<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Humanisme : le Contrat social</title><link>http://humanisme.canalblog.com/</link><description>Blog de r&#xe9;flexions philosophiques fond&#xe9;es sur de larges lectures. Billets d&apos;humeur sur la litt&#xe9;rature, l&apos;histoire et la politique. Influences rousseauistes et ma&#xe7;onniques.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 10:23:47 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Roadmaster II</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/11/02/15652789.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/11/02/15652789.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15652789/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/11/02/15652789.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy &#xe9;tait s&#xfb;r que Curt avait &#xe9;crit
des notes sur la Buick malgr&#xe9; l’interdiction de Tony. Les &#xe9;clairs
s’espa&#xe7;aient et les policiers esp&#xe9;raient que la Buick &#xe9;tait en
train de s’&#xe9;tioler. Il y avait eu une douzaine de s&#xe9;ismes
lumineux entre 1979 et 1983. Le plus fort eut lieu en 1983. Curt
avait continu&#xe9; les exp&#xe9;riences. Parfois des animaux ou des plantes
disparaissaient dans la Buick et parfois non. D&#xe9;but 1980, les
policiers arr&#xea;t&#xe8;rent de surveiller la Buick 24 h/24. Ils avaient
d&#xe9;cid&#xe9; qu’il n’y avait plus de raisons de s’en faire. Tony
avait achet&#xe9; une b&#xe2;che de fa&#xe7;on &#xe0; &#xe9;viter que les gens qui
passaient dans le parking et jetaient un coup d’oeil au hangar se
mettent &#xe0; poser des questions. Un jour la temp&#xe9;rature du hangar
baissa de cinq degr&#xe9;s d’un seul coup et la b&#xe2;che tomba toute
seule. Curt devait se rendre au tribunal alors il demanda &#xe0; Randy
Santerre et &#xe0; Chris Sader de surveiller la Buick. Quand Curt revint
la temp&#xe9;rature avait encore baiss&#xe9; de cinq degr&#xe9;s. Curt avait
plac&#xe9; sur le si&#xe8;ge avant de la Buick un carton &#xe0; chaussures qui
contenait quelques grillons. Une cage &#xe0; grenouilles &#xe9;tait sur la
banquette arri&#xe8;re. Il avait mis une jardini&#xe8;re de fleurs dans le
coffre. Il avait promen&#xe9; le chien autour de la voiture et Mister
Dillon avait senti quelque chose. Curt savait qu’il se passait
quelque chose que ce n’&#xe9;tait pas comme avant. Il &#xe9;manait de la
Buick une lueur violette qui s’&#xe9;coulait le long des flancs de la
voiture. Tout &#xe0; coup elle sembla exploser, pas au sens litt&#xe9;ral du
terme mais c’&#xe9;tait le mot qui convenait le mieux. Mister Dillon
poussait des hululements de terreur. LA lumi&#xe8;re &#xe9;tait tellement
vive que les policiers ne purent pas regarder le hangar m&#xea;me avec
des lunettes de soudeur. Quand les &#xe9;clairs diminu&#xe8;rent, Curt et
Sandy approch&#xe8;rent du hangar. La Buick &#xe9;tait intacte. Curt voulut
entrer dans le hangar mais Sandy lui dit que sa femme &#xe9;tait enceinte
et qu’il risquait de tout g&#xe2;cher juste pour cette Buick mais Curt
insista et Sandy accepta de l’accompagner. Curt s’enroula une
corde autour de la taille et Sandy la tenait. De plus Dicky Duck
&#xe9;tait pr&#xea;t &#xe0; le retenir par la ceinture si les choses tournaient
mal. Curt ouvrit la porti&#xe8;re c&#xf4;t&#xe9; conducteur et passa le buste &#xe0;
l’int&#xe9;rieur. Il ouvrit le carton &#xe0; chaussures et aucun grillons
ne manquait. Il en allait de m&#xea;me avec la grenouille sauf qu’elle
avait perdu la vue. Curt ouvrit le coffre. Les fleurs avaient gel&#xe9;.
Trois jours pass&#xe8;rent et la Buick restait inerte. George Morgan
rentra au poste et jeta un coup d’oeil au hangar. Un choc &#xe9;touff&#xe9;
se fit entendre &#xe0; l’int&#xe9;rieur. LE coffre de la Buick s’ouvrit.
Il alla chercher Sandy. Un poisson jaillit du coffre de la Buick. Ce
n’&#xe9;tait pas vraiment un poisson mais &#xe7;a y ressemblait. Ca avait
quatre ou&#xef;es avec une peau argent&#xe9;e et une queue membraneuse,
h&#xe9;riss&#xe9;e de dentelures irr&#xe9;guli&#xe8;res. La b&#xea;te &#xe9;tait aussi grande
qu’un canap&#xe9; et les policiers se demand&#xe8;rent comment elle avait
pu tenir dans le coffre. George et Sandy cri&#xe8;rent et le chien aboya.
A la place d’une t&#xea;te, la b&#xea;te avait des antennes ros&#xe2;tres.
Sandy ordonna &#xe0; George d’aller chercher le camescope. M&#xea;me &#xe0;
l’ext&#xe9;rieur du hangar la b&#xea;te sentait le chou. Un liquide
noir&#xe2;tre en sortit. Son corps se mit &#xe0; enfler. Sandy voulut filmer
mais les piles &#xe9;taient &#xe0; plat. Il insista et la cam&#xe9;ra red&#xe9;marra.
La cr&#xe9;ature se fendit sur toute la longueur. Il y eut une &#xe9;ruption
de tripes qui expuls&#xe8;rent de la vapeur. Sandy appela Herb pour qu’il
soit t&#xe9;moin de la sc&#xe8;ne. George revint aussi. Le poisson explosa et
se liqu&#xe9;fia. De la vapeur masqua la Buick. LE lendemain, la
temp&#xe9;rature baissa de plusieurs degr&#xe9;s. Les policiers lav&#xe8;rent le
hangar. Curt &#xe9;tait furieux qu’on ne l’ait pas averti mais il
n’en vint pas jusqu’aux mains avec Sandy.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ned appelle sa m&#xe8;re pour lui dire o&#xf9;
il est. Pendant ce temps, Huddie demande &#xe0; Sandy s’il a eu raison
de raconter ces trucs-l&#xe0;. Mais Sandy r&#xe9;pond qu’il n’y a plus
moyen de revenir en arri&#xe8;re. Sandy pense que l’amour du m&#xe9;tier a
emp&#xea;ch&#xe9; Curt de sombrer dans la folie &#xe0; cause de la Buick. Mais
c’est aussi le m&#xe9;tier qui lui a co&#xfb;t&#xe9; la vie. Ned n’est pas
policier et Sandy a peur que l’amour du m&#xe9;tier ne l’aide pas &#xe0;
encaisser ce qu’il apprend sur la Buick.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;en &#xe9;t&#xe9; 1988, la Roadmaster avait &#xe9;t&#xe9;
int&#xe9;gr&#xe9;e &#xe0; la vie de la compagnie D. Les feux d’artifice avaient
encore lieu par-ci par-l&#xe0; et Curt et Tony tent&#xe8;rent toujours de
nouvelles exp&#xe9;riences. Des animaux succomb&#xe8;rent mais aucun ne se
volatilisa. Dans l’ensemble, les choses avaient tendance &#xe0;
s’apaiser. La seule &#xe9;pine &#xe9;tait Edith Hyams, la soeur d’Ennis
qui soutenait que la disparition de son fr&#xe8;re n’&#xe9;tait pas normale
et que la compagnie D en savait plus qu’elle ne voulait bien le
dire. Trois fois la Buick &#xe9;vacua des b&#xea;tes : une demi-douzaine de
col&#xe9;opt&#xe8;res de grande taille et verts. En f&#xe9;vrier 1984, une sorte
de plante sortit de la Buick. Curt entra dans le hangar pour la
photographier et la filmer. Sandy rejoignit Curt. Il examina les
fleursratatin&#xe9;es qui gisaient au fond du coffre et frissonna. Les
fleurs se d&#xe9;compos&#xe8;rent. Curt mit la plante dans un sac poubelle.
En avril 1985, une sorte de b&#xe2;ton rouge sortit du coffre. C’&#xe9;tait
une sorte de l&#xe9;zard rouge. C’est Tony qui le recueillit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley se souvient d’un vendredi de
1988 qui a &#xe9;t&#xe9; le plus &#xe9;pouvantable de sa vie. Herb Avery et
Justin Ishington lui avaient apport&#xe9; un bouquet de fleur pour se
faire pardonner de lui avoir bousill&#xe9; une jupe en la bousculant ce
lui fit renverser son caf&#xe9; sur sa jupe. Les deux hommes lui avaient
offert un ch&#xe8;que cadeau &#xe9;galemeent pour qu’elle se rach&#xe8;te une
jupe. C’est &#xe0; ce moment que Shirley re&#xe7;ut un code d’alerte
suite &#xe0; une catastrophe. Un camion citerne &#xe9;tait entr&#xe9; en
collision avec un car de ramassage scolaire et &#xe9;tait en feu. Le feu
mena&#xe7;ait l’&#xe9;cole. Le policier George Stonkowski &#xe9;tait sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie raconte avoir vu un type
descendre de son pick-up Ford. Il avait une croix gamm&#xe9;e en argent
autour du cou. Du sang coulait de sa main droite. C’&#xe9;tait Brian
Lippy, un ancien camarade de classe d’Eddie. George Morgan &#xe9;tait
avec Eddie. Brian Lippy &#xe9;tait en train de cogner son passager quand
les policiers l’arr&#xea;t&#xe8;rent. Lippy &#xe9;tait drogu&#xe9;. Le passager de
Lippy &#xe9;tait une femme. Lippy commen&#xe7;a &#xe0; insulter Eddie comme
autrefois mais George le calma. La passag&#xe8;re avait du sang partout
sur le visage &#xe0; cause des coups de Lippy. Elle s’appelait Sandra
Mc Cracken. Eddie demanda &#xe0; Sandra de les suivre pour porter plainte
pour coups et blessures contre Lippy mais elle refusa.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Huddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le camion citerne qui a pris feu
contenait du chlore. George Stankowski s’introduisit dans l’un
des deux autocars en faisant sauter la porte vitr&#xe9;e &#xe0; soufflets
avec une grosse pierre. Il entasse 24 gamins et leurs deux
enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley raconte l’enfer qu’elle a
v&#xe9;cu au moment o&#xf9; George Stankowski sauvait les enfants. Mister
Dillon s’est mis &#xe0; aboyer et de la bave s’&#xe9;chappait d’entre
ses babines retrouss&#xe9;es. Le chien a fonc&#xe9; t&#xea;te baiss&#xe9;e et est
sorti en arrachant la porte du chambranle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Lippy insultait Eddie dans la voiture
de police. George &#xe9;vita Miser Dillon qui venait de sortir du poste.
Lippy qui n’avait pas mis sa ceinture &#xe0; l’arri&#xe8;re se cassa le
nez contre la grille de s&#xe9;curit&#xe9;. Le chien fon&#xe7;a sur le hangar B
en hurlant. Le hangar d&#xe9;gageait une odeur d’eau de mer et de vieux
chou. Le chien entra par la porte du hangar qui &#xe9;tait rest&#xe9;e
entrouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Arky&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Arky pr&#xe9;tend n’avoir pas oubli&#xe9; de
fermer la porte lat&#xe9;rale du hangar.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie, Shirley, Huddie et George
entr&#xe8;rent dans le hangar. Le coffre de la Buick &#xe9;tait ouvert. Une
b&#xea;te jaune de 2 m 20 de haut avec un entortillement de filaments
ros&#xe2;tres en guise de t&#xea;te &#xe9;tait l&#xe0;. Elle avait trois pattes et du
centre de sa poitrine pendait une sorte de tuyau de chair grise.
Dress&#xe9; face &#xe0; elle Mister Dillon aboyait. Il amor&#xe7;a un mouvement
de recul quand la b&#xea;te cria.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley pensait que la b&#xea;te avait un
easpect humano&#xef;de. Elle &#xe9;tait en col&#xe8;re contre la cr&#xe9;ature. Elle
voulait qu’elle cr&#xe8;ve. La b&#xea;te cracha un liquide qui atteignit le
chien et son pelage se mit &#xe0; fumer mais le chien se jeta sur la
b&#xea;te. Un liquide noir sortit de la morsure. La b&#xea;te continuait de
crier. Mister Dillon mordit encore la chose et le liquide noir se
d&#xe9;versa sur son museau le faisant hurler. La b&#xea;te s’abattit sur
le chien. Le tuyau gris qui lui sortait du torse s’enroula autour
du cou du chien. LE chien hurla.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie enfila des gants en caoutchouc
avant de d&#xe9;crocher la pioche du mur et l’abattit sur la b&#xea;te.
Elle poussa un cri et fit un grand bond en arri&#xe8;re. Le chien se
d&#xe9;gagea. La cr&#xe9;ature affol&#xe9;e contre la porte leva le tuyau gris
qui lui sortit de la poitrine et regarda Eddie qui frappa encore la
chose. George aida Eddie &#xe0; frapper la b&#xea;te.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Huddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Huddie enfila une paire de gants lui
aussi et il prit un r&#xe2;teau pour aider Eddie et George. Shirley qui
elle aussi avait un outil et des gants. Ils r&#xe9;ussirent &#xe0; tuer la
b&#xea;te. Shirley r&#xe9;alisa qu’ils venaient de tuer un &#xea;tre
intelligent et pour elle c’&#xe9;tait un meurtre. Le chien bless&#xe9; se
remit &#xe0; g&#xe9;mir. Eddie pensait que la voiture &#xe9;tait vivante et
respirait. Tous les policiers quitt&#xe8;rent le hangar sauf Huddie qui
mit un masque et prit des photos de la b&#xea;te. La b&#xea;te &#xe9;tait devenue
blanche en se d&#xe9;composant. Une vapeur s’en &#xe9;levait. Huddie mit la
b&#xe2;che sur le cadavre et sortit le Polaro&#xef;d puis il revint vers la
Buick pour en fermer le coffre mais il y trouva un objet qui
ressemblait &#xe0; un transistor des ann&#xe9;es 50 mais qui ne comportait ni
cadran ni boutons ni manettes. Le mat&#xe9;riau dont il &#xe9;tait fait avait
la texture du cuir. Huddie pensait comme Shirley que la cr&#xe9;ature
qu’ils avaient tu&#xe9;e n’avait rien d’un animal, c’&#xe9;tait un
&#xea;tre pensant. Alors il pensa qu’Ennis avait d&#xfb; subir la m&#xea;me
chose dans l’autre monde. Huddie pensa &#xe0; entrer dans le coffre. Il
repensa &#xe0; cet instant plus tard apr&#xe8;s le suicide de George Morgan.
Il avait compris qu’en entrant dans le coffre il lui arriverait
quelque chose d’&#xe9;pouvantable. C’est un cri de Shirley qui
l’emp&#xea;cha de faire cette b&#xea;tise.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie et George &#xe9;taient retourn&#xe9;s
s’occuper de Lippy mais celui-ci avait bris&#xe9; la vitre de la
porti&#xe8;re et s’&#xe9;tait enfui. George se demanda si Lippy n’avait
pas eu la curiosit&#xe9; de regarder ce qui se passait dans le hangar &#xe0;
cause des cris. Shirley cria au secours &#xe0; ce moment car le chien
&#xe9;tait en train de mourir des suites de ses blessures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley raconte &#xe0; Ned les derniers
moments de Mister Dillon. Elle l’a vu rentrer au poste. Il s’&#xe9;tait
mis &#xe0; trembler et &#xe0; baver comme s’il &#xe9;tait en rage. Des volutes
de fum&#xe9;e minuscules s’&#xe9;chappaient des petites traces de br&#xfb;lures
qui lui gr&#xea;laient le museau et les paupi&#xe8;res. Puis la fum&#xe9;e sortit
de la gueule, des narines et des oreilles. Il vomit ses intestins
alors Shirley cria au secours.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le chien &#xe9;tait sorti et George et
Eddie le virent. Shirley leur dit qu’il br&#xfb;lait de l’int&#xe9;rieur.
Alors George l’abattit pour abr&#xe9;ger ses souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Shirley&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Shirley explique &#xe0; Ned qu’ils n’ont
pas pu faire autrement pour le chien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois : Eddie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Apr&#xe8;s que George abattit le chien, la
fum&#xe9;e avait commenc&#xe9; &#xe0; se dissiper. Pendant ce temps George
Stokowski avait sauv&#xe9; les enfants. Eddie couvrit le corps du chien
avec une b&#xe2;che et Shirley appela Tony.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ned demande ce qui s’est pass&#xe9; quand
son p&#xe8;re et Tony sont revenus. Sandy lui r&#xe9;pond que Brian Lippy n’
a jamais &#xe9;t&#xe9; retrouv&#xe9;. Ned s’&#xe9;nerve car les policiers arr&#xea;tent
de raconter l’histoire de la Buick. Mais Eddie lui r&#xe9;pond qu’ils
lui ont tout racont&#xe9; m&#xea;me s’il ne s’en est pas par&#xe7;u. Arky lui
dit qu’ils ont enterr&#xe9; le chien. La petite amie de Lippy n’a
jamais signal&#xe9; sa disparition ni sa famille. Tony et Curtis
pensaient que la Buick l’avait aval&#xe9;. Sandy dit &#xe0; Ned que Tony et
Curt ont encore tent&#xe9; quelques exp&#xe9;riences et &#xe0; la fin ils ont
fait appel &#xe0; Bibi Roth mais il &#xe9;tait bien d&#xe9;cid&#xe9; &#xe0; effacer la
Buick de sa m&#xe9;moire et il a conseill&#xe9; &#xe0; Tony et &#xe0; Curt de
l’imiter. D’autres cr&#xe9;atures sont sorties de la Buick. En 1991,
le coffre a explus&#xe9; un oiseau &#xe0; quatre ailes et en 1993 il a ramen&#xe9;
de la terre qui s’est d&#xe9;compos&#xe9;e. Un an et demie apr&#xe8;s il y a eu
un deuxi&#xe8;me l&#xe9;zard rouge. Et depuis rien. Ned dit &#xe0; Sandy qu’il
sent la Buick. Sandy r&#xe9;alise que si par moment il &#xe9;tait en col&#xe8;re
contre Ned quand il posait des questions c’est parce qu’il avait
peur pour lui &#xe0; cause de la Buick. Sandy va manger dans un
restaurant. Il pense que Curt a &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9; par la Buick et se demande
si Ned le sait aussi. Sandy repense au pique-nique du Labor day. Ned
allait poser une question sur ce pique-nique mais s’&#xe9;tait retenu.
Mais Sandy devine qu’il voulait savoir si ce jour-l&#xe0; les policiers
n’avaient pas parl&#xe9; de d&#xe9;truire la Buick. Sandy pense que Ned est
revenu au poste pour &#xea;tre seul devant la Buick. De retour au poste,
Sandy voit ses craintes confirm&#xe9;es. Ned est revenu seul au
hangar.Ned est dans la Buick, derri&#xe8;re le volant. Il a un jerry can
d’essence et le pistolet de son p&#xe8;re. Il est hypnotis&#xe9; comme
l’&#xe9;tait Huddie quand il avait voulu entrer dans le coffre. Sandy
se souvient que Curt lui avait demand&#xe9; si la voiture pensait et
Sandy avait ri. La temp&#xe9;rature dans le hangar baisse et Sandy
r&#xe9;alise qu’il doit agir vite. Il a la conviction que tout est de
sa faute. Ned a vers&#xe9; de l’essence sous la Buick. Sandy entre dans
la cabane de surveillance. Il entend la voix de la Buick. Arky est
revenu lui aussi car il a devin&#xe9; ce que Ned allait faire. Sandy
attache la corde &#xe0; sa taille et &#xe0; un mur. Il va entrer dans le
hangar. Sandy essaye de convaincre Ned de sortir de la Buick mais Ned
refuse. Ned pense que c’est la Buick qui a tu&#xe9; son p&#xe8;re et il
veut la d&#xe9;truire. Il dit qu’avant qu’elle le fasse passer de
l’autre c&#xf4;t&#xe9; en l’avalant, il mettra le feu &#xe0; son dispositif
de transport. Comme &#xe7;a, elle n’aura plus jamais acc&#xe8;s &#xe0; ce
c&#xf4;t&#xe9;-ci. Et s’il se tire indemne de cette aventure, il tuera ce
qui l’attend de l’autre c&#xf4;t&#xe9;. Une lueur violette appara&#xee;t
au-dessus du volant. La chose arrive. Sandy continue de parler &#xe0; Ned
pour qu’il sorte de la Buick. Sandy sort une bombe a&#xe9;rosol et
pulv&#xe9;rise du gaz dans les yeux de Ned qui tire un coup de feu. Sandy
essaye d’ouvrir la porti&#xe8;re mais le bouton de verrouillage
s’abaisse de lui-m&#xea;me. Sandy arrive quand m&#xea;me &#xe0; ouvrir la
porti&#xe8;re en insistant et le coffre s’ouvre &#xe0; cet instant. Sandy
arrive &#xe0; extirper Ned de la voiture qui commen&#xe7;ait &#xe0; l’avaler.
Alors Sandy crie &#xe0; Arky de tirer la corde. La Buick avale le
pistolet de Ned. La buick a &#xe9;t&#xe9; enti&#xe8;rement &#xe9;vid&#xe9;e de son
int&#xe9;rieur par la lumi&#xe8;re violette. Un monstrueux passage, ouvert
sur l’inconnu, s’&#xe9;tale devant les yeux de Sandy. Arky est aid&#xe9;e
par St&#xe9;phanie, une polici&#xe8;re et tous deux arrivent &#xe0; tirer Sandy
et Ned. Un tourbillon d’insectes &#xe0; carapace verte jaillit du
coffre. Ils meurent aussit&#xf4;t. Ned et Sandy sont aspir&#xe9;s par la
Buick mais ils r&#xe9;sistent. Huddie et Eddie arrivent &#xe0; la rescousse.
Enfin Ned et Sandy sont tir&#xe9;s hors du hangar. Shirley est arriv&#xe9;e
et elle fond en larmes quand elle r&#xe9;alise ce qui s’est pass&#xe9;. Ned
s’excuse pour ce qu’il a fait. Sandy lui explique qu’il &#xe9;tait
sous son emprise et que jamais la Buick n’avait exerc&#xe9; autant de
pouvoir sur quelqu’un. Sandy se sent fautif.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois : Curtis&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;On assiste au dernier jour de Curtis.
Il sentait la Buick et sa voix l’appelait. Il demanda &#xe0; Sandy si
la Buick pensait et si elle observait ce qui se passait autour
d’elle. Sandy &#xe9;tait s&#xfb;r que non et rit. Mais Curt insista alors
Sandy demanda pourquoi ils ne d&#xe9;truiraient pas la voiture. Curt
r&#xe9;pondit que &#xe7;a les mettrait en danger. Curtis dit &#xe0; Sandy que
Buck Flanders et Andy Colucci avaient eu envie de d&#xe9;truire la Buick.
Il pensait que c’est la Buick qui leur avait donn&#xe9; cette id&#xe9;e.
Curt avoua &#xe0; Sandy qu’il avait &#xe9;t&#xe9; repris d’un amour insens&#xe9;
pour son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy finit de raconter le dernier jour
de Curt &#xe0; Ned. Curt lui avait dit qu’il avait de la chance. Dans
le hangar B, il fait noir. Il n’y a pas d’&#xe9;clair. Sandy demande
&#xe0; Ned s’il va leur causer encore des probl&#xe8;mes mais Ned r&#xe9;pond
qu’il n’en sait rien. Il demande &#xe0; Sandy si son p&#xe8;re n’avait
pas une id&#xe9;e de l’endroit d’o&#xf9; venait la buick et qu’il &#xe9;tait
l’homme en noir mias Sandy r&#xe9;pond que personne n’a jamais su.
Sandy repense &#xe0; ce qu’il a vu dans la Buick quand elle a essay&#xe9;
de l’aspirer avec Ned. Il a vu des restes de Brian Lippy, sa croix
gamm&#xe9;e et une de ses bottes. Il avait donc bien &#xe9;t&#xe9; aspir&#xe9; par la
Buick. Il a vu aussi le chapeau d’Ennis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Plus tard&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy explique qu’en 2006, il est
pr&#xea;t &#xe0; prendre sa retraite. Il se rappelle qu’un jour Shirley lui
avait annonc&#xe9; un accident de voiture et que le conducteur &#xe9;tait en
mille morceaux et mort. C’&#xe9;tait Eddie. Il avait embouti la face
lat&#xe9;rale du pont en b&#xe9;ton qui traverse le Redfern &#xe0; moins de cinq
minutes de marche de l’endroit o&#xf9; la buick Roadmaster &#xe9;tait
apparue comme par enchantement et o&#xf9; Curtis avait &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;. Sandy
a d&#xfb; avertir la m&#xe8;re de Ned et il est all&#xe9; au restaurant avec tous
ses coll&#xe8;gues pour se saouler. Tous les policiers qui n’&#xe9;taient
pas de service sont all&#xe9;s &#xe0; l’enterrement. Eddie avait rachet&#xe9;
la voiture de Ned apr&#xe8;s avoir renonc&#xe9; &#xe0; l’alcool. Ned avait
abandonn&#xe9; l’universit&#xe9; pour devenir policier. Eddie avait eu un
accident car il avait repris l’alcool. Arp&#xe8;s l’enterrement, Ned
veut emmener Sandy voir le hangar. Un minuscule &#xe9;clair argent&#xe9;
zigzague de haut en bas c&#xf4;t&#xe9; conducteur. C’est une f&#xea;lure dans
le pare-brise. Ned sait que la voiture va s’auto-d&#xe9;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 02 Nov 2009 10:34:57 GMT</pubDate></item><item><title>Roadmaster I (Stephen King)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/27/15584909.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/27/15584909.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15584909/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/27/15584909.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;Roadmaster
(Stephen King)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Dans l’ann&#xe9;e qui a suivi la mort de
son p&#xe8;re, le fils de Curt Wilcox a beaucoup fr&#xe9;quent&#xe9; les locaux
de la police. Cette ann&#xe9;e l&#xe0;, Ned Wilcox &#xe9;tait en Terminale au
lyc&#xe9;e de Statler. Vers la fin d’une &#xe9;touffante journ&#xe9;e d’&#xe9;t&#xe9;,
en juillet 2001, Curt avait fait ranger sur le bas-c&#xf4;t&#xe9; un 38
tonnes. Curt &#xe9;tait gar&#xe9; sur l’aire de stationnement goudronn&#xe9;e
de l’ancienne station-service Jenny exactement &#xe0; l’endroit o&#xf9;
cette satan&#xe9;e Buick Roadmaster avait surgi vingt ans auparavant. Le
p&#xe8;re de Ned s’&#xe9;tait lanc&#xe9; aux trousses du camion parce qu’il
avait un pneu qui mena&#xe7;ait d’&#xe9;clater. Curt avait mis ses
gyrophares et le camionneur s’&#xe9;tait sagement rang&#xe9; sur le
bas-c&#xf4;t&#xe9;. Curt avait appel&#xe9; le central. Ensuite, il &#xe9;tait
descendu de voiture et s’&#xe9;tait dirig&#xe9; vers le camion et avait
regard&#xe9; le pneu d&#xe9;fectueux et il &#xe9;tait mort. Depuis Ned venait
chez les policiers pour faire des corv&#xe9;es comme ratisser les
feuilles mortes ou d&#xe9;blayer la neige du parking. Ned parlait avec
les policiers. Ils lui parlaient de son p&#xe8;re m&#xea;me si son nom ne
franchissait jamais leurs l&#xe8;vres. Ned s’&#xe9;tait li&#xe9; avec Shirley
Pasternak, l’officier de communication. Elle lui avait appris &#xe0; se
servir des t&#xe9;l&#xe9;phones et lui avait dit que sa hantise c’&#xe9;tait de
perdre un coll&#xe8;gue sans m&#xea;me s’en apercevoir. Shirley lui apprit
tout en esp&#xe9;rant qu’un jour il serait capable de la remplacer. Et
Ned l’avait relay&#xe9; quand elle allait faire un caf&#xe9; ou fumer une
cigarette dehors. Les policiers avaient laiss&#xe9; Ned s’occuper d’un
signalement de conducteur aupr&#xe8;s d’un de leur coll&#xe8;gue pour voir
s’il en &#xe9;tait capable. LE policier avait donn&#xe9; &#xe0; Ned
l’immatriculation de la voiture et Ned avait fait le reste comme un
chef. Ned avait des soeurs jumelles Joan et Janet. Un jour Ned &#xe9;tait
venu voir les policiers pour leur annoncer qu’il avait &#xe9;t&#xe9; admis
&#xe0; l’universit&#xe9; et tout le monde avait f&#xea;t&#xe9; &#xe7;a. Ned se trouvait
sur un banc et pleurait. Un policier, le narrateur, vint le voir. Ned
aurait voulu montrer sa lettre d’admission &#xe0; l’universit&#xe9; &#xe0;
son p&#xe8;re. M&#xea;me si sa m&#xe8;re et ses soeurs avaient &#xe9;t&#xe9; folles de
joie. Il faisait tout le temps le m&#xea;me r&#xea;ve, que la mort de son
p&#xe8;re n’&#xe9;tait qu’un cauchemar, que son p&#xe8;re ne s’&#xe9;tait pas
fait &#xe9;craser par un pochard pendant qu’il v&#xe9;rifiait le pneu du
camion. Ca faisait un an que c’&#xe9;tait arriv&#xe9; et ce r&#xea;ve ne le
l&#xe2;chait pas. Ned demanda &#xe0; Sandy, le narrateur, s’il y avait une
raison &#xe0; la mort de son p&#xe8;re mais Sandy pensait que ce n’&#xe9;tait
pas lui qui pouvait r&#xe9;pondre. Sandy lui dit qu’il fallait bosser,
placer sa confiance dans l’avenir et mettre un joli petit p&#xe9;cule
de c&#xf4;t&#xe9; en pr&#xe9;vision de sa R.D. Sa retraite dor&#xe9;e. Sandy regarda
le hangar B dans lequel se trouvait la Buick Roadmaster mais ne dit
rien &#xe0; Ned. Ned allait passer l’&#xe9;t&#xe9; &#xe0; b&#xea;cher les plates-bandes
et &#xe0; arroser les pelouses pour payer ses &#xe9;tudes. Il allait
travailler pour Tom Mc Cnnaton, un alcoolique qui avait la r&#xe9;putation
d’&#xea;tre un petit chef tatillon et mesquin qui ne nourrissait pas
d’ambition politique particuli&#xe8;re contrairement au reste de sa
famille. Sandy le tira de l&#xe0; et s’&#xe9;tait arrang&#xe9; pour faire
embaucher Ned comme stagiaire r&#xe9;mun&#xe9;r&#xe9; au maniement d’un central
de communication. Shirley lui enseignerait tout ce qu’elle savait.
Georgie, un des policiers, offrit une &#xe9;toile de sh&#xe9;rif en plastique
&#xe0; Ned sur laquelle &#xe9;tait &#xe9;crit &#xab; sous-fifre &#xbb;. Ned
s’en sortait bien. Il n’avait failli perdre son sang froid qu’une
fois quand un type qui &#xe9;tait sur le point de compara&#xee;tre devant le
juge du comt&#xe9; avait &#xe9;t&#xe9; pris d’une crise de violence subite et
s’&#xe9;tait mis &#xe0; cavaler &#xe0; poil en hurlant des insanit&#xe9;s sur J&#xe9;sus
le Phallus. Shirley l’avait remplac&#xe9; sur le champ et l’incident
du tribunal n’avait pas fait de victime et M. J&#xe9;sus le Phallus
avait &#xe9;t&#xe9; plac&#xe9; en observation &#xe0; l’h&#xf4;pital. Ned s’en &#xe9;tait
vite remis. Ned n’avait pas l’intention de faire carri&#xe8;re dans
la police mais pour Shirley &#xe7;a ne changeait rien, l’important
c’&#xe9;tait qu’il se sente bien. Au d&#xe9;but de juillet, un an apr&#xe8;s
la mort de son p&#xe8;re, Ned avait pos&#xe9; des questions &#xe0; Sandy sur le
hangar B. Tous les policiers y &#xe9;taient entr&#xe9;s sans en avoir envie
parce qu’ils ne pouvaient faire autrement. Ned &#xe9;tait &#xe9;bahi par la
Buick qui s’y trouvait. C’&#xe9;tait un mod&#xe8;le 1954. Ned avait v&#xe9;cu
un truc bizarre. En s’approchant du hangar B, il avait entendu deux
bruits. Un bruit d’&#xe9;toffe qui se froisse et ensuite un choc sourd.
La b&#xe2;che recouvrant la Buick s’&#xe9;tait d&#xe9;croch&#xe9;e pendant que Ned
lavait les carreaux du hangar comme si la voiture avait voulu que Ned
la voie. La Buick &#xe9;tait bleu nuit. Sandy expliqua qu’elle &#xe9;tait
l&#xe0; &#xe0; cause d’une facture impay&#xe9;e. Ned voulut entrer pour la voir
mais Sandy r&#xe9;pondit qu’il serait imprudent de s’en approcher.
Alors Ned voulut savoir si &#xe7;a avait un rapport avec son p&#xe8;re si la
voiture &#xe9;tait &#xe0; lui. La Buick appartenait &#xe0; toute la compagnie D.
de la police mais plus particuli&#xe8;rement &#xe0; Tony Scoodist et au p&#xe8;re
de Ned. Mais Sandy dit &#xe0; Ned qu’elle n’&#xe9;tait pas vraiment &#xe0;
son p&#xe8;re. Ca devait rester entre eux. Sandy autoriserait Ned &#xe0;
entrer dans le hangar quand la temp&#xe9;rature aurait remont&#xe9; car elle
y &#xe9;tait de 13 degr&#xe9;s. Sandy avait cru entendre la voix du p&#xe8;re de
Ned lui dire &#xab; cette bagnole est une zone sismique &#xbb; et
avait sursaut&#xe9;. Il n’en dit rien &#xe0; Ned.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En 1979, &#xe0; l’intersection de la 32
et de la route de Humbolt, la station service Jenny &#xe9;tait encore
ouverte. Elle appartenait &#xe0; Hugh Bossey qui ce jour-l&#xe0; &#xe9;tait parti
se faire soigner les dents. Le pompiste s’appelait Bradley Roach,
un gar&#xe7;on de vingt ans, c’est lui qui allait tuer le p&#xe8;re de Ned
22 ans plus tard. Un matin de juillet Brad Roach &#xe9;tait assis dans le
bureau de la station-service. La Buick Roadmaster arriva. Brad avait
compris que quelque chose n’allait pas avec cette voiture sans
savoir quoi. Le conducteur sortit de la Buick. Malgr&#xe9; la chaleur, il
&#xe9;tait v&#xea;tu d’un trench-coat noir et d’un chapeau noir &#xe0; larges
bords. La voix du type n’&#xe9;tait pas plaisante quand il demanda le
plein. De plus Brad avait eu l’impression qu’une oreille du type
avait fondu. Brad r&#xe9;alisa que la voiture n’avait pas de plaque
min&#xe9;ralogique. Il n’y avait rien dans la voiture. Le volant &#xe9;tait
fait d’un bois incrust&#xe9; d’une mati&#xe8;re brillante. Brad se dit
qu’il avait &#xe9;t&#xe9; fait sur mesure. Le r&#xe9;servoir &#xe9;tait presque
vide et Bradley se dit que le type avait d&#xfb; abattre une sacr&#xe9;e
distance ou que le r&#xe9;servoir &#xe9;tait presque &#xe0; sec car les pneus
n’&#xe9;taient pas sales. Brad se dit que l’homme devait &#xea;tre un
Amish car il y en avait dans la r&#xe9;gion. Mais il savait que pour les
Amish les voitures &#xe9;taient l’oeuvre de Satan donc il ne devait pas
faire partie de la secte. Brad pensait que le type &#xe9;tait dans les
toilettes mais &#xe7;a faisait 35 minutes qu’il n’&#xe9;tait pas revenu.
Il n’&#xe9;tait pas dans les toilettes et Brad se dit qu’en voulant
voit la rivi&#xe8;re le type avait gliss&#xe9; et s’&#xe9;tait noy&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Curt, le p&#xe8;re de Ned, &#xe9;tait venu &#xe0;
la station-service apr&#xe8;s l’appel de Brad et Ned devait s’habituer
&#xe0; l’id&#xe9;e que le tueur de son p&#xe8;re avait parl&#xe9; avec sa victime
bien avant l’accident. Curt avait arr&#xea;t&#xe9; plusieurs fois Brad dans
les ann&#xe9;es 80 pour conduite en &#xe9;tat d’ivresse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Curt Wilcox et son coll&#xe8;gue Ennis
Rafferty &#xe9;taient all&#xe9;s voir dans la rivi&#xe8;re si le type s’y &#xe9;tait
noy&#xe9;. Les flics avaient remarqu&#xe9; que la voiture n’avait pas de
plaque ni de macaron de contr&#xf4;le technique et que le volant &#xe9;tait
grand. Ce que Brad avait pris pour le manteau du type dans la rivi&#xe8;re
&#xe9;tait en fait une poubelle en plastique noir. On ne retrouva jamais
le type en manteau noir. Ennis et Curt ne croyaient plus ni l’un ni
l’autre que la voiture &#xe9;tait une Buick. Ce que c’&#xe9;tait, ils
n’en avaient pas la moindre id&#xe9;e. Ennis demanda qu’on lui envoie
une d&#xe9;panneuse pour remorquer la Buick jusqu’au poste de police.
Les deux flics interrog&#xe8;rent Bradley pour savoir s’il n’&#xe9;tait
pas ivre ou en &#xe9;tat de d&#xe9;mence puis Curt inspecta la Buick pendant
45 minutes. Il avait remarqu&#xe9; qu’il manquait des pi&#xe8;ces au
moteur et la voiture n’aurait pas d&#xfb; rouler. La cl&#xe9; &#xe9;tait juste
un de m&#xe9;tal plat et Curt l’essaya quand m&#xea;me mais n’arriva pas
&#xe0; d&#xe9;marrer le moteur. Toutes les commandes du tableau de bord
&#xe9;taient bidon et le volant ne tournait presque pas. Curt avait
ouvert le coffre, il avait une odeur mar&#xe9;cageuse mais &#xe9;tait vide.
Il dit &#xe0; son coll&#xe8;gue que la Buick &#xe9;tait une zone sismique. Il
expliqua qu’il avait vu une &#xe9;mission de t&#xe9;l&#xe9; o&#xf9; il &#xe9;tait
expliqu&#xe9; que la temp&#xe9;rature baissait juste avant un tremblement de
terre. Quand Curt &#xe9;tait dans la Buick, il avait senti un
bourdonnement dans sa t&#xea;te. De plus il faisait froid dans la Buick.
Curt pensait que le bourdonnement venait de l’air dans la voiture.
Mister Dillon, le chien de la&amp;nbsp; compagnie montra sa peur de la Buick
en hululant en sourdine et en tremblant de tous ses membres. Un
apr&#xe8;s-midi, les experts du service m&#xe9;dico-l&#xe9;gal vinrent examiner
la Buick.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Curt et Ennis n’avaient pas relev&#xe9;
de traces de pas jusqu’&#xe0; la rivi&#xe8;re et l’herbe &#xe9;tait mouill&#xe9;e
donc le type de la Buick n’&#xe9;tait pas pass&#xe9; l&#xe0;. Sandy raconte &#xe0;
Ned l’histoire d’un de ses coll&#xe8;gues, George Morgan qui a &#xe9;cras&#xe9;
une vieille dame accidentellement alors qu’il &#xe9;tait &#xe0; la
poursuite d’un criminel. Il ne l’a pas support&#xe9; et s’est
suicid&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Bibi Roth, l’expert, et ses coll&#xe8;gues
ne mirent pas plus de trois quarts d’heure pour examiner la Buick.
Bibi fit son rapport au chef de la compagnie Tony Schoodist mais ne
voulut pas laiss&#xe9; de trace &#xe9;crite. Bibi et ses coll&#xe8;gues n’avaient
rien trouv&#xe9; dans la Buick sinon des empreintes digitales et le fait
qu’elle n’aurait pas d&#xfb; avoir un tableau de bord en bois car &#xe7;a
ne collait pas avec son &#xe9;poque. De plus le compteur &#xe9;tait &#xe0; z&#xe9;ro
et le pot d’&#xe9;chappement &#xe9;tait en verre. Tony demanda &#xe0; Johnny
Parker, le responsable du service des v&#xe9;hicules du comt&#xe9;, de
d&#xe9;placer le chasse-neige qu’abritait le hangar B afin d’y mettre
la Buick. Tous les hommes de la compagnie D vinrent voir la Buick.
Tony avait voulu garder la Buick secr&#xe8;tement pour ne pas que
l’affaire s’&#xe9;bruite et attire les curieux. Un jour Ennis
disparut. Les policiers l’avaient cherch&#xe9; partout m&#xea;me dans le
coffre de la Buick. Il emmen&#xe8;rent Mister Dillon dans le hangar B et
il se mit &#xe0; hurler &#xe0; la mort et pissa de trouille. Huddie, un des
policiers, pensait que la Buick avait aval&#xe9; Ennis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy raconte &#xe0; Ned que Ennis n’a
jamais &#xe9;t&#xe9; retrouv&#xe9; et que les policiers ont fait une collecte
pour sa soeur avec qui il vivait. Elle &#xe9;tait persuad&#xe9;e que les
policiers &#xe9;taient responsables de la disparition de son fr&#xe8;re.
Pendant que Sandy raconte son histoire des &#xe9;clairs sortent du hangar
B. Ned en est &#xe9;berlu&#xe9;. Sandy lui explique que cela arrive souvent
et qu’ils appellent &#xe7;a des s&#xe9;ismes lumineux. Les &#xe9;clairs &#xe9;manent
de l’int&#xe9;rieur de la Buick. Ned demande pourquoi la Buick fait &#xe7;a
mais les policiers ne savent pas. Ned est surpris qu’ils aient
r&#xe9;ussi &#xe0; tenir &#xe7;a secret depuis plus de vingt ans mais tous les
policiers ont ob&#xe9;i &#xe0; Tony qui leur a ordonn&#xe9; le silence. Bibi Roth
a trouv&#xe9; l’origine des empreintes digitales dans la Buick elle
&#xe9;manent d’Ennis, de Curt et de Bradley Roach. L’homme au manteau
noir n’en a laiss&#xe9; aucune. Bibi n’a d&#xe9;cel&#xe9; aucune trace de
sang dans la voiture mais des &#xe9;chantillons de tissu pr&#xe9;lev&#xe9;s sur
le rev&#xea;tement du coffre contenant des quantit&#xe9;s infinit&#xe9;simales
d’une mati&#xe8;re organique qu’il n’est pas parvenu &#xe0; identifier
et qui a disparu d’elle m&#xea;me des &#xe9;chantillons. Au bout d’une
semaine, on ne distinguait plus les endroits o&#xf9; les experts avaient
gratt&#xe9; avec leurs scalpels pour pr&#xe9;lever des &#xe9;chantillons dans la
Buick. Si on rayait la carrosserie avec une cl&#xe9;, l’&#xe9;raflure
disparaissait au bout de six ou sept heures. La Buick avait rendu
Curt marteau. Du coup, il d&#xe9;connait &#xe0; pleins tubes. D&#xe8;s qu’il
avait une seconde, il filait dans le hangar pour la prendre en photo
et la tripoter. Curt pensait que la Buick avait mang&#xe9; Ennis. Il
pensait que cette bagnole &#xe9;tait tomb&#xe9;e entre leurs mains quasiment
par la volont&#xe9; de dieu. Tony et Curt ne parvenaient &#xe0; se r&#xe9;soudre
&#xe0; se s&#xe9;parer de la voiture. C’&#xe9;tait leur tr&#xe9;sor cach&#xe9;. Ils y
tenaient comme &#xe0; la prunelle de leurs yeux. Curt a laiss&#xe9; des mots
sur le cahier mais dans son testament il avait demand&#xe9; qu’ils
soient br&#xfb;l&#xe9;s et sa femme l’a fait. La voiture n’a pas &#xe9;t&#xe9;
confi&#xe9;e aux scientifiques car Tony s’en m&#xe9;fiait. Il pensait
qu’ils seraient incapables de tenir leur langue. Tony appelait les
&#xe9;clairs de la Buick des &#xab; op&#xe9;rations de d&#xe9;lestage &#xbb;.
