il y avait un grand blond musclé, un petit brun malin, moqueur et méchant, le troisième était le capitaine de l'équipe quand il jouait au ballon. Mais il était sévère et ne pardonnait rien. Le quatrième était Amédée. Il n'était ni sot, ni méchant, ni sévère. Il était modeste, complaisant, timide et silencieux. Il ne jouait pas au ballon avec les autres qui ne voulaient pas de lui mais était champion de aux billes.

2

Le grand blond marchait devant, le petit brun le suivait, le capitaine était troisième et Amédée dernier.

Les trois joueurs avaient une petite valise avec un maillot et des souliers, Amédée portait le ballon.

Les valises des joueurs n'étaient pas très lourdes mais les gênaient pour marcher. Le petit brun le félicita sur sa force pour qu'il lui porte sa valise. Le petit brun le mit au défi de porter les trois valises et le ballon et le grand blond se laissa prendre au piège.

3

le petit brun raconta qu'il avait vu quelqu'un porter des paquets et un camarade  sur ses épaules pour que le grand blond se sente défié.

Le grand blond se fit à voir et porta le petit brun sur ses épaules. Le capitaine voulut récupérer sa valise et Amédée le ballon.

4

Le capitaine dit à Amédée que le petit brun était méchant. Il pensait que le blond et le brun méritaient une punition. Ils arrivèrent devant un fossé traversé par un pont. Le petit brun mit le blond au défi de sauter le fossé. Le capitaine dit au blond qu'il ne le croyait pas capable de sauter le fossé avec le brun sur les épaules. Alors le grand blond accepta  le défi et tomba dans le fossé avec le petit brun.

5

Le blond et le brun étaient  dans la boue et criaient au secours.

Alors le capitaine leur fit la leçon . Mais le blond l'agrippa et le fit plonger dans le fossé. Tous trois flattèrent Amédée  pour qu'ils les aident à sortir.

Amédée les tira du fossé. Puis ils le laissèrent jouer seul au ballon et virent qu'il était leste et adroit alors ils le prirent comme capitaine.

Amédée devint joueur professionnel et joua avec l'équipe de France.

Tché de Canton.

 

Pou-Hai-Chang était un marchand de Canton. Il vendait peu de blouse de soie car la concurrence était nombreuse. Il vivait misérablement avec sa femme et son fils. Il y avait des Européens à Canton  qui leur parlaient de leur pays.

Mais eut envie de partir à Paris. Il laissa sa femme et son fils avec quelques piastres.

Mais à trop attendre son mari et à tort de se priver, sa femme mourut. Le fils de Pou-Hai-Chang se trouva seul et sans argent.

2

Le petit Chinois fut obligé de mendier pour vivre. Un jour il s'endormit devant la maison d'un Européen. L'Européen le vit. C'était un ingénieur français qui n'avait pas encore fait fortune en Chine. Il était charitable et bon. Il donna à manger au fils de Pou-Hai-Chang. Il lui demanda son nom. Il s'appelait Tché-Fou-Tché et avait 11 ans.

L'ingénieur l'engagea comme domestique. Tché voulut revoir son père alors l'ingénieur s'informa. Pou-Hai-Chang était ruiné et ne pouvait rentrer en Chine. Tché voulut partir le chercher.

3

Tché économisa de l'argent pour s'acheter de bonnes chaussures. Il voulut aller à Paris à pied. L'ingénieur rit en le voyant ainsi. Alors il lui expliqua que son voyage était impossible et pour le consoler, il lui offrit un vélo.

4

Tché s'exerça au vélo. Il crut qu'il pouvait aller en France avec mais n'arriva qu'à se fatiguer. L'ingénieur pour le distraire l'emmena en voiture. Tché appris à conduire. Il voulut emmener son maître à Paris mais l'ingénieur lui expliqua que la voiture serait usée avant la fin du voyage et qu'il n'y avait pas partout de l'essence et des pneus de rechange.