Il pensait que la Buick se d&#xe9;barrassait de quelque chose, qu’elle
s’en d&#xe9;chargeait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy raconte &#xe0; Ned un &#xe9;v&#xe9;nement qui
s’est pass&#xe9; quinze jours apr&#xe8;s que la compagnie D eut pris
possession de la Buick. La presse avait relat&#xe9; la disparition de
Ennis. C’est l&#xe0; que le premier s&#xe9;isme lumineux se produisit au
cr&#xe9;puscule. La radio du poste de communication avait &#xe9;t&#xe9; parasit&#xe9;e
et la t&#xe9;l&#xe9; &#xe9;tait &#xe9;galement parasit&#xe9;e. Sandy vit le hangar B
s’illuminer. LA lumi&#xe8;re ruisselait par tous les interstices. Il
pensa que la voiture allait exploser mais il ne chercha pas &#xe0; fuit
car il croyait que ce serait inutile. Au contraire il mit ses
lunettes de soleil et alla voir la voiture. Les autres policiers
firent comme lui. Tony essaya d’&#xe9;carter ses hommes mais lui aussi
alla voir. Il ordonna &#xe0; Sandy d’aller chercher Curt. Sandy
t&#xe9;l&#xe9;phona chez Curt et tomba sur sa femme. Elle consentit &#xe0; le
d&#xe9;ranger et il r&#xe9;ussit &#xe0; lui dire ce qui se passait. Curt arriva
avec une paire de lunettes de soudeur. Tony volut l’emp&#xea;cher
d’avancer mais n’y parvint pas. Il demanda &#xe0; Dicky-Duck d’aller
chercher un Polaro&#xef;d. Tony s’en saisit. Avec mauvaise gr&#xe2;ce, Tony
c&#xe9;da le polaro&#xef;d &#xe0; Curt qui ouvrit le hangar. Sandy tenait le
chien mais avait du mal &#xe0; l’emp&#xea;cher d’aller vers le hangar.
Alors Tony ferma la porte du hangar et le chien se calma aussit&#xf4;t.
Curt prenait des photos. Tony autorisa les hommes &#xe0; venir voir. Cela
s’arr&#xea;ta. L’affaire avait dur&#xe9; 50 minutes. Tony ordonna &#xe0; Herb
de surveiller le hangar et les autres hommes rentr&#xe8;rent au poste.
Tony organisa un briefing avec ses hommes. Lui et Curt dirent qu’il
n’y avait pas eu d’explosion ni de fuite radioactive. Curt fit
circuler ses polaro&#xef;d et dit qu’il ach&#xe8;terait un compteur Geiger
pour v&#xe9;rifier qu’il n’y avait aucune radiation. Dicky Duck
voulait avertir le FBI dans le cas o&#xf9; il y aurait des radiations. Et
Tony d&#xe9;clara que dans ce cas il se d&#xe9;barrasserait de la Buick. Buck
dit qu’il fallait remettre la voiture entre les mains du
gouvernement mais personne n’approuva. Tony demanda &#xe0; ses hommes
de ne rien dire sur la Buick &#xe0; leur famille et de ne rien &#xe9;crire
l&#xe0;-dessus. Un thermom&#xe8;tre avait &#xe9;t&#xe9; install&#xe9; dans le hangar B et
il affichait une temp&#xe9;rature de plus en plus basse. Apr&#xe8;s avoir
achet&#xe9; le compteur Geiger Curt et Tony pass&#xe8;rent une heure dans le
hangar pour passer le tube du compteur partout sur la Buick. Il n’y
avait aucune radiation mais la temp&#xe9;rature du hangar &#xe9;tait descendu
&#xe0; neuf degr&#xe9;s. La Buick allait accoucher. Arky Arkanian fut le
premier &#xe0; voir que quelque chose &#xe9;tait sorti de la voiture sans
savoir ce que c’&#xe9;tait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Arky&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Arky raconte &#xe0; Ned ce qu’il a vu ce
jour-l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A l’&#xe9;poque, Arky poss&#xe9;dait un vieux
pick-up Ford. Apr&#xe8;s l’avoir gar&#xe9;, il se dirigea vers le hangar B
et colla son visage &#xe0; l’une des lucarnes. Le coffre de la Buick
&#xe9;tait ouvert. La temp&#xe9;rature &#xe9;tait remont&#xe9; jusqu’&#xe0; 16 degr&#xe9;s.
Arky paniqu&#xe9; rentra au poste et demanda &#xe0; Huddie d’aller au
hangar avec des jumelles. Mais elle ne lui furent d’aucune utilit&#xe9;
car il n’arriva pas &#xe0; voir ce qu’il y avait au fond du hangar
avec. Huddie ouvrit la porte et p&#xe9;n&#xe9;tra dans le hangar, il tenait
son pistolet. Arky s’empara d’un r&#xe2;teau accroch&#xe9; &#xe0; un clou
juste &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la porte. Le coffre de la Buick &#xe9;tait vide. Ils
virent une chose morte au fond du hangar qui ne ressemblait &#xe0; aucune
b&#xea;te connue. La chose avait des ailes et la taille d’une
chauve-souris. Elle avait une t&#xea;te triangulaire, une sorte de nez ou
de bec osseux. Elle n’avait pas d’yeux. Au-dessous du cadavre,
dispos&#xe9;e en &#xe9;ventail autour de sa croupe, une plaque de mati&#xe8;re
noir&#xe2;tre et poisseuse &#xe9;tait en train de se coaguler. Arky toucha la
chose avec le r&#xe2;teau. Une odeur naus&#xe9;abonde de vieux chou bouilli
se d&#xe9;gagea de la b&#xea;te. Le sommet de la t&#xea;te de la cr&#xe9;ature
s’&#xe9;tait retrouss&#xe9;, d&#xe9;couvrant un oeil vitreux, d’une taille
d&#xe9;mesur&#xe9;e. Ils sortirent en claquant la porte. Ils firent venir
Tony et Sandy. Tony interrogea Arky et Huddie et regarda la b&#xea;te.
Tous les hommes de la compagnie vinrent voir la chose. Tony demanda &#xe0;
ses hommes de partir sauf Sandy. Sandy avait amen&#xe9; le Polaro&#xef;d, des
sacs poubelle et des ustensiles destin&#xe9;s &#xe0; relever des indices. Ils
ouvrirent le coffre le photographi&#xe8;rent, photographi&#xe8;rent aussi le
thermom&#xe8;tre qui affichait 21 et prirent des photos du cadavre et le
mirent dans un sac poubelle. Il y avait des taches vertes sur la
porte du hangar et Sandy les photographia. Tony pensait que la b&#xea;te
&#xe9;tait sortie du coffre, avait heurt&#xe9; la porte, d’o&#xf9; la tache, et
avait rebondi d’un mur &#xe0; l’autre. Ils sortirent du hangar et se
sentirent mieux. Sandy pensait que la Buick &#xe9;tait un canal qui
permettait de passer d’un monde &#xe0; l’autre et si la b&#xea;te l’avait
travers&#xe9; dans un sens, cela voulait dire qu’Ennis l’avait
travers&#xe9; en sens inverse. Il pensait que c’est l’air qui avait
tu&#xe9; la b&#xea;te. Tony rangea le sac poubelle dans la salle des
fournitures. Il d&#xe9;clara que plus personne n’aurait acc&#xe8;s &#xe0; cette
salle sauf Curtis, Sandy et lui. A partir de ce moment c’est eux
qui enqu&#xea;teraient sur l’affaire. Quand Curt fut mis au courant de
l’affaire, il demanda o&#xf9; &#xe9;tait le chien au moment de la
d&#xe9;couverte du cadavre. Il &#xe9;tait chez Orville, un policier. Curt
&#xe9;couta le r&#xe9;cit de Sandy et de Arky puis alla voir le cadavre et
vomit. Curt demanda si la Buick avait &#xe9;chang&#xe9; Ennis contre la b&#xea;te
mais il n’y croyait pas. Il d&#xe9;cida de diss&#xe9;quer la b&#xea;te. Tony
voulait faire surveiller le hangar 24 h sur 24 mais il n’avait pas
assez d’hommes. Dep plus il s’inqui&#xe9;tait des visiteurs. Un
repr&#xe9;sentant de la Chambre vint visiter le poste de la compagnie D
pour faire une d&#xe9;claration officielle au sujet du projet de loi sur
la r&#xe9;organisation de la police qu’il s’appr&#xea;tait &#xe0; pr&#xe9;senter.
Les journalistes &#xe9;taient pr&#xe9;sents. Tony avait peur que des
policiers ext&#xe9;rieurs aillent mettre leur nez dans leurs affaires.
Curt eut l’id&#xe9;e de faire construire un local &#xe0; poubelles. Ce
local permit &#xe0; l’homme charg&#xe9; de surveiller le hangar d’&#xea;tre
hors de vue. La compagnie pla&#xe7;a un camescope dans la cabane. Curt
avait peur que les policiers ratent le prochain &#xe9;v&#xe9;nement et
demanda &#xe0; Tony d’&#xe9;tablir une feuille de pr&#xe9;sence que les hommes
de garde seraient tenus de signer mais Tony refusa car il ne voulait
pas de traces &#xe9;crites. Il dit &#xe0; Curt de ralentir car il prenait
trop de temps pour la Buick au d&#xe9;triment de sa femme. Et Sandy lui
dit la m&#xea;me chose mais Curt n’arrivait pas &#xe0; relativiser. Il
cessa quand m&#xea;me de r&#xe9;clamer qu’on augmente les tours de garde.
Curt s’entra&#xee;na &#xe0; diss&#xe9;quer des animaux chez lui et sa femme
trouvait &#xe7;a d&#xe9;gueu. C’est &#xe0; cette &#xe9;poque que Jimmy et Rosalynn
&#xe9;lurent domicile dans la Roadmaster. C’&#xe9;tait des gerboises que
Tony avait achet&#xe9;es pour les mettre dans une cage sur la banquette
avant de la Buick. Tony voulait ainsi savoir s’il &#xe9;tait dangereux
de rester dans la Buick. Bradley Roach avait parl&#xe9; &#xe0; la
presse.Homer Oasler, un jeune journaliste l’avait &#xe9;cout&#xe9; et
voulait en tirer un article sensationnel. Il alla voir Tony qui
mentit en disant que la Buick n’&#xe9;tait plus au poste mais &#xe0;
Philadelphie au bureau des S&#xe9;questres de l’Etat de Pennsylvannie.
Il avait invent&#xe9; de toute pi&#xe8;ce cette administration. 48 heures
apr&#xe8;s la visite du journaliste, la Buick d&#xe9;clencha un nouvel orage
&#xe9;lectrique. C’&#xe9;tait en plein jour cette fois. Brian Cole &#xe9;tait
de garde. Il vit que la temp&#xe9;rature avait baiss&#xe9; et entendit un
bourdonnement en passant le buste &#xe0; l’int&#xe9;rieur de la Buick.
Brian sortit en vitesse. Il sortit le camescope et filma la Buick.
Les hommes vinrent voir ce qui se passait sauf Arkie que Tony &#xe9;loigna
pour surveiller l’ext&#xe9;rieur du poste. Curt fut appel&#xe9; et s’amena
en vitesse. Il prit la cam&#xe9;ra et filma la sc&#xe8;ne. Il voulut entrer
dans le hangar pour filmer les gerboises mais Tony refusa. Les
&#xe9;clairs sortir de la voiture et les hommes mirent des lunettes de
soudeur. Curt alla chercher une corde et Brian voulait entrer dans le
hangar apr&#xe8;s la fin des &#xe9;clairs pour aller donner &#xe0; boire aux
gerboises. Alors Tony accepta que Curt entre dans le hangar mais
attach&#xe9; &#xe0; une corde pour qu’on le ram&#xe8;ne vite fait en cas de
danger. Tony prit la cam&#xe9;ra. Curt entra dans le hangar et ouvrit la
porti&#xe8;re de la Buick. Une des gerboises, Jimmy, avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ned demande s’il pourra visionner les
cassettes enregistr&#xe9;es par Tony et son p&#xe8;re et Sandy accepte &#xe0;
condition qu’il les regarde au poste de police. Eddie a eu la vie
sauv&#xe9;e par Curt et il sait des choses sur la Buick alors Sandy veut
qu’il parle &#xe0; Ned. Curt avait sauv&#xe9; la vie d’Eddie un jour o&#xf9;
celui-ci se faisait tirer dessus par des fermiers fous. Et pourtant
Eddie voulait se d&#xe9;filer devant Ned en ne parlant pas de la Buick.
Ned veut savoir si les policiers discutaient de la Buick entre eux
mais Sandy r&#xe9;pond que seuls Tony et Curt le faisaient pour les
autres c’&#xe9;tait un dossier en sommeil. Sandy explique que l’autre
gerboise, Rosalynn, a fini ses jours dans la salle commune du premier
&#xe9;tage. Il dit &#xe0; Ned que des trucs surgissaient de la Buick et des
animaux disparaissaient, des grenouilles, un papillon. Quand la
temp&#xe9;rature baissait cela ne provoquait pas forc&#xe9;ment des &#xe9;clairs
mais quand il y en avait la temp&#xe9;rature &#xe9;tait basse. Ned parle de
l’homme en noir. Il pense qu’avant de dispara&#xee;tre il est remont&#xe9;
dans la Buick et que Bradley Roach ne s’en est pas aper&#xe7;u prace
qu’il lisait. Sandy dit que c’est possible et il lui r&#xe9;v&#xe8;le que
lors d’un pique-nique pour le Labord day la compagnie D a parl&#xe9; de
la Buick. Certains pensaient qu’elle &#xe9;tait d’origine
extra-terrestre. Shirley avoue &#xe0; Ned qu’elle a failli d&#xe9;missionner
mais Curt l’en a dissuad&#xe9;e en lui disant que la Buick n’&#xe9;tait
jamais qu’un objet perdu. Eddie dit que Curt pensait que la Buick
venait d’une autre dimension. Curt lui avait dit aussi qu’il
voulait quitter la police pour suivre des cours de biologie mais que
sa femme le lui avait interdit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Phil&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Phil raconte &#xe0; Ned qu’apr&#xe8;s la
deuxi&#xe8;me s&#xe9;ance d’&#xe9;clairs il a vu le coffre de la Buick ouvert
et des bouts de papier calcin&#xe9;s en sortir. Phil est all&#xe9; chercher
Tony qui a pris la cam&#xe9;ra. Les papiers &#xe9;taient des feuilles et
elles changeaient de couleur virant du noir au gris. Phil a voulu en
prendre et Tony l’a laiss&#xe9; entrer dans le hangar mais en le
tenant. Phil a vu que les feuilles &#xe9;taient devenues blanches. Il en
a ramass&#xe9; une douzaine. Leur contact &#xe9;tait d&#xe9;plaisant. De plus,
Phil &#xe9;tait persuad&#xe9; d’entendre la Buick murmurer alors il a cri&#xe9;
&#xe0; Tony de le tirer du hangar. Les feuilles s’&#xe9;taient liqu&#xe9;fi&#xe9;es
dans ses mains en d&#xe9;gageant une mauvaise odeur. Apr&#xe8;s &#xe7;a, Phil
&#xe9;tait all&#xe9; aux toilettes pour se laver les mains et vomir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy a toujours eu de la piti&#xe9; pour
Ned mais l&#xe0; il r&#xe9;alise que l’adolescent a relev&#xe9; la t&#xea;te en
leur posant des questions et &#xe7;a le met en col&#xe8;re car il ne veut pas
avoir de dettes envers lui. Ned &#xe9;tait persuad&#xe9; d’avoir des droits
sur les policiers et Sandy ne le supporte pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Autrefois&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Curt diss&#xe9;qua le b&#xea;te devant Sandy.
Une odeur horrible en sortait. Tony &#xe9;tait l&#xe0; aussi. Sandy filma la
dissection. Il restait des feuilles et Curt en examina au microscope.
Il vit des filaments noirs. Tony &#xe9;pingla la b&#xea;te qui ne ressemblait
&#xe0; rien de connu avec son bec jaune et ses ailes. Elle n’avait
qu’un oeil. Quand Tony per&#xe7;a le ventre de la b&#xea;te, un liquide
noire gicla avec une odeur horrible. Une masse spongieuse sortit de
la poitrine ouverte et un liquide vert p&#xe2;le. En coupant le petit
arceau osseux de la b&#xea;te, Curt n’avait pas acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9; la
d&#xe9;composition de la b&#xea;te c’est seulement en effleurant la masse
spongieuse que cela se produisit. Curt sortit l’oeil du corps de la
b&#xea;te. Au bout d’un instant l’oeil se mit &#xe0; chuinter et &#xe0;
blanchir. Une mati&#xe8;re fibreuse de couleur rose p&#xe2;le, d&#xe9;bordant en
gonflant de l’orbite vide. Une fois sortie, elle vira au blanc et
se liqu&#xe9;fia. Ce qui jaillit des visc&#xe8;res de la b&#xea;te perturba leur
sommeil pendant un bon mois. Un liquide s&#xe9;reux et noir&#xe2;tre
barbouilla les joues de Curt et &#xe9;claboussa son masque. Ils cri&#xe8;rent.
Se d&#xe9;gonflant &#xe0; toute allure, le poche de la b&#xea;te d&#xe9;versa un flot
de petites cartouches noires emmaillot&#xe9;es d’une membrane grise.
Elles &#xe9;taient pourvues d’un oeil vitreux. Apr&#xe8;s cela ils mirent
une heure &#xe0; tout nettoyer. Curt pr&#xe9;leva avec un coton-tige des
&#xe9;chantillons du liquide noire et visqueux qui avait jailli des
visc&#xe8;res et de l’ut&#xe9;rus de la b&#xea;te. Il pr&#xe9;leva aussi un peu de
la s&#xe9;rosit&#xe9; fluide et claire issue de la cavit&#xe9; pectorale et
emballa ses &#xe9;chantillons dans du film plastique et les pla&#xe7;a dans
un autre sachet destin&#xe9; aux pi&#xe8;ces &#xe0; conviction. Les deux foetus
restants entour&#xe9;s de leurs ailes minuscules furent plac&#xe9;s dans un
troisi&#xe8;me sachet. Les &#xe9;chantillons et le cadavre de la b&#xea;te furent
mis &#xe0; l’abri dans un vieux meuble m&#xe9;tallique que George Morgan
allait appeler &#xab; mus&#xe9;e des horreurs de la compagnie D &#xbb;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd’hui : Sandy&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sandy raconte une s&#xe9;rie d’&#xe9;v&#xe9;nement
qui se sont d&#xe9;roul&#xe9;s depuis 1979 pour montrer qu’il y avait une
vie en dehors de la Buick. Sandy se demande si Ned pense que la Buick
est responsable de la mort de Curt mais Sandy lui dit que la bagnole
n’envoie pas d’ondes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 11:28:20 GMT</pubDate></item><item><title>La mort et son myst&#xe8;re (Flammarion)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/19/15491411.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/19/15491411.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15491411/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/10/19/15491411.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La
mort et son myst&#xe8;re (Camille Flammarion)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;1&#xe8;re
partie : Avant la mort&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;1
– le plus grand des probl&#xe8;mes peut-il &#xea;tre actuellement r&#xe9;solu ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La
survivance de l’&#xe2;me, soit dans l’espace, soit sur les autres
mondes, soit par des r&#xe9;incarnations terrestres, pose toujours devant
nous le plus formidable des points d’interrogation. Flammarion a
re&#xe7;u des centaines de lettres sur les manifestations de revenants et
il s’en est servi pour prouver la survivance de l’&#xe2;me.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Une
m&#xe8;re a perdu son fils de 33 ans d’une tumeur &#xe0; la vessie. Elle a
&#xe9;crit &#xe0; Flammarion pour le supplier de lui confirmer l’existence
de la vie apr&#xe8;s la mort. Une autre m&#xe8;re ayant perdu sa fille a
&#xe9;crit &#xe0; Flammarion mais le savant n’a pu lui apporter de
certitude absolue. Pendant vingt ans il a cherch&#xe9; des preuves de la
survivances. Les religions et les dissertations th&#xe9;ologiques ne
prouvent rien. La mort est l’&#xe9;v&#xe9;nement supr&#xea;me de la vie. Ne pas
vouloir l’&#xe9;tudier est une pu&#xe9;rilit&#xe9; enfantine. La r&#xe9;surrection
des corps est un dogme surann&#xe9; qui ne peut plus &#xea;tre accept&#xe9; par
personne mais si notre pens&#xe9;e, notre entit&#xe9; psychique, survit &#xe0; la
dissolution de l’organisme mat&#xe9;riel, nous aurons la joie de
continuer &#xe0; vivre. Les recherches sur la survivance ont &#xe9;t&#xe9;
bloqu&#xe9;es par l’Inquisition. On a impos&#xe9; le silence aux
chercheurs. C’est ce qui a le plus retard&#xe9; le progr&#xe8;s des
sciences psychiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;2
– le mat&#xe9;rialisme&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;doctrine
erron&#xe9;e incompl&#xe8;te et insuffisante&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque les travaux de Comte, Renan et Littr&#xe9;. Littr&#xe9; pensait que
dans les sciences positives on ne connaissait aucune propri&#xe9;t&#xe9; sans
mati&#xe8;re et la pens&#xe9;e sans &#xea;tre vivant. Mais il associait pourtant
la psychologie &#xe0; la physiologie. Flammarion pense qu’il y a dans
l’homme autre chose que ce qui se voit, se touche ou se p&#xe8;se;
qu’il y a dans l’&#xea;tre humain un &#xe9;l&#xe9;ment ind&#xe9;pendant des sens
mat&#xe9;riels, un principe mental personnel, qui pense, qui veut, qui
agit, qui se manifeste &#xe0; distance, qui voit sans les yeux, entend
sans les oreilles, d&#xe9;couvre l’avenir encore inexistant, r&#xe9;v&#xe8;le
des faits ignor&#xe9;s. L’&#xea;tre humain n’est pas seulement un corps
mat&#xe9;riel dou&#xe9; de propri&#xe9;t&#xe9;s vari&#xe9;es, mais encore un &#xea;tre
psychique dou&#xe9; de propri&#xe9;t&#xe9;s diff&#xe9;rentes de celles de l’organisme
animal. On n’a aucune raison de supposer que le corps et l’esprit
soient ins&#xe9;parablement li&#xe9;s l’un &#xe0; l’autre. La totalit&#xe9; du
cerveau n’est pas n&#xe9;cessaire &#xe0; la pens&#xe9;e ni &#xe0; la vie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;3
qu’est-ce que l’homme ? L’&#xe2;me existe-t-elle ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Il
peut exister autour de nous, non seulement des choses, mais encore
des &#xea;tres invisibles, intangibles, avec lesquels nos sens ne nous
mettent pas en relation. Les apparences ne nous r&#xe9;v&#xe8;lent pas la
r&#xe9;alit&#xe9;. Il n’y a qu’une r&#xe9;alit&#xe9; directement appr&#xe9;ci&#xe9;e par
nous, c’est notre pens&#xe9;e. Et ce qu’il y a de plus
irr&#xe9;cusablement r&#xe9;el dans l’homme, c’est l’esprit. La volont&#xe9;
humaine suffirait, &#xe0; elle seule, pour prouver l’existence du monde
psychique, du monde pensant, diff&#xe9;rent du monde mat&#xe9;riel visible,
tangible. Lorsque nous m&#xe9;ditons, lorsque nous disons simplement je
pense ou je veux, lorsque nous calculons un probl&#xe8;me, lorsque nous
exer&#xe7;ons nous puissance d’abstraire et de g&#xe9;n&#xe9;raliser, nous
affirmons l’existence de l’&#xe2;me. L’&#xe2;me est une entit&#xe9;
intellectuelle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;4
facult&#xe9;s de l’&#xe2;me supranormales, inconnues ou peu &#xe9;tudi&#xe9;es,
prouvant son existence ind&#xe9;pendante de l’organisme mat&#xe9;riel.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque le pressentiment. M. Constans, ministre de l’Int&#xe9;rieur lui
a racont&#xe9; un fait qu’il a v&#xe9;cu. Un matin, dans son cabinet, on
lui remet un livre dans son courrier. Il le laisse &#xe0; sa femme qui le
regarde et y voit une infamie. Elle fit appeler M. Cassel, directeur
de la S&#xfb;ret&#xe9; g&#xe9;n&#xe9;rale, et lui recommanda d’examiner l’objet,
pressentant quelque myst&#xe8;re. Le livre contenait de la dynamite.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Il
y a en nous autre chose que la conscience normale apparente. Quel que
soit le nom qu’on lui donne, &#xab; inconscient &#xbb;,
&#xab; subliminal &#xbb;, &#xab; subconscient &#xbb;, cette autre
chose existe : vous ne pouvez pas sortir de l&#xe0;. Eh bien, c’est
notre &#xea;tre intime, transcendant, permanent, ant&#xe9;rieur &#xe0; notre
corps mat&#xe9;riel et ne d&#xe9;pendant pas de lui, c’est notre &#xe2;me, dont
les facult&#xe9;s sont inconnues de la science classique. Flammarion
&#xe9;voque &#xe9;galement le cas d’un homme qui a le pressentiment av&#xe9;r&#xe9;
de l’assassinat du roi d’Italie, Humbert.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;5
– Action de l’esprit sur le corps. La volont&#xe9; agissant sans la
parole, sans aucun signe, et &#xe0; distance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Des
diverses manifestations de notre psychique, l’une des plus
remarquables est, assur&#xe9;ment, l’action de la volont&#xe9; humaine sans
l’interm&#xe9;diaire de la parole ou d’aucun signe, et &#xe0; distance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque le cas du Dr Ochorowicz qui a emp&#xea;ch&#xe9; une de ses patientes
de se jeter par la fen&#xea;tre rien que par la pens&#xe9;e. Il avait
&#xe9;galement r&#xe9;ussi &#xe0; lui donner des ordres par la pens&#xe9;e la faisant
se lever ou bouger une main. Mesmer pouvait &#xe9;galement contr&#xf4;ler les
gens &#xe0; distance d’apr&#xe8;s Flammarion.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les
magn&#xe9;tiseurs pensent que leur volont&#xe9; concentre &#xab; le fluide &#xbb;
et ensuite le projette au-dehors, dans une direction approximative,
comme un paquet d’opium. Flammarion pense que les id&#xe9;es se
transmettent par des vibrations dans l’&#xe9;ther. Flammarion estime
que l’action de l’esprit sur la mati&#xe8;re, depuis longtemps
&#xe9;tudi&#xe9;, ne se montre peut-&#xea;tre nulle part aussi &#xe9;vidente que dans
les ph&#xe9;nom&#xe8;nes produits par l’autosuggestion sur certains
troubles dans la circulation du sang, tels que rougeurs, congestion
cutan&#xe9;e, v&#xe9;sication, h&#xe9;morragies, stigmates sanguinolents, etc. Il
cite le cas de religieuses qui ont eu les stigmates du christ. Les
&#xab; miracles &#xbb; de Lourdes repr&#xe9;sentent l’une des
manifestations les plus curieuses et les plus &#xe9;videntes de la
puissance de l’id&#xe9;e, de l’exaltation mentale, de la foi. Nous
devons admettre aussi l’action de nos &#xab; forces psychiques
inconnues &#xbb;. Flammarion relate le cas de personnes qui sont
apparues &#xe0; leurs proches rien que parce qu’ils ont pens&#xe9; &#xe0; eux
tr&#xe8;s fort.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;6
– La t&#xe9;l&#xe9;pathie et les transmissions psychiques &#xe0; distance. Vue
et audition t&#xe9;l&#xe9;pathiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
relate l’histoire d’un enfant de 7 ans qui &#xe9;tait capable de lire
la pens&#xe9;e de sa m&#xe8;re. Quand elle ouvrait un livre, il &#xe9;tait
capable de dire quelle page elle avait sous les yeux. La vision
t&#xe9;l&#xe9;pathique se produit sans l’aide des yeux. La distance, les
obstacles mat&#xe9;riels ne l’emp&#xea;chent pas. Le temps lui est souvent
aussi indiff&#xe9;rent que l’espace. On voit un &#xe9;v&#xe9;nement pr&#xe9;sent,
pass&#xe9; ou futur. Le fait psychologique met en oeuvre une facult&#xe9; de
l’esprit ind&#xe9;pendante de notre organisme. Flammarion pense que la
t&#xe9;l&#xe9;pathie n’est pas rare. Il y a au-moins une personne sur dix
qui conna&#xee;t, soit par elle-	m&#xea;me, soit par des proches, un fait de
t&#xe9;l&#xe9;pathie, de pr&#xe9;monition, d’avertissement de mort, de vue de
l’avenir, en un mot d’action psychique. La t&#xe9;l&#xe9;pathie a plus
de fondement, une base plus universelle et plus s&#xfb;re que n’en a
aucune religion.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;7
– La vue sans les yeux, par l’esprit, en dehors des transmissions
t&#xe9;l&#xe9;pathiques, la lucidit&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;On
peut voir sans les yeux, entendre sans les oreilles, non point par
une hyperesthesie du sens de la vue ou de l’ou&#xef;e, car ces
observations prouvent le contraire, mais par un sens int&#xe9;rieur,
psychique, mental. Si l’on peut voir sans les yeux, on le fait par
l’acte de facult&#xe9;s psychiques internes, par une force inconnue
ind&#xe9;pendante du sens de la vision normale. Flammarion d&#xe9;nomme la
vue sans les yeux la cryptoscopie. Il &#xe9;voque les exp&#xe9;riences du
marquis de Puys&#xe9;gur en 1785. Il avait magn&#xe9;tis&#xe9; un jeune homme de
14 ans nomm&#xe9; Am&#xe9;. Am&#xe9; avait mal &#xe0; l’estomac et il pouvait voir
son mal avec les doigts. Le somnambulisme permettait la vue sans les
yeux selon Puys&#xe9;gur. Flammarion &#xe9;voque le cas de la femme d’un
colonel de cavalerie, que son mari magn&#xe9;tisait. En &#xe9;tat de
somnambulisme, elle vit qu’un officier voulait se tuer et sa vision
fut confirm&#xe9;e. Flammarion r&#xe9;v&#xe8;le que Victor Hugo lui-m&#xea;me
participait &#xe0; des s&#xe9;ances de somnambulisme et croyait &#xe0; la seconde
vue. Le c&#xe9;l&#xe8;bre prestidigitateur Robert Houdin certifiait sur
l’honneur que ces ph&#xe9;nom&#xe8;nes n’&#xe9;taient produits par aucune
subtilit&#xe9; d’une ing&#xe9;nieuse prestidigitation. Flammarion &#xe9;voque
plusieurs cas de somnambules capables de lire sans les yeux le
contenu de lettres cachet&#xe9;es ou de livres ferm&#xe9;s. Il pense que
c’est notre esprit qui pense, qui veut, qui aime, qui cherche, qui
se d&#xe9;cide. Ce n’est pas notre chair mol&#xe9;culaire c&#xe9;r&#xe9;brale. La
vue sans les yeux s’exerce par l’esprit, par l’&#xe2;me.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;8
– La vue des &#xe9;v&#xe9;nements futurs, l’avenir pr&#xe9;sent, le d&#xe9;j&#xe0;-vu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;De
m&#xea;me que l’&#xe2;me voit &#xe0; travers l’espace, elle voit &#xe0; travers
le temps. Flammarion &#xe9;voque des sc&#xe8;nes de d&#xe9;j&#xe0;-vu. Une femme r&#xea;ve
&#xea;tre en vacances dans une auberge, dans une chambre avec une armoire
derri&#xe8;re laquelle elle voit grandir les flammes. Six mois apr&#xe8;s
elle part en vacances et reconna&#xee;t le petit pavillon qu’elle a vu
en r&#xea;ve avec l’armoire au m&#xea;me endroit et l’incendie se
d&#xe9;clenche.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;9
– La connaissance de l’avenir, le fatalisme, le d&#xe9;terminisme et
le libre arbitre, probl&#xe8;me du temps et de l’espace.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le
fatalisme para&#xee;t en d&#xe9;saccord avec tous les progr&#xe8;s de l’humanit&#xe9;.
Mais on est dans l’erreur en pensant que le fatalisme et le
d&#xe9;terminisme sont identiques. Dans le premier, l’homme est un &#xea;tre
passif qui attend les &#xe9;v&#xe9;nements; lesquels sont in&#xe9;vitables. Dans
le second, au contraire, l’homme est actif et fait partie des
causes agissantes. On ne voit pas ce qui doit arriver, mais ce qui
arrivera. Il arrive toujours quelque chose. C’est ce quelque chose
que nous voyons, sans que ce soit fatal pour cela. Y a-t-il
incompatibilit&#xe9; absolue entre la pr&#xe9;vision de l’avenir et le
libre arbitre ? C’est ce que l’on affirme en g&#xe9;n&#xe9;ral, et ce que
les &#xe9;crivains anciens ont affirm&#xe9; comme les modernes. Les
&#xe9;v&#xe9;n&#xe9;ments et les circonstances nous conduisent beaucoup plus
amplement qu’on le pense, en g&#xe9;n&#xe9;ral. Notre libre arbitre ne se
joue que dans un cadre d’activit&#xe9; fort &#xe9;troit. Nos actes les plus
importants sont d&#xe9;termin&#xe9;s &#xe0; la fois par les circonstances et par
notre volont&#xe9;. Voir, par un proc&#xe9;d&#xe9; quelconque, ce qui doit
arriver par la succession des effets et des causes peut se concilier
avec l’existence de toutes les causes agissantes, y compris la
libert&#xe9;. N&#xe9;anmoins Flammarion pense que nous sommes les artisans de
notre destin&#xe9;e. LE fatalisme est la doctrine des somnolents, les
fatalistes attendent les &#xe9;v&#xe9;nements, ce qu’ils supposent devoir
se produire quand m&#xea;me et malgr&#xe9; tout. Au contraire, nous
travaillons, et nous coop&#xe9;rons &#xe0; la marche des &#xe9;v&#xe9;nements. Voir
l’avenir est voir simplement ce qui arrivera. Ce n’est pas
pr&#xe9;voir, c’est voir. Flammarion &#xe9;voque le cas du docteur Gallet.
Il avait pr&#xe9;vu l’&#xe9;lections du pr&#xe9;sident Casimir-P&#xe9;rier alors
qu’il ne s’int&#xe9;ressait pas &#xe0; la politique en devinant le nombre
pr&#xe9;cis de voix. Bien qu’il soit astronome, Flammarion semble
accorder de l’importance &#xe0; l’astrologie. Il cite le cas de
l’astronome David Fabricius qui, &#xe0; partir de l’astrologie,
calcula que le septi&#xe8;me jour du mois de mai 1617 lui serait fatal.
En effet, il mourut ce jour-l&#xe0; assassin&#xe9; par un paysan. Flammarion
explique les pr&#xe9;monitions en estimant que pendant la vie, comme
apr&#xe8;s la mort, l’&#xe2;me est plong&#xe9;e dans l’atmosph&#xe8;re &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;e
d’un monde invisible. Les pr&#xe9;monitions prouvent l’existence de
l’esprit, dou&#xe9; de facult&#xe9; intrins&#xe8;ques ind&#xe9;pendantes des sens
physiques. Si l’&#xe2;me n’est pas une production du cerveau, si elle
est distincte du syst&#xe8;me nerveux c&#xe9;r&#xe9;brospinal, si elle existe par
elle-m&#xea;me, il n’y a pas de raison pour qu’elle se d&#xe9;sagr&#xe8;ge
avec lui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;2&#xe8;
partie : autour de la mort.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;1
– Les faits expos&#xe9;s dans la premi&#xe8;re partie prouvent-ils
irr&#xe9;futablement l’existence de l’&#xe2;me ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
regrette que les savants, les &#xe9;crivains, les artistes se tiennent
dans une r&#xe9;serve discr&#xe8;te car il pense qu’eux aussi sont t&#xe9;moins
de ph&#xe9;nom&#xe8;nes psychiques. Ils craignent l’ironie ou que leur
dignit&#xe9; soit compromise. Flammarion pose une hypoth&#xe8;se : les
ph&#xe9;nom&#xe8;nes psychiques peuvent-ils &#xea;tre attribu&#xe9;s &#xe0; des facult&#xe9;s,
connues ou inconnus, d’un appareil c&#xe9;r&#xe9;bral aussi puissant qu’on
l’imagine ? Attribuer &#xe0; un groupement de mol&#xe9;cules mat&#xe9;rielles,
&#xe0; une action chimique, m&#xe9;canique, d’un fourmillement d’atomes
quelconques, la facult&#xe9; de voir ce qui n’existe pas encore, ce qui
arrivera dans plusieurs heures, plusieurs jours, plusieurs semaines,
plusieurs mois, plusieurs ann&#xe9;es, est une pure hypoth&#xe8;se, et ne
s’appuie sur aucune base scientifique. Outre le c&#xf4;t&#xe9; esprit de
l’&#xe2;me, il y a le c&#xf4;t&#xe9; moral, qui est le fonds m&#xea;me de l’&#xe2;me
humaine. Comment voir l&#xe0; une fonction de la maladie c&#xe9;r&#xe9;brale ?
Flammarion pense que les facult&#xe9;s supranormales ne sont pas &#xe0; nos
ordres. Elles s’exercent inconsciemment sinon ceux qui pratiquent
la vue par l’esprit seraient les ma&#xee;tres du monde. Camille
Saint-Sa&#xeb;ns avait &#xe9;t&#xe9; refus&#xe9; &#xe0; l’Acad&#xe9;mie des Beaux-Arts. Il
avait eu une pr&#xe9;monition. Il se dit qu’il serait re&#xe7;u lorsque les
lions qui ornent le devant de l’Acad&#xe9;mie seraient retourn&#xe9;s et
c’est ce qui se passa. Pourtant il a &#xe9;crit &#xe0; son ami Flammarion
qu’il ne croyait pas &#xe0; l’&#xe2;me et Flammarion lui a r&#xe9;pondu qu’il
n’&#xe9;tait pas logique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;2
– Les doubles de vivants&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les
exemples de doubles, de bilocations, d’apparitions, sont si
nombreux qu’il est impossible de les annihiler tous et de supprimer
leur r&#xe9;alit&#xe9;. Flammarion cite le cas de Goethe. Le po&#xe8;te se
promenait un soir &#xe0; Weimar. Il vit son ami Fr&#xe9;d&#xe9;ric qui &#xe9;tait
pourtant &#xe0; Francfort. Goethe &#xe9;tait accompagn&#xe9; de son ami K. qui ne
vit pas l’apparition. Quand Goethe rentra chez lui, il y trouva son
ami Fr&#xe9;d&#xe9;ric. Fr&#xe9;d&#xe9;ric avait r&#xea;v&#xe9; qu’il allait &#xe0; la
rencontre de Goethe. Flammarion explique ce ph&#xe9;nom&#xe8;ne par une
transmission d’images par ondes psychiques entre deux cerveaux
harmonieusement accord&#xe9;s. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Guy
de Maupassant, au d&#xe9;but de la paralysie g&#xe9;n&#xe9;rale qui devait
l’enlever, voyait avec terreur un double de lui-m&#xea;me assis &#xe0; sa
table, et il s’est inspir&#xe9; de cette hallucination dans le Horla.
Les &#xab; doubles &#xbb; qui viennent de passer devant nos yeux
sont des manifestations de vivants, non associ&#xe9;s &#xe0; la mort, et nous
prouvent simplement la r&#xe9;alit&#xe9; de ces ph&#xe9;nom&#xe8;nes encore
inexpliqu&#xe9;s. Il n’y a pas seulement des doubles inconsciemment
form&#xe9;s; il y a aussi des doubles produits par la volont&#xe9;. Les &#xea;tre
humains sont reli&#xe9;s entre eux par des effluves invisibles. Ce corps
fluidique, ce corps astral, peut se d&#xe9;gager de notre corps mat&#xe9;riel
en certaines circonstances. Flammarion relate l’exp&#xe9;rience d’une
femme qui &#xe9;tait s&#xe9;par&#xe9;e de sa soeur jumelle. Comme son absence lui
&#xe9;tait tr&#xe8;s p&#xe9;nible, elle se r&#xe9;solut &#xe0; voir ce qu’elle faisait
en se d&#xe9;doublant. Elle l’aper&#xe7;ut couch&#xe9;e dans son lit, un livre
&#xe0; la main. Sa soeur ressentit sa pr&#xe9;sence et l’aper&#xe7;ut. Elle
renouvela plusieurs fois cette exp&#xe9;rience.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
pense qu’il existe deux sortes de doubles : 1) ceux qui sont dus &#xe0;
des projections de la pens&#xe9;e agissant sur le cerveau des percipients
qui leur sont plus ou moins associ&#xe9;s, 2) ceux qui sont ext&#xe9;rieurs,
r&#xe9;els, objectifs. L’&#xea;tre humain peut se d&#xe9;doubler en une forme
analogue &#xe0; la n&#xf4;tre, se s&#xe9;parer de notre corps, prendre une
certaine consistance, devenir visible, tangible m&#xea;me, parler,
produire des effets m&#xe9;caniques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;3
– La pens&#xe9;e productrice d’images projet&#xe9;es &#xe0; distance. Les
apparitions de vivants, morts apparaissant v&#xea;tus comme de leur
vivant. Cin&#xe9;matographe psychique, transmissions t&#xe9;l&#xe9;pathiques
sensorielles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Une
apparition t&#xe9;l&#xe9;pathique, de vivant ou de mort, peut avoir une
origine objective et r&#xe9;elle. Elle peut aussi &#xea;tre subjective, dans
l’esprit qui le per&#xe7;oit et dans l’&#xea;tre d’o&#xf9; elle &#xe9;mane, ce
qui expliquerait l’existence des v&#xea;tements. L’&#xea;tre, tel qu’il
est, ou tel qu’il se sent, projette son image &#xe0; distance, avec ses
v&#xea;tements. Flammarion &#xe9;voque le cas du commandant Mennelshisch qui
causait, dans sa chambre avec un autre officier, lorsqu’il vit son
fr&#xe8;re George entrer et s’asseoir avec des habits ruisselants
d’eau. Il &#xe9;tait en mer, et son bateau faisait naufrage &#xe0; cette
heure-l&#xe0;. Cette apparition est une projection lanc&#xe9;e par l’&#xe2;me
du mourant. Ce ne sont pas seulement les images visuelles qui peuvent
&#xea;tre transmises t&#xe9;l&#xe9;pathiquement; ce sont encore les auditions,
les impressions d’odeur, les mouvements mol&#xe9;culaires, les germes
de mort, les sensations cin&#xe9;matiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;4
– Les apparitions de mourants quelque temps avant la mort&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
relate le cas de mourants qui sont apparus &#xe0; leurs proches pour
annoncer leur mort prochaine comme la soeur du Docteur Romanes. Il la
vit appara&#xee;tre au pied de son lit et se dissoudre quand il l’appela.
Il apprit sa mort quelques jours plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;5
– Les manifestations de mourants quelque temps avant la mort
(autres que les apparitions).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque le cas d’une femme qui avait vu sa soeur l’appeler dans
sa chambre la nuit. Mais sa soeur nia avoir fait &#xe7;a. Sa soeur lui
avait dit qu’elle &#xe9;tait sur le point de s’en aller. Une semaine
apr&#xe8;s l’apparition la soeur mourut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;6
– Vues de sc&#xe8;nes de mourants et de morts &#xe0; distance. Auditions du
m&#xea;me ordre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
relate le cas d’une femme dont le mari &#xe9;tait parti pour la guerre
de 1914. Elle fut heureuse de recevoir une lettre de son mari mais
quelques jours plus tard, elle eut une vision : un champ de bataille
et son cher mari tomber au milieu de tous. Quelques jours plus tard
elle apprit la mort de son mari. Pour Flammarion il s’agit d’un
cas de t&#xe9;l&#xe9;pathie entre le mari et sa femme. Flammarion explique
toutes ces visions de personnes peu avant leur mort par leurs proches
par la t&#xe9;l&#xe9;pathie. Il pense que la transmissions des ondes
psychiques entre deux cerveaux s&#xe9;par&#xe9;s par de grandes distances est
comparable &#xe0; celles des ondes &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;es de la t&#xe9;l&#xe9;graphie sans
fil.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;7
– Avertissements divers pr&#xe9;c&#xe9;dant la mort ou l’annon&#xe7;ant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque l’histoire de A. Villinger, fond&#xe9; de pouvoirs d’une
grande compagnie d’assurance. Il r&#xea;va qu’il entrait dans une
brasserie et vit le directeur de sa compagnie. Il &#xe9;tait p&#xe2;le et
avait l’air souffrant. Le directeur annon&#xe7;a la date de sa mort. En
effet, le directeur mourut &#xe0; la date pr&#xe9;vue. Flammarion &#xe9;voque un
autre cas curieux. Celui d’un homme souffrant d’un rhumatisme
articulaire aigu. L’homme vit son p&#xe8;re mort depuis quelques ann&#xe9;es
et celui-ci le gu&#xe9;rit mais en m&#xea;me temps lui pr&#xe9;dit la date de sa
mort. Les m&#xe9;decins ne voulurent pas y croire et pourtant l’homme
se confessa, se fit administrer l’extr&#xea;me-onction et mourut sans
aucune peur. Flammarion raconte l’histoire surprenant de Lord
Dufferin qui, une nuit vit un homme tr&#xe8;s laid portant un cercueil.
Personne ne put lui dire qui &#xe9;tait cet homme. Nomm&#xe9; ambassadeur &#xe0;
Paris, Lord Dufferin se trouva au Grand H&#xf4;tel et il revit l’homme
laid qui &#xe9;tait groom d’ascenseur. Effray&#xe9;, il ne monta pas et
cela lui sauva la vie car l’ascenseur s’&#xe9;crasa et tous ses
passagers p&#xe9;rirent. Flammarion conclut ce chapitre en d&#xe9;clarant que
des &#xea;tres sup&#xe9;rieurs &#xe0; nous, voient l’avenir comme &#xe9;tant
pr&#xe9;sent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;8
– Sensations mentales &#xe0; distance de morts ou d’accidents (sans
ph&#xe9;nom&#xe8;nes physiques).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque le cas du Docteur N. qui avait command&#xe9; &#xe0; son pharmacien
quelques m&#xe9;dicaments que celui-ci n&#xe9;gligea de pr&#xe9;parer pendant une
semaine. Un soir, le docteur se coucha avec l’intention d’aller
r&#xe9;primander le pharmacien. Dans la nuit, il se r&#xe9;veilla entendant
distinctement une voix qui disait : &#xab; A 7 heures et demie du
matin &#xbb;. Le docteur regarda sa montre : elle marquait trois
heures et demie. Le jour suivant le pharmacien lui dit qu’il avait
&#xe9;t&#xe9; sorti de son sommeil par son r&#xe9;veil &#xe0; trois heures et demie
et qu’il avait dit &#xe0; sa femme : &#xab; Je serai de retour &#xe0; sept
heures et demie pour pr&#xe9;parer les m&#xe9;dicaments du docteur &#xbb;.
Le docteur avait donc entendu la voix du pharmacien &#xe0; distance et en
pleine nuit. Flammarion relate encore des pr&#xe9;monitions de morts
comme cet homme qui au cours du d&#xee;ner re&#xe7;ut la vision de sa soeur
jumelle morte et ce d&#xe9;c&#xe8;s fut confirm&#xe9; le lendemain. Mme
Galli-Mari&#xe9;, cr&#xe9;atrice du r&#xf4;le de Carmen de Bizet, s’arr&#xea;ta de
chanter car elle avait ressenti au c&#xf4;t&#xe9; une douleur lancinante,
comme un coup de marteau dans le coeur. Elle se reprit et acheva
l’acte mais elle avait devin&#xe9; la mort de Bizet qui lui &#xe9;tait
apparu. On courut aux informations. Bizet venait de mourir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;9
– Morts annonc&#xe9;es par des bruits, des coups frapp&#xe9;s. Des vacarmes
inexpliqu&#xe9;s, des ph&#xe9;nom&#xe8;nes physiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
avoue tout de suite qu’il est impossible d’expliquer les
r&#xe9;v&#xe9;lations de morts par des bruits, des secousses. Il relate le
fait suivant qu’il tient de sa m&#xe8;re. Une nuit, elle avait &#xe9;t&#xe9;
r&#xe9;veill&#xe9;e par un grand bruit, entendant tomber une glace qui &#xe9;tait
sur la chemin&#xe9;e. Elle s’&#xe9;tait lev&#xe9;e et avait constat&#xe9; que la
glace &#xe9;tait bien tomb&#xe9;e mais ne s’&#xe9;tait pas cass&#xe9;e. Le
lendemain, elle apprit la mort de la tante Bayet, la soeur du p&#xe8;re
de Flammarion. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans
ces bruits, remuements d’objets, mouvements plus ou moins violents,
vacarmes d’intensit&#xe9;s vari&#xe9;es, il importe de distinguer ceux qui
sont r&#xe9;els de ceux qui sont imaginaires ou fictifs. Dans ceux-ci
m&#xea;me, il y a une cause ext&#xe9;rieure aux percipients, ils sont
subjectifs, et n&#xe9;anmoins r&#xe9;els &#xe0; un certain point de vue. Pour les
ph&#xe9;nom&#xe8;nes subjectifs, nous n’avons pas d’autres explications &#xe0;
chercher que les transmissions psychiques que nous connaissons; mais
pour les d&#xe9;placements r&#xe9;els, les mouvements constat&#xe9;s, il est tout
naturel de penser &#xe0; l’&#xe9;lectricit&#xe9;, en ayant soin d’avouer que
nous ignorons absolument la nature de cette force.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;10
– Entre la vie et la mort&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque un r&#xe9;cit de Victor Hugo publi&#xe9; dans &#xab; Choses vues &#xbb;.
Le 27 novembre 1846, une vieille femme appel&#xe9;e Mme Gu&#xe9;rin &#xe9;tait
malade d’une maladie qui paraissait peu grave. Le m&#xe9;decin l’avait
qualifi&#xe9;e d’indigestion. Il &#xe9;tait 5 heures du matin. La fille de
madame Gu&#xe9;rin, veuve, nomm&#xe9;e Mme Gu&#xe9;rard, qui logeait avec elle,
travaillait, assise au coin du feu, pr&#xe8;s du lit de sa m&#xe8;re. Mme
Gu&#xe9;rin se dit que Mme Lanne devait &#xea;tre revenue de la campagne mais
sa fille lui dit qu’elle &#xe9;tait morte une heure auparavant mais Mme
Gu&#xe9;rin avait bien vu passer Mme Lanne &#xe0; 4 heures du matin qui lui
disait : &#xab; Je m’en vais; venez-vous ? &#xbb; La fille crut
que sa m&#xe8;re avait fait un r&#xea;ve. Mme Gu&#xe9;rin mourut quelques heures
apr&#xe8;s avoir vu le corps de Mme Lanne. Flammarion pense que Mme Lanne
n’&#xe9;tait pas tout &#xe0; fait morte morsqu’elle s’est manifest&#xe9;e &#xe0;
Mme Gu&#xe9;rin et lui a dit &#xab; Je m’en vais; venez-vous ? &#xbb;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;11
– Les manifestations de mourants au moment du d&#xe9;c&#xe8;s (autres que
les apparitions)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque le cas du fils du capitaine Marcucci qui, le 24 d&#xe9;cembre
1911, r&#xea;va de son p&#xe8;re marchant &#xe0; la t&#xea;te de ses soldats contre
les Turcs. Un de ceux-ci, cach&#xe9; derri&#xe8;re un arbre, avait tir&#xe9; sur
lui et l’avait tu&#xe9;. Or une d&#xe9;p&#xea;che arriv&#xe9;e de Tobrouk confirma
la vision du fils.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
relate un autre cas. Un jeune homme de 19 ans qui habitait avec sa
m&#xe8;re &#xe0; Constantine entendit sa m&#xe8;re lui raconter qu’elle avait
&#xe9;t&#xe9; r&#xe9;veill&#xe9;e par un coup frapp&#xe9; &#xe0; la porte de sa chambre. Elle
demanda qui &#xe9;tait l&#xe0;. C’&#xe9;tait la voix d’un cousin habitant en
France qui lui dit qu’il &#xe9;tait mort, qu’elle devait garder tout
ce qu’elle avait et de prier pour lui. Quelques jours plus tard la
mort de ce cousin fut confirm&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque &#xe9;galement le souvenir d’Alexandre Dumas, qui, &#xe0; 4 ans
avait entendu un grand coup frapp&#xe9; &#xe0; la porte de sa chambre et
avait voulu ouvrir mais sa cousine effray&#xe9;e l’en avait emp&#xea;ch&#xe9;.
Il avait senti que c’&#xe9;tait son p&#xe8;re dont il apprit la mort le
lendemain. Flammarion conclut &#xe0; une manifestation co&#xef;ncidant avec
le moment m&#xea;me de la s&#xe9;paration de l’&#xe2;me du p&#xe8;re de Dumas
d’avec son corps. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;12
– Les apparitions de mourants au moment du d&#xe9;c&#xe8;s.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Flammarion
&#xe9;voque l’observation de M. Contamine. Se trouvant un jour assis
dans sa chambre devant son armoire &#xe0; glace. Il aper&#xe7;ut dans cette
glace la porte derri&#xe8;re lui s’ouvrir et vit entrer un de ses amis.
M. Contamine se retourna pour tendre les mains &#xe0; son ami mais il ne
vit personne dans la chambre. Contamine, tr&#xe8;s intrigu&#xe9;, s’informa
aussit&#xf4;t et apprit que son ami, ayant commis un homicide par
imprudence, et voulant se d&#xe9;rober &#xe0; la justice, s’&#xe9;tait suicid&#xe9;
&#xe0; l’heure exacte o&#xf9; avait eu lieu l’apparition. Flammarion
estime que la science psychique a fait des progr&#xe8;s consid&#xe9;rables,
et parmi ces progr&#xe8;s, nous devons remarquer l’&#xe9;tude exp&#xe9;rimentale
des mat&#xe9;rialisations qui nous montre que des organes corporels
peuvent se former de la substance &#xe9;man&#xe9;e de l’organisme d’un
m&#xe9;dium. Flammarion conclut en affirmant que l’&#xea;tre humain ne
consiste pas seulement dans le corps mat&#xe9;riel visible, tangible,
pond&#xe9;rable, connu de tout le monde en g&#xe9;n&#xe9;ral et des m&#xe9;decins en
particulier, mais, en m&#xea;me temps, en un &#xe9;l&#xe9;ment psychique
impond&#xe9;rable dou&#xe9; de facult&#xe9;s intras&#xe8;ques sp&#xe9;ciales, capables
d’agir en dehors de l’organisme physique et de se manifester &#xe0;
distance. Les conditions quotidiennes du temps et de l’espace ne
lui sont pas impos&#xe9;es.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 19 Oct 2009 10:19:21 GMT</pubDate></item><item><title>Apr&#xe8;s la Mort (Flammarion)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/30/15259932.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/30/15259932.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15259932/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/30/15259932.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;Apr&#xe8;s la mort
(Camille Flammarion)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;1 Investigation g&#xe9;n&#xe9;rale sur la
r&#xe9;alit&#xe9; des manifestations de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion veut &#xe9;tablir la survivance
sur des faits d’observation, par la m&#xe9;thode exp&#xe9;rimentale, en
dehors de toutes croyances religieuses. Il a re&#xe7;u 4800 lettres et en
a d&#xe9;tach&#xe9; quelques centaines d’observations qui lui ont paru
inattaquables. Pour lui, les principes de la m&#xe9;thode scientifique
nous commandent de ne recevoir les r&#xe9;cits de ph&#xe9;nom&#xe8;nes
extranaturels qu’avec une extr&#xea;me circonspection. Tous les r&#xe9;cits
doivent donc &#xea;tre d’abord tenus pour suspects. Mais les d&#xe9;clarer
tous inadmissibles est simplement une stupidit&#xe9;. Flammarion admet
l’existence en nous d’un principe spirituel diff&#xe9;rent des
attributs physiologiques, physiques, m&#xe9;caniques, chimiques de
l’organisme animal; v&#xe9;ritable substance psychique, que la
d&#xe9;sagr&#xe9;gation du corps laisse intacte. LA communication
t&#xe9;l&#xe9;pathique d’une &#xe2;me &#xe0; une autre pendant la vie n’est pas
douteuse. Elle ne l’est pas non plus apr&#xe8;s la mort. L’une des
manifestations de mort les plus d&#xe9;monstratives que Flammarion a
connues est celle du docteur Calagirone en d&#xe9;cembre 1910. Benjamin
Sirchia avait discut&#xe9; avec Caltagirone de la survivance et lui avait
promis de se manifester s’il mourait avant lui. Et il le fit. Il
fit bouger un objet qu’il avait d&#xe9;sign&#xe9; avant sa mort.
Caltagirone apprit la mort de son ami. Il &#xe9;tait mort avant le
ph&#xe9;nom&#xe8;ne dont il avait &#xe9;t&#xe9; t&#xe9;moin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pour Flammarion, le fait est l&#xe0; m&#xea;me
si nous ignorons sous quelle forme on peut exister apr&#xe8;s la mort. Il
&#xe9;voque d’autres t&#xe9;moignages d’apparitions de fant&#xf4;mes ou de
manifestation d’esprit. Il pense que les exercices de spiritisme
sont, au moins la moiti&#xe9; du temps, sans valeur intras&#xe8;que, et
refl&#xe8;tent na&#xef;vement la mentalit&#xe9; des exp&#xe9;rimentateurs mais il
croit quand m&#xea;me &#xe0; une partie des t&#xe9;moignages qu’il a re&#xe7;us. Il
ne veut pas croire &#xe0; des hallucinations de ses correspondants m&#xea;me
s’il n’en a pas &#xe9;t&#xe9; t&#xe9;moin. Il affirme qu’il est
g&#xe9;n&#xe9;ralement difficile de d&#xe9;gager les t&#xe9;moignages de survivance
des &#xe9;l&#xe9;ments psychologiques de la mentalit&#xe9; des vivants et d’&#xea;tre
assur&#xe9;s que le mort en est l’acteur incontestable. Mais cela ne
l’emp&#xea;che pas de croire aux t&#xe9;moignages. Flammarion admet qu’en
songeant &#xe0; l’&#xe9;tat de l’&#xe2;me apr&#xe8;s la mort, il nous arrive
parfois de regretter, quel que soit cet &#xe9;tat, d’avoir pour
destin&#xe9;e de ne plus poss&#xe9;der les organes qui nous permettent de
jouir de la vie. Mais pour lui, cette impression est inexacte. L’&#xe2;me
voit, entend, pense, reste en relation avec ce monde terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;2 Morts qui sont revenus &#xe0; la suite de
serments r&#xe9;ciproques, de promesses, d’engagements, de d&#xe9;clarations
ant&#xe9;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion &#xe9;voque l’histoire de Lord
Brougham. Dans son autobiographie, Brougham affirme avoir vu le
fant&#xf4;me d’un ami de coll&#xe8;ge avec qui il parlait d’immortalit&#xe9;.
Ils avaient r&#xe9;dig&#xe9; un contrat avec leur sang affirmant que, quel
que f&#xfb;t celui d’entre eux deux qui mourrait le premier, il
reviendrait se manifester &#xe0; l’autre pour dissiper le doute qu’ils
auraient pu garder sur la continuation de la vie apr&#xe8;s la mort. Un
eccl&#xe9;siastique, le chanoine cur&#xe9; de Dauze a &#xe9;crit &#xe0; Flammarion
pour lui t&#xe9;moigner une histoire arriv&#xe9;e &#xe0; un de ses amis pr&#xea;tre.
Celui-ci avait vu un de ses proches mort car il lui avait promis de
se manifester apr&#xe8;s son d&#xe9;c&#xe8;s. Ainsi, les faits d’observation
prouvent que des morts reviennent &#xe0; la suite d’engagements, de
promesses, de menaces, et que, par cons&#xe9;quent, ils existent
toujours. Flammarion avait re&#xe7;u des promesses de proches pour qu’ils
viennent le voir apr&#xe8;s leur mort mais rien ne s’est pass&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;3 Morts qui sont revenus pour affaires
personnelles&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une &#xab; possibilit&#xe9; &#xbb; qui se
pr&#xe9;sente spontan&#xe9;ment &#xe0; notre entendement pour expliquer les
manifestations, est celle des transmissions de pens&#xe9;es entre
vivants, dont le solide faisceau de t&#xe9;moignages sans cesse &#xe9;tay&#xe9;
par des faits nouveaux, constitue une base de la plus haute
importance pour nos &#xe9;tudes psychiques. Ainsi Flammarion croyait &#xe0;
la t&#xe9;l&#xe9;pathie. Dans l’ensemble des documents qu’il a re&#xe7;us,
plusieurs communications de morts indiquent qu’ils n’&#xe9;taient pas
tranquilles apr&#xe8;s leur d&#xe9;c&#xe8;s et sont venus r&#xe9;clamer des
restitutions dont ils &#xe9;taient responsables. Ainsi Mgr Pavie, &#xe9;v&#xea;que
d’Alger vit une ombre ou vapeur. C’&#xe9;tait un de ses paroissiens
mort depuis quelque temps. Le mort avait laiss&#xe9; une dette impay&#xe9;e
et en souffrait alors l’&#xe9;v&#xea;que alla &#xe0; l’adresse indiqu&#xe9;e par
son paroissien. Les renseignements &#xe9;taient exacts et la dette
correspondait pr&#xe9;cis&#xe9;ment au chiffre d&#xe9;clar&#xe9; par le d&#xe9;funt,
Pavie la solda.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;4 Manifestations et apparitions de
morts imm&#xe9;diatement apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (de quelques minutes &#xe0; une
heure).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion a re&#xe7;u des lettres de
contradicteurs. Elles viennent de deux antipodes extr&#xea;mes : les
spiritualistes cl&#xe9;ricaux et les mat&#xe9;rialistes radicaux. Il se
d&#xe9;fend en affirmant qu’il n’a jamais &#xe9;crit une ligne ni fait
aucune action par int&#xe9;r&#xea;t personnel, et quoique ces recherches
ind&#xe9;pendantes soient, en g&#xe9;n&#xe9;ral, mal jug&#xe9;es, il a continu&#xe9;,
persuad&#xe9; de servir &#xe0; l’instruction g&#xe9;n&#xe9;rale et &#xe0;
l’affranchissement des consciences. Il &#xe9;voque plusieurs lettres de
t&#xe9;moignage de manifestations de morts juste apr&#xe8;s leur d&#xe9;c&#xe8;s. Le
23 novembre 1893, un des correspondants de Flammarion &#xe9;tait couch&#xe9;
et entendit des coups frapp&#xe9;s dans sa biblioth&#xe8;que o&#xf9; il n’y
avait personne. Il n’y avait pas de vent. Le lendemain, il re&#xe7;ut
l’avis de d&#xe9;c&#xe8;s de son neveu, arriv&#xe9; la nuit pr&#xe9;c&#xe9;dente. Pour
Flammarion cela prouve que ce que nous appelons &#xab; mort &#xbb;
est la suite de la vie sous une autre forme. Les apparitions de morts
pourraient &#xea;tre une manifestation de la persistance de l’&#xe9;nergie
personnelle, une indication qu’un certain genre de force est
exerc&#xe9;e apr&#xe8;s, en connexion avec une personne qui a v&#xe9;cu sur la
terre. Il pourrait subsister aussi des images persistantes dont le
mort pourrait n’&#xea;tre plus la cause productrice. Une communication
entre un mort et un vivant ne peut &#xea;tre qu’une communication entre
une pens&#xe9;e dans un certain &#xe9;tat d’existence et une pens&#xe9;e dans
un &#xe9;tat tout diff&#xe9;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;5 – Manifestations et apparitions de
morts presque imm&#xe9;diatement apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (quelques heures : de
1 heure &#xe0; 24 heures).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion &#xe9;voque une histoire arriv&#xe9;e
&#xe0; un de ses coll&#xe8;gues, Charles Tweedale de la Soci&#xe9;t&#xe9; Royale
astronomique de Londres. Le 10 janvier 1879, il vit le visage de sa
grand-m&#xe8;re appara&#xee;tre dans sa chambre. Le lendemain il apprit
qu’elle &#xe9;tait morte la nuit m&#xea;me o&#xf9; il l’avait vue. Or son
p&#xe8;re et sa tante l’avait vue aussi. Il en conclut que la
tr&#xe9;pass&#xe9;e, quoique apparemment morte, &#xe9;tant suffisamment vivante
quelques heures plus tard, pour se manifester &#xe0; diff&#xe9;rentes
personnes s&#xe9;par&#xe9;es les unes des autres par des distances
consid&#xe9;rables. L’astronome enqu&#xea;te pour savoir si sa vision
correspondait &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;. Il avait vu sa grand-m&#xe8;re avec un
bonnet et ce fait lui fut confirm&#xe9;. Cette apparition avait eu lieu
une heure trois quarts apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;6 Manifestations et apparitions de
morts peu de temps apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (de un jour &#xe0; une semaine).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion &#xe9;voque l’histoire de
l’&#xe9;crivain Jules Lermina. Le 4 avril 1878, il avait vu l’un de
ses parents et lui avait parl&#xe9; alors qu’il &#xe9;tait mort la veille
et que Lermina ignorait ce d&#xe9;c&#xe8;s. Alors qu’il &#xe9;tait dans sa
cuisine il entendait appeler son nom. C’&#xe9;tait son cousin. Il
apprit la mort de celui-ci. Flammarion avoue que les enqu&#xea;tes sur la
v&#xe9;racit&#xe9; des faits rapport&#xe9;s ne sont pas toujours faciles &#xe0;
exercer. Evidemment, on peut rester incr&#xe9;dule sur bien des r&#xe9;cits.
Qui est-ce qui prouve que l’auteur de cette narration ne me trompe
pas ? Flammarion s’interroge sur les pri&#xe8;res r&#xe9;clam&#xe9;es par les
morts &#xe0; leurs proches et les bruits caus&#xe9;s par les morts qui
cessent apr&#xe8;s les messes dites dans le cas de certaines maisons
hant&#xe9;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;7 – Manifestations et apparitions de
morts quelque temps apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (d’une semaine &#xe0; un mois).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion raconte une histoire arriv&#xe9;e
&#xe0; sa famille en 1784. Son arri&#xe8;re-grand-m&#xe8;re avait vu son
beau-fr&#xe8;re assis au coin de la chemin&#xe9;e, comme s’il e&#xfb;t &#xe9;t&#xe9;
vivant. Stup&#xe9;faite, elle se sauva et envoya quelqu’un pr&#xe8;s de la
chemin&#xe9;e pour aller chercher le lard qui cuisait mais sans rien dire
de l’apparition. Le gar&#xe7;on aper&#xe7;ut le fant&#xf4;me et cria.
Flammarion tente une explication aux apparitions : si nous admettons
que le mort, &#xe0; l’&#xe9;tat d’esprit invisible, d’ombre
immat&#xe9;rielle, d’&#xea;tre diff&#xe9;rent de nous, inaccessible &#xe0; nos sens
physiques, soit l&#xe0;, dans notre voisinage, nous pouvons admettre
aussi qu’il agit spirituellement sur notre propre esprit et que
cette action se r&#xe9;v&#xe8;le pour nous sous une forme sensible. Le
revenant peut &#xea;tre r&#xe9;el et invisible et devenir visible pour nous,
prendre une forme pour notre esprit. Flammarion &#xe9;crit que tout
individu porterait en lui son image fluidique qui, apr&#xe8;s la mort,
constituerait le fant&#xf4;me posthume. L’&#xea;tre &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;, en se
d&#xe9;tachant du corps, n’&#xe9;prouverait qu’un changement de milieu et
conserverait souvent ses habitudes, ses id&#xe9;es, ses pr&#xe9;jug&#xe9;s. Il
tient &#xe0; sa s&#xe9;pulture, il reste en relation avec les personnes qui
lui sont ch&#xe8;res, et m&#xea;me avec les choses. Mais cette continuation
de nous-m&#xea;mes ne dure pas longtemps. Elle est form&#xe9;e de mol&#xe9;cules
qui se d&#xe9;sagr&#xe8;gent quelque jour et rentrent dans le milieu
universel. Mais ces th&#xe9;ories sont de d’Assier et Flammarion ne les
partage pas. Il ne veut pas faire de th&#xe9;orie, il pense que le temps
n’est pas venu. Il &#xe9;voque le cas de revenants qui se manifestent
car ils n’ont pas re&#xe7;u de s&#xe9;pulture. On tient donc &#xe0; son corps
et on n’aime pas le voir abandonn&#xe9;. Peut-&#xea;tre certains croyants y
tiennent-ils seuls. Peut-&#xea;tre les indiff&#xe9;rents sont-ils les plus
nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;8 – Manifestations et apparitions des
morts assez longtemps apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (de un mois &#xe0; une ann&#xe9;e).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion &#xe9;voque un fait qui s’est
d&#xe9;roul&#xe9; en 1896. Une religieuse avait &#xe9;t&#xe9; envoy&#xe9;e dans une
maison pour aider la soeur cuisini&#xe8;re. La sup&#xe9;rieure du couvent,
malade d’un cancer, et sentant sa fin approcher, avait fait
promettre &#xe0; la dite religieuse de prier pour elle. Cinq &#xe0; six
semaines apr&#xe8;s la mort de la m&#xe8;re sup&#xe9;rieure, la religieuse vit le
fant&#xf4;me de la m&#xe8;re sup&#xe9;rieure dans la cave de la maison. Elle fut
pinc&#xe9;e par elle car la m&#xe8;re sup&#xe9;rieure r&#xe9;clamait ses pri&#xe8;res. La
religieuse avait des traces de br&#xfb;lure sur son bras qui prouvait que
la m&#xe8;re sup&#xe9;rieure l’avait pinc&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;9 – Manifestations et apparitions de
morts longtemps apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (pendant les deuxi&#xe8;me, troisi&#xe8;me
et quatri&#xe8;me ann&#xe9;es apr&#xe8;s la mort).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion affirme qu’&#xe0; mesure que
nous nous &#xe9;loignons de l’&#xe9;poque du d&#xe9;c&#xe8;s, les manifestations et
les apparitions deviennent plus rares. Il &#xe9;voque la vision d’un
enfant de cinq ans. L’enfant vivait avec sa grand-m&#xe8;re &#xe0; la
campagne. Un jour, il vit son grand-p&#xe8;re, mort depuis un an. Il ne
fut pas effray&#xe9;. Sa grand-m&#xe8;re ne le crut pas. Ainsi, un grand
nombre d’observations conduiraient &#xe0; penser que les d&#xe9;funts
continuent quelque temps leurs habitudes de la vie. Flammarion &#xe9;voque
&#xe9;galement l’apparition d’un d&#xe9;funt deux ans apr&#xe8;s sa mort. Une
femme vit sa tante qu’elle affectionnait beaucoup, morte depuis
deux ans. Elle &#xe9;tait apparue pour que sa ni&#xe8;ce se r&#xe9;concilie avec
son cousin mourant.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion cite le philosophe
Schopenhauer qui s’est int&#xe9;ress&#xe9; aux apparitions. Le philosophe
allemand pensait que c’est notre vue int&#xe9;rieure, ce qu’il
appelle &#xab; l’organe du r&#xea;ve &#xbb;, qui per&#xe7;oit les
apparitions; que celles des vivants sont assez nombreuses et celles
des morts extr&#xea;mement rares; et que ce qui subsiste en nous &#xe0; la
destruction du corps ce n’est pas l’&#xe2;me, &#xab; car l’homme
n’est pas compos&#xe9; d’un corps et d’une &#xe2;me &#xbb;, mais la
volont&#xe9;. Le spiritualisme, d&#xe9;clare-t-il, est une erreur. Ce qui est
vrai, c’est l’id&#xe9;alisme. Notre vision du monde ext&#xe9;rieur n’est
pas simplement sensuelle, mais surtout intellectuelle. Et il en est
de m&#xea;me pour la vision des esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;10 – Manifestations et apparitions de
morts tr&#xe8;s longtemps apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s (au-del&#xe0; de la quatri&#xe8;me
ann&#xe9;e).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion &#xe9;voque le cas de Pascal
Cocozza, garde champ&#xea;tre qui vit en r&#xea;ve son p&#xe8;re, mort depuis 10
ans, qui lui reproche, ainsi qu’&#xe0; ses fr&#xe8;res, de l’avoir oubli&#xe9;
et d’avoir laiss&#xe9; ses ossements d&#xe9;terr&#xe9;s par les fossoyeurs. Sa
soeur avait fait le m&#xea;me r&#xea;ve. Cocozza se rendit au cimeti&#xe8;re et
vit des ossements humains en proie aux loups. C’&#xe9;tait la faute des
fossoyeurs qui furent condamn&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;11 – Les manifestations de morts dans
les exp&#xe9;riences de spiritisme. Les preuves d’identit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion affirme que le spiritisme a
mauvaise presse et le m&#xe9;rite. Ses adeptes manquent de m&#xe9;thode, pour
la plupart, sont souvent mal pond&#xe9;r&#xe9;s et dupes d’illusions.
Pourtant, lors de l’enterrement d’Allan Kardec, Flammarion a lu
un discours dans lequel il affirmait que le spiritisme n’est pas
une religion mais une science. Il pense qu’il y a des imposteurs
parmi les spirites qui se jouent des faibles cerveaux mais que ceux
qui rejettent les exp&#xe9;riences du spiritisme ont incontestablement
tort. Flammarion &#xe9;voque le cas du juge Edmonds pr&#xe9;sident du S&#xe9;nat
aux Etats-Unis qui avait d&#xfb; d&#xe9;missionner &#xe0; cause de sa foi dans le
spiritisme. Dans ses s&#xe9;ances du spiritisme. Dans ses s&#xe9;ances du
spiritisme, sa fille qui ne connaissait que l’anglais et le
fran&#xe7;ais, se mettait &#xe0; parler neuf ou dix langues. Elle parla avec
un Grec dans sa langue. Laura Edmonds communiqua avec le Grec et une
personnalit&#xe9; invisible qui annon&#xe7;a au Grec Evangelid&#xe8;s la mort de
son fils et c’est ce qui arriva. Flammarion &#xe9;voque d’autres
s&#xe9;ances de spiritisme au cours desquels les esprits se manifestent
en donnant leurs noms et pr&#xe9;voient la mort des personnes assistant &#xe0;
la s&#xe9;ance. Les identit&#xe9;s de ces esprits sont toujours constat&#xe9;es
peu apr&#xe8;s les s&#xe9;ances et leurs pr&#xe9;visions exactes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;12 – Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Flammarion, au bout de cinquante ann&#xe9;es
de recherches, affirme que la mort n’existe pas, qu’elle n’est
qu’une &#xe9;volution, que l’&#xea;tre humain survit &#xe0; cette heure
supr&#xea;me, laquelle n’est pas du tout l’heure derni&#xe8;re. Il pense
que 1) l’&#xea;tre existe comme &#xea;tre r&#xe9;el, ind&#xe9;pendant du corps; 2)
Elle est dou&#xe9;e de facult&#xe9;s encore inconnues &#xe0; la science; 3) elle
peut agir &#xe0; distance, t&#xe9;l&#xe9;pathiquement, sans l’interm&#xe9;diaire
des sens; 4) il existe dans la nature un &#xe9;l&#xe9;ment psychique en
activit&#xe9;, dont l’essence nous reste encore cach&#xe9;e; 5) l’&#xe2;me
survit &#xe0; l’organisme physique et peut se manifester apr&#xe8;s la
mort. Il conclut &#xe9;galement que 1) les &#xea;tres humains d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s, ce
que l’on appelle des morts, existent encore apr&#xe8;s la dissolution
de l’organisme mat&#xe9;riel; 2) ils existent en substances invisibles,
intangibles que nos yeux ne per&#xe7;oivent pas, que nos mains ne peuvent
toucher, que nos sens ne peuvent appr&#xe9;cier dans les conditions
normales habituelles; 3) En g&#xe9;n&#xe9;ral, ils ne se manifestent pas.
Leur mode d’existence est tout diff&#xe9;rent du n&#xf4;tre. Ils agissent
parfois sur notre esprit et, en certaines circonstances, peuvent
prouver leur survivance; 4) en agissant sur notre esprit et par l&#xe0;
sur notre cerveau, ils sont vus et re&#xe7;us par nous sous des formes
sensibles : nous les voyons tels que nous les avons connus, avec
leurs v&#xea;tement, leurs allures, leurs exercices, leur personnalit&#xe9;.
C’est notre oeil int&#xe9;rieur qui les voit. C’est une perception
d’&#xe2;me &#xe0; &#xe2;me; 5) ce ne sont pas l&#xe0; des hallucinations, des
visions imaginaires. Ce sont des r&#xe9;alit&#xe9;s. L’&#xea;tre invisible
devient visible; 6) ils peuvent se manifester sous des formes
objectives; 7) Dans un grand nombre de cas, les apparitions de
d&#xe9;funts ne sont pas intentionnelles. Le mort n’agit pas
express&#xe9;ment sur le spectateur. Il semble qu’il continue vaguement
certaines habitudes, qu’il erre dans les lieux o&#xf9; il a v&#xe9;cu ou
non loin du s&#xe9;pulcre; de l’&#xe2;me &#xe9;manent des ondes &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;es
qui, en touchant le percipient, se transforment en images pour le
cerveau r&#xe9;cepteur vibrant syntoniquement; 8) les apparitions et
manifestations sont relativement fr&#xe9;quentes dans les heures qui
suivent imm&#xe9;diatement le d&#xe9;c&#xe8;s; leur nombre diminue &#xe0; mesure que
l’on s’en &#xe9;loigne, et s’att&#xe9;nue de jour en jour; 9) les &#xe2;mes
s&#xe9;par&#xe9;es des corps conservent longtemps leur mentalit&#xe9; terrestre.
Chez les catholiques, des demandes de pri&#xe8;res sont souvent
exprim&#xe9;es. Toutefois, Flammarion avoue que les esprits sup&#xe9;rieurs
qui, dans quelque branche que ce soit, philosophes, savants,
&#xe9;crivains, artistes, ont contribu&#xe9; au progr&#xe8;s de l’humanit&#xe9;, ne
sont pas revenus nous instruire. Flammarion pense qu’il n’y a pas
plus d’&#xe9;galit&#xe9; entre les morts qu’entre les vivants. La vie
d’outre-tombe doit &#xea;tre consid&#xe9;r&#xe9;e comme s&#xe9;par&#xe9;e de la n&#xf4;tre
au point de vue physique. Les deux mondes sont dissemblables et nos
yeux mortels ne voient pas l’autre. Il pense que c’est l’esprit
des morts qui agit sur celui des vivants. Il n’y a pas de v&#xea;tement,
en r&#xe9;alit&#xe9; il n’y a pas de corps non plus; il n’y a pas de
corps non plus; il n’y a qu’une impression c&#xe9;r&#xe9;brale qui se
transforme en image. Flammarion pense qu’en quittant la vie
terrestre l’&#xe2;me humaine ne devient pas ang&#xe9;lique. La mort ne peut
pas rendre un homme quelconque omniscient. Il pense aussi que si
l’&#xe2;me humaine survit &#xe0; l’organisme physique, elle pr&#xe9;existe
car chacun de nous arrive en ce monde avec des aptitudes sp&#xe9;ciales,
dont l’origine ne peut &#xea;tre trouv&#xe9;e dans l’h&#xe9;r&#xe9;dit&#xe9;. Dans
nos go&#xfb;ts, dans dans nos pr&#xe9;f&#xe9;rences, dans nos impressions, dans
nos intuitions, dans nos r&#xea;ves, dans les r&#xe9;miniscences, dans les
sympathies et les antipathies, c’est notre &#xea;tre ant&#xe9;rieur &#xe0; la
naissance terrestre qui, plus ou moins vaguement, se manifeste. Nous
avons des connaissances mentales, des pens&#xe9;es mentales dans le
subconscient subliminal, remontant &#xe0; nos existences ant&#xe9;rieures, et
des pens&#xe9;es c&#xe9;r&#xe9;brales provenant de notre existence actuelle.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:14:29 GMT</pubDate></item><item><title>Le vieux qui lisait des romans d&apos;amour (Sepulveda)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/25/15194131.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/25/15194131.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15194131/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/25/15194131.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;lt;!--
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le vieux qui
lisait des romans d’amour (Luis Sepulveda)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques
habitants d’El Idilio ainsi qu’une poign&#xe9;e d’aventuriers
attendaient sur le quai leur tour de s’asseoir dans le fauteuil du
dentiste, le docteur Rubincondo Loachamin, qui pratiquait une &#xe9;trange
anesth&#xe9;sie verbale pour att&#xe9;nuer les douleurs de ses clients. Il
leur disait que c’&#xe9;tait la faute au gouvernement s’ils avaient
mal. Le docteur ha&#xef;ssait tous les gouvernements. Fils ill&#xe9;gitime
d’un &#xe9;migrant ib&#xe9;rique, il tenait de lui une r&#xe9;pulsion profonde
pour tout ce qui s’apparentait &#xe0; l?autorit&#xe9;. Le docteur venait
deux fois par an &#xe0; El Idilio tout comme l?employ&#xe9; des postes. Pour
les habitants des rives du Zamora, du Yacuambi et du Nangaritza, le
fauteuil mobile du docteur Rubincondo Loachamin &#xe9;tait une
institution. Il &#xe9;tait install&#xe9; sur une estrade d’un m&#xe8;tre carr&#xe9;
que le dentiste appelait la &#xab; consultation &#xbb;. Ceux qui
attendaient leur tour faisaient des t&#xea;tes d’enterrement. Les seuls
personnages &#xe0; garder le sourire, autour de la consultation &#xe9;taient
les Jivaros. C’&#xe9;taient des indig&#xe8;nes rejet&#xe9;s par leur propre
peuple, les Shuars, qui les consid&#xe9;raient comme d&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;s. Une
fois sa t&#xe2;che accomplie, le dentiste &#xe9;tait attendu par Antonio Jos&#xe9;
Bolivar Proano, un vieil homme au corps nerveux. Les deux hommes se
souvinrent d’un patient du dentiste qui s’&#xe9;tait fait enlever
toutes les dents pour gagner un pari. Le parieur avait partag&#xe9; la
moiti&#xe9; des gains avec le dentiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire, unique
fonctionnaire, autorit&#xe9; supr&#xea;me et repr&#xe9;sentant d’un pouvoir
trop lointain pour inspirer la crainte, &#xe9;tait un personnage ob&#xe8;se
qui transpirait continuellement, ce qui lui avait valu le surnom de
limace. Sa grande occupation consistait &#xe0; g&#xe9;rer son stock de bi&#xe8;re.
Il vidait les bouteilles &#xe0; petits coups car il savait bien que, le
stock &#xe9;puis&#xe9;, la r&#xe9;alit&#xe9; se ferait plus d&#xe9;sesp&#xe9;rante encore. Il
vivait avec une indig&#xe8;ne qu’il battait sauvagement en l’accusant
de l’avoir ensorcel&#xe9;. Tout le monde attendait le jour o&#xf9; sa femme
l’assassinerait. On prenait m&#xea;me les paris. Il &#xe9;tait l&#xe0; depuis
sept ans et s’&#xe9;tait fait universellement d&#xe9;tester. Il faisait
payer des taxes et enfermait les ivrognes qui refusaient de payer les
amendes pour trouble &#xe0; l’ordre public. Le pr&#xe9;c&#xe9;dent maire &#xe9;tait
aim&#xe9;. On lui devait le passage du bateau et les visites du facteur
et du dentiste. Mais il avait &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9; par des chercheurs d’or.
El Idilio &#xe9;tait rest&#xe9; deux ans sans autorit&#xe9;. Le maire arriva sur
le quai. Il donna l’ordre de hisser le cadavre que le bateau avait
amen&#xe9;. Les Shuars l’avaient trouv&#xe9; en aval &#xe0; deux jours d’El
Idilio. Le maire accusa les Shuars d’avoir tu&#xe9; l?homme mais ils
ni&#xe8;rent et le maire les frappa. Mais Jos&#xe9; Antonio Bolivar arriva et
montra au maire les traces de griffes qui couvraient le visage du
mort. C’&#xe9;tait un jaguar qui l’avait tu&#xe9; et non les indig&#xe8;nes.