L'ingénieur promit d'amener en France en bateau.

5

L'ingénieur apprit que le père de Tché était malade.Tché voulut s'engager comme mousse sur un bateau partant pour Paris.

Tché était trop jeune et il revint désespéré chez l'ingénieur. Or, à ce moment-là l'ingénieur reçut chez lui deux aviateurs français.Tché leur demanda de l'emmener en France mais ils refusèrent alors il pleura. L'ingénieur leur expliqua qu'il était orphelin de mère et que son père se mourait à Paris. Pris de pitié les aviateurs l'emmenèrent.

6

Tché réalisa que la Terre était vaste. Il comprit quelle avait été sa folie d'avoir voulu aller à Paris à pied, à bicyclette et même en voiture.

Les aviateurs conduisirent Tché à l'hôpital où était soigné son père. Une fois guéri le marchand reprit son commerce avec son fils à Paris.

Les reines de la montagne.

1

il y avait une fois  deux  chèvres terribles et farouches. L'une était noire et s'appelait Brunette et l'autre était blanche et s'appelait Blanchette.

Elles faisaient le désespoir du berger  car elles lui causaient du tracas.

Elles voulaient être libres et ne pas faire partie du troupeau.

Brunette décampait vers le sommet de la montagne et Blanchette descendait vers la forêt. Brunette et Blanchette ne revenaient à l'enclos qu'à la nuit tombante.

Elles se racontaient leur journée. Mais à cause de leur orgueil cette amitié ne dura pas longtemps.

Brunette se déclara reine de la montagne et Blanchette en fut vexée.

3

les deux  chèvres montèrent au sommet de la montagne et se heurtèrent l'une l'autre.

Elles voulurent rentrer en même temps dans l'enclos et se coincèrent dans le portillon. Le berger les fouetta.

4

le lendemain, les deux chèvres s'affrontèrent encore en haut de la montagne. Elles roulèrent dans un précipice.

5

Par miracle elles se retrouvèrent vivantes au fond du ravin. Les bergers les retrouvèrent et les sauvèrent. Elles devinrent douces car elles avaient compris la leçon.

Le Ri-Piou-Piou sur la balançoire.

1

Jeannette et Margot étaient jumelles. Jeannette et Margot étaient jumelles. Jeannette était blonde et Margot était brune. Le soleil les taquinait pendant qu'elles jouaient. Il voulait leur dire que c'était le printemps et qu'il faisait beau.

2

Un papillon se posa sur le ruban qui nouait les cheveux de Jeannette puis il se posa sur le ruban des cheveux de Margot. Il ne voulait pas se laisser attraper. Margot et Jeannette coururent après lui.

Elles sortirent du jardin de leurs parents.

Le papillon voulait leur montrer que la campagne était déjà fleurie. Elles firent un bouquet de marguerites. Elles entendirent quelqu'un chanter : «Ri-Piou-Piou ! »

3

C'était un petit oiseau. Comme il les gênait, elles frappèrent dans leurs mains pour le faire partir. Elles jetèrent des fleurs pour l'effrayer mais il resta sur sa balançoire.

4

L’oiseau voulait apprendre à Jeannette et à Margot qu'on était à la saison des nids.

Il conduisit les filles près d'un gros buisson d'aubépine. Dedans il y avait un nid avec  avait trois oisillons. Jeannette et Margot regagnèrent,  toutes joyeuses, la maison de leurs parents.

5

Le lendemain, Jeannette et Margot retournèrent au buisson pour capturer le nid.

Le Ri-Piou-Piou défendit ses petits en poussant de grands cris. Tous les oiseaux des alentours criaient des choses méchantes sur les filles qui rentrèrent, la tête basse, chez leurs parents.

6

Deux jours plus tard, Jeannette et Margot retournèrent voir le Ri-Piou-Piou mais il vint une giboulée et les filles durent se sauver à l'abri.