Le maire ne voulut pas y croire mais le dentiste lui demanda pourquoi
les Shuars auraient tu&#xe9; l’homme. Le maire r&#xe9;pondit qu’ils
l’auraient tu&#xe9; pour le voler. Mais l’homme mort avait encore ses
affaires et son argent sur lui ainsi qu’un sac avec des peaux de
jaguar. Le gringo tu&#xe9; chassait hors saison et des esp&#xe8;ces
interdites. Une femelle jaguar l’avait tu&#xe9; parce qu’il avait tu&#xe9;
ses petits. La maire face &#xe0; ses explications ne r&#xe9;pondit rien et
s’en alla r&#xe9;diger une d&#xe9;p&#xea;che pour le poste de police d’El
dorado. Le dentiste f&#xe9;licita Bolivar d’avoir mouch&#xe9; le maire. Il
lui avait apport&#xe9; deux livres d’amour car Bolivar adorait ce genre
de romans. C’&#xe9;tait une prostitu&#xe9;e noire, Josefina, qui
s&#xe9;lectionnait pour le dentiste deux romans tous les six mois.
Bolivar pensait que le maire allait organiser une battue pour trouver
la femelle jaguar et la tuer. Malgr&#xe9; ses 70 ans, Bolivar &#xe9;tait s&#xfb;r
d’&#xea;tre appel&#xe9; par le maire pour la battue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antonio
Jos&#xe9; Bolivar Proano savait lire, mais pas &#xe9;crire. Il lisait
lentement en murmurant les syllabes. Il lisait en s’aidant d’une
loupe. Il habitait une cabane en bambou d’environ 10m 2 meubl&#xe9;e
sommairement. Il avait connu sa femme quand ils &#xe9;taient enfants &#xe0;
San Luis, un village de la Cordill&#xe8;re. Ils avaient 13 ans quand on
les avait fianc&#xe9;s et 15 ans quand ils se mari&#xe8;rent. Ils avaient
v&#xe9;cu leurs trois premi&#xe8;res ann&#xe9;es chez le p&#xe8;re de l’&#xe9;pous&#xe9;e.
Quand le vieux mourut, ils h&#xe9;rit&#xe8;rent de quelques m&#xe8;tres de terre
et de quelques animaux domestiques qui ne surv&#xe9;curent pas aux frais
de l’enterrement. Sa femme &#xe9;tait st&#xe9;rile et ils recevaient des
commentaires m&#xe9;disants. Antonio emmenait sa femme chez des
gu&#xe9;risseurs mais c’&#xe9;tait inutile. Ils avaient d&#xe9;cid&#xe9; de partir
quand on demanda &#xe0; Antonio de laisser sa femme &#xe0; la f&#xea;te de San
Luis pour qu’elle soit prise par un autre. Antonio refusa la
perspective d’&#xea;tre le p&#xe8;re d’un enfant de carnaval. Il avait
entendu parler d’un plan de colonisation de l’Amazonie. Le
gouvernement promettait de grandes superficies et une aide technique
en &#xe9;change du peuplement de territoires disput&#xe9;s au P&#xe9;rou. Ils
arriv&#xe8;rent &#xe0; El Idilio. On leur d&#xe9;livra un papier qui
officialisait leur qualit&#xe9; de colons. On leur assigna deux hectares
de for&#xea;t, deux machettes, des b&#xea;ches, quelques mesures de semences
et la promesse d’une aide technique qui ne vint jamais. Le couple
commen&#xe7;a par se construire une cabane puis se lan&#xe7;a dans le
d&#xe9;broussaillement. Quand survint la premi&#xe8;re saison des pluies, ils
avaient &#xe9;puis&#xe9; leurs provisions et ne savaient plus que faire. Les
premiers colons commenc&#xe8;rent &#xe0; mourir. Antonio et sa femme se
sentaient perdus quand le salut leur apparut sous la forme d’hommes
&#xe0; demi nus, le visage peint de pulpe de roucou, la t&#xea;te et les bras
arm&#xe9;es de parures multicolores. C’&#xe9;taient les Shuars. Ils leur
apprirent &#xe0; chasser, &#xe0; p&#xea;cher, &#xe0; construire des cabanes qui
r&#xe9;sistent aux temp&#xea;tes, &#xe0; distinguer les fruits comestibles des
v&#xe9;n&#xe9;neux et surtout, ils apprirent l’art de vivre avec la for&#xea;t.
Quand la saison des pluies fut pass&#xe9;e, les Shuars les aid&#xe8;rent &#xe0;
d&#xe9;fricher les pentes de la montagne tout en les pr&#xe9;venant que
c’&#xe9;tait un travail sans espoir. Dolor&#xe8;s, la femme d’Antonio, ne
r&#xe9;sista pas &#xe0; la deuxi&#xe8;me ann&#xe9;e et s’en fut, emport&#xe9;e par une
fi&#xe8;vre ardente et la malaria. Antonio ne put retourner &#xe0; son
village de la cordill&#xe8;re. Les pauvres pardonnent tout, sauf l’&#xe9;chec.
Il apprit la langue des Shuars en participant &#xe0; leurs chasses. Le
soir, s’il d&#xe9;sirait &#xea;tre seul, il s’abritait sous une pirogue,
et si au contraire il avait besoin de compagnie, il cherchait les
Shuars. Il &#xe9;tait l&#xe0; depuis cinq ans, quand il sut qu’il ne
quitterait plus jamais ce pays. Un jour, il se fit mordre par un
crotale. Il bondit en brandissant sa machette et coupa l’animal en
morceau jusqu’&#xe0; ce que le voile du venin vienne lui obscurcir les
yeux. Sentant que la vie l’abandonnait, il partit &#xe0; la recherche
d’un foyer Shuar. Les soins d’un sorcier Shuar lui firent
retrouver lentement la sant&#xe9;. Quand ils le virent compl&#xe8;tement
r&#xe9;tabli, les Shuars l’entour&#xe8;rent en le couvrant de cadeaux : une
sarabacane neuve, un faisceau de dards, un collier de perles de
rivi&#xe8;re, un cordon en plumes de toucan. Ils peignirent son corps aux
couleurs du boa et lui demand&#xe8;rent de danser avec eux. Il &#xe9;tait
l’un des rares survivants d’une morsure de crotale et il
convenait de c&#xe9;l&#xe9;brer l’&#xe9;v&#xe9;nement par la F&#xea;te du Serpent. Il
but pour la premi&#xe8;re fois de la natema, une douce liqueur
hallucinog&#xe8;ne. Il se vit lui-m&#xea;me comme une partie ins&#xe9;parable de
ces espaces. C ‘&#xe9;tait un signe ind&#xe9;chiffrable qui lui ordonnait
de rester, et il resta. Beaucoup plus tard il eut un ami, Nushino, un
Shar. Ils parcouraient ensemble la for&#xea;t. Ils r&#xe9;colt&#xe8;rent du venin
de serpent. Deux fois par an, un agent du laboratoire o&#xf9; l’on
pr&#xe9;parait le s&#xe9;rum antivenimeux venait acheter les flacons mortels.
Antonio apprit les rites et les secrets des Shuars. Tant qu’il
v&#xe9;cut chez eux, il n’eut pas besoin de romans pour conna&#xee;tre
l’amour. Il n’&#xe9;tait pas des leurs et, pour cette raison, il ne
pouvait prendre d’&#xe9;pouse. Mais le Shuar qui l’h&#xe9;bergeait le
priait d’accepter l’une de ses femmes. D’&#xe9;normes machines
arrivaient des routes et les Shuars durent se faire plus mobiles. Les
colons se faisaient plus nombreux. Et, surtout, se d&#xe9;veloppaient la
peste des chercheurs d’or, individus sans scrupules. Les Shuars se
d&#xe9;pla&#xe7;aient vers l’Ouest en cherchant l’intimit&#xe9; des for&#xea;ts
imp&#xe9;n&#xe9;trables. Un matin, Antonio rata un tir de sarbacane et
s’aper&#xe7;ut qu’il vieillissait. Il prit la d&#xe9;cision de
s’installer &#xe0; El Idilio. Un jour, il entendit une explosion qui
venait d’un bras du fleuve, et ce fut le signal qui acc&#xe9;l&#xe9;ra son
d&#xe9;part. C’&#xe9;tait un groupe de cinq aventuriers qui avaient fait
sauter le barrage de retenue d’une fray&#xe8;re pour pratiquer un
passage dans le courant. Les Blancs tir&#xe8;rent et touch&#xe8;rent deux
indig&#xe8;nes. Les Shuars les tu&#xe8;rent tous sauf un qui r&#xe9;ussit &#xe0;
fuir. Parmi les bless&#xe9;s se trouvait Nushino. Nushino demanda &#xe0;
Antonio de le venger en tuant le cinqui&#xe8;me Blanc. Il le trouva, le
tua et le ramena aux Shuars. Mais il avait tu&#xe9; le Blanc en utilisant
le fusil de l’aventurier et l’homme &#xe9;tait fig&#xe9; dans une grimace
d’&#xe9;pouvante. Ainsi les Shuars ne pourraient r&#xe9;duire sa t&#xea;te et
par la faute d’Anotnio, Nushino ne partirait pas. Antonio s’&#xe9;tait
d&#xe9;shonor&#xe9; et, ce faisant, il &#xe9;tait responsable du malheur de son
ami. Il ne serait plus le bienvenu parmi les Shuars.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Quand
Antonio revint &#xe0; El Idilio, le lieu avait chang&#xe9;. La mairie avait
&#xe9;t&#xe9; construite ainsi qu’un quai en bois. Les habitants le
consid&#xe9;r&#xe8;rent comme un sauvage et l’&#xe9;vit&#xe8;rent puis ils
d&#xe9;couvrirent la chance que sa pr&#xe9;sence repr&#xe9;sentait pour eux.
Antonio essayait de mettre des limites &#xe0; l’action des colons qui
d&#xe9;truisaient la for&#xea;t pour &#xe9;difier cette oeuvre ma&#xee;tresse de
l’homme civilis&#xe9; : le d&#xe9;sert. Comme les Shuars, les animaux
s’enfon&#xe7;aient vers l’orient. Antonio d&#xe9;couvrait qu’il serait
libre au moment o&#xf9; ses dents se mirent &#xe0; se g&#xe2;ter. Alors il se fit
soigner par le dentiste. Un jour, le &#xab; sucre &#xbb;, le b&#xe2;teau
qui venait &#xe0; El Idilio, avait amen&#xe9; deux fonctionnaires de l’Etat
pour recuillir les suffrages pour les &#xe9;lections pr&#xe9;sidentielles.
Comme Antonio savait lire, il avait le droit de voter. Il vota pour
le vainqueur et re&#xe7;ut une bouteille de Frontera en contrepartie de
l’exercice de son droit. Antonio savait lire mais il n’avait rien
&#xe0; lire. A contrecoeur, le maire accepta de lui pr&#xea;ter quelques
journaux mais Antonio les trouva sans int&#xe9;r&#xea;t. Un beau jour, le
&#xab; Sucre &#xbb; amena un cur&#xe9; exp&#xe9;di&#xe9; pour baptiser les
enfants et mettre fin aux concubinages. Il n’y r&#xe9;ussit pas mais il
avait un livre qui int&#xe9;ressa Antonio. C’&#xe9;tait une biographie de
Saint Fran&#xe7;ois. Le pr&#xea;tre s’endormit et Antonio commen&#xe7;a &#xe0; lire
&#xe0; haute voix. Le cur&#xe9; se r&#xe9;veilla et s’amusa de la conduite
d’Antonio. Ils discut&#xe8;rent de lecture. Antonio voulut savoir
comment &#xe9;taient les livres d’amour. Le pr&#xea;tre lui expliqua et
Antonio eut un d&#xe9;sir de lecture plus fort qu’avant. Il chercha le
moyen de trouver des livres. Il captura des singes et des perroquets
pour payer son voyage sur le &#xab; Sucre &#xbb;. Pendant le
voyage, il bavarda avec le dentiste. Il lui dit qu’il cherchait des
livres. A El Dorado, le dentiste le pr&#xe9;senta &#xe0; l’institutrice.
Celle-ci lui montra sa biblioth&#xe8;que. Cinq mois durant, il put ainsi
former et polir ses go&#xfb;ts de lecteur. Il habita dans l’&#xe9;cole et
fit des travaux domestiques. Il n’appr&#xe9;cia pas la g&#xe9;om&#xe9;trie ni
l’histoire qui lui sembla un chapelet de mensonges. Edmond de
Amicis et son coeur occup&#xe8;rent pratiquement la moiti&#xe9; de son s&#xe9;jour
&#xe0; El Dorado. Apr&#xe8;s avoir cherch&#xe9; dans toute la biblioth&#xe8;que, il
trouva ce qu’il lui fallait vraiment, le Rosaire de Florence
Barclay contenait de l’amour.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;5&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Antonio
dormait peu. Le reste de son temps, il le consacrait &#xe0; lire les
romans, &#xe0; divaguer sur les myst&#xe8;res de l’amour et &#xe0; imaginer les
lieux o&#xf9; se passaient les histoires. Il aimait par-dessus tout
imaginer la neige. Un jour qu’il allait chercher des crabes au
fleuve, il vit une pirogue arriver alors qu’il pleuvait &#xe9;norm&#xe9;ment.
Seul un fou pouvait se risquer &#xe0; naviguer sous ce d&#xe9;luge. Le maire
et d’autres hommes vinrent voir ce qui se passait. La pirogue
contenait le corps d’un homme, gorge ouverte et bras lac&#xe9;r&#xe9;s. Il
n’avait pas d’yeux. Le maire donna l’ordre de hisser le corps.
On l’identifia &#xe0; sa bouche. C ‘&#xe9;tait Napol&#xe9;on Salinas, un
chercheur d’or qui s’&#xe9;tait fait soigner la veille par le
dentiste. Salinas &#xe9;tait l’un des rares &#xe0; se faire consolider les
dents avec de l’or. Le maire demanda &#xe0; Antonio si c’&#xe9;tait
encore un coup du jaguar femelle et Antonio en regardant les plaies
confirma. Le maire trouva des p&#xe9;pites sur le cadavre et il les
r&#xe9;partit entre les hommes pr&#xe9;sents puis il mit le cadavre dans le
fleuve. Antonio pensait que le jaguar s’approchait d’El Idilio et
le maire en fut &#xe9;nerv&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;6&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;De
retour chez lui,Antonio mangea les crabes et lut un roman. Il se
demanda ce qu’&#xe9;tait un baiser ardent car il avait peu embrasse sa
femme qui consid&#xe9;rait que c’&#xe9;tait un p&#xe9;ch&#xe9; et les Shuars ne
connaissaient pas le baiser. Il interrompit sa lecture apr&#xe8;s avoir
entendu des cris. Une mule affol&#xe9;e galopait sur le sentier en
poussant des braiments et en envoyant des ruades &#xe0; ceux qui
essayaient de l’arr&#xea;ter. Finalement, l’animal fut immobilis&#xe9;.
La mule portait des plaies profondes. Le maire l’acheva. C’&#xe9;tait
la mule d’Alkaseltzer Miranda, un colon qui tenait un comptoir de
vente d’agardiente, sel, tabac et Alkaseltzer, de l&#xe0; son surnom.
Le maire ordonna une exp&#xe9;dition pour le lendemain pour aller voir
Miranda. Pour Antonio, il n’&#xe9;tait plus question de se concentrer
sur la lecture. Tout le monde savait que le maire le tenait &#xe0;
l’oeil. Antonio se souvint d’un jour o&#xf9; une barque &#xe0; moteur
avait emmen&#xe9; &#xe0; El Idilio quatre Etats-uniens &#xe9;quip&#xe9;s d’appareils
photo, de vivres et d’instruments &#xe0; l’usage inconnu. Ils
pass&#xe8;rent plusieurs jours &#xe0; faire la cour au maire en l’abreuvant
de whisky. Le maire avait d&#xe9;sign&#xe9; Antonio comme le meilleur
connaisseur de l’Amazonie et avait conduit les quatre hommes chez
le vieux. Les gringos photographi&#xe8;rent Antonio. Ils entr&#xe8;rent dans
la cabane sans demander la permission. Ils voulurent prendre le
portrait d’Antonio et sa femme mais le vieux prit son fusil et fit
d&#xe9;guerpir les gringos. Le maire en col&#xe8;re voulut le chasser car la
cabane d’Antonio se trouvait sur des terres appartenant &#xe0; l’Etat.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Onec&#xe9;n
Salmundo, un octog&#xe9;naire qui t&#xe9;moignait &#xe0; Antonio de l’amiti&#xe9; &#xe0;
cause de leurs origines montagnardes communes vint le voir. Il lui
dit que le maire l’avait pris en grippe et de faire attention. Une
semaine plus tard, trois gringos arriv&#xe8;rent. Le maire vint voir
Antonio pour faire la paix. Il lui expliqua que les gringos
pr&#xe9;tendaient que les singes avaient tu&#xe9; un des leurs mais pour le
maire c’&#xe9;tait les Jivaros. Antonio lui dit que les Shuars
&#xe9;vitaient les histoires mais que des singes &#xe9;taient capables de
d&#xe9;pecer un cheval. Le maire &#xe9;tait dans la merde jusqu’au cou car
les gringos avaient une lettre de recommandation du gouverneur. Le
maire avait besoin d’Antonio. Il voulait qu’Antonio aide les
gringos &#xe0; chercher les restes de leur compagnon. Antonio accepta &#xe0;
condition que le maire le laisse tranquille.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Antonio
trouva sans peine le squelette du gringo. Les fourmis avaient d&#xe9;j&#xe0;
tout nettoy&#xe9; et un ouistiti avait pris l’appareil photo du gringo
ce qui fit rire Antonio. Il rentra &#xe0; El Idilio livrer les restes et
le maire le laissa tranquille.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;7&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Antonio
suivit le maire et ses hommes le lendemain. Il pleuvait. Le maire
ob&#xe8;se ralentissait les hommes. Ils trouv&#xe8;rent un endroit pour
passer la nuit. Ils distribu&#xe8;rent les tours de garde. Antonio prit
le premier. Il y eut du bruit et le maire se r&#xe9;veilla et alla voir
avec sa lanterne. Antonio lui ordonna de l’&#xe9;teindre car&amp;nbsp; c’&#xe9;tait
dangereux mais le maire refusa alors d’un coup de poing, le vieux
envoya valser la lanterne. Ils durent quitter l’endroit car les
chauves-souris qui leur servaient d’alarme avaient fui &#xe0; cause de
la peur. Le maire crut trouver le jaguar et tira mais c’&#xe9;tait un
ours &#xe0; miel et les autres hommes lui firent des reproches car tuer
cet animal portait malheur. Ils arriv&#xe8;rent chez Miranda. Il &#xe9;tait
mort, le dos ouvert par deux coups de griffe. Ils d&#xe9;couvrirent un
autre cadavre. Il &#xe9;tait &#xe9;tendu, pantalon baiss&#xe9;. Ses &#xe9;paules
avaient &#xe9;t&#xe9; labour&#xe9;es par les griffes, c’&#xe9;tait Placencio Punan.
C’&#xe9;tait un prospecteur d’&#xe9;meraudes.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;8&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ils
train&#xe8;rent les deux corps jusqu’&#xe0; un mar&#xe9;cage et les lanc&#xe8;rent
dans les joncs. Ils retourn&#xe8;rent au comptoir pour passer la nuit.
Pendant son quart, Antonio en profita pour lire. Un des hommes du
maire s’approcha et lui demanda que racontait le livre. D’autres
hommes attir&#xe9;s par la lecture &#xe9;cout&#xe8;rent Antonio lire. Le livre
parlait de Venise et le maire, qui avait de l’instruction, essaya
d’expliquer pourquoi cette ville reposait sur une lagune mais les
hommes ne comprenaient pas. Le jaguar approcha et le maire tira &#xe0;
l’aveuglette. Le jaguar partit et Antonio r&#xe9;primanda le maire.
Alors le maire comprit qu’il s’&#xe9;tait suffisamment discr&#xe9;dit&#xe9;
aupr&#xe8;s de ces hommes et il proposa 5000 sucres &#xe0; Antonio pour qu’il
trouve le jaguar et le tue. Pendant que lui et ses hommes
retourn&#xe8;rent prot&#xe9;ger le village. Antonio ne s’int&#xe9;ressait pas
beaucoup &#xe0; la r&#xe9;compense et pensait que le jaguar cherchait la
mort. La femelle cherchait une occasion de mourir dans un combat &#xe0;
d&#xe9;couvert, dans un duel que ni le maire ni aucun de ses hommes ne
pouvaient comprendre. Alors Antonio accepta le march&#xe9; du maire. Il
resta seul et reprit sa lecture. Il &#xe9;tait m&#xe9;content de ne pas
arriver &#xe0; comprendre l’intrigue. Il pensait que le jaguar ne
l’attaquerait pas mais s’en prendrait au maire et ses hommes.
Antonio repensa &#xe0; ses pr&#xe9;c&#xe9;dentes chasses. Il ne se consid&#xe9;rait
pas comme un chasseur.&lt;br /&gt;Les chasseurs tuent pour vaincre la peur
qui les rend fous et les pourrit de l’int&#xe9;rieur et tel n’&#xe9;tait
pas le cas d’Antonio. Il sortit dans la for&#xea;t pour rep&#xe9;rer une
piste. Il marcha en ligne droite vers l’ouest, vers le Yacuambi qui
coulait &#xe0; peu de distance. La pluie s’arr&#xea;ta et cela l’alarma
car l’&#xe9;vaporation commencerait et la for&#xea;t dispara&#xee;trait dans un
brouillard &#xe9;pais qui l’emp&#xea;cherait de respirer et d’y voir &#xe0;
plus d’un pas. Il vit la femelle jaguar &#xe0; une cinquantaine de
m&#xe8;tres. Elle se d&#xe9;pla&#xe7;ait avec lenteur, la gueule ouverte et la
queue fouettant ses flancs. Il la regarda se d&#xe9;placer et fut
plusieurs fois sur le point de tirer. Mais il ne le fit pas. Il
savait que son tir devait &#xea;tre s&#xfb;r et d&#xe9;finitif. S’il la
blessait seulement, la femelle ne lui laisserait pas le temps de
recharger son arme. Le jaguar attendit la nuit pour l’attaquer. Le
vieux gagna la berge de la rivi&#xe8;re. Mais la femelle l’attaqua.
Au-dessus de lui, la femelle agitait fr&#xe9;n&#xe9;tiquement la queue mais
elle n’attaquait plus. Antonio put r&#xe9;cup&#xe9;rer son fusil. Le m&#xe2;le
&#xe9;tait l&#xe0; bless&#xe9; et Antonio comprit que la femelle voulait qu’il
tue le m&#xe2;le pour abr&#xe9;ger ses souffrances. Alors Antonio le tua et
la femelle partit. Antonio trouva une pirogue o&#xf9; il put manger et
dormir. Mais la femelle le retrouva et monta sur la pirogue. Le vieux
comprit que l’animal &#xe9;tait devenu fou car il lui urinait dessus.
Il le marquait comme sa proie, il le consid&#xe9;rait comme mort avant
m&#xea;me de l’avoir affront&#xe9;. Alors Antonio tira, il blessa l’animal
mais fut bless&#xe9; au pied. Ils &#xe9;taient &#xe0; &#xe9;galit&#xe9;. Alors il
rechargea son arme et, d’un coup renversa la pirogue. Quand il se
redressa, la blessure lui causa une douleur atroce, et l’animal
surpris, s’allongea sur les rochers en calculant son assaut. Le
jaguar bondit sur lui, griffes et crocs sortis. Alors il appuya sur
la d&#xe9;tente et abattit la femelle. Antonio pleura du honte, se
sentait avili et en aucun cas vainqueur dans cette bataille. Alors il
prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui
parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui
faisaient oublier la barbarie des hommes.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 25 Sep 2009 10:31:15 GMT</pubDate></item><item><title>La th&#xe9;osophie II</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/15/15077957.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/15/15077957.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15077957/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/15/15077957.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les th&#xe9;osophes prennent
la t&#xea;te du mouvement d’&#xe9;mancipation de la femme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique
a lanc&#xe9; son offensive principale en faveur de l’&#xe9;mancipation des
femmes en France avec la constitution d’une franc-ma&#xe7;onnerie
f&#xe9;ministe d’inspiration th&#xe9;osophique, le Droit Humain. Annie
Besant qui en &#xe9;tait l’instigatrice y re&#xe7;ut le grade de 33&#xe8;. A
cette &#xe9;poque, la duchesse de Pomar, originaire d’Espagne et grande
mystique, prit de l’influence dans la ST en France. Elle se
convertit au bouddhisme &#xe9;sot&#xe9;rique qu’elle vulgarisa dans divers
&#xe9;crits. Elle pr&#xe9;voyait le r&#xe8;gne du &#xab; cerveau&amp;nbsp; f&#xe9;minin &#xbb;
qui devait &#xea;tre le symbole d’une &#xe9;volution capitale de
l’humanit&#xe9;. Elle mourut le 2 novembre 1895. Le combat f&#xe9;ministe
atteint la franc-ma&#xe7;onnerie puisque le 16 f&#xe9;vrier 1866 Maria
Deraismes fit une conf&#xe9;rence au Grand Orient. Elle d&#xe9;fendit la
franc-ma&#xe7;onnerie contre le clerg&#xe9;. Elle fut initi&#xe9;e &#xe0; la
franc-ma&#xe7;onnerie dans la loge des Libres-penseurs du Pecq le 14
janvier 1882 ce qui entra&#xee;na le rejet de cette loge par son
ob&#xe9;dience la Grande Loge Symbolique Ecossaise. Maria Deraismes &#xe9;tait
en bon rapport avec Annie Besant. Maria Deraismes fonda avec le
docteur Georges Martin, franc-ma&#xe7;on du 33&#xe8; degr&#xe9;, l’ob&#xe9;dience
mixte le Droit Humain le 4 avril 1893. Maria Deraismes mourut en
1894. 15 000 personnes assist&#xe8;rent &#xe0; ses obs&#xe8;ques. Annie Besant
fut d&#xe9;sign&#xe9;e grand-ma&#xee;tre adjoint du Droit Humain donnant &#xe0; cette
ob&#xe9;dience ma&#xe7;onnique une orientation th&#xe9;osophique. Une autre femme
compta beaucoup pour la ST et le f&#xe9;minisme, Alexandra David-Neel.
N&#xe9;e &#xe0; Saint Mand&#xe9; le 24 octobre 1868, son p&#xe8;re, ami de Hugo,
&#xe9;tait franc-ma&#xe7;on et anticl&#xe9;rical. Sa m&#xe8;re &#xe9;tiait pieuse.
Alexandra apprit le sanskrit, suivit les cours d’orientalisme au
coll&#xe8;ge de France. Elle &#xe9;tait fascin&#xe9;e par le Tibet. En 1891, elle
h&#xe9;rita ce qui lui permit de partir &#xe0; Ceylan et en Inde. A B&#xe9;nar&#xe8;s,
elle rencontra les membres de la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique. Elle
critiqua l’hindouisme et s’en prit &#xe0; Gandhi qu’elle accusait
de ti&#xe9;deur. Bouddhiste, elle se lan&#xe7;a dans des diatribes contre les
superstitions populaires. Elle voyagea beaucoup et rencontra Philippe
Neel &#xe0; Tunis. Elle se maria avec lui. D&#xe9;&#xe7;ue par ce mariage elle
voyagea encore. Elle visita l’Inde et le Tibet. Elle fut re&#xe7;ue par
le Dala&#xef;-Lama r&#xe9;fugi&#xe9; en Inde. Elle se fit initier au lamaisme ce
qui lui permit de traverser le Tibet avec le costume des lamas. Elle
s’attacha un enfant tib&#xe9;tain, Yongden avec lequel elle partit en
Birmanie, au Japon, en chine et en Cor&#xe9;e. Elle arriva &#xe0; entrer dans
la ville interdite de Chassa au Tibet. Son livre &#xab; voyage d’une
parisienne &#xe0; Lhassa &#xbb; obtint un immense succ&#xe8;s dans le monde
entier. Elle c&#xe8;da ses droits d’auteur &#xe0; la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique
fran&#xe7;aise. Elle mourut &#xe0; 100 ans.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Sous le signe d’Isis et
du pouvoir secret f&#xe9;minin&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’id&#xe9;e premi&#xe8;re des
h&#xe9;ro&#xef;nes de la ST &#xe9;tait la cr&#xe9;ation d’un v&#xe9;ritable pouvoir
f&#xe9;minin. HPB estimait que l’&#xe9;mancipation de la femme et
l’institution d’un pouvoir f&#xe9;minin ne pourraient s’accomplir
que si elles d&#xe9;coulaient naturellement d’une &#xe9;volution de
l’opinion publique occidentale en mati&#xe8;re religieuse. HPB estimait
que la femme ne pouvait s’&#xe9;manciper que si l’on parvenait &#xe0;
saper la toute-puissance du &#xab; dieu-m&#xe2;le &#xbb; d’Isra&#xeb;l et
les dieux chr&#xe9;tien et musulman. Cette id&#xe9;e fut reprise par Annie
Besant. Pour cela il fallait mettre &#xe0; la mode en Occident la
religion hindoue dans laquelle existe le culte de la d&#xe9;esse-m&#xe8;re.
Pour cela la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique devait s’allier &#xe0; la
puissance de la franc-ma&#xe7;onnerie. Le bouddhisme devait &#xe9;galement
entrer en Occident. HPB &#xe9;crivit Isis d&#xe9;voil&#xe9;e et la Doctrine
secr&#xe8;te dans le cadre de cette action f&#xe9;ministe. HPB d&#xe9;clara que
son ouvrage &#xe9;tait un plaidoyer en faveur de la reconnaissance de la
philosophie herm&#xe9;tique, la religion de la sagesse, comme la seule
cl&#xe9; de l’absolu, en mati&#xe8;re de science et de th&#xe9;ologie. Elle se
r&#xe9;f&#xe8;re au plus antique livre h&#xe9;breu sur la science occulte : le
Siphra Dzenouita. HPB pensait que l’humanit&#xe9; &#xe9;tait compos&#xe9;e de
sept races et que nous &#xe9;tions la cinqui&#xe8;me. HPB veut prouver
qu’avant la race humaine &#xe0; laquelle nous appartenons il en
existait une autre qui connut un degr&#xe9; de science plus avanc&#xe9; que
le n&#xf4;tre et qui disparut. Pour Blavatsky, la vraie m&#xe9;taphysique est
celle qui, par le moyen de la magie, met le philosophe au contact
direct avec l’&#xe2;me universelle. La proposition essentielle d’Isis
d&#xe9;voil&#xe9;e est celle-ci : &#xab; Le brahmanisme pr&#xe9;v&#xe9;dique et le
bouddhisme sont la double source de laquelle ont jailli toutes les
religions ; le nirvan&#xe2; est l’oc&#xe9;an vers lequel elle tendent
toutes &#xbb;. HPB affirme que le monoth&#xe9;isme jud&#xe9;o-chr&#xe9;tien est
un schisme barbare du bouddhisme. Elle pr&#xe9;tend que les fl&#xe8;ches des
cath&#xe9;drales sont des symboles phalliques. Elle voit dans la Vierge
la survivance grossi&#xe8;re d’Isis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’imitation supr&#xea;me
identifie le nirvan&#xe2; &#xe0; la paix universelle&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans la &#xab; Doctrine
secr&#xe8;te &#xbb; HPB conclut que dieu, tel que l’entendent
actuellement les chr&#xe9;tiens, les Juifs et les musulmans, n’est rien
d’autre que le &#xab; Seigneur Adam &#xbb; anc&#xea;tre fondateur de
la race et de la tribu dont est sorti l’humanit&#xe9;. L’homme est
v&#xe9;ritablement la divinit&#xe9; manifest&#xe9;e sous ses deux aspects : bon
et mauvais. Selon elle, dieu et Satan ne forment qu’une seule et
m&#xea;me personne, ainsi qu’on le voit dans toutes les religions
archa&#xef;ques. Le but manifeste de &#xab; La Doctrine secr&#xe8;te &#xbb;
est de d&#xe9;montrer que toutes les religions sont issues de croyances
identiques qui, au cours des &#xe2;ges, se sont transform&#xe9;es dans chaque
r&#xe9;gion, dans chaque tribu, &#xe0; la faveur des conditions locales. Les
buts de la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique sont de trois ordres : constituer
le noyau d’une fraternit&#xe9; universelle de l’humanit&#xe9;, sans
distinctions de race, de couleur ou de croyance. Encourager l’&#xe9;tude
des Ecritures aryennes, d&#xe9;montrer l’importance de l’ancienne
litt&#xe9;rature asiatique, notamment des oeuvres brahmaniques,
bouddhistes et zoroastriennes. Approfondit sous tous leurs aspects
les myst&#xe8;res cach&#xe9;s de la nature et, tout sp&#xe9;cialement, les
pouvoirs psychiques et spirituels latent chez l’homme. HPB a
proph&#xe9;tis&#xe9; que de 1975 &#xe0; l’an 2000, la th&#xe9;osophie secr&#xe8;te
bouleverserait les donn&#xe9;es du monde moderne et sauverait l’humanit&#xe9;
de la pente vers laquelle elle court. Le vrai th&#xe9;osophe, d’apr&#xe8;s
HPB, ne croit pas au dieu des chr&#xe9;tiens, des Juifs et des musulmans.
Ce dieu-l&#xe0; n’est que l’ombre d&#xe9;mesur&#xe9;e de l’homme lui-m&#xea;me.
Le dieu des th&#xe9;osophes est la nature, l’essence en tant
qu’essence. Pour HPB, il ne doit y avoir aucune discrimination pour
fait de sexe, de race, de religion, de position sociale. L’id&#xe9;al
profond de la th&#xe9;osophie &#xab; consiste &#xe0; donner plus &#xe0; autrui
qu’&#xe0; soi-m&#xea;me &#xbb;. Beaucoup de th&#xe9;osophes sont v&#xe9;g&#xe9;tariens
ou naturistes mais cela n’a rien &#xe0; voir avec des exigences
th&#xe9;osophiques. L’alcool et la drogue doivent &#xea;tre prohib&#xe9;s par
le th&#xe9;osophe parce qu’il doit toujours rester ma&#xee;tre de soi. Les
th&#xe9;osophes initi&#xe9;s doivent mener une vie chaste afin de consacrer
toute leur &#xe9;nergie &#xe0; leur t&#xe2;che. Quelques adeptes secrets
demeurent proches de la terre; ils forment une fraternit&#xe9; occulte,
dite la la Grande Fraternit&#xe9; blanche. HPB s&#xe9;parait le bouddhisme
exot&#xe9;rique, destin&#xe9; aux masses, du bouddhisme &#xe9;sot&#xe9;rique,
accessible seulement aux esprits sup&#xe9;rieurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La lib&#xe9;ration des Indes
(Gandhi)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le succ&#xe8;s essentiel de la
ST reste la contribution &#xe0; la prise de conscience d’un bouddhisme
&#xe0; vocation universelle ainsi qu’au r&#xe9;veil et &#xe0; la lib&#xe9;ration de
l’Inde. Aux c&#xf4;t&#xe9;s d’Annie Besant se trouvait Gandhi. La
vocation du futur Mahatma s’&#xe9;tait r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9;e gr&#xe2;ce &#xe0; Madame
Blavatsky et &#xe0; Annie Besant. Gandhi naquit le 2 octobre 1869 dans
une famille de caste &#xe9;lev&#xe9;e, celle des &#xab; vaisyas &#xbb;. Son
p&#xe8;re &#xe9;tait un n&#xe9;gociant ais&#xe9; et sa m&#xe8;re appartenait &#xe0; la secte
Ja&#xef;n, adepte extremiste de la non-violence. Il re&#xe7;ut, selon la
tradition, une &#xe9;pouse du m&#xea;me &#xe2;ge que lui quand il avait 13 ans et
ne la connaissait pas. Ils &#xe9;prouv&#xe8;rent une vive attirance l’un
pour l’autre. Il se rendit &#xe0; Londres &#xe0; 18 ans pour suivre des
&#xe9;tudes d’avocat. Il devint v&#xe9;g&#xe9;tarien et adepte de la doctrine
Ja&#xef;n. Il rencontra un &#xe9;crivain anglais r&#xe9;put&#xe9;, sir Edwin Arnold
qui lui conseilla de se pr&#xe9;senter &#xe0; HPB et Besant. Blavatsky lui
demanda ce qu’il pensait de la religion de ses p&#xe8;res et Gandhi
l’assura qu’il ne s’&#xe9;tait jamais abaiss&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;tude des
vieilles superstitions. HPB le r&#xe9;primanda vivement. Elle chargea les
th&#xe9;osophes qui lui avaient pr&#xe9;sent&#xe9; Gandhi de l’instruire sur la
spiritualit&#xe9; hindoue. Gandhi reconnut que c’est au contact de HPB
et des th&#xe9;osophes de Londres qu’il se forgea une &#xab; conscience
nationale &#xbb; et qu’il se jura d’oeuvrer &#xe0; l’&#xe9;mancipation
de l’Inde. Il fut envo&#xfb;t&#xe9; par HPB et lut ses ouvrages avec
passion. Il assista &#xe0; des r&#xe9;unions de la loge Blavatsky. Il
s’int&#xe9;ressa &#xe0; l’histoire des religions. Il lut &#xab; comment
je suis devenu th&#xe9;osophe &#xbb; d’Annie Besant et se convertit &#xe0;
la th&#xe9;osophie mais ne se lia pas &#xe0; la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique se
r&#xe9;servant une libert&#xe9; d’action. Il fut admis avocat en 1891 et
retourna en Inde. Il eut une mission en Afrique du Sud et laissa son
&#xe9;pouse et ses deux enfants. Il fit venir sa femme et ses enfants au
Natal. Annie Besant l’avait converti au contr&#xf4;le des naissances et
il ne voulait plus d’enfant. Il pratiqua l’abstinence avec
l’accord de son &#xe9;pouse. Il s’occupa de la d&#xe9;fense des droits
des colons indiens du Transval. Il entretint des relations
quotidiennes avec les th&#xe9;osophes de Johannesburg. Ses activit&#xe9;s lui
valurent la prison mais gr&#xe2;ce &#xe0; la non-violence il obtint l’octroi
aux Asiatiques d’Afrique du Sud le statut de travailleurs libres.
En 1914, il parti pour Londres et y contracta une pleur&#xe9;sie alors il
rentra en Inde. Il trouva une Inde nouvelle. Sous la pression des
th&#xe9;osophes, l’Inde s’&#xe9;tait r&#xe9;veill&#xe9;e. Il se rangea sous la
banni&#xe8;re de Gokhale, leader des nationalistes hindous. Il voulut
fraterniser avec les intouchables ce qui lui fut reproch&#xe9;. Annie
Besant l’invita &#xe0; une c&#xe9;r&#xe9;monie en pr&#xe9;sence du vice-roi pour
c&#xe9;l&#xe9;brer l’inauguration de l’universit&#xe9; de B&#xe9;nar&#xe8;s. Gandhi
se lan&#xe7;a dans une diatribe contre les maharajahs &#xe9;go&#xef;stes pendant
que le peuple mourait de faim. Cherchant le scandale, il s’en prit
au vice-roi. Annie Besant l’interrompit puis le laissa reprendre la
parole. Gandhi atteignit la notori&#xe9;t&#xe9;. Les Anglais avaient besoin
des Indiens pour gagner la premi&#xe8;re guerre mondiale alors le
vice-roi r&#xe9;unit une table ronde avec les principaux chefs politiques
indig&#xe8;nes. Gandhi demanda aux Anglais de s’engager, apr&#xe8;s la
guerre, &#xe0; transformer le territoire indien en dominion et obtint
gain de cause. Il accepta alors qu’on recrute des Hindous pour la
guerre et oeuvra en ce sens. Cette campagne de recrutement &#xe9;branla
un temps son prestige personnel. Mais l’Angleterre ne respecta pas
la parole donn&#xe9;e &#xe0; Gandhi par le vice-roi et les nationalistes
organis&#xe8;rent un meeting &#xe0; Amritsar et l’arm&#xe9;e ouvrit le feu
contre les Hindous tuant femmes et enfants. D&#xe9;sormais, les patriotes
allaient opposer un front uni &#xe0; l’occupant. Mais Gandhi refusa de
rompra avec l’Angleterre et engagea les Indiens &#xe0; accepter le
&#xab; Government of India Act &#xbb; qui octroyait un syst&#xe8;me dit
de &#xab; biarchie &#xbb; permettant aux Indiens de prendre en main
une partie de leur gestion int&#xe9;rieure. En 1921, le voyage officiel
du Prince de Galles fut boycott&#xe9; sur ordre de Gandhi et en
repr&#xe9;sailles il fut mis en prison pendant six mois. D&#xe8;s lors, il
opta dans le cadre de la non-violence pour la lib&#xe9;ration totale de
son pays. c’&#xe9;tait la rupture avec Annie Besant et la Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique. L’ind&#xe9;pendance pr&#xe9;vue par HPB se r&#xe9;alisa enfin le
15 ao&#xfb;t 1947. La guerre civile et religieuse entre le Hindous et les
musulmans ensanglanta cette renaissance. Gandhi fut assassin&#xe9; le 30
janvier 1948 par un fanatique hindou.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les dissidences allemandes
bouleversent le cours de l’histoire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique
connut deux dissidences : celle de l’anthroposophie de Steiner et
celle de l’Aryanisme germanique d’o&#xf9; allait sortir le nazisme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Rudolf Steiner naquit en
Autriche le 27 f&#xe9;vrier 1861 dans une famille modeste. Ecolier dou&#xe9;
mais susceptible, Steiner fut retir&#xe9; de son &#xe9;cole religieuse par
son p&#xe8;re pour s’occuper lui-m&#xea;me de l’&#xe9;ducation de son fils.
Steiner s’int&#xe9;ressa aux sciences naturelles et &#xe0; la g&#xe9;om&#xe9;trie.
Adolescent, Steiner continua &#xe0; s’instruire seul. Il se mit &#xe0; lire
les ouvrages m&#xe9;taphysiques de Kant. Il fut admis &#xe0; l’Ecole
sup&#xe9;rieure technique de Vienne. Il fr&#xe9;quenta l’universit&#xe9;. C’est
le professeur Brentano qui lui donna l’id&#xe9;e de se consacrer
d&#xe9;sormais &#xe0; l’&#xe9;tude de la philosophie. Il acquit le grade de
docteur en philosophie et divers dipl&#xf4;mes scientifiques. Pr&#xe9;cepteur,
il r&#xe9;ussit &#xe0; instruire un attard&#xe9; mental gr&#xe2;ce &#xe0; ses m&#xe9;thodes
et &#xe0; lui faire r&#xe9;ussir ses &#xe9;tudes. Il tomba amoureux et fut
subjugu&#xe9; par le pouvoir f&#xe9;minin malgr&#xe9; sa timidit&#xe9;. Son premier
choc spirituel lui fut caus&#xe9; par une jeune po&#xe9;tesse autrichienne,
Marie Eugn&#xe9;ie Della Grazie qui croyait en la validit&#xe9; de
l’exp&#xe9;rience de Sacher-Masoch et en la puissance de la violence.S
teiner fut bless&#xe9; par cette attitude qu’il croyait contraire &#xe0; la
nature des femmes. Il &#xe9;tudia Goethe et se convertit &#xe0; son
enseignement. A Vienne, Steiner &#xe9;tait en rapport avec une th&#xe9;osophe,
Marie Lang, et trouva aupr&#xe8;s d’elle l’apaisement qu’il
souhaitait. Il rencontra Rose Mayreder, un peintre de talent qui
avait publi&#xe9; un ouvrage volumineux intitul&#xe9; &#xab; critique de la
f&#xe9;minit&#xe9; &#xbb;. Il quitta Vienne pour Weimar o&#xf9; il devint
archiviste pendant sept ans et surveilla l’&#xe9;dition des oeuvres
scientifiques de Goethe. Gr&#xe2;ce aux ouvrages clefs des roses-croix,
il parvint &#xe0; la connaissance des textes &#xe9;sot&#xe9;riques de Goethe. A
Weimar, il rencontra Elisabeth Forster, la soeur de Nietzsche. C’est
en contemplant aupr&#xe8;s d’elle le g&#xe9;nial philosophe qu’il eut sa
premi&#xe8;re &#xab; illumination &#xbb;. Il vit l’&#xe2;me de Nietzsche.
En 1897, il quitta Weimar pour Berlin et y dirigea un magazine
litt&#xe9;raire. Il fut recueilli par une aimable veuve, Anne Eunik, m&#xe8;re
de cinq enfants, avec qui il se maria en 1899. Ils v&#xe9;curent peu de
temps ensemble. La m&#xea;me ann&#xe9;e il publia un conte fantastique &#xab; Le
serpent vert et le beau lys &#xbb; qui constituait une explication
rudimentaire de l’herm&#xe9;tisme de Goethe. Il fut invit&#xe9; par la
Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique de Berlin &#xe0; prononcer des conf&#xe9;rences. Il y
rencontra une aristocrate d’origine russe, Marie de Rivers. Il
voulut &#xea;tre th&#xe9;osophe comme elle. Il l’&#xe9;pousa 15 ans plus tard
en 1914, trois apr&#xe8;s la mort de sa premi&#xe8;re femme. Steiner
rencontre Annie Besant qui lui demanda de seconder Marie dans la
direction de la loge de Berlin. Il fut nomm&#xe9;, en 1905, secr&#xe9;taire
g&#xe9;n&#xe9;rale de la section allemande. Il dirigea un journal qui eut une
carri&#xe8;re brillante &#xab; Lucifer et gnosis &#xbb;. Steiner
pr&#xe9;tendit que l’homme, en tant qu’&#xea;tre spirituel, &#xe9;tait bien
plus ancien que les autres &#xea;tres vivants sur la terre qui n’&#xe9;taient
pour lui que des d&#xe9;chets du d&#xe9;veloppement humain. Dans son livre
&#xab; La science occulte &#xbb;, Steiner livra une morale en cinq
principes : la ma&#xee;trise des pens&#xe9;es, le pouvoir sur les volitions,
l’&#xe9;galit&#xe9; d’&#xe2;me devant&amp;nbsp; le plaisir et la douleur, la
positivit&#xe9; dans les jugements, l’absence de pr&#xe9;ventions dans les
concepts d’existence. Steiner acceptait ainsi de r&#xe9;nover le
christianisme aux sources bouddhiques mais refusait de suivre Besant
dans ses critiques de J&#xe9;sus. Apr&#xe8;s des discussions v&#xe9;h&#xe9;mentes, la
rupture fut consomm&#xe9;e. En 1913, la section allemande envoya un
t&#xe9;l&#xe9;gramme comminatoire &#xe0; Adyar pour demander la d&#xe9;position
d’Annie Besant. Il fonda une nouvelle Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique &#xe0;
Dornach qui tint son premier congr&#xe8;s &#xe0; Stockholm. Les th&#xe9;osophes
allemands ne rest&#xe8;rent pas fid&#xe8;le &#xe0; la ST m&#xe8;re. Ils bas&#xe8;rent
leurs doctrines sur des interpr&#xe9;tations fantaisistes de l’oeuvre
de HPB. Ils donn&#xe8;rent &#xe0; ses arguments un sens antis&#xe9;mite qu’ils
n’eurent jamais. Si elle entendait se dresser contre le &#xab; Dieu
des Juifs &#xbb;, ce n’&#xe9;tait pas pour condamner les Juifs mais
pour lutter contre les forces attribu&#xe9;es au &#xab; dieu-m&#xe2;le &#xbb;.
Jacques Lantier consid&#xe8;re Karl Haushofer comme l’initiateur de
Hitler &#xe0; l’occultisme. Haushofer n&#xe9; &#xe0; Munich en 1869 se consacra
&#xe0; l’exploration en Chine, aux Indes et au Tibet. Il avait
rencontr&#xe9; Gurdjieff qui l’aurait initi&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;sot&#xe9;risme
tib&#xe9;tain. Entr&#xe9; dans l’arm&#xe9;e, g&#xe9;n&#xe9;ral en 1918, il fut attach&#xe9;
militaire allemand au Japon. Apr&#xe8;s la premi&#xe8;re guerre mondiale, il
cr&#xe9;a la &#xab; geopolitik &#xbb; dont on lui confia la chaire &#xe0;
Munich. Parmi ses &#xe9;tudiants se trouvait Rudolf Hess. Il constitua
une Soci&#xe9;t&#xe9; de G&#xe9;opolitique, organisation pseudo-scientifique
d’inspiration mi-spirite mi-th&#xe9;osophique qui se r&#xe9;v&#xe9;la bient&#xf4;t
l’instrument du nazisme. La th&#xe8;se allemande sur les religions
archa&#xef;ques et les mouvements de populations connue sous le nom
d’ &#xbb;Indo-germanisierung griechenland &#xbb; fut publi&#xe9;e en
1933. La th&#xe9;orie avan&#xe7;ait qu’une race &#xe9;lue s’appelait la race
aryenne. Sa patrie &#xe9;tait Thul&#xe9; que d’aucuns voudraient confondre
avec l’Atlantide. Apr&#xe8;s un cataclysme, les Aryens se seraient
dispers&#xe9;s en Allemagne, aux Indes et en Gr&#xe8;ce. Rosenberg affirma
que leur signe distinctif &#xe9;tait le svastika. En 1912, des savants
allemands avaient cr&#xe9;&#xe9;e le groupe Thul&#xe9;. Apr&#xe8;s la premi&#xe8;re
guerre mondiale, ce groupe se transforma en&amp;nbsp; soci&#xe9;t&#xe9; secr&#xe8;te qui
rassemblait des amateurs de sciences occultes. Parmi les dirigeants
se trouvaient un journaliste munichois Dietrich Eckart antis&#xe9;mite
notoire qui introduisit Hitler dans le groupe. Il avait connu Hitler
dans le Deutsche Arbeiter Partei. Initi&#xe9; &#xe0; l’aryanisme
germanique, Hitler devait placer son combat sous le signe sacr&#xe9; du
svastika.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La Soci&#xe9;t&#xe9;
Anthroposophique universelle de constitution la&#xef;que et la communaut&#xe9;
des chr&#xe9;tiens &#xe0; direction confessionnelle eurent beaucoup
d’adh&#xe9;rents en Allemagne, en Angleterre, en Autriche, en Suisse et
en Hollande. Steiner croyait &#xe0; l’existence d’un univers
invisible et des mondes suprasensibles, &#xe0; la r&#xe9;incarnation, &#xe0; des
rythmes cosmiques auxquels la nature humaine est directement li&#xe9;.
Steiner assura que le corps astral devient sensible au clairvoyant.
Plus l’&#xe2;me humaine progresse dans son &#xe9;volution et plus le corps
astral s’organise. L’existence de ce corps astral oblige
l’&#xe9;tudiant en occultisme &#xe0; observer huit commandements : toute
son activit&#xe9; conceptuelle doit tendre &#xe0; refl&#xe9;ter fid&#xe8;lement le
monde ext&#xe9;rieur et &#xe0; bannir de son &#xea;tre les repr&#xe9;sentations
inexactes; le disciple ne doit se d&#xe9;terminer, m&#xea;me dans les petites
choses, qu’apr&#xe8;s une d&#xe9;lib&#xe9;ration fond&#xe9;e sur des raisons
s&#xe9;rieuses; jamais il ne dit quelque chose en l’air, il s’applique
&#xe0; ne parler ni trop ni trop peu; l’&#xe9;tudiant doit renoncer en
principe &#xe0; ce qui peut troubler les autres ou heurter visiblement
l’ambiance; il fuit &#xe9;galement la pr&#xe9;cipitation et l’indolence
et garde un juste milieu dans son activit&#xe9;; il ne cherche pas &#xe0;
ex&#xe9;cuter ce qui d&#xe9;passerait ses forces mais il ne n&#xe9;glige non plus
rien de ce qu’elles lui permettent d’accomplir; tout ce qui se
passe devant l’&#xe9;tudiant doit lui &#xea;tre une occasion d’acqu&#xe9;rir
une exp&#xe9;rience qui lui sera pr&#xe9;cieuse; il doit se plonger en
lui-m&#xea;me, d&#xe9;lib&#xe9;rer en silence, d&#xe9;finir et examiner les principes
qui dominent son existence faire la revue de ses connaissances, peser
ses devoirs, en un mot m&#xe9;diter sur le sens et le but de la vie.
Steiner a refus&#xe9; l’essentiel de la th&#xe9;osophie orientaliste pour
s’affirmer chr&#xe9;tien occidentaliste. Il a invent&#xe9; l’eurythmie.
Il s’agit d’extirper de la conscience toute intellectualit&#xe9;,
toute influence d’une mati&#xe8;re condman&#xe9;e, mais de sentir,
d’&#xe9;prouver, de saisir les rythmes de la nature.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En 1913, Steiner fit
construire le si&#xe8;ge de l’Anthroposophie &#xe0; Dornach, en Suisse. Il
l’appela le Goetheanum en hommage &#xe0; son ma&#xee;tre. En 1919, aid&#xe9;
financi&#xe8;rement par la soci&#xe9;t&#xe9; industrielle Waldorf, il cr&#xe9;a la
premi&#xe8;re &#xe9;cole dans laquelle ses m&#xe9;thodes p&#xe9;dagogiques furent
appliqu&#xe9;es. Pouss&#xe9; par d’&#xe9;minents praticiens, il fonda au
Goetheanum une section de m&#xe9;decine et cr&#xe9;a, &#xe0; Arlesheim, une
clinique anthroposophe. Sur les donn&#xe9;es de Steiner, le docteur
Scmiedel fonda, avec l’appui d’industriels, la c&#xe9;l&#xe8;bre usine de
produits pharmaceutiques Weleda. Il fonda le &#xab; Mouvement de
culture bio-dynamique &#xbb; qui s’interdit l’usage d’engrais
chimiques. Steiner mourut le 30 mars 1925.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La th&#xe9;osophie r&#xe9;form&#xe9;e
conduit &#xe0; la sagesse orientale.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Annie Besant avait un
compagnon et conseiller, C.W. Leadbeater n&#xe9; en 1847, ancien d’Oxford
qui avait &#xe9;t&#xe9; pasteur. Apr&#xe8;s avoir eu des visions, il se convertit
au bouddhisme et &#xe0; la th&#xe9;osophie. Il &#xe9;crivit &#xab; une esquisse
de la Th&#xe9;osophie &#xbb; dans laquelle il estimait que le th&#xe9;osophe
devait &#xe9;tudier les religions d’un point de vue scientifique et
critique et ne pas consid&#xe9;rer leurs enseignements comme
infaillibles. Pour lui, la th&#xe9;osophie ne saurait &#xea;tre ni une
religion ni une doctrine impos&#xe9;e mais une qu&#xea;te philosophique et
scientifique fond&#xe9;e sur une hypoth&#xe8;se cosmogonique. Pour
Leadbeater, chaque pens&#xe9;e, chaque parole, chaque action engage le
pr&#xe9;sent et l’avenir en vertu de la loi de causalit&#xe9;. Autrement
dit, tout ce que nous faisons a des cons&#xe9;quences multiples qu’il
faut essayer de pr&#xe9;voir. Pour lui, la th&#xe9;osophie ne promet pas le
bonheur ni dans ce monde ni dans l’autre, mais elle prot&#xe8;ge du
malheur. Il pense que dieu s’identifie &#xe0; l’homme au sommet de sa
pl&#xe9;nitude. Leadbeater remit en question l’histoire du christ avec
Annie Besant ce qui choqua le vatican et les chr&#xe9;tiens. A propos du
christ, Leadbeater s’indigna de &#xab; la stup&#xe9;fiante
transformation d’une all&#xe9;gorie parfaitement raisonnable en une
biographie absolument impossible &#xbb;. En 1908, Annie Besant et
Leedbeater d&#xe9;couvrirent une jeune hindou dont l’intelligence leur
parut si prodigieuse qu’ils crurent que c’&#xe9;tait un personnage
divin. Son p&#xe8;re &#xe9;tait de la caste sup&#xe9;rieure des brahmanes et
dignitaire de la ST et il accepta de confier son enfant &#xe0; Annie
Besant. Le jeune prodige s’appelait Krishnamurti et &#xe9;tait n&#xe9; en
1896 pr&#xe8;s de Madras. Besant et Leadbeater pensaiant que Krishnamurti
&#xe9;tait une r&#xe9;incarnation de J&#xe9;sus. Annie Besant pr&#xe9;senta son
prot&#xe9;g&#xe9; comme une r&#xe9;incarnation du Christ sous le nom d’Alcyone.
En 1910, elle fonda un ordre &#xe9;sot&#xe9;rique destin&#xe9; &#xe0; faciliter la
t&#xe2;che du nouveau messie, l’Ordre de l’Etoile d’Orient dont
Alcyone fut d&#xe9;sign&#xe9; comme le chef supr&#xea;me. Selon Besant, dieu
lui-m&#xea;me avait pr&#xe9;par&#xe9; l’av&#xe8;nement d’Alcyone pour montrer que
la race blanche n’&#xe9;tait pas la race &#xe9;lue. En 1911, la moralit&#xe9;
de Leadbeater fut mise en doute et le p&#xe8;re de Krishnamurti et de
Nikya, son fr&#xe8;re, r&#xe9;clama ses enfants mais ce droit lui fut refus&#xe9;.
Krishnamurti rompit avec la ST avec fermet&#xe9; et partit avec son fr&#xe8;re
en Californie. Apr&#xe8;s la mort de ce dernier il revint en Inde o&#xf9; il
propagea un enseignement philosophique inspir&#xe9; par les doctrines
humanitaires de la th&#xe9;osophie mais lib&#xe9;r&#xe9; de toutes croyances
surnaturelles. La th&#xe9;osophie de Krishnamurti n’avait plus rien de
commun avec celle de Madame Blavatsky mais en exprimait les
aspirations les plus profondes : la lib&#xe9;ration de l’homme, la
fraternit&#xe9;, la paix universelle. Il s’&#xe9;tait fait conna&#xee;tre dans
le monde entier &#xe0; partir de la rupture avec la Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique en 1922. Il ne condamna pas la ST mais demanda aux
th&#xe9;osophes de lib&#xe9;rer leur pens&#xe9;e pour d&#xe9;gager leur propre
spiritualit&#xe9;. Il leur reprocha d’accorder trop d’importance &#xe0;
l’enseignement des Ma&#xee;tres et des dirigeants de la Soci&#xe9;t&#xe9;. Il
proclama qu’il n’y a pas d’orthodoxie seule compte la libert&#xe9;
qui permet de se r&#xe9;aliser. &#xab; Soyez votre propre guide, dit-il,
votre propre flambeau &#xbb;. Il condamna l’&#xe9;sot&#xe9;risme et
l’occultisme. Pour lui l’homme authentique est celui qui se met &#xe0;
penser par lui-m&#xea;me et construit sa propre philosophie. Les
religions sont des erreurs. Aucun rituel n’est n&#xe9;cessaire &#xe0; la
connaissance spirituelle. Krishnamurti se d&#xe9;fend d’avoir un
enseignement et refuse de se poser en ma&#xee;tre. Il ne veut pas de
disciple.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La th&#xe9;osophie moderne en
France et dans le monde.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les Fran&#xe7;ais qui, les
premiers, avaient accueilli avec sympathie les id&#xe9;es de HPB &#xe9;taient
pour la plupart des spirites convaincus. Ils n’accord&#xe8;rent pas
grande faveur aux th&#xe9;ories d’inspiration bouddhiste mettant en
cause leurs convictions sur l’existence du p&#xe9;risprit. Ils
contest&#xe8;rent l’influence et le pouvoir accord&#xe9;s aux femmes au
sein de la Soci&#xe9;t&#xe9; th&#xe9;osophique. Dans les ann&#xe9;es 1880
l’anticl&#xe9;ricalisme &#xe9;tait fort en France et par r&#xe9;action
l’antis&#xe9;mitisme et l’antima&#xe7;onnisme &#xe9;galement. L’occultisme
int&#xe9;ressa les foules. Un ouvrage obscur, &#xab; Dogmes et rituels
de haute magie &#xbb;, d’Eliphas L&#xe9;vi, devint le grand &#xe9;v&#xe9;nement
litt&#xe9;raire de cette &#xe9;poque troubl&#xe9;e. Jamais on n’avait vu &#xe0;
Paris tant de m&#xe9;diums. L’un des ma&#xee;tres du spiritisme fran&#xe7;ais
&#xe9;tait le docteur Fauvety. Il adh&#xe9;ra &#xe0; la ST et essaya de concilier
spiritisme et th&#xe9;osophie. Aussi avait-il cr&#xe9;&#xe9; &#xe0; Paris la Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique des spirites de France. La Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique
connaissait une autre tendance, la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique des
occultistes de France dirig&#xe9;e par le docteur Fortin, disciple
d’Eliphas L&#xe9;vi. La tendance Blavatsky portait le nom de Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique d’Orient et d’Occident pr&#xe9;sid&#xe9;e par la duchesse
de Pomar. Elle &#xe9;tait vou&#xe9;e &#xe0; la d&#xe9;fense de l’&#xe9;ternel f&#xe9;minin.
HPB officialisa les trois groupes th&#xe9;osophiques. Elle accorda
cependant son soutien officiel au groupe de la duchesse de Pomar pour
conserver la discipline et l’orthodoxie. On y trouvait l’&#xe9;crivain
Schur&#xe9;, l’astronome Flammarion. Une revue fut cr&#xe9;&#xe9;e &#xab; Le
lotus &#xbb;. Papus entra dans la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique dans la
branche Isis mais il en provoqua la dissolution &#xe0; cause de sa
personnalit&#xe9;. Des socialistes comme Dramard entr&#xe8;rent dans la ST. A
la fin de sa vie HPB essaya de concilier les opinions aristocrates
avec celles des progressistes. Elle m&#xea;me se proclama &#xab; socialiste &#xbb;
en d&#xe9;clarant que cela &#xe9;tait tout &#xe0; fait naturel en raison de ses
convictions bouddhistes. Blavatsky enrageait de voir &#xab; Le
Lotus &#xbb;, connu comme l’organe officiel de la ST exposer des
th&#xe8;ses proprement spirites et elle le confia &#xe0; la comtesse
d’Adhemar. A la mort de celle-ci la revue devint &#xab; Le Lotus
bleu &#xbb;. En 1897 d&#xe9;but&#xe8;rent les conf&#xe9;rences publiques
mensuelles. Au d&#xe9;but du Xx&#xe8;me si&#xe8;cle la ST connut une crise
interne &#xe0; cause de ses trois courants : le mouvement &#xab; Back to
Blavatsky &#xbb;, la n&#xe9;o-th&#xe9;osophie, la Nouvelle th&#xe9;osophie. Le
premier &#xe9;tait orthodoxe et fid&#xe8;le &#xe0; &#xab; La Doctrine secr&#xe8;te &#xbb;,
le deuxi&#xe8;me &#xe9;tait dirig&#xe9; par Besant et Leadbeater de tendance
spirite, le troisi&#xe8;me entendait faire d&#xe9;buter la th&#xe9;osophie &#xe0;
l’enseignement de Krishnamurti. En 1924, le conseil g&#xe9;n&#xe9;ral de la
ST d&#xe9;icda que la Soci&#xe9;t&#xe9; serait ouverte &#xe0; tous ceux qui
reconna&#xee;traient ses buts fondateurs sans distinctions d’opinions
politiques ou religieuses. Aucune th&#xe9;orie, pas m&#xea;me celle de HPB ne
pouvait &#xe0; l’avenir &#xea;tre pr&#xe9;sent&#xe9;e comme refl&#xe9;tant la doctrine
officielle. En 1950, le conseil g&#xe9;n&#xe9;ral d’Adyar lib&#xe9;ra la ST de
toute attache ext&#xe9;rieure &#xe0; elle et la transforma pratiquement en
oeuvre philanthropique et en foyer intellectuel. En 1900, le congr&#xe8;s
international de la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique se tint &#xe0; Paris sous la
pr&#xe9;sidence du colonel Olcott. Ce congr&#xe8;s eut un immense succ&#xe8;s en
France et &#xe0; l’&#xe9;tranger.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour le th&#xe9;osophe, c’est
&#xe0; chacun de d&#xe9;couvrir, par sa propre recherche m&#xe9;taphysique, le
vrai visage de dieu. C’est ce que proclame la devise de la Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique : &#xab; Il n’y a pas de religion plus &#xe9;lev&#xe9;e que
la v&#xe9;rit&#xe9; &#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 10:13:33 GMT</pubDate></item><item><title>La th&#xe9;osophie I</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/07/14985947.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/07/14985947.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14985947/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/09/07/14985947.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La
th&#xe9;osophie ou l’invasion de la spiritualit&#xe9; orientale (Jacques
Lantier)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les th&#xe9;osophes
r&#xe9;concilient les sciences et les religions pour aboutir &#xe0; la paix
universelle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La th&#xe9;osophie groupe
l’ensemble des th&#xe9;ories qui pr&#xe9;tendent mener les hommes &#xe0; la
sagesse, en recherchant dieu dans la vie int&#xe9;rieure, et la v&#xe9;rit&#xe9;
&#xe9;ternelle dans l’enseignement commun &#xe0; toutes les religions. La
th&#xe9;osophie se pr&#xe9;sente, en d&#xe9;finitive, comme une d&#xe9;marche
intellectuelle, psychique, mentale, d&#xe9;pouillant les religions de ce
qu’elles ont de vulgaire, pour en saisir les parties les plus
secr&#xe8;tes, fond&#xe9;es sur l’exp&#xe9;rience mystique et l’action
magique. Les th&#xe9;osophes travaillent au r&#xe9;tablissement des valeurs
que, par simplification symbolique, on attribue &#xe0; la f&#xe9;minit&#xe9;. LA
religion d’Isis leur para&#xee;t contenir, dans sa partie &#xe9;sot&#xe9;rique,
les secrets du pouvoir f&#xe9;minin. Le premier philosophe qui ait tent&#xe9;
d’&#xe9;tablir une &#xab; sagesse divine &#xbb; complexe par le
syncr&#xe9;tisme des croyances archa&#xef;ques fut Ammonius Saccas, cr&#xe9;ateur
au III&#xe8; si&#xe8;cle, de l’&#xe9;cole n&#xe9;o-platonique dit th&#xe9;osophique.
Les &#xe9;coles th&#xe9;osophiques, en particulier celle d’Alexandrie,
eurent une influence consid&#xe9;rable. Elles contribu&#xe8;rent &#xe0;
d&#xe9;velopper les id&#xe9;es de fraternit&#xe9; et de respect des vieillards.
Elles firent na&#xee;tre un sentiment de compassion pour les malheureux,
pour les faibles, et m&#xea;me pour les animaux. Ces &#xe9;coles &#xe9;tablirent,
dans une religion-sagesse-&#xe9;sot&#xe9;rique, les principes de la divinit&#xe9;
en l’homme. L’enseignement de J&#xe9;sus fut pr&#xe9;sent&#xe9; comme une
r&#xe9;action formelle &#xe0; l’Alliance conclue par Mo&#xef;se avec le
&#xab; Tout-Puissant &#xbb;, le dieu-m&#xe2;le, seigneur de la guerre.
Le christ, se dressant contre les valeurs m&#xe2;les, les aurait
condamn&#xe9;es pour permettre le retour des valeurs f&#xe9;minines et
l’&#xe9;tablissement de la fraternit&#xe9; et de la paix universelles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En 1874, un dignitaire de
la franc-ma&#xe7;onnerie des Etats-Unis, le colonel Olcott, qui enqu&#xea;tait
pour un journal &#xe9;tats-unien sur une histoire de fant&#xf4;mes, fit la
connaissance d’une spirite russe, r&#xe9;put&#xe9;e &#xab; magicienne &#xbb;,
nomm&#xe9;e Helena Petrovna Blavatsky. De cette rencontre devait sortir
l’&#xe9;trange aventure de la th&#xe9;osophie moderne. La th&#xe9;osophie
moderne est issue du spiritisme mais s’en s&#xe9;pare sur des plans
essentiels. Elle ne veut pas &#xea;tre confondue avec une secte
occultiste. Elle pr&#xe9;tend, au contraire, que pour &#xea;tre un occultiste
valable il faut &#xea;tre th&#xe9;osophe.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Helena Petrovna Blavatsky
: proph&#xe8;te de la th&#xe9;osophie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En son temps, par ses
attitudes, ses &#xe9;crits, ses activit&#xe9;s, HPB d&#xe9;cha&#xee;na des
controverses et fit s’affronter les passions. Elle est consid&#xe9;r&#xe9;e
par ses admirateurs comme la plus grande magicienne que le monde ait
connue; certains lui attribu&#xe8;rent m&#xea;me des pouvoirs surnaturels.
Ses nombreux d&#xe9;tracteurs estiment qu’elle est le plus bel exemple
de charlatanisme et de mystification du XIX&#xe8; si&#xe8;cle. Elle &#xe9;tait
issue d’une famille de la noblesse russe. Petite-fille de la
princesse Dolgorouky. Par sa bisa&#xef;eule, elle avait du sang fran&#xe7;ais
: la comtesse du Plessis, d’une famille huguenote &#xe9;migr&#xe9;e en
Russie. Par son p&#xe8;re, le colonel von Rottenstern Hahn, elle &#xe9;tait
de souche allemande mais fix&#xe9;e en Russie. Sa m&#xe8;re, Helena Fadeef,
fille d’un conseiller du tsar, fut la premi&#xe8;re romanci&#xe8;re &#xe0;
&#xe9;crire en russe. Helena Petrovna naquit le 30 juillet 1831 alors que
la Russie &#xe9;tait alors victime d’une &#xe9;pid&#xe9;mie de chol&#xe9;ra. Une
partie de sa famille disparut dans la tourmente. Lors de son bapt&#xea;me,
quelqu’un mit le feu par inadvertance, avec un cierge, &#xe0; la
chasuble du pope qui fut gri&#xe8;vement br&#xfb;l&#xe9; et dans la bousculade
plusieurs personnes furent bless&#xe9;es. On vit en cet accident le
pr&#xe9;sage qu’Helena aurait sa vie marqu&#xe9;e par des influences
&#xab; diaboliques &#xbb;. Un petit gar&#xe7;on avec qui elle jouait se
noya et au lieu de pleurer, elle se vanta d’avoir fait intervenir
un d&#xe9;mon, la&amp;nbsp; Roussalka. Apr&#xe8;s le d&#xe9;c&#xe8;s de sa m&#xe8;re, Helena fut
envoy&#xe9;e chez son grand-p&#xe8;re, gouverneur de Saratov. Helena restait
dans les souterrains du ch&#xe2;teau pour converser dans le noir avec le
fant&#xf4;me d’une jeune fille &#xe9;trangl&#xe9;e par le vieux seigneur qui
n’avait pas r&#xe9;ussi &#xe0; la soumettre. Il fallait sortir Helena de
force. Elle s’&#xe9;tait install&#xe9;e dans une cave &#xe9;clair&#xe9;e, un coin
qu’elle appelait &#xab; Le Palais de la libert&#xe9; &#xbb; o&#xf9; elle
lisait des livres consacr&#xe9;s au surnaturel. Helena poss&#xe9;dait un tel
pouvoir d’&#xe9;vocation, une imagination si communicative, qu’il lui
arriva, &#xe0; maintes reprises, en d&#xe9;crivant des choses &#xe9;pouvantables,
de mettre en transes ses camarades et de les faire tomber dans des
&#xe9;tats convulsionnaires. Avec le temps, elle affirma ses dons de
m&#xe9;dium. Ses dons de voyance permirent &#xe0; la police de retrouver un
meurtrier mais celle-ci n’accepta pas la th&#xe8;se de la voyance et
HPB dut &#xe0; sa famille de na pas &#xea;tre conduite en prison. Elle arr&#xea;ta
ses &#xe9;tudes &#xe0; 17 ans mais parlait couramment le russe, l’anglais,
le fran&#xe7;ais et l’allemand. Jeune, elle avait un manque total de
charme et de f&#xe9;minit&#xe9;. Ses proches la jugeaient incapable de
s&#xe9;duire un homme mais elle &#xe9;tait d&#xe9;gout&#xe9;e par les choses de
l’amour. Elle se maria par d&#xe9;fi avec un vieux g&#xe9;n&#xe9;ral qui
s’appelait Blavatsky. Elle se refusa &#xe0; son mari qui la retenait
prisonni&#xe8;re dans sa datcha. Il tenta de la violer mais s’aper&#xe7;ut
qu’elle pr&#xe9;sentait une anomalie sexuelle. Helena pravint &#xe0; fuir &#xe0;
Constantinople puis en Egypte. C’est au pied du Sphinx qu’elle
devait trouver son inspiration. Elle v&#xe9;cut plusieurs mois avec un
lettr&#xe9; musulman d’origine copte qui avait la r&#xe9;putation d’&#xea;tre
un grand occultiste. Elle ne coucha jamais avec lui. Elle fut initi&#xe9;e
aux myst&#xe8;res d’Isis. Elle ne put divorcer mais son mari lui coupa
tout subside. Son p&#xe8;re lui servit une pension toute sa vie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A Paris, elle se lia
d’amiti&#xe9; avec les hypnotiseurs. Ils lui enseign&#xe8;rent le
magn&#xe9;tisme et la suggestion. Elle partit exercer ses dons &#xe0;
Londres. Elle rencontra des Indiens au Qu&#xe9;bec qui la d&#xe9;pouill&#xe8;rent
de tout ce qu’elle poss&#xe9;dait. Elle s&#xe9;journa au pays des Mormons
puis &#xe0; la Nouvelle Orl&#xe9;ans o&#xf9; elle assista &#xe0; des c&#xe9;r&#xe9;monies
vaudou. Elle alla ensuite au Mexique et au Texas o&#xf9; elle se m&#xea;la &#xe0;
une bande d’aventuriers ivrognes et violents pour les &#xe9;tudier.
Elle retrouva son p&#xe8;re &#xe0; Londres. Elle rencontra un myst&#xe9;rieux
Hindou qui lui pr&#xe9;dit qu’elle fonderait une soci&#xe9;t&#xe9; th&#xe9;osophique
mais qu’elle devrait se rendre avant au Tibet pour y passer trois
ans et s’y faire initier. L’Hindou, s’il exista, s’appelait
Kout Houmi Lal Sing. Il fut reconnu par les th&#xe9;osophes comme le
Ma&#xee;tre et l’Initiateur de leur doctrine. Il envoya ses
instructions par lettre qui pouvaient tomber du ciel accompagn&#xe9;es
d’une pluie de p&#xe9;tales de rose d’apr&#xe8;s ses adeptes. HPB fit des
progr&#xe8;s stup&#xe9;fiants dans ses connaissances cultuelles et
scientifiques au contact de cet Hindou. Ce personnage aurait utilis&#xe9;
Madame Blavatsky en raison de ses &#xab; pouvoirs magn&#xe9;tiques &#xbb;
pour favoriser l’&#xe9;mancipation et la lib&#xe9;ration des Indes. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’influence occulte de
Mme Blavatsky p&#xe8;se sur l’histoire universelle&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Sur les conseils de
l’Hindou, HPB quitta Londres et repartit au Mexique o&#xf9; elle se lia
avec un Anglais et un (autre ?) Hindou. En 1852, HPB et ses deux
compagnons se retrouv&#xe8;rent aux Indes puis &#xe0; Ceylan et &#xe0; Singapour.
En 1853 elle partit &#xe0; New York puis dans l’Ouest des Etats-Unis.
Apr&#xe8;s San Francisco, elle partit au Japon o&#xf9; elle passa plusieurs
mois dans des temples. En 1855 elle v&#xe9;cut &#xe0; Calcutta. En 1856, elle
voyagea avec un Allemand au Cachemire. Puis, HPB partit au Tibet mais
fut refoul&#xe9;e par des gardes tartares &#xe0; la fronti&#xe8;re. Un chaman lui
apprit alors le secret du &#xab; troisi&#xe8;me oeil &#xbb; et lui
ordonna de quitter l’Inde car les temps n’&#xe9;taient pas venus.
Elle ob&#xe9;it et se rendit &#xe0; Java. La suite de son existence jusqu’&#xe0;
son installation aux Etats-Unis demeure tr&#xe8;s obscur. Elle se rendit
&#xe0; Paris, en Chine, en Perse, en Russie. Elle aurait eu
l’autorisation de franchir la fronti&#xe8;re tib&#xe9;taine et de s&#xe9;journer
dans une lamasserie o&#xf9; elle aurait &#xe9;t&#xe9; initi&#xe9;e au tantrisme. En
1858, HPB &#xe9;tait en Russie et se signala par des manifestations dites
&#xab; mediumniques &#xbb; comme l’apparition et la disparition
d’objets sans que l’on puisse donner d’explication plausible au
prodige. Selon ses d&#xe9;tracteurs, Mme Blavatsky aurait plus simplement
utilis&#xe9; des proc&#xe9;d&#xe9;s classiques de prestidigitation. En 1861, HPB
et sa soeur partirent vivre dans le Caucase chez leurs
grands-parents. Elle acheta une maison &#xe0; Ozougety, petite ville
perdue au milieu d’une immense for&#xea;t. Elle y passa plusieurs
ann&#xe9;es et se rendit chez des personnages r&#xe9;put&#xe9;s sorciers. Elle
tomba malade, le m&#xe9;decin la jugea perdue mais elle gu&#xe9;rit par
miracle. En 1863, elle partit pour l’Inde. Elle demeura trois ans
en Europe, allant d’une capitale &#xe0; une autre comme si elle fuyait
quelque chose. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En 1967, elle partit en
Chine et retourna au Tibet puis en Perse. En 1870, elle &#xe9;tait sur un
bateau qui transportait de la poudre et explosa, elle &#xe9;chappa &#xe0;
cette catastrophe et alla s’installer au Caire. C’est l&#xe0; qu’elle
d&#xe9;cida de cr&#xe9;er en Europe une soci&#xe9;t&#xe9; spirite selon les
enseignements d’Allan Kardec. Une fois &#xe0; Londres, elle dut
renoncer car un fou qui assistait &#xe0; la premi&#xe8;re s&#xe9;ance de
spiritisme avait &#xe9;t&#xe9; pris d’une crise et avait tir&#xe9; sur elle
sans l’atteindre. Elle retourna alors en Egypte pour y pratiquer la
magie. Elle partit en Palestine et essaya de s’initier &#xe0;
l’occultisme juif. Elle voulut revivre le martyr de J&#xe9;sus. En
1873, HPB re&#xe7;ut de ses ma&#xee;tres l’ordre de quitter l’Orient.
Elle resta six ans aux Etats-Unis. Elle rencontra le colonel Olcott
et fonda la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique en 1875. Ils partirent
&#xe9;vang&#xe9;liser les Indes. En 1884, HPB revint en Europe o&#xf9; de
nombreuses loges th&#xe9;osophiques avaient &#xe9;t&#xe9; cr&#xe9;&#xe9;es. Durant son
s&#xe9;jour en France, elle pr&#xe9;senta sa doctrine avec pr&#xe9;cision et
pr&#xe9;tendit parler au nom des initi&#xe9;s de la secte bouddhiste des
Arahls. Elle pr&#xf4;na un syncr&#xe9;tisme qui planait au-dessus des
religions. Elle fonda &#xe0; Londres la &#xab; Blavatsky lodge &#xbb;
dont le journal portait le titre &#xe9;vocateur de Lucifer. Elle se lia
d’amiti&#xe9; avec Annie Besant. Avec elle, elle constitua au sein de
la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique une sorte de loge ma&#xe7;onnique sup&#xe9;rieure
qu’elles appel&#xe8;rent &#xab; Section &#xe9;sot&#xe9;rique de la Soci&#xe9;t&#xe9;
Th&#xe9;osophique &#xbb;. C’&#xe9;tait une soci&#xe9;t&#xe9; secr&#xe8;te d’initi&#xe9;s
&#xe9;lev&#xe9;s ayant le pas sur la grande fraternit&#xe9; th&#xe9;osophique. HPB
&#xe9;crivit la &#xab; Doctrine secr&#xe8;te &#xbb;. Ses derniers jours
furent p&#xe9;nibles. Depuis longtemps elle &#xe9;tait impotente. Son aspect
ext&#xe9;rieur t&#xe9;moignait de sa d&#xe9;ch&#xe9;ance physique. Elle s’&#xe9;teignit
le 8 mai 1891, elle n’avait que soixante ans. HPB avait, dans ses
livres, attaqu&#xe9; l’exot&#xe9;risme chr&#xe9;tien en vue de lib&#xe9;rer le
monde du fanatisme et de l’obscurantisme. Pour &#xab; La Doctrine
secr&#xe8;te &#xbb;, elle aurait re&#xe7;u l’ordre de ses &#xab; Ma&#xee;tres &#xbb;
d’avoir &#xe0; pr&#xe9;senter au monde un ouvrage &#xe9;sot&#xe9;rique destin&#xe9; &#xe0;
r&#xe9;former l’humanit&#xe9;. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La cr&#xe9;ation de la Soci&#xe9;t&#xe9;
th&#xe9;osophique &#xe9;v&#xe9;nement oubli&#xe9;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le colonel Olcott &#xe9;tait
n&#xe9; en 1832 dans le New Jersey. Il s’&#xe9;tait destin&#xe9; &#xe0;
l’agriculture scientifique avant que la guerre de S&#xe9;cession ne
l’am&#xe8;ne sous les drapeaux. Pacifiste, il ne porta jamais un fusil
et dut son titre de colonel &#xe0; ses dons pour l’intendance. Apr&#xe8;s
la guerre de S&#xe9;cession, il ouvrit une &#xe9;tude d’avou&#xe9; sp&#xe9;cialis&#xe9;
dans les affaires financi&#xe8;res. Il acquit une fortune consid&#xe9;rable.
Franc-ma&#xe7;on, Olcott se passionnait pour l’occultisme. Socialiste
mais farouche ennemi des &#xab; id&#xe9;es nouvelles &#xbb;, il se
sentait attir&#xe9; vers l’&#xe9;tude scientifique des ph&#xe9;nom&#xe8;nes
surnaturels. En 1874 il se rendit dans une ferme de Chittender dans
le Vermont o&#xf9; les paysans William et Horatio Eddy pratiquaient le
spiritisme. Il &#xe9;crivit un article sur les ph&#xe9;nom&#xe8;nes vus dans le
New York Sun dont le retentissement fut consid&#xe9;rable. Le New York
Graphic lui proposa de passer trois mois &#xe0; la ferme des Eddy pour
&#xe9;crire des articles. C’est l&#xe0; qu’il rencontra HPB. Il fut le
visiteur assidu du 16 Irving Place &#xe0; New York o&#xf9; HPB tenait les
r&#xe9;unions les plus insolites de la ville. Olcott fonda avec la
collaboration de HPB un &#xab; club des miracles &#xbb; dont le but
&#xe9;tait de faire des recherches avec des m&#xe9;thodes scientifiques sur
toutes les manifestations spirites. HPB vivait dans l’attente des
subsides de son p&#xe8;re. Elle vivait mis&#xe9;rablement quand un t&#xe9;l&#xe9;gramme
de sa soeur lui apprit la mort de son p&#xe8;re et l’envoi d’une
forte somme. Elle acheta une ferme &#xe0; Long Island. Elle acquit la
notori&#xe9;t&#xe9; en &#xe9;crivant un article sur les apparitions de la fermme
Eddy dans le &#xab; Daily Graphic &#xbb;. Sans motif apparent, HPB
quitta New York pour aller &#xe0; Philadelphie. Olcott quitta son &#xe9;tude
pour la rejoindre, il y resta plusieurs semaines. Il re&#xe7;ut des
billets envoy&#xe9;s par des ma&#xee;tres occultes. C’est &#xe0; Philadelphie
que HPB donna au colonel la mesure de son talent. C’est &#xe0; ce
moment qu’un personnage romantique, MB, qui avait &#xe9;t&#xe9; introduit
aupr&#xe8;s de Mme Blavatsky par Olcott, &#xe9;tait tomb&#xe9; amoureux de HPB.
Il la pria de l’&#xe9;pouser mais elle refusa. Il mena&#xe7;a de se
suicider alle elle accepta &#xe0; condition que le mariage soit blanc et
qu’elle garde son nom. Il se montra si passionn&#xe9; que HPB d&#xe9;gout&#xe9;e,
regretta son mariage. Elle s’enfuit de chez son mari. Au bout de
quelques mois, celui-ci porta plainte pour abandon de domicile. Le
divorce fut prononc&#xe9; le 25 mais 1878. HPB entra en relation avec les
savants int&#xe9;ress&#xe9;s par les ph&#xe9;nom&#xe8;nes m&#xe9;tapsychiques. HPB et
Olcott voulurent transformer le &#xab; Spiritual scientist &#xbb;
en journal spirite aussi important que la &#xab; Revue spirite &#xbb;
de Kardec. Cela leur attira un certain succ&#xe8;s. A cette &#xe9;poque,
Akasakof qui travaillait pour le Tsar voulut que Olcott et HPB lui
am&#xe8;nent des m&#xe9;diums pour qu’ils soient &#xe9;tudi&#xe9;s &#xe0; l’universit&#xe9;
de Saint Petersbourg. Seul un certain docteur Slade accepta mais il
faillit achever sa carri&#xe8;re &#xe0; Londres o&#xf9; on le mit en prison pour
&#xab; tromperie du public &#xbb;. A la suite d’une r&#xe9;union
tenue le 7 septembre 1875 l’&#xe9;gyptologue Felt fit une conf&#xe9;rence
sur le &#xab; canon &#xe9;gyptien des proportions, maintenant perdu &#xbb;.