Elles ne revirent plus l'oiseau ni ses petits.

Elles  ne savaient pas si elles étaient  jolies ou laides car les oiseaux leur avaient dit  quelles étaient les deux en fonction de ce qu'elles faisaient. Elles emmenèrent leur petit frère Pierrot avec elles, il tomba et se retint de pleurer. Alors pour lui faire oublier son mal elles lui firent danser une ronde.

Ouistiti 1er.

1

cette histoire a été racontée par un perroquet vert qui avait été acheté par un marin à un Indien Peau-rouge.

L'indien avait  attrapé le perroquet dans la forêt vierge. Le perroquet raconte l'histoire. Ça s'était passé en Amérique du Sud, dans la forêt vierge, sur la rive gauche d'un affluent de la rive droite de l'Amazone.

La rivière appartient aux tortues géantes et aux caïmans.

La forêt est le royaume des fourmis rouges, des serpents, des jaguars, des oiseaux, des ouistitis et différentes autres bêtes.

Il y avait un ouistiti beaucoup plus curieux que tous les ouistitis de toutes les forêts d'Amérique. Sa mère était inquiète à cause de son comportement mais fière de lui.

2

le ouistiti observait tout et demandait des explications sur ce qu’il ne comprenait pas. Il apprit tout ce que savaient les vieux ouistitis, les serpents, les jaguars, les tortues, les caïmans, les fourmis rouges. Il interrogeait les bêtes féroces quand elles avaient mangé, afin de n'être pas mangé lui-même. Il finissait par les énerver avec ses questions.

Il questionna les oiseaux. Il finit par savoir tout ce que savaient les bêtes de la rivière et de la forêt. Il était le plus savant du pays de l'Amazone.

Il ne craignait  plus rien des bêtes féroce parce qu'il connaissait tous leurs secrets.

Il vit des oiseaux migrateurs et les interrogea. Ils lui parlèrent des États-Unis, du Brésil, de l'Argentine et des hommes. Ils conseillèrent au ouistiti de se méfier des hommes.

3

Le ouistiti apprit que des hommes allaient venir et en avertit tous les animaux. Mais ils s'en moquaient alors le ouistiti monta se réfugier avec sa famille à la cime des plus grands arbres.

Les hommes arrivèrent et tuèrent presque tous  les caïmans, les tortues et brûlèrent les fourmis rouges. Un homme  tua le roi de jaguars et les jaguars se sauvèrent.

Le roi des boas fut tué également et les autres boas se sauvèrent. Toutes les bêtes se mirent à trembler et à désespérer sauf le ouistiti.

Les hommes cherchaient de l'or, des arbres à caoutchouc. Le ouistiti les observa  pour connaître leurs secrets. Il s'approcha d’eux et un homme lui offrit un fruit. Le lendemain, le ouistiti vit que les hommes avaient allumé un feu ce qui effraya les bêtes.

Le ouistiti n'avait pas peur et attisa le feu avec une branche ce qui stupéfia les bêtes.

Il devint l'ami des hommes qui le caressaient et lui offraient des friandises.

Il dit aux autres bêtes que les hommes n'étaient pas si méchants à condition qu'on les laisse tranquilles. Toutes les bêtes l'écoutaient et retrouvèrent le bonheur quand les hommes s'en allèrent. Les bêtes choisirent le ouistiti comme roi sous le nom de ouistiti 1er.

Le petit poisson vagabond

1

 

Le petit poisson naquit, un matin de printemps, dans un  ruisseau  des Vosges.

Il ne demeurait jamais à sa place et cela inquiétait sa mère. Il s'écartait à tout moment de ses frères. Il quitta le ruisseau qu’il trouvait trop petit.

2

Le ruisseau se jetait dans un lac des Vosges. Le petit poisson arriva dans ce lac. Il fut, d'abord, joyeux. Il y avait de la place et la nourriture ne manquait pas. Les brochets étaient rares.