Impressionn&#xe9; le colonel Olcott voulut monter une soci&#xe9;t&#xe9; d&#xe8;s
le lendemain. Le choix du nom de la soci&#xe9;t&#xe9; fit l’objet de
discussion. Olcott avan&#xe7;a celui de &#xab; Soci&#xe9;t&#xe9;
&#xe9;gyptologique &#xbb;, quelqu’un proposa &#xab; Soci&#xe9;t&#xe9; des
myst&#xe8;res d’Orient &#xbb;, un autre &#xab; Soci&#xe9;t&#xe9;
herm&#xe9;tique &#xbb;. Apr&#xe8;s avoir fouill&#xe9; dans des dictionnaires, on
convint que le nom de &#xab; Soci&#xe9;t&#xe9; th&#xe9;osophique &#xbb; serait
le mieux appropri&#xe9;. HPB avait le r&#xf4;le de secr&#xe9;taire mais elle eut
une place importante dans la soci&#xe9;t&#xe9;. Alors que l’&#xe9;gyptologie
fut &#xe0; l’origine de la Soci&#xe9;t&#xe9; th&#xe9;osophique, les fondateurs
tourn&#xe8;rent vers les Indes. Les exp&#xe9;riences de Felt provoqu&#xe8;rent la
d&#xe9;rision des savants. Il quitta la ST et les &#xe9;gyptologues le
suivirent. A l’origine, le nouveau groupe se comporta comme une
quelconque secte de spirites ou d’occultistes. Le colonel Olcott
envisagea un instant avec d’autres francs-ma&#xe7;ons influents de la
ST de se constituer en loge affili&#xe9;e qui serait plac&#xe9;e sous le
signe d’Isi. HPB refusa car les femmes n’&#xe9;taient pas admises
dans la Ma&#xe7;onnerie. On d&#xe9;cida pourtant que les rapports avec
celle-ci demeureraient &#xe9;troits. La ST s’organiserait &#xe0; la mani&#xe8;re
d’une loge ma&#xe7;onnique et deviendrait si possible une
&#xab; fraternit&#xe9; &#xbb;. Ce fut HPB qui demanda elle-m&#xea;me, au
conseil du 8 mars 1876, de pr&#xe9;voir des degr&#xe9;s d’initiation, une
doctrine secr&#xe8;te et un signe de reconnaissance. Elle d&#xe9;clara que la
ST devait constituer un mouvement &#xe9;sot&#xe9;rique charg&#xe9; de donner au
monde une morale &#xab; f&#xe9;minine &#xbb; contre la guerre, la
violence et la haine. Le premier insigne choisi figurait un serpent
enroul&#xe9; sur un tau &#xe9;gyptien, ce qui montrait bien l’intention
ma&#xe7;onnique des fondateurs. Alors que le colonel Olcott avait fait
preuve jusqu’alors d’une certaine ind&#xe9;pendance, il fut peu &#xe0;
peu envo&#xfb;t&#xe9; par HPB au point de devenir son secr&#xe9;taire et son
&#xe9;l&#xe8;ve. Ils s’install&#xe8;rent dans la m&#xea;me maison. 1875 fut l’ann&#xe9;e
o&#xf9; HPB, inspir&#xe9;e par les &#xab; Mahatmas &#xbb; &#xe9;crivit &#xab; Isis
d&#xe9;voil&#xe9;e &#xbb;. La ST p&#xe9;riclitait en Occident mais progressait
aux Indes et &#xe0; Ceylan. HPB obtint la citoyennet&#xe9; &#xe9;tats-unienne. La
franc-ma&#xe7;onnerie &#xe9;tats-unienne tenta encore un rapprochement avec
la ST avec pour but la cr&#xe9;ation d’une m&#xe9;taphysique future fond&#xe9;e
sur l’&#xe9;quilibre entre l’Occident et l’Orient. Il fut convenu
que HPB et Olcott se rendraient aux Indes pour &#xe9;tablir le grand
contact qui permettrait aux occultistes et initi&#xe9;s d’Orient et
d’Occident de parvenir &#xe0; la fusion. Un groupe de francs-ma&#xe7;ons
anglais fut autoris&#xe9; &#xe0; constituer, sous l’&#xe9;gide du docteur Cobb,
une loge th&#xe9;osophique, la &#xab; British Thosophical Society &#xbb;
en 1878. Le pr&#xe9;sident des Etats-Unis aida la mission de HPB et
Olcott en demandant l’appui et le soutien de tous les diplomates
pour leur mission aux Indes. L’intention des Etats-uniens &#xe9;tait de
saper la puissance anglaise aux Indes et de cacher un service
d’espionnage &#xe9;conomique &#xe9;tats-unien charg&#xe9; de jeter les
bases de futurs march&#xe9;s en Asie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La th&#xe9;osophie provoque le
r&#xe9;veil du bouddhisme et de l’Orient&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’exp&#xe9;dition arriva &#xe0;
Londres le 1 janvier 1879. HPB et Olcott rencontr&#xe8;rent de myst&#xe9;rieux
Hindous qui les mirent en contact avec des compatriotes. A Londres,
HPB fit pleuvoir des feleurs et se d&#xe9;doubla en Hindoue. Les
th&#xe9;osophes arriv&#xe8;rent &#xe0; Bombay le 16 f&#xe9;vrier 1879. Ils
organis&#xe8;rent de grandes r&#xe9;unions philosophiques qui attir&#xe8;rent
l’attention des autorit&#xe9;s anglaises ce qui priva HPB et Olcott du
concours de personnalit&#xe9;s &#xe9;minentes mais leur valut la sympathie
d’&#xe9;l&#xe9;ments progressistes et de lettr&#xe9;s indig&#xe8;nes. Les
Anglo-Indiens reprochaient &#xe0; HPB et &#xe0; Olcott, qu’ils appelaient
tant&#xf4;t &#xab; les toqu&#xe9;s &#xbb;, tant&#xf4;t &#xab; les espions &#xbb;,
de vivre en quartier indig&#xe8;ne et de se conduire comme des malotrus &#xe0;
l’&#xe9;gard des autorit&#xe9;s. Il y eut une affluence consid&#xe9;rable, le 8
mai 1879, jour de l’an selon le Sak Salivan, quand Olcott donna aux
Indes sa premi&#xe8;re conf&#xe9;rence sur la 3soci&#xe9;t&#xe9; th&#xe9;osophique et son
but &#xbb;. D&#xe8;s ce moment les th&#xe9;osophes ne purent rien faire sans
&#xea;tre surveill&#xe9;s car ils glorifiaient l’honneur des Hindous. Le
succ&#xe8;s obtenu fut si grand que le journal de la Soci&#xe9;t&#xe9;, The
Theosophist, se classa bient&#xf4;t parmi les plus importants du pays.
Patout, ils rassemblaient des foules indig&#xe8;nes, enthousiasm&#xe9;es par
la conversion d’Europ&#xe9;ens &#xe0; leurs propres croyances. Toujours
pers&#xe9;cut&#xe9;, Olcott envoya une lettre de protestation au vice-roi des
Indes. Il obtint gain de cause. Lui et HPB pouvaient d&#xe9;sormais aller
en paix mais la surveillance continua par l’interm&#xe9;diaire des
services secrets. Olcott put donner une conf&#xe9;rence &#xe0; Benar&#xe8;s (la
Mecque des Hindous) chez le Maharajah devant des aristocrates et des
lettr&#xe9;s. Olcott parvint &#xe0; se rallier la plupart des plus notables
pandits de la r&#xe9;gion de B&#xe9;nar&#xe8;s. Le maharajah donna beaucoup
d’argent &#xe0; la ST et le succ&#xe8;s de celle-ci prenait un essor
international. Gr&#xe2;ce aux subsides de princes, les fondateurs de la
ST purent, en 1882, acqu&#xe9;rir &#xe0; Adyar une agr&#xe9;able demeure qui
devint le si&#xe8;ge de la soci&#xe9;t&#xe9;. Pour s’&#xea;tre baign&#xe9;s avec les
Hindous, les fondateurs de la ST furent mis au ban de la bonne
soci&#xe9;t&#xe9; anglaise. Olcott et HPB furent invit&#xe9;s chez le gouverneur
anglais de Madras qui fut &#xe9;bloui par les dons de Blavatsky. La ST
fut reconnue officiellement. Olcott s’attira la bienveillance du
!maharajah du Cachemire en le gu&#xe9;rissant de ses migraines. HPB et
Olcott quitt&#xe8;rent cependant les Indes le 20 f&#xe9;vrier 1884. A Londres
la London lodge ST &#xe9;tait menac&#xe9;e de scission. Une tendance &#xe9;tait
&#xab; christo-&#xe9;gyptienne &#xbb; et l’autre penchait pour
l’&#xe9;sot&#xe9;risme hindou et bouddhique. HPB et Olcott r&#xe9;tablirent la
tranquillit&#xe9; en cr&#xe9;ant deux loges. L’une restait la London lodge
l’autre devenait la Loge herm&#xe9;tique ST. Plus tatrd il fallut
prononcer une nouvelle fusion, la London lodge devint la Soci&#xe9;t&#xe9;
herm&#xe9;tique de Londres. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A cette &#xe9;poque les
missions chr&#xe9;tiennes des Indes en l’accord avec le vice-roi
attaqu&#xe8;rent HPB. Par ailleurs, la Soci&#xe9;t&#xe9; de Recherches psychique
dressa un rapport accablant sur les dons suppos&#xe9;s de HPB. Les
lettres des Mahatmas furent reconnues &#xe9;crites par HPB et on trouva
chez elle divers instruments de prestidigitation. Le scandale
orchestr&#xe9; par le gouvernement anglais retentit dans le monde entier.
La ST accusa un coup terrible et de nombreuses personnalit&#xe9;s
donn&#xe8;rent leur d&#xe9;mission. HPB et Olcott repartirent pour Bombay le
10 novembre 1884. La mauvaise sant&#xe9; de HPB poussa le conseil d’Adyar
&#xe0; demander sa d&#xe9;mission. HPB s’inclina et quitta d&#xe9;finitivement
les Indes en avril 1885. Les deux cofondateurs allaient se s&#xe9;parer.
Olcott versa &#xe0; fond dans le bouddhisme. Il parcourut l’Asie. Il
voulait opposer le spiritualisme au marxisme dont il pr&#xe9;voyait les
in&#xe9;vitables victoires. Il r&#xe9;digea un cat&#xe9;chisme bouddhiste et cr&#xe9;a
un Comit&#xe9; g&#xe9;n&#xe9;ral des Affaires bouddhiques. Il fit une conf&#xe9;rence
&#xe0; Hiroshima et affirma que cette ville deviendrait l’un des
symboles de la paix et de la fraternit&#xe9; qui r&#xe8;gneraient un jour sur
le monde. Le colonel Olcott mena sa mission avec acharnement jusqu’&#xe0;
la fin de sa vie. Il fut incin&#xe9;r&#xe9; &#xe0; Adyar le 17 f&#xe9;vrier 1907.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Une meneuse d’hommes :
Annie Besant&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Annie Besant naquit le 1
octobre 1847 dans une famille ais&#xe9;e. Son p&#xe8;re mourut alors qu’elle
&#xe9;tait en bas &#xe2;ge. Sa m&#xe8;re, diminu&#xe9;e financi&#xe8;rement, dut quitter
la capitale pour s’installer &#xe0; la campagne. Annie connut une
enfance heureuse, revint &#xe0; Londres de 12 &#xe0; 16 ans puis chez sa m&#xe8;re
o&#xf9; elle v&#xe9;cut des jours tranquilles jusqu’&#xe0; son mariage avec un
r&#xe9;v&#xe9;rend. Les &#xe9;poux se plaignirent bient&#xf4;t am&#xe8;rement l’un de
l’autre. Annie connut ses premi&#xe8;res r&#xe9;voltes dans le lit de son
mari. Pourtant, de cette union sans joie naquirent deux enfants, un
gar&#xe7;on et une fille. En 1870, Annie faillit mourir d’une fi&#xe8;vre
c&#xe9;r&#xe9;brale, et gu&#xe9;rit miraculeusement mais on craignit pour sa
raison. Sa sensibilit&#xe9; devint extr&#xea;me. Une nuit d’&#xe9;t&#xe9; 1871,
apr&#xe8;s une dispute avec son mari, elle envisagea de se suicider mais
elle entendit la voix d’un homme invisible qui l’encouragea &#xe0;
vivre. Elle r&#xe9;solut &#xe0; se consacrer &#xe0; ses enfants. Mue par une
r&#xe9;volte int&#xe9;rieure contre le destin, elle rompit avec l’Eglise.
Elle se s&#xe9;para de son mari lui laissant son fils et gardant sa
fille. Elle dut travailler. Elle &#xe9;crivit des contes qu’un journal
lui acheta. Engag&#xe9;e par le journal, elle put aller vivre &#xe0; Londres
avec sa fille et sa m&#xe8;re. Elle se mit &#xe0; publier des pamphlets qui
lui attir&#xe8;rent l’attention du public. Elle acquit la sympathie des
libres-penseurs et des francs-ma&#xe7;ons. Bradlaugh, homme politique et
journaliste ath&#xe9;e lui donna son amiti&#xe9;. Les deux amis s’unir pour
&#xab; r&#xe9;former l’humanit&#xe9; &#xbb;. Elle s’int&#xe9;ressa au
contr&#xf4;le des naissances. Elle le pr&#xf4;na comme susceptible de sauver
l’esp&#xe8;re humaine. Sous la pression de ses amis elle dut renier ses
opinions et arr&#xea;ter la vente de la brochure qu’elle avait publi&#xe9;e
sur ce sujet. Elle devint socialiste mat&#xe9;rialiste et f&#xe9;ministe.
Elle d&#xe9;fendit son &#xe9;diteur qui avait publi&#xe9; des dessins os&#xe9;s pour
illustrer la limitation des naissances et lui fit gagner son proc&#xe8;s.
Cela entra&#xee;na la cr&#xe9;ation de la Ligue Malthusienne. Elle fit des
discours sur l’&#xe9;mancipation des femmes. La justice lui retira sa
fille car elle d&#xe9;cida qu’il convenait d’enlever &#xe0; une ath&#xe9;e
&#xab; la charge d’une &#xe2;me immortelle &#xbb;. Annie se r&#xe9;fugia
dans les &#xe9;tudes. Elle acquit des certificats de premi&#xe8;re classe de
l’enseignement sup&#xe9;rieur en biologie, botanique, acoustique,
&#xe9;lectricit&#xe9;, magn&#xe9;tisme et m&#xe9;canique. Pendant huit ans, elle
enseigna ensuite en qualit&#xe9; de professeur au &#xab; Hall des
sciences &#xbb; de Londres. Elle devint secr&#xe9;taire permanente d’un
syndicat de travailleuses. Elle tomba dans la d&#xe9;pression mais
entendit la voix d’un homme lui annoncer de grands changements.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un jour la Pall Mall
Gazette la chargea de r&#xe9;diger une analyse de la doctrine secr&#xe8;te de
Mme Blavatsky. Ce fut pour elle une r&#xe9;v&#xe9;lation. Elle entendit &#xe0;
nouveau la voix et en fut boulevers&#xe9;e. Elle rencontra HPB et devint
th&#xe9;osophe. Elle rompit avec Bradlaugh pour se consacrer &#xe0; la
th&#xe9;osophie. Elle se consid&#xe9;rait comme la fille de Blavatsky. Ses
articles et ouvrages la firent conna&#xee;tre dans le monde entier. HPB
manoeuvra pour que Besant prenne sa succession car elle &#xe9;tait
eprsuad&#xe9;e que celle-ci pourrait mener &#xe0; bien la t&#xe2;che
d’&#xe9;mancipation et de fraternit&#xe9; dont elle avait r&#xea;v&#xe9;. La plus
dure &#xe9;preuve consista &#xe0; introduire Besant, &#xab; militante
rouge &#xbb;, dans les cercles embourgeois&#xe9;s de la th&#xe9;osophie. A
partir de 1891 Besant, devenue membre de la section supr&#xea;me, dite
section &#xe9;sot&#xe9;rique multiplia les conf&#xe9;rences. On parlait de la
Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophique dans les journaux comme on parle aujourd’hui
de grands partis politiques. Le 30 ao&#xfb;t 1891, Annie annon&#xe7;a qu’elle
quittait la voie socialiste pour la voie th&#xe9;osophique. Elle fut
critiqu&#xe9;e par des francs-ma&#xe7;ons qui ne la croyait pas quand elle
pr&#xe9;tendait avoir re&#xe7;u des lettres des mahatmas de l’Inde par des
moyens surnaturels. De 1895 &#xe0; 1907, elle publia plus de 60 livres.
En 1891, elle partit pour les Indes. Elle se r&#xe9;fugia &#xe0; B&#xe9;nar&#xe8;s.
Elle y fonda un coll&#xe8;ge Hindou. Elle se fit la championne de la
mystique hindoue. Elle voulait lib&#xe9;rer les Indes de l’exploitation
coloniale. Elle s’attaqua aux anglicans des Indes mais accepta
pourtant le syncr&#xe9;tisme de la th&#xe9;osophie. En 1893, elle d&#xe9;fendit
la th&#xe9;osophie au Parlement des religions qui s’ouvrit &#xe0; Chicago.
A la mort d’Olcott, la ST dut lui trouver un successeur. Le
colonel, inspir&#xe9; par les &#xab; Ma&#xee;tres &#xbb; avait d&#xe9;sign&#xe9;
Annie Besant. Contest&#xe9;e dans les milieux brahmaniques qui lui
reprochaient son hostilit&#xe9; farouche au syst&#xe8;me des castes, elle fut
&#xe9;lue avec difficult&#xe9; et la ST perdit un tiers de ses membres. Mais
sa vigueur permet de nouvelles adh&#xe9;sions. Avec l’appui de la
franc-ma&#xe7;onnerie anglaise, elle voulut r&#xe9;veiller l’&#xea;me hindoue.
A B&#xe9;nar&#xe8;s, Besant cr&#xe9;a l’Ecole centrale des filles hindoues.
Elle estimait que les id&#xe9;es de la Soci&#xe9;t&#xe9; Th&#xe9;osophiques ne
triompheraient que par l’&#xe9;ducation populaire, aussi
institua-t-elle le &#xab; Theosophical Educational Trust &#xbb; qui
ouvrit de nombreux &#xe9;tablissements scolaires r&#xe9;serv&#xe9;s aux
indig&#xe8;nes. Avant la premi&#xe8;re guerre mondiale, elle cr&#xe9;a la Ligue
des Fils de l’Inde dont elle devint pr&#xe9;sidente pour rapprocher les
Hindous quelques soient leurs castes. Elle cr&#xe9;a aussi le Home Rule
League destin&#xe9; &#xe0; h&#xe2;ter le mouvement d’&#xe9;mancipation hindou. Mais
en 1914, elle demanda aux Hindous leur loyaut&#xe9; envers l’Angleterre.
Elle reprit le combat de l’&#xe9;mancipation en 1918. Elle fut m&#xea;me
emprisonn&#xe9;e par le gouverneur de Madras mais lib&#xe9;r&#xe9;e sous la
pression populaire. En 1919, le Congr&#xe8;s national indien la d&#xe9;signa
comme pr&#xe9;sidente. Elle avait Gandhi aupr&#xe8;s d’elle converti
nagu&#xe8;re &#xe0; la th&#xe9;osophie. A 80 ans, elle fit le tour d’Europe
pour y tenir des meetings puis revint &#xe0; Adyar. Elle mourut le 20
septebre 1933. On l’escorta jusqu’au temple ma&#xe7;onnique d’Adyar
puis elle fut incin&#xe9;r&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 07 Sep 2009 10:30:42 GMT</pubDate></item><item><title>Claire Lenoir (Villiers de l&apos;Isle Adam)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/20/14461732.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/20/14461732.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14461732/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/20/14461732.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire
Lenoir et autres contes insolites (Villiers de l’Isle Adam)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire Lenoir&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre 1er Pr&#xe9;cautions
et confidences.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le narrateur est Tribulat
Bonhomet, un des personnages r&#xe9;current de Villiers. Le personnage
est narcissique et il se d&#xe9;finit comme &#xab; saturnien de la
seconde &#xe9;poque &#xbb; (Villiers &#xe9;tait passionn&#xe9; d’astrologie).
En astrologie Saturne symbolise la tristesse, la fatalit&#xe9; sombre.
Dans son r&#xe9;cit, Bonhomet se d&#xe9;crit physiquement au lecteur.
Villiers s’int&#xe9;ressait &#xe0; la physiognomonie, l’art de
reconna&#xee;tre les hommes d’apr&#xe8;s les traits de leur physionomie et
Bonhomet se flatte d’avoir des qualit&#xe9;s. Il pense &#xea;tre
l’arch&#xe9;type de la physionomie de son si&#xe8;cle. Il est docteur,
philanthrope et homme du monde. Il est positiviste. Malgr&#xe9; sa
philanthropie, il voudrait que d’un mot de lui les fanatiques
soient extermin&#xe9;s. Il croit aux vertus du progr&#xe8;s. Il a une manie
en soci&#xe9;t&#xe9; c’est de faire des mariages. Il admire Voltaire. Sous
les dehors d’un d&#xe9;vouement humble il foule aux pieds tout respect
de son semblable. Il appelle l’intention du lecteur sur un couple
qu’il a cr&#xe9;&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre II Sir Henry
Clifton&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En juillet 1866, Bonhomet
rencontre le lieutenant Henry Clifton dans un d&#xee;ner de gala donn&#xe9;
sur le Wonderful faisant route vers la Bretagne. Bonhomet &#xe9;voque ses
convictions politiques. Pour lui tout bon gouvernement doit susciter
le plus souvent possible des guerres, des &#xe9;pid&#xe9;mies, des craintes,
des esp&#xe9;rances pour occuper l’esprit du citoyen et l’emp&#xea;cher
de se r&#xe9;volter et de lui permettre d’alimenter ses trois heures de
loisirs quotidiens.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Comme lui, Clifton n’avait
rien dit pendant les conversations politiques du d&#xee;ner et cela avait
attir&#xe9; Bonhomet. Il lui ante les vertus d’une veuve pour la marier
&#xe0; elle selon sa manie. Clifton refuse car il conna&#xee;t une femme ont
il n’oublier jamais les traits. Cette femme est mari&#xe9;e et aveugle.
Alors Bonhomet pense &#xe0; son amie Claire Lenoir et se retire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre III Explications
sur&#xe9;rogatoires&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet va voir les
Lenoir qu’il a fait se rencontrer il y a trois ans. Bonhomet est
misogyne et il affirme en parlant de Claire Lenoir : &#xab; L’os
frontal &#xe9;tait malheureusement assez large et d&#xe9;celait une capacit&#xe9;
c&#xe9;r&#xe9;brale inutile et nuisible chez une femme &#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire est une
m&#xe9;taphysicienne, une savante. Bonhomet pense que Clifton parlait
d’elle sur le bateau mais il ne peut se r&#xe9;soudre &#xe0; la savoir
&#xe9;pouse adult&#xe8;re.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre IV L’entrefilet
myst&#xe9;rieux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En arrivant en Bretagne,
Bonhomet va boire une absinthe dans un caf&#xe9; et lit un article
scientifique dans un journal qui stipule que la r&#xe9;tine des animaux
enregistre la derni&#xe8;re image qu’ils voient avant leur mort. C’est
l’Acad&#xe9;mie des sciences qui l’affirme. Bonhomet pr&#xe9;tend d&#xe9;j&#xe0;
conna&#xee;tre cette information. Clifton est dans le m&#xea;me caf&#xe9; que
Bonhomet mais les deux hommes s’&#xe9;vitent sans r&#xe9;elle raison.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre V Les b&#xe9;sicles
couleur d’azur&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet se rend chez les
Lenoir. C’est Claire qui l’accueille et sa prochaine cessit&#xe9;
l’oblige &#xe0; porter d’&#xe9;normes lunettes bleues. Quand C&#xe9;saire
Lenoir arrive, le couple et Bonhomet pasent au salon.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VI Je tue le
temps avant le d&#xee;ner&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet raconte ses
voyages dans un r&#xe9;cit confus et bouffon. C’est l’occasion pour
lui de sortir des th&#xe9;ories racistes sur les Noirs qu’il compare
aux singes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VII On cause
musique et litt&#xe9;rature&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire parle de Wagner que
Bonhomet ne conna&#xee;t pas ce qui ne l’emp&#xea;che pas d’&#xea;tre &#xe9;tonn&#xe9;
de la science de cette femme. Mais un fou rire monte en lui car pour
Bonhomet toute femme est frivole. Bonhomet se flatte d’&#xea;tre lettr&#xe9;
alors que pour lui un grand &#xe9;crivain est celui qui a gagn&#xe9; son
pesant d’or avec ses livres. Bonhomet fait l’&#xe9;loge d’un
&#xe9;crivain dont il a oubli&#xe9; le nom, il s’agit de Ponson du Terrail,
l’auteur de Rocambole, de la litt&#xe9;rature populaire. L’&#xe9;crivain
est pour lui trop &#xab; m&#xe9;taphysique &#xbb; alors que sa prose
est faite pour attirer les masses ce qui augmente le caract&#xe8;re
bouffon de Bonhomet. Bonhomet r&#xea;ve d’une &#xab; plume publique &#xbb;
donc d’un &#xe9;crivain encore plus facile &#xe0; comprendre que Ponson du
Terrail c’est dire si Bonhomet est simplet. Il est tellement idiot
qu’il d&#xe9;nigre Hugo sans se souvenir de son nom parlant de ses
po&#xe8;mes comme d’un &#xab; capharna&#xfc;m chaotique &#xbb; ! Hugo
donne &#xe0; Bonhommet une piteuse id&#xe9;e de notre belle langue fran&#xe7;aise.
Bohomet d&#xe9;nigre l’idole de Villiers, Edgar Poe en qui il ne voit
rien d’extraordinaire. Les contes de Poe sont pour Bonhomet
destin&#xe9;s &#xe0; piquer la curiosit&#xe9; du vulgaire. Claire Lenoir entend
parler de Ponson du Terrail pour la premi&#xe8;re fois et pour Bonhomet
c’est la preuve de son ignorance. Quand Claire comprend que
Bonhomet parle de Poe et d’Hugo qalors qu’il a oubli&#xe9; leurs noms
son esprit s’&#xe9;veille et elle rit en r&#xe9;alisant &#xe0; quel point
Bonhomet est stupide. Elle parle &#xe0; voix basse et pense que m&#xea;me
entour&#xe9; de lumi&#xe8;re il existe des &#xea;tres qui ne peuvent cesser
d’&#xea;tre obscur. Bonhomet, le narcissique, croit que Claire se moque
de C&#xe9;saire et pas de lui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VIII Spiritisme&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Apr&#xe8;s le d&#xee;ner, au
moment du caf&#xe9;, C&#xe9;saire veut parler philosophie. Il veut parler de
l’immortalit&#xe9; de l’&#xe2;me. Il croit au spiritisme et au magn&#xe9;tisme
ce que Bonhomet trouve ridicule. Lenoir ne jure que par Raymond
Lulle, Mesmer et Eli^phas L&#xe9;vi. Villiers s’est servi des &#xe9;crits
d’Eliphas Levi pour tout ce qui touche &#xe0; l’occultisme dans son
oeuvre. Pourtant occultiste C&#xe9;saire Lenoir est aussi h&#xe9;g&#xe9;lien.Cela
&#xe9;tonne Bonhomet. Lenoir poss&#xe8;de un pentacle dor&#xe9; et croit au corps
astral des spirites.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre IX Balourdises,
indiscr&#xe9;tions et stupidit&#xe9;s (incroyables !...) de mon pauvre ami.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet croit que Lenoir
est flatt&#xe9; qu’un &#xab; &#xe9;rudit &#xbb; comme le docteur lui
demande ses lumi&#xe8;res. Ils parlent d’abord de r&#xe9;alit&#xe9;. Bonhomet
parle de ce qu’on peut sentir alors que Lenoir sait que nos sens
nous trompent. Puis Lenoir affirme qu’il n’est jamais s&#xfb;r de
savoir s’il s’adresse &#xe0; dieu ou &#xe0; l’image qu’il s’en fait
en priant. Bonhomet croit que dieu nous a cr&#xe9;&#xe9;s et esp&#xe8;re que son
ami ne le nie pas. Les pens&#xe9;es m&#xe9;taphysiques de Lenoir reposent
toujours sur Hegel. Bonhomet outr&#xe9; par les th&#xe9;ories de Lenoir veut
l’humilier en citant le m&#xe9;decin id&#xe9;ologue Cabanis qui parlait des
hommes mordus par des animaux enrag&#xe9;s et qui eux-m&#xea;mes s’&#xe9;taient
comport&#xe9;s comme des animaux apr&#xe8;s avoir contract&#xe9; la rage. Cela
pour relativiser la pens&#xe9;e de l’homme pour Bonhomet. Pour lui
Kant, Fichte et Schopenhauer ne sont que des enrag&#xe9;s ce qui en dit
long sur la b&#xea;tise de Bonhomet. Pour lui l’&#xe2;me n’est qu’une
s&#xe9;cr&#xe9;tion du cerveau, il ne fait que citer Cabanis. Lenoir conclut
que l’Esprit fait le fond et la fin de l’univers.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre X fatras
philosophique&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet pense que Lenoir
se trompe quand il affirme que l’Id&#xe9;e et la Mati&#xe8;re sont une m&#xea;me
chose car les th&#xe9;ologiens le contredisent. Mais Lenoir ne se d&#xe9;monte
pas et prouve que les th&#xe9;ologiens lui donnent raison. Les deux amis
s’emportent sur l’exemple d’une b&#xfb;che que Bonhomet d&#xe9;signe
pour prouver l’existence de la r&#xe9;alit&#xe9; mat&#xe9;rielle mais Lenoir
affirme que ce n’est qu’apparence. Pour Lenoir l’Id&#xe9;e est la
plus haute forme de la R2alit&#xe9; car elle np&#xe9;n&#xe8;tre les &#xe9;l&#xe9;ments
des choses. Lenoir &#xe9;voque le dieu des th&#xe9;ologiens auquel il
s’oppose. Lui, a peur de cet absolu Justicier. Bonhomet est mouch&#xe9;
et il en d&#xe9;teste encore plus son ami.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XI Le docteur,
Madame Lenoir et moi nous sommes pris d’un acc&#xe8;s de jovialit&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet n’avoue pas sa
d&#xe9;faite et pire pense que son ami a prouv&#xe9; son imp&#xe9;ritie. Il pense
que la philosophie de Lenoir ne sert &#xe0; rien. Pour Lenoir cela sert &#xe0;
combattre glorieusement pour la Justice. Bonhomet fait une tirade sur
le peuple en affirmant qu’il l’aime alors qu’il le m&#xe9;prise car
pour lui le Progr&#xe8;s des Lumi&#xe8;res ne fait que d&#xe9;velopper chez des
cr&#xe9;atures nagu&#xe8;re inoffensives les instincts de jalousie, de basse
haine et de trahison. Ses amis rient croyant que Bonhomet plaisante
et pour donner le change il rit avec eux. En fait, seul Bonhomet a ri
et ses amis n’ont esquiss&#xe9; qu’un rictus ou une quinte de toux.
Il se plait &#xe0; le croire en tout cas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XII Une
discuteuse sentimentale&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire &#xe9;voque l’Esprit
de l’Homme qu’elle croit sans limites s’il est &#xe9;clair&#xe9; par la
divine R&#xe9;v&#xe9;lation chr&#xe9;tienne. Bonhomet veut brouiller la
conversation en se faisant passer pour ath&#xe9;e. Mais Claire ne tombe
pas dans le panneau et affirme que Bonhomet a perdu ce qui le pousse
&#xe0; ha&#xef;r ses amis. Claire continue &#xe0; glorifier le dieu chr&#xe9;tien
&#xe9;cartant les r&#xe9;probations de Bonhomet. Elle pense que dieu est la
plus sublime pens&#xe9;e dont nous puissions concevoir l’intime notion
et que nous somes infiniment insens&#xe9;s si nous nous effor&#xe7;ons de le
d&#xe9;truire en nous. Pour elle le septicisme le plus profond d&#xe9;bute
par un acte de foi. Elle ne veut pas h&#xe9;siter entre dieu et la
science, entre le si&#xe8;cle des Lumi&#xe8;res et la Lumi&#xe8;re des si&#xe8;cles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIII les
remarques singuli&#xe8;res du docteur Lenoir&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet veut avoir le
dernier mot et il envisage d’opposer philosophiquement les Lenoir
pour &#xea;tre l’arbitre. Pour cela il choisit de prendre le parti de
C&#xe9;saire car les pens&#xe9;es de Claire l’&#xe9;nervent. Mais il &#xe9;choue,
C&#xe9;saire aime trop sa femme pour la contrarier et il fait l’&#xe9;loge
de son intelligence. Lenoir parle de la vie et de la mort. Il pense
que la mort est le domaine des ombres. Il croit &#xe0; l’immortalit&#xe9;
de l’&#xe2;me et se demande de quelle nature peut elle &#xea;tre et si nous
pouvons, ici bas, influer sur elle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIV Le corps
sid&#xe9;ral&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Lenoir et Bonhomet
cherchent &#xe0; savoir s’ils ont un autre &#xea;tre int&#xe9;rieur. Pour
Lenoir cet &#xea;tre int&#xe9;rieur est le seul r&#xe9;el. Villiers a pu trouver
l’expos&#xe9; de la th&#xe9;orie du corps sid&#xe9;ral dans le &#xab; Dogme et
rituel de la haute magie &#xbb; d’Eliphas Levi. Pour lui, il
s’agit d’opposer apparence (corps physique) et v&#xe9;rit&#xe9; (corps
sid&#xe9;ral). Tout ceci et sp&#xe9;cieux pour Bonhomet. Pour Lenoir il y a
de l’animal en l’homme. Il reprend l’id&#xe9;e du physiognomoniste
Lavater selon lequel chaque type de physionomie humaine &#xe0; son
correspondant dans le r&#xe8;gne animal. Lenoir a peur de son corps
astral car il sent en lui des haines de sauvage et il redoute ce
vestiaire qu’on appelle la mort. Puis Lenoir parle de la bible et
cite un passage consacr&#xe9; &#xe0; l’adult&#xe8;re. Il ne pardonne pas
l’adult&#xe8;re et s’il en &#xe9;tait victime il se vengerait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XV Le hasard
permet &#xe0; mon ami de v&#xe9;rifier incontinent ses th&#xe9;ories humiliantes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet passe dix jours
avec ses amis jusqu’&#xe0; la mort pr&#xe9;cipit&#xe9; de C&#xe9;saire emport&#xe9; par
une attaque d’apoplexie. Sa mort a &#xe9;t&#xe9; provoqu&#xe9;e par les prises
de tabac dont il ne pouvait se d&#xe9;faire mais surtout parce que le
stupide Bonhomet voulant le gu&#xe9;rir de cette mauvaise habitude avait
cru bon de remplacer la poudre de tabac de Lenoir par des produits
mortels.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVI ce qui
s’appelle une chaude alarme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet, toujours aussi
pr&#xe9;tentieux se flatte d’&#xea;tre po&#xe8;te mais ne veut pas s’abaisser
&#xe0; imprimer ses po&#xe9;sies. Devant le mort, Bonhomet et Claire se
recueillent. Claire pousse un cri. Epouvant&#xe9;, Bonhomet se met lui
aussi &#xe0; hurler. Ils s’effondrent tous les deux. Une fois remis,
Bonhomet d&#xe9;cide de fuir la maison des Lenoir. Il a repris ses
voyages et est persuad&#xe9; d’avoir fait avancer la science.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVII l’Ottysor&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un an apr&#xe8;s la mort de
Lenoir, Bonhomet est dans le sud de la France. Il re&#xe7;oit une lettre.
Un ami anglais lui annonce le gain d’un proc&#xe8;s. Il apprend que
Clifton a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;capit&#xe9; par un pirate lors d’une exp&#xe9;dition en
Oc&#xe9;anie. Claire Lenoir se trouve dans le m&#xea;me h&#xf4;tel que Bonhomet.
Elle l’a cherch&#xe9;. Elle a vieilli pr&#xe9;matur&#xe9;ment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVIII
l’anniversaire&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire avoue avoir tromp&#xe9;
son mari avec Clifton et Bonhomet en est &#xe9;coeur&#xe9;. Claire sait
qu’elle va mourir et elle veut faire un dernier aveu &#xe0; Bonhomet.
C&#xe9;saire n’a jamais su que Claire l’avait tromp&#xe9; mais elle pense
qu’il l’a appris apr&#xe8;s sa mort et comme il avait jur&#xe9; de se
venger en cas d’adult&#xe8;re elle pense qu’il va venir la prendre
aujourd’hui car voil&#xe0; un an qu’il est mort. Elle croit l’avoir
vu se relever de son lit de mort et l’avoir vu la maudire. Claire
avait cri&#xe9; car elle avait entendu son mari mort rire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIX Teterrima
&lt;/font&gt;&lt;em class=&quot;western&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;facies daemonum&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Claire dit que son mari
lui est apparu en r&#xea;ve trois mois et demie apr&#xe8;s sa mort. Il
ressemble &#xe0; un Oc&#xe9;anien comme celui qui avait tu&#xe9; Clifton. Claire
brise les verres de ses lunettes car elle pense qu’elle n’a plus
besoin d’y voir sachant sa mort proche. Elle voit son mari devenu
noir venir la tuer avec un couteau et meurt. Bonhomet n’a rien vu
et pense que Claire et morte folle. Une id&#xe9;e vient &#xe0; Bonhomet. Il
repense &#xe0; l’article scientifique lu dans le journal et observe &#xe0;
la loupe les prunelles de Claire. Cela ne suffit pas alors il utilise
un ophtalmoscope. Pour voir &#xe0; l’endroit l’int&#xe9;rieur de l’oeil
qui a fait chambre noir, Bonhomet veut renverser le corps de Claire.
Il h&#xe9;site un peu tout de m&#xea;me car il l’a connue riche mais si
elle avait &#xe9;t&#xe9; une pauvresse le morgue de Bonhomet ne l’aurait
pas arr&#xea;t&#xe9;. Finalement il place le corps de Claire en travers sur
le lit. Ce qu’il y a dans les prunelles de Claire lui appara&#xee;t
donc &#xe0; l’endroit. Il est &#xe9;pouvant&#xe9; parce qu’il voit.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XX le roi des
&#xe9;pouvantements&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet a vu un homme
noir avec une t&#xea;te sanglante dans les mains dans les prunelles de
Claire. C’est l’homme qui a tu&#xe9; Clifton mais c’est aussi
C&#xe9;saire transform&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le secret de l’&#xe9;chafaud
(ce conte est d&#xe9;di&#xe9; &#xe0; Edmond de Goncourt qui n’estimait pourtant
pas Villiers).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;DDE_LINK&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Villiers
&#xe9;voque le docteur Edmond-D&#xe9;sir&#xe9; Couty de la Pommerais, condamn&#xe9; &#xe0;
mort pour avoir tu&#xe9; sa ma&#xee;tresse et sa belle-m&#xe8;re. On ne lit dans
son regard ni peur ni espoir. Le directeur de la prison, M.
Beauquesne para&#xee;t sur le seul de la cellule du condamn&#xe9; avec un
visiteur. Il s’agit de l’illustre chirurgien Armand Velpeau.
Velpeau pense qu’entre m&#xe9;decins ils doivent s’&#xe9;pargner
d’inutiles condol&#xe9;ances car Velpeau est lui-m&#xea;me condamn&#xe9; par
une maladie de la prostate. Velpeau dit &#xe0; la Pommerais que son
recours n’a pas encore &#xe9;t&#xe9; rejet&#xe9;. Il lui propose un march&#xe9;.
Velpeau veut savoir si quelque lueur de m&#xe9;moire persiste dans le
cerveau apr&#xe8;s la d&#xe9;capitation. LA question passionne les deux
m&#xe9;decins. Velpeau d&#xe9;crit froidement l’action de la guillotine sur
la nuque du condamn&#xe9;. Velpeau pense que l’ablation&amp;nbsp; instantan&#xe9;e
de la t&#xea;te provoque l’&#xe9;vanouissement anesth&#xe9;sique absolu. La
Pommerais l’esp&#xe8;re plus que Velpeau &#xe9;videmment. Mais il pense que
la m&#xe9;moire subsiste. C’est pourquoi Velpeau vient lui demander de
participer &#xe0; une exp&#xe9;rience pour &#xe9;claircir la physiologie moderne.
La Pommerais effacera ainsi sa faute en entrant dans l’histoire de
la m&#xe9;decine. Velpeau veut recueillir la t&#xea;te de La Pommerais
aussit&#xf4;t apr&#xe8;s la d&#xe9;capitation. S’il vit encore, La Pommerais
devra cligner de l’oeil droit trois fois. Cela illuminera la
science et r&#xe9;volutionnera les convictions. Ainsi La Pommerais sera
devenu un h&#xe9;ros et plus un criminel. La Pommerais demande r&#xe9;flexion
avant de r&#xe9;pondre &#xe0; la proposition cr l’exp&#xe9;rience lui semble
effroyable et r&#xe9;voltante. Quatre jours apr&#xe8;s vient l’ex&#xe9;cution.
La Pommerais pleure &#xe0; la lecture d’une lettre d’adieu de sa
femme. Il refuse le verre d’eau de vie. Il a accept&#xe9; la
proposition de Velpeau. La t&#xea;te du condamn&#xe9; arrive dans les bras de
Velpeau et l’oeil droit cligne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Catalina&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le narrateur d&#xe9;cide de
quitter son confort pour un voyage. Ce voyage sera utile &#xe0; sa sant&#xe9;
car il s’&#xe9;tiole sur ses livres. Pour &#xe9;viter de r&#xe9;fl&#xe9;chir il
choisit un endroit d&#xe9;pourvu de m&#xe9;taphysiciens, l’Espagne. Il se
munit d’un guide du voyageur pour se pr&#xe9;server de toute &#xe9;motion
inattendue. Il part en bateau pour Santander depuis Arcachon. Sur le
bateau il reconna&#xee;t un ancien ami, le lieutenant G&#xe9;rard de
Villebreuse. Celui-ci lui raconte sa vie. Il a fait plusieurs tours
du monde. A ce moment, Catalina arrive. C’est une jeune fille de
couleur qui conna&#xee;t Villebreuse. Celui-ci propose &#xe0; son ami de
loger et d&#xee;ner dans l’auberge o&#xf9; il s’est install&#xe9;. Le
narrateur veut savoir si Catalina est l’amie de Villebreuse mais
celui-ci dit que non et encourage son ami &#xe0; lui faire la cour. D’un
coup, Villebreuse devient grave car il a oubli&#xe9; que c’est jour de
deuil pour lui car il a perdu sa m&#xe8;re voil&#xe0; trois ans. Il regagne
sa chambre qu’il va devoir partager plus tard avec son ami car
l’auberge est compl&#xe8;te. Le narrateur dine avec Catalina. Tous deux
d&#xe9;cident d’aller se coucher. Ils dorment ensemble dans le m&#xea;me
lit tout habill&#xe9;s. Le narrateur se r&#xe9;veille en pleine nuit, il est
inquiet &#xe0; cause des coups de minuit qui viennent du clocher.
Catalina a peur elle aussi car elle claque des dents. Alors le
narrateur allume un flambeau pour savoir ce qui le perturbe dans le
noir. Il d&#xe9;couvre un formidable python de dix m&#xe8;tres. La b&#xea;te est
mena&#xe7;ante. Le narrateur et Catalina ont le temps de fuir de la
chambre. Catalina s’enfuit de l’auberge vers la ville et le
narrateur part pour la rade. Trois jours apr&#xe8;s, le narrateur est
rentr&#xe9; chez lui pour retourner &#xe0; son confort et &#xe0; ses livres de
m&#xe9;taphysique allemande. Il ne veut plus voyager d&#xe9;sormais.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le tueur de cygnes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bonhomet a d&#xe9;couvert que
le cygne chante bien avant de mourir. Il a entendu ce chant et cela
l’a aid&#xe9; &#xe0; supporter les d&#xe9;ceptions de la vie. Il a surveill&#xe9;
un groupe de cygnes en l’attente de leur chant. Le groupe est
dirig&#xe9; par un cygne noir. Bonhomet se l&#xe8;ve m&#xea;me &#xe0; minuit dans
l’espoir d’entendre le chant des cygnes. Il met deux heures et
demie pour approcher les cygnes de peur d’alerter le cygne noir. Il
gratte la surface de l’eau devant le veilleur pour p&#xe9;n&#xe9;trer le
coeur du cygne noir de l’id&#xe9;e du danger. Et les cygnes
angoiss&#xe9;s,Bonhomet s’extasie. Bonhomet est d&#xe9;masqu&#xe9; par la lueur
d’une &#xe9;toile et les cygnes sont alert&#xe9;s mais trop tard car
l’immonde Bonhomet les &#xe9;trangle pour les entendre chanter.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le jeu des gr&#xe2;ces&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Trois fillettes blondes
jouent au Jeu des Gr&#xe2;ces. Elles se renvoient de courts cerceaux de
velours rouge festonn&#xe9;s de liserons d’or. Elles sont retir&#xe9;es
avec leur m&#xe8;re depuis que leur p&#xe8;re est mort voil&#xe0; dix mois et
demie. Mme Rousselin trouve que son mari ne lui a jamais sembl&#xe9;
aussi s&#xe9;rieux depuis qu’il est mort. Elle porte des couronnes sur
la tombe du d&#xe9;funt mais pour faire des &#xe9;conomies elle a achet&#xe9; une
douzaine de couronnes inoxydables obtenues par le proc&#xe9;d&#xe9;
galvanoplastique. La veuve interrompt le jeu des fillettes pour leur
signaler qu’elles doivent se recueillir mais les filles utilisent
les couronnes mortuaires pour jouer comme avec des cerceaux !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les phantasmes de M.
Redoux&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un soir d’avril, Antoine
Redoux se trouve &#xe0; Londres.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce cinquantenaire est
sujet &#xe0; phantasmes. Alors il s’astreind au r&#xe9;gime le plus sobre
pour &#xe9;viter les &#xe9;motions. Il boit peu pour ne pas r&#xe9;aliser ses
phantasmes. Pourtant en dinant chez le n&#xe9;gociant avec qui il a
conclu une affaire, Redoux a beaucoup bu. Il se r&#xe9;fugie au Mus&#xe9;e
Tussaud pour &#xe9;viter l’ond&#xe9;e. Parcourant la chambre des horreurs,
Redoux tr&#xe9;saille &#xe0; la vue de la guillotine qui a servi &#xe0; ex&#xe9;cuter
Louis XVI. Il croit parler &#xe0; un passant et r&#xe9;alise qu’il parle &#xe0;
une statue de cire. Le mus&#xe9;e ferme mais Redoux veut se jouer &#xe0;
lui-m&#xea;me les sensations terribles de Louis XVI. Alors il
s’immobilise au passage du gardien pour se faire passer pour une
statue et r&#xe9;aliser tranquillement son phantasme. Il avance vers la
guillotine et pleure en pensant au supplice de Louis XVI. Alors il se
couche sur la planche de la guillotine pour &#xe9;prouver les me&#xea;ms
sensations que le roi. Le malheureux se voit la t&#xea;te emprisonn&#xe9;e
dans la machine. Cet incident le d&#xe9;grise curieusement. Mais il
r&#xe9;alise le danger et prend peur. Il s’&#xe9;vanouit. A son r&#xe9;veil, il
est assis demi-nu sur un fauteuil du mus&#xe9;e entour&#xe9; d’ouvriers qui
le frottent de linges chauds. Il s’est alarm&#xe9; sans motif car le
couteau de la guillotine avait &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9;. Mais Redoux a vieilli
de dix ans en une nuit &#xe0; cause de l’angoisse. Il est devenu d&#xe9;put&#xe9;
et quatre ans plus tard un membre de l’extr&#xea;me-droite se moque de
son aventure &#xe0; l’Assembl&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’h&#xe9;ro&#xef;sme du docteur
Hallidonhill&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le docteur Hallidonhill
re&#xe7;oit les malades de la poitrine &#xe0; la cha&#xee;ne et leur dictent une
m&#xe9;dication en quelques secondes. Le 20 mai le docteur re&#xe7;oit la
visite d’un malade d&#xe9;charn&#xe9;. Il refuse de le soigner dans un
premier temps puis se ravise quand il apprend que le malade est
riche. Il lui pr&#xe9;conise une cure &#xe0; Nice avec pour seule nourriture
du cresson. Six mois apr&#xe8;s, le 3 novembre le malade revient, il est
devenu un colosse. Le docteur le tue avec un revolver. Il veut voir
les poumons du colosse pour r&#xe9;aliser le pouvoir du cresson. Le
docteur est relax&#xe9;, sa libert&#xe9; &#xe9;tant plus utile que sa d&#xe9;tention.
Villiers conclut son conte en affirmant que &#xab; l’amour
exclusif de l’humanit&#xe9; future, au parfait m&#xe9;pris de l’individu
pr&#xe9;sent, est, de nos jours, l’unique mobile qui doive innocenter,
quand m&#xea;me, les magnanimes outranciers de la Science &#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les amants de Tol&#xe8;de&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Villiers d&#xe9;crit le si&#xe8;ge
de l’Inquisition &#xe0; Tol&#xe8;de et &#xe9;voque Torquemada. Torquemada a
r&#xe9;uni deux adolescents amoureux pour les marier. L’inquisiteur
pr&#xe9;tend conna&#xee;tre l’amour lui aussi. Il veut faire entrer les
jeunes &#xe9;poux dans la Chambre du bonheur pour qu’ils y passent
leurs premi&#xe8;res heures conjugales. Ils sont envelopp&#xe9;s de rubans de
cuir qui les enlacent puis sont &#xe9;tendus sur la couche nuptiale. Leur
douce &#xe9;treinte ne dure que 48 heures. Apr&#xe8;s quoi les deux &#xe9;poux,
apparemment d&#xe9;gout&#xe9;s par le sexe, vivront presque s&#xe9;par&#xe9;s et
mourront sans post&#xe9;rit&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce Mahoin !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mahoin signifie
mutilation, c’est le nom du personnage de ce conte. C’est un
sc&#xe9;l&#xe9;rat qui terrorise riches et pauvres. De tr&#xe8;s jeunes filles le
d&#xe9;sirent entre autres envies morbides. C’est un violeur et un
tueur en s&#xe9;rie. De plus il est profanateur d’&#xe9;glise et &#xe9;trangleur
de bedeaux. Il est arr&#xea;t&#xe9; au moment o&#xf9; il allait violer une
fillette de trois ans et demie. Il faut six gendarmes pour le
ma&#xee;triser et le jeter au cachot. Il se passe une bizarrerie le jour
de son ex&#xe9;cution. Il doit &#xea;tre guillotin&#xe9; sur la place d’Ixelles.
La foule est nombreuse pour assister &#xe0; l’ex&#xe9;cution du malfrat.
Mahoin en voyant la foule &#xe9;clate d’un rire inqui&#xe9;tant. Le malfrat
voit, &#xe9;berlu&#xe9;, une foule de t&#xea;tes qu’ils croient coup&#xe9;es, ce
sont les t&#xea;tes des curieux qui ont pass&#xe9; la nuit dans les mansardes
et qui toutes d’un commun accord ont fait sauter les ardoises pour
voir le supplici&#xe9;. Mahoin &#xe9;bahi par cette assembl&#xe9;e incorporelle
de faces sinistres est d&#xe9;capit&#xe9; bouche b&#xe9;ante.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’agr&#xe9;ment inattendu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le narrateur marche sous
la canicule dans une contr&#xe9;e d&#xe9;serte. Alors qu’il s’imagine
mourir de soif avant la fin de son trajet il d&#xe9;couvre une auberge.
Il commande de l’eau fra&#xee;che et du vin &#xe0; l’h&#xf4;telier.
L’h&#xf4;telier invite le narrateur &#xe0; d&#xe9;couvrir une curiosit&#xe9;
locale. Il l’emm&#xe8;ne dans la cave de l’h&#xf4;tel. Le narrateur
admire alors des voutes souterraines aux stalactites scintillantes et
un lac immense. Il prend un bain d&#xe9;licieux dans le lac. L’agr&#xe9;ment
impr&#xe9;vu de ce bain l’a p&#xe9;n&#xe9;tr&#xe9; de nouvelles forces et il
reprend la marche.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Conte de fin d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Deux hommes dans la
cinquantaine devisent sous les arbres solitaires. Ils &#xe9;voquent la
Pompadour, la marquise du Deffand, S&#xe9;vign&#xe9; et d’autres dames de
temps plus anciens. Les deux c&#xe9;ladons sont seuls, l’un est veuf
l’autre est c&#xe9;libataire. Effray&#xe9;s par le monde, ils vivent reclus
de leurs rentes. C’est le spiritisme qui les a tir&#xe9;s de l’ennui.
Tous les soirs, ils fr&#xe9;quentent les femmes du pass&#xe9;. Il ont ainsi
annuler leur voisinage et leur saison s’&#xe9;coule ainsi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les d&#xe9;lices d’une bonne
oeuvre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le narrateur &#xe9;voque
l’aum&#xf4;ne et ce que ressent celui qui donne aux pauvres. A
Ville-d’Avray, en hiver, un mendiant se tient pr&#xe8;s d’une maison
de plaisance dont il semble l’inconscient factionnaire. Une jeune
femme passe, elle est le sosie d’une cantatrice. Elle tend une
pi&#xe8;ce de deux francs au mendiant qui la remercie et la b&#xe9;nit pour
sa g&#xe9;n&#xe9;rosit&#xe9;. Il va pouvoir nourrir sa femme et ses enfants. La
femme verse une larme en se disant qu’avec peu de chose on fait du
bien. Alors elle lui donne encore dix francs. Elle lui promet
d’envoyer quelque chose chez lui de temps en temps. Ce mendiant
n’en peut plus de gratitude et embrasse la jeune femme. Choqu&#xe9;e,
elle se promet de couper court aux premiers remerciements de ses
chers besogneux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’inqui&#xe9;teur&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Au printemps de 1887, une
&#xe9;pid&#xe9;mie de sensibilit&#xe9; s’abat sur Paris. De violentes sc&#xe8;nes
de d&#xe9;sespoir marquent les veufs pr&#xea;ts &#xe0; se laisser choir dans la
tombe de leurs &#xe9;poux d&#xe9;funts. Pour obvier ces inconv&#xe9;nients
&#xe9;tranges, on s’adresse &#xe0; l’Acad&#xe9;mie libre des Innovateurs &#xe0;
outrance. D&#xe8;s lors, les d&#xe9;funts sont enterr&#xe9;s m&#xe9;caniquement par
des funiculaires rapides. Mais divers accidents en a rendu l’usage
inopportun. Juste Romain, le pr&#xe9;sident de l’Acad&#xe9;mie est devenu
subitement veuf. Il refuse les secours affectueux et on a peur qu’il
craque pendant l’enterrement. Alors un adolescent arrive en
pleurant et ins&#xe8;re un bouquet sur le cercueil de la d&#xe9;funte. Juste
est surpris par ce jeune inconnu et par la douleur de celui-ci. Il
veut savoir s’il est parent de sa femme. L’adolescent se pr&#xe9;tend
plus qu’un fr&#xe8;re pour celle-ci. Puis voyant le veuf agac&#xe9;, le
jeune homme fuit. Juste, gr&#xe2;ce &#xe0; l’agacement provoqu&#xe9; par
l’inconnu, reste ferme pendant l’enterrement. De retour chez lui,
Juste trouve une lettre o&#xf9; il est &#xe9;crit &#xab; communication
urgente &#xbb;. Il apprend que l’adolescent &#xe9;tait un employ&#xe9; des
popes fun&#xe8;bres qui tenait le r&#xf4;le &#xab; d’inqui&#xe9;teur &#xbb;
charg&#xe9; de faire diversion aupr&#xe8;s du veuf pour &#xe9;viter les exc&#xe8;s
d’&#xe9;motion. D&#xe8;s lors, Juste Romain se sentant inutile d&#xe9;missionne
de son poste.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La torture par l’esp&#xe9;rance&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pedro Arbuez d’Espile,
3&#xe8; grand inquisiteur d’Espagne descend vers un cachot perdu. S’y
trouve le rabbi Aser Abarbanel, juif aragonais pr&#xe9;venu d’usure et
soumis &#xe0; la torture depuis plus d’un mois qui s’est refus&#xe9; &#xe0;
l’abjuration. L’inquisiteur lui annonce son ex&#xe9;cution par le feu
et esp&#xe8;re que le dieu chr&#xe9;tien l’accueillera en son royaume. Le
rabbi s’aper&#xe7;oit que la porte du cachot n’a pas &#xe9;t&#xe9; bien
ferm&#xe9;e. Il sort et longe un corridor en rampant. Il voit passer des
geoliers et des inquisiteurs et fr&#xe9;mit de peur de se faire arr&#xea;ter.
Au bout du corridor, le rabbin trouve une porte et l’ouvre. Il est
dehors mais se retrouve dans les bras du Grand Inquisiteur. Il
comprend que sa possible &#xe9;vasion n’&#xe9;tait qu’un supplice pr&#xe9;vu,
celui de l’Esp&#xe9;rance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’&#xe9;tonnant couple
Moutonnet&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En mars 1793,
Fouquier-Tinville vient de signer la liste d’une fourn&#xe9;e de
ci-devants &#xe0; supprimer. Thermidor Moutonnet, son ami, entre. Il veut
que sa femme soit guillotin&#xe9;e. Mais Tinville croit &#xe0; une
plaisanterie et refuse alors Moutonnet le supplie mais en vain.
Moutonnet attend son ami chez lui pour le lendemain. En 1823, les
Moutonnet vivent encore ensemble expatri&#xe9;s en Belgique. Le lendemain
la fameuse d&#xe9;marche de Thermidor, le couple s’est r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; comme
le plus parfait. Ce qui transporte Thermidor c’est de savoir que sa
femme aurait pu &#xea;tre guillotin&#xe9;e et qu’elle l’ignore. Cela le
rend amoureux jusqu’au d&#xe9;lire car il imagine sa femme sans t&#xea;te.
Seulement sa femme aussi est au courant et se d&#xe9;lecte d’avoir ce
secret pour elle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 20 Jul 2009 10:52:33 GMT</pubDate></item><item><title>le pull-over rouge (suite)</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/07/14323108.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/07/14323108.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14323108/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/07/07/14323108.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;0;0&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;lt;!--
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VIII : les aveux
de Christian Ranucci&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ranucci a avou&#xe9; quatre
heures avant la fin de la garde &#xe0; vue. Il a r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; &#xea;tre all&#xe9; &#xe0;
Marseille pour voir Benvenuti, un camarade de l’arm&#xe9;e. Ranucci a
avou&#xe9; que la porti&#xe8;re gauche &#xe9;tait bloqu&#xe9;e et qu’il est sorti
c&#xf4;t&#xe9; passager. Les aveux sont pr&#xe9;cis et d&#xe9;taill&#xe9;s et&amp;nbsp; ne peuvent
mettre en doute la culpabilit&#xe9; de Ranucci &#xe0; ce moment des faits.
Mais il n’y a pas de malice. Ranucci ne sait pas pourquoi il a
enlev&#xe9; la fillette sinon pour l’emmener se promener. Bouladou nie
le fait que ces aveux aient pu &#xea;tre sugg&#xe9;r&#xe9;s par les policiers &#xe0;
cause des nombreux d&#xe9;tails donn&#xe9;s par Ranucci. Le croquis du
quartier Sainte-Agn&#xe8;s a &#xe9;t&#xe9; utilis&#xe9; par Gilles Perrault. Ce
croquis dessin&#xe9; par Ranucci n’aurait pas aid&#xe9; Perrault &#xe0; se
faire comprendre par les riverains mais Bouladou a fait la m&#xea;me
exp&#xe9;rience et elle a &#xe9;t&#xe9; concluante, le croquis &#xe9;tait assez
pr&#xe9;cis pour se rep&#xe9;rer. Les partisans de l’innocence de Ranucci
affirmait qu’il a subi 18 heures d’interrogatoire mais Bouladou
ram&#xe8;ne cet interrogatoire &#xe0; 3h30. Les d&#xe9;fenseurs de Ranucci
affirment que c’est l’inspecteur Porte qui a sugg&#xe9;r&#xe9; &#xe0; Ranucci
le croquis du quartier Sainte-Agn&#xe8;s. Mais Ranucci dans son
&#xab; r&#xe9;capitulatif &#xbb; n’a jamais fait allusion au croquis.
De plus, en d&#xe9;cembre 74, Ranucci a reconnu avoir dessin&#xe9; le croquis
par lui-m&#xea;me devant la juge d’instruction soit six mois apr&#xe8;s les
aveux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La d&#xe9;couverte du couteau
a &#xe9;t&#xe9; mentionn&#xe9;e dans un PV dat&#xe9; du 5 juin 1974 titr&#xe9;
&#xab; d&#xe9;couverte du cadavre Rambla M. Dolor&#xe8;s &#xbb; et Gilles
Perrault a cru que ce PV avait &#xe9;t&#xe9; antidat&#xe9; car le couteau a &#xe9;t&#xe9;
d&#xe9;couvert le 6 juin. Mais le couteau est bien d&#xe9;crit dans le PV du
5 juin ce qui est troublant. Perrault en d&#xe9;duit que les gendarmes
auraient fait semblant de le d&#xe9;couvrir le 6 juin. Perrault a affirm&#xe9;
que le couteau avait &#xe9;t&#xe9; cherch&#xe9; loin de la champignonni&#xe8;re et a
livr&#xe9; plusieurs versions au cours des ann&#xe9;es : &#xe0; 417 m&#xe8;tres,
1km200, 2km500, ce qui permet &#xe0; Bouladou de le discr&#xe9;diter.
Pourtant, le 27 d&#xe9;cembre 1974, devant la juge d’instruction, si
Ranucci ne reconnaissait plus le meurtre, il affirmait encore avoir
indiqu&#xe9; l’endroit pr&#xe9;cis o&#xf9; se trouvait le couteau. On ne sait
qu’en conclure et Bouladou ne nous aide pas. Et Perrault ne nous
aide pas non plus puisque sa th&#xe9;orie donnerait &#xe0; penser que le
couteau n’appartenait pas &#xe0; Ranucci. Perrault et Me Le Forsonney
ont affirm&#xe9; qu’il n’y avait eu aucune analyse de sang sur le
couteau mais Bouladou cite un rapport m&#xe9;dical qui prouve le
contraire. En plus du couteau, la police a retrouv&#xe9; le pantalon que
Ranucci portait lors de l’accident car il ne l’avait pas cach&#xe9;
et il &#xe9;tait couvert de sang. Ranucci a pr&#xe9;tendu que c’&#xe9;tait de
la boue avant d’avouer que c’&#xe9;tait le sang de la fillette. Dans
son &#xab; R&#xe9;capitulatif &#xbb; Ranucci se pose la question de
pourquoi garder un pantalon tach&#xe9; de sang accusateur dans son coffre
et jeter le reste de ses v&#xea;tements s’il &#xe9;tait coupable. Et en
effet, personne ne peut le comprendre. D’autant plus qu’il a
avou&#xe9; que ce pantalon lui appartenait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre IX : les aveux de
Christian Ranucci devant les psychiatres.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou pr&#xe9;cise que
Gilles Perrault est furieux contre les psy car il&amp;nbsp; les a compar&#xe9;s &#xe0;
des policiers. Pour Bouladou, les psy n’ont pas forc&#xe9; Ranucci &#xe0;
avouer. Il a avou&#xe9; avoir cogn&#xe9; la t&#xea;te de Marie-Dolor&#xe8;s par terre
puis l’avoir poignard&#xe9;e. Il s’est souvenu de tout ce qui s’est
pass&#xe9; devant les psy mais a eu du mal &#xe0; accepter son crime. Il a
avou&#xe9; avoir un caract&#xe8;re impulsif. Plus tard et devant d’autres
psy, Ranucci a d&#xe9;clar&#xe9; ne plus se souvenir du meurtre. Il a m&#xea;me
d&#xe9;clar&#xe9; ne pas se souvenir de ses aveux. Pour les psy, il aurait
simul&#xe9; l’amn&#xe9;sie comme le prouvent les tests qu’il a subis.
Ranucci a donn&#xe9; deux pr&#xe9;cisions aux psy qu’il n’avait pas
r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9;es aux policiers : il avait le couteau depuis un an et a
donn&#xe9; un bonbon &#xe0; la petite fille. Un des myst&#xe8;res de l’affaire
Ranucci est qu’il a pass&#xe9; le week-end hors de chez lui mais on ne
sait pas ce qu’il a fait avant le meurtre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre X : la
reconstitution&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Elle eut lieu le 24 juin
1974. Ranucci a bien avou&#xe9; avoir enlev&#xe9; la fillette. La
reconstitution a permis de conclure que Ranucci a menti quand il a
d&#xe9;clar&#xe9; avoir voulu ramener la fillette chez elle car il se
dirigeait vers Aix et non Marseille. Mais Ranucci n’a pas voulu
reconstituer le meurtre en pr&#xe9;tendant ne pas s’en souvenir. La
th&#xe8;se de Gilles Perrault est d&#xe9;mont&#xe9;e par Bouladou qui r&#xe9;v&#xe8;le
que Ranucci a donn&#xe9; avec pr&#xe9;cision les &#xe9;l&#xe9;ments permettant de
reconstituer le parcours qu’il a fait depuis Sainte-Agn&#xe8;s jusqu’au
lieu du meurtre. D’apr&#xe8;s Bouladou c’est Ma&#xee;tre Chiappe qui
aurait fait &#xab; non &#xbb; de la t&#xea;te &#xe0; Ranucci pour que
celui-ci refuse de reconstituer le meurtre. Ranucci a indiqu&#xe9;
l’endroit pr&#xe9;cis o&#xf9; il avait cach&#xe9; le couteau au moment de la
reconstitution.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XI : les
t&#xe9;moignages de Mamde Matt&#xe9;i&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mme Matt&#xe9;i a rencontr&#xe9;
la m&#xe8;re de Ranucci aux Baumettes et a affirm&#xe9; avoir vu un homme en
Simca 1100 grise essayer d’enlever des enfants en mai 1974 dont sa
fille. Il y avait deux autres t&#xe9;moins mais Mme Mathon ne les a pas
retrouv&#xe9;s. Mme Matt&#xe9;i pr&#xe9;tendait avoir &#xe9;t&#xe9; &#xe0; la police pour une
d&#xe9;position mais il n’y en a aucune trace et les policiers ne se
souviennent pas de l’avoir entendue. Apr&#xe8;s l’ex&#xe9;cution de
Ranucci, une voisine de Mme Matt&#xe9;i, Mme R. Suzanne fit une
d&#xe9;position &#xe0; la police pour parler d’un homme qui cherchait &#xe0;
enlever de enfants mais surtout pour affirmer que Mme Matt&#xe9;i lui
avait dit que la m&#xe8;re de Ranucci &#xe9;tait pr&#xea;te &#xe0; donner 2000 francs
pour que Mme R. Suzanne fasse un faux t&#xe9;moignage. Il aurait fallu
que cette derni&#xe8;re d&#xe9;clare avoir vu l’homme mais que ce n’&#xe9;tait
pas Ranucci. Mme R. Suzanne a refus&#xe9;. Mme Mme Matt&#xe9;i, selon Gilles
Perrault, situe &#xab; l’aventure &#xbb; arriv&#xe9;e &#xe0; sa fille le
31 mai 1974, soit avant l’enl&#xe8;vement de Marie-Dolor&#xe8;s or Mme
Barraco (signal&#xe9;e par Mme Matt&#xe9;i comme la m&#xe8;re d’une petite
fille &#xe9;galement importun&#xe9;e) que sa fille l’a avis&#xe9;e d’un
incident apr&#xe8;s l’enl&#xe8;vement de Marie-Dolor&#xe8;s. Bouladou pense que
les filles de Mme Matt&#xe9;i et Mme Barraco ont invent&#xe9; cette histoire.
Les hommes vus par Mme Matt&#xe9;i, M. Martet et M. Spinelli sont tous de
physique diff&#xe9;rent mais Gilles Perrault va les rassembler en un seul
homme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XII L’affaire
C. (Albertini)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 1er juin 1974, dans une
cit&#xe9; de Marseille, un satyre portant un pull-over rouge, s’&#xe9;tait
livr&#xe9; &#xe0; des attouchements sexuels sur deux fillettes. Gilles
Perrault leur avait donn&#xe9; un faux nom, Albertini, pour pr&#xe9;server
leur anonymat. Bouladou les appelle C. de l’initiale de leur nom.
La m&#xe8;re de Ranucci a connu l’affaire C. par une lettre envoy&#xe9;e
par une amie de Nice ou selon une autre th&#xe9;orie par Mme Matt&#xe9;i aux
Baumettes. Le 1er juin 1974, dans la cit&#xe9; des cerisiers, un jeune
homme s’&#xe9;tait livr&#xe9; sur deux soeurs &#xe2;g&#xe9;es de 8 et 9 ans &#xe0; des
gestes impudiques. M. Martel avait vu le satyre qui devait avoir de
32 &#xe0; 35 ans et mesurer 1m72 &#xe0; 1m74. Il avait un polo rouge vif. Un
adolescent, Jean-Claude J, avit vu le satyre le 25 mai avec deux
fillettes. Il avait vu l’homme repartir en Dyane bleu ciel. Mais le
signalement de l’homme est diff&#xe9;rent, il est &#xe2;g&#xe9; de 25 ans et
mesure 1m70 et de corpulence robuste. Il avait un pull-over vert.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIII : L’affaire
Spineck et l’affaire Pappalardo&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Melle Di Marino voulut
v&#xe9;rifier si Ranucci n’avait pas attir&#xe9; l’attention d’habitants
de Nice par son comportement envers les enfants. Un appel &#xe0; t&#xe9;moins
fut lanc&#xe9; dans la presse. Le 18 juin 1974, l’inspecteur Moschetti
re&#xe7;ut une lettre anonyme signalant que l’auteure de la lettre
avait une fille et qu’elle avait &#xe9;t&#xe9; importun&#xe9;e par Ranucci.
Moschetti retrouva la femme gr&#xe2;ce aux d&#xe9;tails de la lettre. Elle
s’appelait Spineck et sa fille Sandra. Meme Spineck fut convoqu&#xe9;e
au commissariat et confirma ce qu’elle avait &#xe9;crit. Elle indiqua
que Ranucci portait &#xe0; l’&#xe9;poque des faits (fin 1973) un
imperm&#xe9;able vert ou gris et des lunettes. Pourtant Mme Spineck ne
fut pas en mesure de reconna&#xee;tre Ranucci au milieu des inspecteurs.
Mais les d&#xe9;tails qu’elle fournit correspondaient &#xe0; Ranucci et
surtout l’imperm&#xe9;able que Ranucci avait eu &#xe0; l’arm&#xe9;e et il
avait ni&#xe9; ce fait. Le 15 avril 1974, M. Pappalardo demeurant &#xe0; Nice
signala que son fils Patrice &#xe2;g&#xe9; de 5 ans avait disparu. Il appela
la police mais il retrouva son enfant peu apr&#xe8;s. Il dut rapporter
les faits &#xe0; la police. Patrice avait&amp;nbsp; &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9; par un homme
ressemblant &#xe0; Ranucci. L’homme aurait entra&#xee;n&#xe9; l’enfant en lui
achetant des bonbons. L’homme avait donn&#xe9; rendez-vous &#xe0; Patrice
pour le lendemain et M. Pappalardo l’aurait donc attendu et en le
voyant le jeune homme se serait enfui. A la confrontation, Ranucci
fut reconnu formellement par M. Pappalardo et son fils a&#xee;n&#xe9; Eric
qui avait &#xe9;galement vu l’homme avec Patrice. Selon Bouladou,
Gilles Perrault occulte des faits importants pour emp&#xea;cher d’avoir
une opinion objective sur l’affaire. Pour Bouladou, Ranucci &#xe9;tait
un homme attir&#xe9;, pour une raison mal d&#xe9;finie, par les enfants.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIV : une voiture
pas si baladeuse que cela.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La 304 est rendue &#xe0; Mme
Mathon le 6 juin 1974. Puis la police a r&#xe9;cup&#xe9;r&#xe9; la voiture le 10
juin. Mais la voiture avait &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9;e par les policiers de
Marseille sans que les policiers de Nice soient avertis et ceux-ci
avaient &#xe9;t&#xe9; chez Mme Mathon pour d&#xe9;couvrir que la 304 avait
disparu. Mais Bouladou d&#xe9;monte cette histoire. La voiture aurait &#xe9;t&#xe9;
emprunt&#xe9;e par le journaliste Christian Chardon avec l’accord de
Mme Mathon. Bouladou veut d&#xe9;monter ainsi les th&#xe9;ories de Gilles
Perrault qui estime que la voiture a &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9;e plusieurs fois
par la police pour nuir &#xe0; Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XV : le chien&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les recherches de la
fillette commencent avec un chien &#xe0; partir de la champignonni&#xe8;re et
il d&#xe9;passe de trente m&#xe8;tres l’endroit o&#xf9; se trouve le corps.
Gilles Perrault a affirm&#xe9; que le chien avait suivi la piste &#xe0;
partir de l’odeur du pull-over rouge mais Bouladou d&#xe9;ment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVI : le
pull-over rouge&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un p&#xe9;dophile portant un
pull-over rouge s’&#xe9;tait livr&#xe9; &#xe0; des gestes ind&#xe9;cents le 1 juin
1974 dans la r&#xe9;sidence des Cerisiers et cela laissait penser que
Ranucci pouvait en &#xea;tre l’auteur et que le pull-over rouge trouv&#xe9;
dans la champignonni&#xe8;re lui appartenait. Mais les t&#xe9;moins des
Cerisiers ne reconnurent pas Ranucci. Il n’&#xe9;tait pas l’homme au
pull-over rouge. Les policiers ont reconnu que le pull n’&#xe9;tait pas
du tout de la taille de Ranucci. Un gendarme a reconnu que le pull
trouv&#xe9; dans la champignonni&#xe8;re &#xe9;tait sale et d&#xe9;pos&#xe9; l&#xe0; depuis
longtemps, il n’avait pas pu &#xea;tre port&#xe9; par Ranucci. Mais le juge
d’instruction a signal&#xe9; qu’on lui avait remis un pull-over rouge
propre. De plus le pull comportait des gros boutons ce que les
t&#xe9;moins des Cerisiers n’ont pas remarqu&#xe9;. Mais l’homme vu aux
Cerisiers mesurait 1m68, selon la th&#xe9;orie de Bouladou, il n’aurait
pas &#xe9;t&#xe9; assez grand pour porter le pull-over rouge. Mais Martel
avait dit que l’homme &#xe9;tait corpulant seulement il n’avait pas
remarqu&#xe9; les boutons dor&#xe9;s sur le pull dont ce n’&#xe9;tait pas celui
de la champignonni&#xe8;re. Bouladou imagine que le pull avait &#xe9;t&#xe9;
oubli&#xe9; l&#xe0; par un sp&#xe9;l&#xe9;ologue ou de fa&#xe7;on moins plausible Ranucci
aurait rencontr&#xe9; l’homme au pull-over rouge &#xe0; Marseille parce
qu’il le connaissait. Ils avaient tous eux une attirance pour les
enfants. Et l’homme aurait oubli&#xe9; son pull dans la 304 de Ranucci.
Ranucci aurait gard&#xe9; le pull pour le rendre &#xe0; l’homme une
prochaine fois. Il se serait d&#xe9;barrass&#xe9; du pull dans la
champignonni&#xe8;re pour que les gendarmes ne le soup&#xe7;onnent pas d’&#xea;tre
l’homme des&amp;nbsp; Cerisiers. Persuad&#xe9; qu’il n’a pas &#xe9;t&#xe9; suivi, il
pense qu’on ne trouvera pas le pull.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVII : les ombres
du journalisme&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les journalistes sont sous
la pression de leur r&#xe9;daction et doivent absolument sortir un
article avec un scoop m&#xea;me quand ils n’ont rien de nouveau.
Bouladou explique ainsi leurs erreurs. Parmi les erreurs se trouve la
gr&#xe2;ce pr&#xe9;sidentielle annonc&#xe9;e par l’AFP en faveur de Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XVIII : les
mensonges de Ranucci&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ranucci a affirm&#xe9; dans
son &#xab; R&#xe9;capitulatif &#xbb; avoir &#xe9;t&#xe9; emmen&#xe9; par les
policiers de Marseille dans une Merc&#xe9;d&#xe8;s alors que c’&#xe9;tait dans
une Renault 12.Ranucci pr&#xe9;tend &#xe9;galement que des policiers arm&#xe9;s
sont venus le voir en prison pour essayer de v&#xe9;rifier s’il
continuait de ne pas se souvenir de ce qui s’&#xe9;tait pass&#xe9; or
Bouladou explique que nul n’a droit d’entrer arm&#xe9; en prison. De
plus, les policiers ne devaient plus avoir de contact avec Ranucci
apr&#xe8;s son inculpation en l’absence de commission rogatoire et hors
de la pr&#xe9;sence du juge et de l’avocat de Ranucci. Ranucci a menti
en disant que sa voiture a gliss&#xe9; dans la champignonni&#xe8;re alors
qu’il s’est enfonc&#xe9; volontairement. Il a menti &#xe0; sa m&#xe8;re en
cachant l’accident. Il a menti aux policiers en affirmant que les
t&#xe2;ches de sang de son pantalon &#xe9;taient des t&#xe2;ches de boue. Il a
menti en d&#xe9;clarant qu’il n’&#xe9;tait jamais all&#xe9; &#xe0; Marseille. Il
a menti &#xe0; la juge en disant ne se souvenir de rien alors qu’il a
avou&#xe9;. Il pr&#xe9;tend avoir &#xe9;t&#xe9; tortur&#xe9; alors que les journalistes
pr&#xe9;sents lors de la garde &#xe0; vue ont d&#xe9;montr&#xe9; le contraire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XIX : un t&#xe9;moin
un peu tardif&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 2 juin 74, la veille du
meurtre de la fillette, Ranucci aurait renvers&#xe9; un chien &#xe0;
Marseille alors qu’il pr&#xe9;tendait ne pas y &#xea;tre. Mais l’audition
du propri&#xe9;taire du chien &#xe9;tait arriv&#xe9; trop tard pour &#xea;tre
enregistr&#xe9; dans l’instruction. Gilles Perrault a trouv&#xe9; un t&#xe9;moin
de cet incident, Daniel Moussy. Moussy aurait &#xe9;t&#xe9; entendu par les
policiers et aurait reconnu Ranucci d’apr&#xe8;s une photo. Mais aucune
trace de t&#xe9;moignage n’a &#xe9;t&#xe9; enregistr&#xe9;e concernant Moussy.
Bouladou a voulu interroger Moussy mais celui-ci a refus&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XX : une porti&#xe8;re
pas trop coinc&#xe9;e&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Lors de ses aveux, Ranucci
avait d&#xe9;clar&#xe9; que la porti&#xe8;re gauche de sa 304 &#xe9;tait coinc&#xe9;e
apr&#xe8;s l’accident et qu’il avait &#xe9;t&#xe9; oblig&#xe9; de sortir par la
porti&#xe8;re droite. Mais les Aubert l’avaient vu sortir par la
porti&#xe8;re gauche. Pour la d&#xe9;fense de Ranucci, ce d&#xe9;tail signifiait
que les Aubert avaient vu une autre voiture mais ils avaient bien
not&#xe9; le num&#xe9;ro d’immatriculation de la 304 de Ranucci. Bouladou
cite des t&#xe9;moignages prouvant que la porti&#xe8;re gauche n’a pas &#xe9;t&#xe9;
bloqu&#xe9;e et que ce d&#xe9;tail a &#xe9;t&#xe9; invent&#xe9; par Gilles Perrault pour
d&#xe9;fendre Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXI : le
pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique Val&#xe9;ry Giscard d’Estaing et l’affaire
Ranuci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans son livre &#xab; Le
pouvoir et la vie &#xbb; sorti en 1988, Giscard a parl&#xe9; de
l’affaire Ranucci. Il a eu acc&#xe8;s au dossier de l’affaire pr&#xe9;par&#xe9;
par la magistrature et a re&#xe7;u l’avocat du condamn&#xe9;. Giscard a &#xe9;t&#xe9;
surpris que l’avocat plaide l’innocence de Ranucci alors que pour
lui il ne fallait pas revenir sur le proc&#xe8;s.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou r&#xe9;v&#xe8;le que
Ranucci voulait partir pour le V&#xe9;n&#xe9;zuela s’il avait &#xe9;t&#xe9;
acquitt&#xe9; et qu’il aurait demnd&#xe9; de l’argent &#xe0; Giscard. Giscard
s’est senti glac&#xe9; de crainte quand l’avocat lui a fait cette
demande et il s’est interdit d’en tenir compte dans sa d&#xe9;cision
sur la gr&#xe2;ce. Giscard a re&#xe7;u une lettre de la m&#xe8;re de
Marie-Dolor&#xe8;s. Elle demandait &#xe0; Giscard de ne pas gracier Ranucci
sinon elle ne croirait plus &#xe0; la justice. Cela semble l’avoir
convaincu de ne pas gracier Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXII le livre de
Mathieu Fratacci&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le livre de ce policier
est sorti en 1994. Frattacci a &#xe9;t&#xe9; enqu&#xea;teur sur l’affaire
Ranucci. Le livre &#xe9;tait intitul&#xe9; &#xab; Qui a tu&#xe9; Christian
Ranucci ? &#xbb; Bouladou r&#xe9;v&#xe8;le que ce livre a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit par
Jean-Marc Tixier en r&#xe9;alit&#xe9; et qu’il est plein d’erreurs. Le
p&#xe8;re de Marie-Dolor&#xe8;s a tent&#xe9; de faire interdire la publication du
livre mais sans succ&#xe8;s. Le livre montrait une photo de la fillette
et de son fr&#xe8;re et cela avait choqu&#xe9; M. Rambla. Pour Bouladou, ce
livre sert la cause des d&#xe9;fenseurs de Ranucci en raison des erreurs
commises par Tixier.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXIII : le film
de Michel Drach, le pull-over rouge.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le maire
d’Aix-En-Provence, Alain Joissains, avait fait interdire le film
dans sa ville par &#xe9;coeurement consid&#xe9;rant le film comme une
&#xab; entreprise de pourrissement &#xbb;. Bouladou estime que les
personnages du film sont caricaturaux et que ce film est conforme &#xe0;
la th&#xe8;se de Perrault et manich&#xe9;en. Bouladou estime que Drach, avec
son film, va au-del&#xe0; du livre de Gilles Perrault en caricaturant
tous les &#xe9;l&#xe9;ments favorables &#xe0; la th&#xe8;se de l’innocence de
Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXIV&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans l’inconscient
collectif, Ranucci est consid&#xe9;r&#xe9; comme le dernier guillotin&#xe9; alors
qu’il y a eu deux autres ex&#xe9;cutions apr&#xe8;s la sienne. Celle de
J&#xe9;r&#xf4;me Carrein et celle de Hamida Djandoubi. C’est dire si le
livre de Gilles Perrault a occult&#xe9; les derni&#xe8;res condamnations &#xe0;
mort. Il y a eu douze condamn&#xe9;s &#xe0; mort&amp;nbsp; apr&#xe8;s la condamnation de
Ranucci dont deux ex&#xe9;cut&#xe9;s. Ranucci aurait dit &#xe0; Paul Lombard
juste avant d’&#xea;tre guillotin&#xe9;, &#xab; r&#xe9;habilitez-moi &#xbb;.
C’est Lombard lui-m&#xea;me qui le dit mais Bouladou conteste sur base
de t&#xe9;moignages contraires de personnes pr&#xe9;sentes le jour de
l’ex&#xe9;cution. Ranucci serait rest&#xe9; muet. Le bourreau, Andr&#xe9;
Obrecht, certifie que Ranucci n’a rien dit.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXV Mon entrevue
avec M. Martinez&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Martinez a fait le r&#xe9;cit
de l’accident &#xe0; Bouladou. Il estime avoir vu une masse &#xe0;
l’arri&#xe8;re de la voiture de Ranucci, il en a conclu que c’&#xe9;tait
Marie-Dolor&#xe8;s apr&#xe8;s avoir entendu le t&#xe9;moignage des Aubert. M.
Martinez relate ensuite son t&#xe9;moignage &#xe0; la police. Il affirme
avoir reconnu Ranucci tout de suite m&#xea;me si l’accus&#xe9; n’avait
pas ses lunettes. Devant la juge d’instruction, Ranucci a ni&#xe9;
avoir eu l’accident avec les Martinez. Au bout d’une demi-heure
Ranucci a avou&#xe9; l’accident. Martinez a &#xe9;t&#xe9; choqu&#xe9; par le livre
de Perrault et a voulu le faire interdire. Il en a lu vingt pas et
l’a jet&#xe9; &#xe0; la poubelle. Il a &#xe9;t&#xe9; surpris par l’attitude de
Ranucci lors du proc&#xe8;s et qu’il ne dise presque rien lors de sa
condamnation. Il se souvient avoir vu Ma&#xee;tre Lombard pleurer dans
les bras de sa fille apr&#xe8;s le verdict. M. Martinez est persuad&#xe9; que
Ranucci &#xe9;tait coupable. Mais il est de gauche et contre la peine de
mort. Il a eu l’occasion de parler de l’affaire &#xe0; Badinter et de
le f&#xe9;liciter pour l’abolition de la peine de mort. Martinez
affirme que Perrault a pu &#xe9;viter la censure de son livre parce qu’il
&#xe9;tait au PC et b&#xe9;n&#xe9;ficiait de protection politique. Il pense que
Perrault a voulu gagner de l’argent sur cette affaire. Bouladou
rappelle que Perrault a voulu reverser une partie des droits d’auteur
&#xe0; la famille Rambla qui a refus&#xe9; croyant que Perrault voulait
acheter son silence. Martinez affirme que Ranucci n’a pas &#xe9;t&#xe9;
tortur&#xe9; par la poice car il l’a vu sans blessure le lendemain de
l’interrogatoire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXVI mon entrevue
avec M. Guazzone&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Guazzone relate sa
rencontre avec Ranucci dans la champignonni&#xe8;re. Il a &#xe9;t&#xe9; surpris
de l’y trouver seul car c’&#xe9;tait un lieu de passage pour les
couples qui y passaient la journ&#xe9;e pour s’&#xe9;battre. Guazzone pense
que Ranucci s’est cach&#xe9; dans la champignonni&#xe8;re parce qu’il
avait quelque chose &#xe0; se reprocher. En parlant de l’accident &#xe0;
Guazzone, Ranucci aurait dit : &#xab; le con qui m’a fait &#xe7;a, il
va me le payer. &#xbb; Guazzone a rencontr&#xe9; Perrault mais a refus&#xe9;
de lui parler et de lire son livre. Il est persuad&#xe9; que Ranucci est
coupable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXVII : mon
entrevue avec M. Grivel&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Grivel confirme &#xe0;
Bouladou que Jean Rambla n’a jamais parl&#xe9; de Simca 1100. Bouladou
et Grivel parlent de l’&#xe9;mission &#xab; Faites entrer l’accus&#xe9;e
qui occulte le fait que le pantalon de Ranucci &#xe9;tait couvert de
taches de sang &#xe0; l’ext&#xe9;rieur, il n’avait donc pas pu se
blesser, c’&#xe9;tait du sang d’ailleurs. Bouladou rappelle que
Perrault a occult&#xe9; la reconstitution. Ranucci a avou&#xe9; &#xea;tre all&#xe9; &#xe0;
vingt m&#xe8;tre de l’accident dans le maquis avec la petite fille
justement &#xe0; l’endroit o&#xf9; la police l’a retrouv&#xe9;e morte. Grivel
&#xe9;tait l&#xe0; quand Ranucci a avou&#xe9; le meurtre pendant la
reconstitution. Grivel pense que le cadavre de la fillette n’aurait
jamais &#xe9;t&#xe9; retrouv&#xe9; si Ranucci n’avait pas &#xe9;t&#xe9; vu par les
Aubert. Grivel pense que Ranucci n’&#xe9;tait pas un truand et que s’il
n’avait pas eu d’accident il aurait laiss&#xe9; la petite sur le bord
de la route. Grivel pense que Lombard n’a rien pu faire car si
Ranucci avait plaid&#xe9; coupable, il aurait pris perp&#xe9;tuit&#xe9; et serait
sorti au bout de vingt ans alors que l&#xe0; il &#xe9;tait absent, comme s’il
&#xe9;tait en touriste au cours du proc&#xe8;s.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXVIII Mon
entretien avec M. Chardon&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chardon est un journaliste
de Minute. C’est lui qui a ramen&#xe9; Mme Mathon avec la voiture de
Ranucci et lui avait demand&#xe9; de la garder pour la nuit d&#xe9;truisant
donc l’accusation de vol de la voiture par la police de Marseille.