Mais il finit par s'ennuyer et dit à une carpe qu'il voulait partir. La carpe lui demanda pourquoi il avait quitté son ruisseau natal et affirma qu'on n’avait jamais tout ce qu'on voulait.

Il fallait se contenter de son sort. Il suivit la rivière qui l'emmena jusqu'au Rhin.

3

Le petit poisson fut effrayé puis agacé par les grands bateaux.

Il dit à une  grosse tanche que c'était insupportable. Il quitta le Rhin et nagea jusqu'à Paris dans la Seine. Mais l'eau était trouble et il partit.

4

Le petit poisson arriva dans la Loire. Il s'était allongé. Il trouva qu'il n'y avait pas assez d'eau car la Loire était basse alors il partit et arriva dans la Saône mais il la trouva trop lente alors il alla jusque dans le Rhône mais le courant lui paraissait trop rapide. Il fuit jusqu'à la Garonne mais le caractère des poissons lui déplut.

Il nagea jusqu'à la Gironde et jusqu'à l'océan mais l'eau salée le rendait malade. Il rebroussa chemin jusqu'à la Dordogne et y trouva la mort. Un pêcheur l’attrapa avec une carotte accrochée à un hameçon.

Avec le pêcheur de poissons frais.

1

Lucien s'est levé avant le jour pour aller à la pêche avec son père. Sa mère a préparé de bonnes tartines la veille au soir. Lucien et son père partent pêcher.

Ils arrivent à la rivière dans la vallée embrumée. Lucien est heureux et voudrait chanter et faire des cabrioles. Mais il n'y a que les pêcheurs de poissons frais pour mener un tel tapage. Un bon pêcheur est silencieux et immobile.

2

Lucien se tire d'affaire seul. Il pêche le goujon et son père la carpe. Les pêcheurs de poissons frais s'imaginent de plonger un hameçon dans l'eau et dire aux poissons : mordez.

Les poissons mordent quand ils ont faim et quand rien ne les effraye. Lucien pêche quatre ablettes et trois goujons puis trois autres tandis que son père ne pêche rien alors il lui propose de changer de ligne. Mais son père pêche une carpe.

3

Lucien et son père mangent et font la sieste.

Le père de Lucien a manqué une carpe qui a cassé sa ligne et Lucien a pêché un brochet.

4

Un pêcheur s'est installé en face avec son chien qui aboie et court. C'est un pêcheur de poissons frais. Le père de Lucien pêche encore deux carpes ce qui surprend le pêcheur au chien.

5

Le soir tombe et Lucien ramène 12 petits poissons, un brochet et cinq carpes.

Le père de Lucien discute avec le pêcheur de poissons frais.

Colette et Colas, le panier au bras.

1

Colette et Colas avaient offert leurs services à leur mère pour aller porter le goûter aux moissonneurs. Leur mère leur donna un panier de provisions et une gourde de cidre.

Colas s'arrêta au bout de cinq minutes de marche et but le cidre.

2

 

 Colette vit que le panier contenait du pain et de la viande. Il y avait aussi des cerises et Colas les mangea. Colette l'aida à les finir.

3

Colas et Colette voulurent cueillir des fraises dans le bois pour remplacer les cerises. Ayant peur du loup, Colas se fit un arc et des flèches. Ils trouvèrent des fraises et les mangèrent.

4

Colette vit Minou ou le chat en haut d'un arbre. Elle l’appela pour qu'il descende. Mais en retournant sur ses pas elle perdit Colas.

Elle cria et que Colas finit par la retrouver. Minou était dans le panier et vola le fromage et la viande.

Colas et Colette croisèrent un âne qui mangea le pain du panier. Il ne restait plus qu'un pot de moutarde.

Ils arrivèrent vers les moissonneurs en pleurant. Ils leur avouèrent toutes leurs aventures. Les moissonneurs les grondèrent.