Chardon est choqu&#xe9; que Ranucci ait &#xe9;t&#xe9; condman&#xe9; &#xe0; mort et il
pense qu’il avait des circonstances att&#xe9;nuantes et qu’il n’a
pas tu&#xe9; avec pr&#xe9;m&#xe9;ditation. Il affirme qu’il &#xe9;tait dans le
commissariat lors de l’interrogatoire et qu’il n’a pas entendu
Ranucci crier, donc il n’a pas &#xe9;t&#xe9; tortur&#xe9;. Chardon pense que
Lombard ne voulait pas d&#xe9;fendre Ranucci tant qu’il &#xe9;tait
consid&#xe9;r&#xe9; comme l’assassin d’une petite fille mais qu’il a
fini par accepter quand Ranucci a commenc&#xe9; &#xe0; nier comme si l’erreur
judiciaire l’int&#xe9;ressait. Chardon voulait choisir l’avocat de
Ranucci. Il avait pens&#xe9; &#xe0; Ma&#xee;tre Pollak et Ma&#xee;tre Arnoux mais
Pollak &#xe9;tait absent quand il a voulu lui en parler et il pense que
cela aurait peut-&#xea;tre tout chang&#xe9;. C’est ensuite que Chardon est
all&#xe9; trouver Lombard. Finalement Pollak a &#xe9;t&#xe9; l’avocat des
Rambla avant Collard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXIX Mon entrevue
avec M. Vuillet&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le docteur Vuillet
confirme que les taches de sang sur le pantalon de Ranucci ont bien
&#xe9;t&#xe9; analys&#xe9;es contrairement &#xe0; ce que dit Perrault. Il r&#xe9;v&#xe8;le
que Marie-Dolor&#xe8;s a &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;e de quinze coups de couteau. Ranucci
a avou&#xe9; le meurtre devant le docteur Vuillet. Il ne croyait pas que
Ranucci serait condamn&#xe9; &#xe0; mort pourtant il ne trouve aucune
circonstance att&#xe9;nuante &#xe0; l’accus&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXX Mon entrevue
avec M. Rosano&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou avoue avoir
consult&#xe9; internet pour son enqu&#xea;te. Il y a rencontr&#xe9; des
passionn&#xe9;s de l’affaire. Parmi ceux-ci M. Rosano qui vendait des
pizzas en 1974 dans le quartier de Sainte Agn&#xe8;s. Mais le jour de
l’enl&#xe8;vement de Marie-Dolor&#xe8;s, il n’a rien vu &#xe0; cause de son
camion qui lui bouchait la vue. En fait il a quand m&#xea;me vu Ranucci
en train de regarder les enfants. Bouladou a reait l’enqu&#xea;te avec
les t&#xe9;moins qu’il a pr&#xe9;sent&#xe9;s &#xe0; certains passionn&#xe9;s. Il a
rencontr&#xe9; Rosano qui lui a confirm&#xe9; avoir vu Ranucci pr&#xe8;s des
enfants.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXXI : mon
entrevue avec M. Spinelli&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Spinelli confirma &#xe0;
Bouladou avoir vu la fillette entre dans une voiture. Il la
connaissait. C’est le soir, en regardant les infos qu’ils a
compris qu’il avait assist&#xe9; &#xe0; l’enl&#xe8;vement. Spinelli ne
connaissait pas Jean Rambla. Il dit qu’il a cru voir une Simca 1100
&#xe0; cause du soleil qui l’&#xe9;blouissait. Il dit que Gilles Perrault a
voulu lui parler mais qu’il l’a mis dehors. Pourtant Perrault a
pr&#xe9;tendu qu’il avait parl&#xe9; &#xe0; Spinelli. Spinelli est pourtant s&#xfb;r
de ne pas s’&#xea;tre tromp&#xe9; sur la Simca 1100 mais que l’arri&#xe8;re
de cette voiture ressemble &#xe0; celle d’un coup&#xe9; 304. Il dit que la
m&#xe8;re de Ranucci lui a &#xe9;crit pour qu’il insiste sur la Simca mais
il n’a pas r&#xe9;pondu. D’apr&#xe8;s Bouladou, Perrault aurait donc
menti, il n’a pas parl&#xe9; &#xe0; Spinelli et &#xe0; Guazzone. Pour Bouladou,
l’enl&#xe8;vement a bien eu lieu &#xe0; 11h 15 et l&#xe0; encore Gilles
perrault aurait menti. C’est Spinelli qui le confirme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXXII mon
entrevue avec M. Aubert&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou a fr&#xe9;quent&#xe9; un
forum sur l’affaire et s’est fait insulter par les partisans de
Perrault. C’est gr&#xe2;ce &#xe0; une de ses relations sur Internet
(Bouladou semble s’y &#xea;tre fait des amis) que Bouladou a pu trouver
le num&#xe9;ro de t&#xe9;l&#xe9;phone de M. Aubert. M.Aubert insiste, il a
toujours dit avoir vu Ranucci avec un enfant apr&#xe8;s l’accident.
Ranucci est bien descendu &#xe0; gauche. Il a vu Ranucci partir sur le
talus avec la fillette pr&#xe8;s de l’endroit o&#xf9; son cadavre a &#xe9;t&#xe9;
retrouv&#xe9;. Aubert a bien vu Ranucci avec des lunettes, des grosses
lunettes. Ce d&#xe9;tail semble important pour Bouladou. Il est all&#xe9;
chez les gendarmes qui l’ont envoy&#xe9; promener, il est alors all&#xe9; &#xe0;
la police et a fait sa d&#xe9;position. M. Aubert a re&#xe7;u des menaces de
mort apr&#xe8;s cette affaire. Il a bien reconnu Ranucci du premier coup.
Il ne comprend pas d’o&#xf9; vient l’histoire du &#xab; paquet &#xbb;
qu’il aurait vu &#xe0; la place de la fillete, il ne se souvient pas en
avoir parl&#xe9;. Ce qui est curieux c’est que Ranucci pensait ne pas
avoir &#xe9;t&#xe9; suivi et pourtant Aubert pr&#xe9;tend lui avoir parl&#xe9; et
Ranucci lui aurait r&#xe9;pondu. Aubert n’a jamais r&#xe9;pondu aux
journalistes except&#xe9; Colombani. Les autres journalistes ont invent&#xe9;
des propos de M. Aubert. Si la femme de M. Aubert s’est tromp&#xe9;e
sur la porti&#xe8;re de Ranucci c’est, selon son mari, parce qu’elle
a &#xe9;t&#xe9; press&#xe9;e par les journalistes. Perrault avait pr&#xe9;tendu que
les Aubert avaient vu une Simca 1100 mais M. Aubert est persuad&#xe9;
d’avoir vu une 304. On a pr&#xe9;tendu que Ranucci &#xe9;tait endormi &#xe0;
l’arri&#xe8;re de sa 304 mais M. Aubert est s&#xfb;r de l’avoir vu partir
avec la fillette. Il en a parl&#xe9; aux Martinez avant de le signaler &#xe0;
la police. M. Aubert regrette de n’avoir pas parl&#xe9; &#xe0; la presse
pour confirmer tout ce qu’il a vu et il est &#xe9;nerv&#xe9; qu’on ait
pr&#xe9;tendu qu’il n’ait pas reconnu Ranucci du premier coup. Mme
Mathon l’a contact&#xe9; mais cela ne l’a pas &#xe9;branl&#xe9;. M. Aubert
pense que si Ranucci n’avait pas &#xe9;t&#xe9; condamn&#xe9; &#xe0; mort il n’y
aurait pas d’affaire Ranucci car il est persuad&#xe9; que c’&#xe9;tait le
dernier condamn&#xe9; &#xe0; mort. Aubert dit que Ranucci est tomb&#xe9; dans les
bras de Mme Aubert en pleurant et en demandant pardon. M. Aubert est
persuad&#xe9; que si Ranucci avait plaid&#xe9; coupable, il s’en serait
sorti. M. Martinez a confirm&#xe9; que M. Aubert lui avait parl&#xe9; de
Ranucci avec un enfant apr&#xe8;s l’accident. Bouladou pense que la
fillette a cri&#xe9; quand elle a perdu un sabot et qu’elle a march&#xe9;
avec un pied nu sur le sol mais que les Aubert ne l’ont pas
entendue. De plus ses jambes ont &#xe9;t&#xe9; griff&#xe9;es par les plantes, de
l&#xe0; ses cris.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre XXXIII mon
entrevue avec Monsieur Meyssonnier&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le boureau Meyssonnier
conna&#xee;t bien l’affaire Ranucci et le livre de Gilles Perrault. Il
est g&#xea;n&#xe9; qu’on puisse croire &#xe0; l’innocence de Ranucci. Il n’a
pas guillotin&#xe9; Ranucci mais il n’aurait pas voulu que ses
confr&#xe8;res ex&#xe9;cutent un innocent. Meyssonnier semble obs&#xe9;d&#xe9; par
son m&#xe9;tier d’ex&#xe9;cuteur puisqu’il en a fait un mus&#xe9;e avec une
vraie t&#xea;te de guillotin&#xe9;. Bouladou veut conna&#xee;tre un d&#xe9;tail
macabre. Il veut savoir si Perrault a raison quand il &#xe9;crit que la
t&#xea;te de Ranucci a rebondi deux fois apr&#xe8;s l’ex&#xe9;cution.
Meyssonnier lui explique avec des d&#xe9;tails techniques que la t&#xea;te de
Ranucci n’a pas pu rebondir car elle a &#xe9;t&#xe9; retenue par
l’assistant du bourreau. Perrault aurait encore menti.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Annexe &#xab; Les contes
de Perrault &#xbb;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou r&#xe9;pertorie
toutes les erreurs de Gilles Perrault dans son livre &#xab; le
pull-over rouge &#xbb;. Il l’avait d&#xe9;j&#xe0; fait tout au long de son
livre. Il synth&#xe9;tise les erreurs pour renforcer sa propre th&#xe8;se
contre celle de Perrault. Bouladou rel&#xe8;ve ainsi 201 erreurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Epilogue&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou parle d’un
t&#xe9;moin qui a vu Ranucci fumer au bord de la route pendant que
Marie-Dolor&#xe8;s &#xe9;tait dans la 304 mais Bouladou ne donne pas plus de
d&#xe9;tails car il n’a pas rencontr&#xe9; ce t&#xe9;moin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 07 Jul 2009 13:42:03 GMT</pubDate></item><item><title>le pull-over rouge</title><dc:creator>Humanisme</dc:creator><link>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254014.html</link><comments>http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254014.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humanisme.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14254014/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humanisme.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254014.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CREATED&quot; content=&quot;0;0&quot; /&gt;&lt;meta name=&quot;CHANGED&quot; content=&quot;0;0&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;Thorndale AMT, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L’affaire
du pull-over rouge, Ranucci coupable ! (G&#xe9;rard Bouladou)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;1&#xe8;re partie : l’affaire
Ranucci&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le meurtre (en 1974) dans
la r&#xe9;gion de Marseille, d’une fillette de 8 ans, Marie-Dolor&#xe8;s,
avait conduit &#xe0; l’arrestation de son meurtrier pr&#xe9;sum&#xe9;,
Christian Ranucci, &#xe2;g&#xe9; de 20 ans au moments des faits. Les charges
accumul&#xe9;es contre lui, ses aveux r&#xe9;it&#xe9;r&#xe9;s, puis ses d&#xe9;n&#xe9;gations
et son attitude arrogante lors du proc&#xe8;s tenu &#xe0; Aix-en-Provence
l’avaient conduit &#xe0; la guillotine le 28 juillet 1976. Sous
l’impulsion de la m&#xe8;re du condamn&#xe9;, H&#xe9;loise Mathon, Gilles
Perrault, publia un livre engag&#xe9;, le pull-over rouge. Le livre fut
adapt&#xe9; au cin&#xe9;ma en 1979 par Michel Drach. G&#xe9;rard Bouladou,
affect&#xe9; au commissariat d’Aix-en-Provence en 1995, s’est lanc&#xe9;
dans une nouvelle enqu&#xea;te sur l’affaire Ranucci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre 1 : l’affaire
Ranucci&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;le 3 juin 1974, &#xe0; la cit&#xe9;
Sainte-Agn&#xe8;s dans le quartier des Chartreux de Marseille,
Marie-Dolor&#xe8;s Rambla, 8 ans est enlev&#xe9;e par un homme qui poss&#xe8;de
une voiture grise et a attir&#xe9; la fillette et son fr&#xe8;re Jean en leur
demandant de rechercher son chien noir. L’homme emm&#xe8;ne
Marie-Dolor&#xe8;s et laisse Jean faire des &#xab; recherches &#xbb; de
son c&#xf4;t&#xe9;. Quand Monsieur Rambla, 50 ans, le p&#xe8;re de la fillette
arrive dans la cit&#xe9;, il comprend que Marie-Dolor&#xe8;s a &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9;e.
Il se rend &#xe0; l’Ev&#xea;ch&#xe9; (l’h&#xf4;tel de police de Marseille) afin
de signaler la disparition de sa fille. L’inspecteur Grandmougin
recueille sa d&#xe9;claration. Les &#xe9;l&#xe9;ments sont minces : un homme de
grande taille, plut&#xf4;t jeune, bien v&#xea;tu, une voiture grise. Rien sur
la marque de la voiture et son immatriculation.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 3 juin, vers 12h15,
soit une heure apr&#xe8;s l’enl&#xe8;vement, un coup&#xe9; Peugeot gris se
pr&#xe9;sente au carrefour de la Pomme &#xe0; 29 kms de Marseille, il ne
respecte pas le stop. Vincent Martinez et sa fianc&#xe9;e ne peuvent
&#xe9;viter l’accident au volant de leur Renault 16. Mais le conducteur
du coup&#xe9; ne s’arr&#xea;te pas et repart &#xe0; vive allure vers Marseille.
Monsieur Martinez est bloqu&#xe9; mais un autre couple, les Aubert arrive
et apr&#xe8;s avoir parl&#xe9; avec Martinez prend en chasse le coup&#xe9;. Les
Aubert retrouve le coup&#xe9; 304 immobilis&#xe9; sur la route au bout d’un
km. Ils voient un jeune homme tirer par le bras un enfant et
dispara&#xee;t dans les broussailles. Il s’agit d’un enfant &#xe2;g&#xe9; de
7 &#xe0; 10 ans v&#xea;tu d’un short blanc. M. Aubert interpelle l’individu
qui r&#xe9;pond : &#xab; D’accord, partez et je reviendrai ! &#xbb;.
M. Aubert rel&#xe8;ve alors le num&#xe9;ro d’immatriculation du coup&#xe9; 304.
M. Aubert revient voir M. Martinez , lui donne le num&#xe9;ro de la 304
et repart. Vincent Martinez_se rend plus tard &#xe0; la gendramerie de
Gr&#xe9;asque et d&#xe9;pose une plainte contre inconnu pour d&#xe9;lit de fuite
apr&#xe8;s un accident.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mardi 4 juin. Le
commissaire Allessandra, chef de la Brigade criminelle prend
connaissance du dossier. Les policiers de la brigade criminelle se
rendent dans la cit&#xe9; Sainte-Agn&#xe8;s pour l’enqu&#xea;te de voisinage.
Une rumeur circule. Quelqu’un aurait vu in inconnu faire monter la
fillette dans une Simca 1100 mais ce t&#xe9;moin ne se manifeste pas. La
presse relate les faits et annonce que c’est le petit Jean qui a
reconnu une Simca 1100 ce qui n’&#xe9;tait pas le cas. Le 4 juin,
l’inspecteur Porte identifie le t&#xe9;moin en la personne de Eug&#xe8;ne
Spinelli, carrossier. Celui-ci a vu un homme de 30 ans, grand et
mince fisant monter une fillette dans une simca 1100 de couleur gris
clair. A 11 heures, l’inspecteur Porte proc&#xe8;de &#xe0; l’audition de
madame Rambla. Elle ne sait rien de plus que son mari. A 14h30,
l’enqu&#xea;teur Pierre Grivel proc&#xe8;de &#xe0; l’audition du petit Jean.
L’enfant dit que l’inconnu qui a enlev&#xe9; sa soeur &#xe9;tait jeune,
grand avec les cheveux noirs et courts. Rien sur la marque de la
voiture. Le m&#xea;me jour, Allessandra convoque les journalistes et leur
demande de lancer un appel &#xe0; t&#xe9;moins. Le 5 juin, les t&#xe9;moignages
arrivent mais n’apportent rien jusqu’&#xe0; l’appel de M. Aubert.
Il relate les faits qui se sont produits au carrefour de la Pomme. Le
couple Aubert a lu la presse et a fait le rapprochement avec
l’inconnu qu’ils ont vu. Mais la voiture recherch&#xe9;e est une
Simca 1100 et non une 304. Pour le gendarme qui r&#xe9;pond &#xe0; Aubert,
cela ne correspond pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 5 juin, Vincent
Martinez a lu la presse et a fait le rapprochement avec l’accident
dont il a &#xe9;t&#xe9; victime. Il a appel&#xe9; la gendarmerie o&#xf9; il avait
d&#xe9;pos&#xe9; plainte. M. Aubert est invit&#xe9; par les gendarmes &#xe0; donner
ses renseignements &#xe0; l’Ev&#xea;ch&#xe9; et il appelle Alessandra. Celui-ci
rend compte au substitut du procureur, Monsieur Marnet. Marnet prend
contact avec la juge d’instruction, Melle di Marino. Le capitaine
Gras met en place un dispositif de recherches pour retrouver Ranucci.
Dans l’apr&#xe8;s-midi, un gendarme aper&#xe7;oit du sang dans les
broussailles o&#xf9; Ranucci avait &#xe9;t&#xe9; vu. Le gendarme d&#xe9;couvre le
cadavre de l’enfant &#xe0; cet endroit, inerte depuis longtemps. La
fillette a &#xe9;t&#xe9; frapp&#xe9;e de nombreux coups de couteau. La mort
remonte &#xe0; 48 heures. La juge d’instruction, le procureur adjoint
Berge Lefranc, Marnet et le m&#xe9;decin l&#xe9;giste se rendent sur les
lieux. LE p&#xe8;re de l’enfant est accompagn&#xe9; par les policiers pour
reconna&#xee;tre le corps de sa fille vers 17h30. Il pousse un cri
d&#xe9;chirant et perd connaissance. Dans les minutes qui suivent la
d&#xe9;couverte du corps, les gendarmes identifient le propri&#xe9;taire de
la 304n Chritian Ranucci. Les gendarmes se rendent &#xe0; son domicile, &#xe0;
Nice. C’est sa m&#xe8;re qui les re&#xe7;oit. Surprise, elle leur indique
que son fils est &#xe0; son travail. A 18 h, Ranucci rentre et est
aussit&#xf4;t interpel&#xe9; par les gendarmes. Il apprend qu’il est
recherch&#xe9; pour d&#xe9;lit de fuite. Il est conduit au commissariat de
Nice. Alessandra se rend &#xe0; Nice muni d’une commission rogatoire
pour ramener Ranucci &#xe0; l’Ev&#xea;ch&#xe9;. Le 5 juin, vers 16 h, Henri
Guazzone, contrema&#xee;tre d’une champignonni&#xe8;re indique aux
gendarmes que le 3 juin il avait vu Ranucci d&#xe9;gager sa 304 embourb&#xe9;e
dans la champignonni&#xe8;re aid&#xe9; par l’employ&#xe9; du contrema&#xee;tre.
Ranucci avait pr&#xe9;tendu s’&#xea;tre rendu l&#xe0; pour pique-niquer malgr&#xe9;
les odeurs naus&#xe9;abondes. Dans la champignonni&#xe8;re, les gendarmes
d&#xe9;couvrent un pull-over rouge. Vers 20 h 30, Ranucci est gard&#xe9; &#xe0;
vue &#xe0; Nice. Alessandra lui demande o&#xf9; se trouve sa 304 accident&#xe9;e.
Ranucci r&#xe9;pond qu’il l’a laiss&#xe9;e dans le garage de l’immeuble
o&#xf9; il habite. Les gendarmes se rendent avec Ranucci &#xe0; Nice pour
saisir la voiture. Les gendarmes y d&#xe9;couvrent deux cheveux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 6 juin, Ranucci est
conduit &#xe0; l’Ev&#xea;ch&#xe9;. Il est entendu aussit&#xf4;t. Il aurait quitt&#xe9;
Nice, le 2 juin vers 14 h pour aller &#xe0; Salernes. Il aurait pass&#xe9; la
nuit du 2 au 3 juin dans sa voiture. Le 3 juin, vers 9 h, apr&#xe8;s
s’&#xea;tre dirig&#xe9; vers Aix-en-Provence, il aurait d&#xe9;cid&#xe9; de
rejoindre Nice et il serait arriv&#xe9; &#xe0; 12 h au carrefour de la Pomme.
Il reconna&#xee;t avoir caus&#xe9; l’accident et pris la fuite. Il se
serait rendu vers une galerie souterraine pour changer son pneu abim&#xe9;
dans l’accident. Mais apr&#xe8;s enlis&#xe9; sa voiture, il avait d&#xfb; faire
appel &#xe0; deux hommes pour se d&#xe9;gager. Apr&#xe8;s cela, il est rentr&#xe9;
chez lui. Il nie cat&#xe9;goriquement avoir enlev&#xe9; la fillette &#xe0;
Marseille. IL indique qu’il ne s’est jamais rendu &#xe0; Marseille.
Il conteste le t&#xe9;moignage des Aubert et veut &#xea;tre confront&#xe9; avec
eux. Concernant les t&#xe2;ches de sang trouv&#xe9;es sur le pantalon que les
policiers ont d&#xe9;couvert dans le coffre de la 304, Ranucci pr&#xe9;tend
qu’il s’agit de t&#xe2;che de boue. Ranucci est pr&#xe9;sent&#xe9; &#xe0; des
enfants victimes d’attoucehements avec des policiers de m&#xea;me &#xe2;ge
et de m&#xea;me corpulence que lui avec un num&#xe9;ro sur la poitrine. Le
tapissage est vain car les enfants ne reconnaissent pas Ranucci. Les
Aubert arrivent &#xe0; midi &#xe0; l’Ev&#xea;ch&#xe9;. Ranucci leur est pr&#xe9;sent&#xe9;
lors d’un tapissage derri&#xe8;re une glace sans tain, ils le
reconnaissent imm&#xe9;diatement. Lors de la confrontation Mme Aubert
prend Ranucci par les &#xe9;paules et s’adresse &#xe0; lui de fa&#xe7;on
p&#xe9;remptoire et vindicative. D&#xe8;s lors les d&#xe9;n&#xe9;gations de Ranucci
sur l’enl&#xe8;vement de la fillette s’effondrent. Il est sonn&#xe9;. Il
fond en larmes et avoue &#xab; Oui, c’est moi. Je ne voulais pas
la tuer. Je ne suis pas un salaud ! &#xbb;. Les Aubert sont alors
entendus s&#xe9;par&#xe9;ment par la police. Ils relatent l’accident et la
rencontre avec Ranucci accompagn&#xe9; d’un enfant, ils ne savent si
c’&#xe9;tait un gar&#xe7;on ou une fille. Pour Mme Aubert, l’enfant &#xe9;tait
&#xe2;g&#xe9; de 6 &#xe0; 8 ans. Elle l’a entendue dire : &#xab; Qu’est-ce
qu’on fait &#xbb;. A la lecture de ce livre on s’interroge. En
effet, si la fillette &#xe9;tait vivante au moment o&#xf9; Ranucci a &#xe9;t&#xe9; vu
avec elle par les Aubert pourquoi l’aurait-il tu&#xe9;e &#xe0; ce m&#xea;me
endroit pr&#xe9;cis ? C’aurait-&#xe9;t&#xe9; stupide de sa part de laisser une
preuve si flagrante de sa culpabilit&#xe9;. Bouladou pense que Ranucci ne
se souvient pas avoir vu les Aubert avant d’avoir tu&#xe9; la fillette
mais pourtant d’apr&#xe8;s M. Aubert, Ranucci lui a r&#xe9;pondu quand il
l’a appel&#xe9; juste apr&#xe8;s l’accident. L’enqu&#xea;te de Bouladou
reste floue sur ce point et n’apporte aucune r&#xe9;ponse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A 14 heures, l’inspecteur
Porte recueille les aveux de Ranucci. Pendant trois heures, il r&#xe9;v&#xe8;le
tous les d&#xe9;tails de l’enl&#xe8;vement et du meurtre. Ranucci se serait
rendu &#xe0; Marseille pour voir un camarade de r&#xe9;giment. Il aurait
cach&#xe9; le couteau du meurtre dans un tas de tourbe pr&#xe8;s de la
champignonni&#xe8;re. Le couteau sera retrouv&#xe9; exactement &#xe0; l’endroit
d&#xe9;crit, encore ensanglant&#xe9;. Ensuite Ranucci dessine un croquis
parfait du lieu de l’enl&#xe8;vement. Il prouve donc qu’il &#xe9;tait &#xe0;
Sainte Agn&#xe8;s. A 17 heures, la m&#xe8;re de Ranucci vient voir son fils.
Celui-ci lui avoue le crime sans savoir pourquoi il l’a commis. Les
policiers veulent emmener Ranucci &#xe0; l’endroit o&#xf9; se trouve le
couteau mais ils ont besoin de prolonger la garde &#xe0; vue de 24 h. La
juge d’instruction refuse car Ranucci ayant avou&#xe9; il a droit &#xe0; un
avocat et il faut qu’il soit inculp&#xe9; pour une nouvelle garde &#xe0;
vue. La juge a peur de voir sa proc&#xe9;dure attaqu&#xe9;e. Ranucci est
examin&#xe9; par un m&#xe9;decin qui prouve qu’il n’a pas &#xe9;t&#xe9; tortur&#xe9;
par les policiers. Les gendarmes partent donc seuls &#xe0; la recherche
du couteau et le retrouvent au bout d’une heure et demie. Les
policiers r&#xe9;interrogent le garagiste Spinelli qui reconna&#xee;t qu’&#xe0;
40 m de distance, il a pu confondre un Simca 1100 avec une 304. Les
policiers d&#xe9;couvrent que le 1er juin un homme v&#xea;tu d’un pull-over
rouge s’est livr&#xe9; &#xe0; des attouchements sur deux soeurs, &#xe2;g&#xe9;es de
8 et 9 ans. Un adolescent avait vu un homme le 25 mai au m&#xea;me
endroit discutant avec deux autres fillettes avec le signalement
donn&#xe9; quelques jours plus tard. Cette fois l’homme &#xe9;tait parti
dans une Diane bleue. Mais les t&#xe9;moins de ces sc&#xe8;nes ne
reconnaissent pas Ranucci. Le pull-over rouge trouv&#xe9; dans la
champignonni&#xe8;re est trop grand pour Ranucci. L’homme vu par les
deux soeurs ne serait donc pas Ranucci mais aucune enqu&#xea;te ne sera
faite sur cet individu. Le 6 juin, Ranucci est pr&#xe9;sent&#xe9; &#xe0; la juge
d’instruction. Il consent &#xe0; s’expliquer sans avocat. Il confirme
en tous points ses aveux. Ranucci est incarc&#xe9;r&#xe9; &#xe0; la prison des
Baumettes. Le 7 juin, la juge d’instruction interroge de nouveau
Ranucci sur son CV. En prison, il est visit&#xe9; par des psychologues.
Il reconna&#xee;t encore les faits. Il leur avoue qu’il poss&#xe9;dait le
couteau depuis un an et qu’il avait offert des bonbons &#xe0; la
fillette. Le 10 juin, Di Marino entend tous les t&#xe9;moins de l’affaire
et Ranucci d&#xe9;ment s’&#xea;tre rendu dans la champignonni&#xe8;re pour se
cacher. Il ne se souvient pas avoir &#xe9;t&#xe9; pris en chasse apr&#xe8;s
l’accident mais il reconna&#xee;t encore le meurtre devant ses avocats.
Le 17 juin, Di Marinon re&#xe7;oit Mme Mathon et proc&#xe8;de &#xe0; son
audition. La m&#xe8;re de Ranucci indique que son fils est parti le 2
juin avec l’intention de passer le week-end &#xe0; Aix pour voir un
camarade dont elle ignore le nom. Ranucci n’aurait pas parl&#xe9; de
Marseille &#xe0; sa m&#xe8;re pour allez y voir son p&#xe8;re qu’il n’avait
pas vu depuis l’&#xe2;ge de 7 ans ou revoir Monique son ex-fianc&#xe9;e,
liaison que Mme Mathon d&#xe9;sapprouvait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La reconstitution a lieu
le 24 juin. Jean Rambla et Eug&#xe8;ne Spinelli ne sont pas pr&#xe9;sents. Le
p&#xe8;re de la petite n’est pas en &#xe9;tait de suivre la reconstitution.
La sc&#xe8;ne de l’enl&#xe8;vement n’est pas reconstitu&#xe9;e de peur des
risques de vengeance ou de trouble &#xe0; l’ordre public. Dans la
d&#xe9;position de Ranucci au moment de la reconstitution tout correspond
avec les charges retenues contre lui. L’accident est reconstitu&#xe9;.
On apprend que la fillette a cri&#xe9; en haut du talus selon les dires
de Ranucci. Il montre l’endroit o&#xf9; il s’est cach&#xe9; et aurait tu&#xe9;
la fillette. Au moment de reconstituer le meurtre, Ranucci &#xe9;clate en
sanglot et dit ne pas se rappeler. Puis on se rend &#xe0; la
champignonni&#xe8;re et Ranucci montre l’endroit o&#xf9; il a d&#xe9;pos&#xe9; le
couteau, endroit qui correspond &#xe0; celui ou l’arme a &#xe9;t&#xe9;
retrouv&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ranucci est &#xe0; nouveau
entendu par la juge d’instruction le 26 juin. Il reconna&#xee;t
toujours le meurtre. Il ne peut pas expliquer le motif de ses actes.
Il pense qu’il a eu peur qu’on pense &#xe0; mal quand il a &#xe9;t&#xe9; vu
avec l’enfant. Un appel &#xe0; t&#xe9;moin lanc&#xe9; dans Nice Matin am&#xe8;ne la
d&#xe9;couverte de deux affaires dans lesquelles des enfants ont &#xe9;t&#xe9;
importun&#xe9;s. Une des jeunes victimes a reconnu Ranucci comme l’auteur
des faits. Bouladou relate des affaires datant d’avant le crime o&#xf9;
Ranucci aurait &#xe9;t&#xe9; impliqu&#xe9; s’agissant de contacts douteux avec
des enfants. Des t&#xe9;moins l’ont reconnu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 27 d&#xe9;cembre 1974, Di
Marino interroge Ranucci pour la derni&#xe8;re fois. Ses avocats sont
absents. C’est &#xe0; ce moment que Ranucci revient sur ses aveux. Il
ne se souvient plus avoir enlev&#xe9; une fillette et l’avoir tu&#xe9;e. Di
Marino quitte l’affaire, elle est remplac&#xe9;e par Pierre Michel.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le 12 mars 1975, le
dossier d’instruction est clos. La m&#xe8;re de Ranucci rend visite &#xe0;
son fils. C’est au cours de ces visites qu’elle apprend par Mme
Matt&#xe9;i qui a &#xe9;galement un fils incarc&#xe9;r&#xe9;, que sa fille aurait &#xe9;t&#xe9;
accost&#xe9;e par un homme avec une voiture grise qui aurait demand&#xe9; de
l’aide pour retrouver son chien noir. Mme Mattei a assist&#xe9;
elle-m&#xea;me le 1er juin 1974 &#xe0; une tentative d’enl&#xe8;vement d’un
enfant par un homme portant un pull-over rouge et utilisant une Simca
1100. Bouladou d&#xe9;monte compl&#xe8;tement ce t&#xe9;moignage en affirmant
qu’il est faux et imagin&#xe9; &#xe0; partir des articles lus par Matt&#xe9;i
dans la presse. En 1975, Ranucci crie son innocence. Il veut vire au
V&#xe9;n&#xe9;zuela et esp&#xe8;re que le pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique lui
versera une forte somme d’argent. Le proc&#xe8;s est pr&#xe9;vu pour les 9
et 10 mars 1976 &#xe0; Aix en Provence. Un mois avant Patrick Henry a &#xe9;t&#xe9;
arr&#xea;t&#xe9; pour l’enl&#xe8;vement et le meurtre du petit Philippe
Bertrand. L’ombre de Patrick Henry est dans le pr&#xe9;toire et les
spectateurs du proc&#xe8;s de Ranucci r&#xe9;clament la mort pour lui. Lors
du proc&#xe8;s, Ranucci porte une croix trop voyante. Cette croix choque
car Ranucci ne demande pas le pardon et adopte une attitude
arrogante. Ses avocats ont voulu le dissuader de plaider l’innocence
craignant qu’il indispose les jur&#xe9;s. Me Lombard, d&#xe9;fendant
Ranucci, voulut contrer le t&#xe9;moignage des Aubert. Il affirma que
ceux-ci avaient d’abord dit avoir vu Ranucci avec un paquet et non
un enfant et les documents des gendarmes avaient bien enregistr&#xe9; le
probl&#xe8;me du &#xab; paquet &#xbb; &#xe0; la place de l’enfant. Mais
le commissaire Alessandra confirme que Monsieur Aubert lui avait
parl&#xe9; tout de suite d’un enfant lorsqu’il l’avait appel&#xe9; le 5
juin 1974. Me Lombard reproche aux Aubert de n’avoir reconnu
Ranucci qu’au 2&#xe8; tapissage mais ceux-ci affirment n’avoir
assist&#xe9; qu’&#xe0; une seule pr&#xe9;sentation de Ranucci. Quant au sang
retrouv&#xe9; dans la 304, Ranucci affirme qu’il s’&#xe9;tait bless&#xe9;
dans l’accident et qu’il s’agissait de son sang et pas celui de
la fillette. Mais il y avait des t&#xe2;ches sur la poche droite de son
pantalon l&#xe0; o&#xf9; il avait reconnu avoir gliss&#xe9; le couteau. Quant &#xe0;
Spinelli, il d&#xe9;clara au proc&#xe8;s, que l’arri&#xe8;re d’une Simca 1100
ressemble &#xe0; celui d’un coup&#xe9; 304 et le signalement de l’homme
qu’il avait d&#xe9;crit correspondait &#xe0; celui de Ranucci. Mme Mattei
se d&#xe9;monta lors du proc&#xe8;s et elle &#xe9;tait &#xe0; la limite de
l’inculpation pour faux t&#xe9;moignage. Bouladou reconna&#xee;t quand m&#xea;me
qu’un homme au pull-over rouge a bien s&#xe9;vi avant Ranucci. Un des
deux cheveux trouv&#xe9;s dans la 304 de Ranucci appartenait &#xe0;
Maria-Dolor&#xe8;s. Trop de charges pesaient contre Ranucci. Me Lombard
&#xe9;mit un doute sur la ressemblance des cheveux de Marie-Dolor&#xe8;s et
ceux trouv&#xe9;s dans la 304. Au cours du proc&#xe8;s, une altercation eut
lieu entre Alessandra et Ranucci. L’accus&#xe9; parla de torture envers
sa personne et le commissaire traita Ranucci de monstre. Des
journalistes &#xe9;taient pr&#xe9;sents derri&#xe8;re la porte des policiers au
cours de la garde &#xe0; vue et n’avaient pas entendu de preuves de
torture, ils furent offusqu&#xe9;s. Ranucci prenait des notes pendant le
proc&#xe8;s. Il calculait combien d’indemnit&#xe9;s, il allait demander au
Pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique une fois innocent&#xe9; ce dont il ne
doutait pas . Gilbert Collard, avocat des Rambla, tenta de pousser
Ranucci &#xe0; avouer le crime pour qu’il &#xe9;meuve les jur&#xe9;s et sauve
sa t&#xea;te mais sans succ&#xe8;s. Apparemment il ne r&#xe9;clamait pas la mort
alors que c’&#xe9;tait le voeux des parents de la fillette. L’avocat
g&#xe9;n&#xe9;ral, M. Viala r&#xe9;clama la peine de mort de peur d’&#xea;tre
lynch&#xe9; par l’opinion publique mais aussi parce qu’il avait &#xe9;t&#xe9;
&#xe9;coeur&#xe9; par les photos du cadavre de la fillette. Parmi les trois
avocats de Ranucci seul Me Fraticelli voulait plaider coupable avec
les circonstances att&#xe9;nuantes pour son client. Pendant tout le
proc&#xe8;s les cris de &#xab; A mort Ranucci ! &#xbb; n’avaient
cess&#xe9; de retentir &#xe0; l’ext&#xe9;rieur et de fait la peine de mort fut
prononc&#xe9; &#xbb;e et Ranucci murmura : &#xab; Ils sont fous, ils
sont fous ! &#xbb;. Pour rajouter &#xe0; l’horreur, la m&#xe8;re de
Ranucci fut insult&#xe9;e et bouscul&#xe9;e &#xe0; la sortie du proc&#xe8;s. Les
avocats de Ranucci se pourvoy&#xe8;rent en cassation pour plusieurs vides
de forme mais en vain. Ranucci &#xe9;crivit un livre qu’il appela le
&#xab; document &#xbb; sa m&#xe8;re le fera para&#xee;tre apr&#xe8;s la mort de
son fils. Il y racontait sa version des faits. Giscard avait affirm&#xe9;
publiquement son aversion pour la peine de mort mais refusa de sauver
la vie de Ranucci en le graciant. Le pire c’est qu’une fausse
d&#xe9;p&#xea;che laissa croire &#xe0; Ranucci qu’il &#xe9;tait graci&#xe9;. Ranucci
fut tu&#xe9; le 28 juillet 1976.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Deuxi&#xe8;me partie : le
livre de Gilles Perrault mon enqu&#xea;te.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre II le docteur
Vuillet&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le docteur Vuillet avait
pratiqu&#xe9; l’autopsie de Marie-Dolor&#xe8;s et &#xe9;tablit un rapport
psychologique de Ranucci. Bouladou l’a rencontr&#xe9; en 1984 et le
m&#xe9;decin l’a convaincu de la culpabilit&#xe9; de Ranucci. Depuis ce
jour, Boudalou s’est jur&#xe9; de mener l’enqu&#xea;te. Il &#xe9;voque alors
le livre de Gilles Perrault &#xab; Le pull-over rouge &#xbb; sorti
en 1978 qui d&#xe9;clencha sa passion pour l’affaire. Apr&#xe8;s avoir lu
et relu le livre, Bouladou croyait &#xe0; l’&#xe9;ventualit&#xe9; d’une
erreur judiciaire. Dans sa jeunesse il &#xe9;tait hostile &#xe0; l’abolition
de la peine de mort mais il changea d’avis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre III : le
t&#xe9;moignage de Jean Rambla.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou relate la
d&#xe9;position du p&#xe8;re de la fillette qui reprend les faits d&#xe9;j&#xe0;
relat&#xe9;s. M. Rambla ne parle pas de Simca 1100 ce qui prouverait que
son fils ne lui en avait pas parl&#xe9; non plus. Jean pr&#xe9;cisa aux
policiers qu’il pouvait reconna&#xee;tre l’homme qui avait enlev&#xe9; sa
soeur. Les policiers ont pr&#xe9;sent&#xe9; diff&#xe9;rents types de voiture &#xe0;
Jean et l’enfant a d&#xe9;sign&#xe9; une Simaca Chrysler mais pas une 1100.
Et la presse s’est tromp&#xe9;e en parlant d’une Simca 1100 &#xe0; propos
du t&#xe9;moignage de Jean. Les journalistes ont confondu avec les
rumeurs circulant dans le quartier Sainte Agn&#xe8;s. Bouladou pense que
ce sont les journalistes qui auraient faire dire &#xe0; Jean que la
voiture du coupable &#xe9;tait une Simca 1100. Bouladou d&#xe9;monte la
th&#xe9;orie de Gilles Perrault selon laquelle Jean &#xe9;tait un sp&#xe9;cialiste
des voitures car son p&#xe8;re n’en avait pas et l’enfant n’aurait
pas eu de miniatures (ce qui para&#xee;t difficile &#xe0; croire concernant
un petit gar&#xe7;on). En 1992, Jean raconta &#xe0; J.P. Foucault qu’en
1974 il ne savait pas identifier les voitures. Bouladou a rencontr&#xe9;
Jean Rambla en 2003 et celui-ci lui a confirm&#xe9; que jamais, quand il
&#xe9;tait enfant, il n’aurait su distinguer une marque de voiture.
Dans le livre du policier Fratacci, le p&#xe8;re de Jean raconte qu’il
&#xe9;tait trop pauvre pour offrir des voitures miniatures &#xe0; son fils ce
qui renforce les th&#xe9;ories de Bouladou.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans le film de Michel
Drach, on voit l’enfant reconna&#xee;tre la Simca 1100 &#xe0; partir de
photos ce qui n’est jamais arriv&#xe9;. Jean a parl&#xe9; de l’auteur de
l’enl&#xe8;vement comme d’un homme qui paralait &#xab; comme les
gens d’ici &#xbb;. Pour Bouladou cela voulait dire en Fran&#xe7;ais
puisque les parents Rambla parlaient espagnol alors que pour Gilles
Perrault cela signifie que le criminel parlait avec l’accent du
midi or Ranucci n’avait pas l’accent du midi. Bouladou estime que
si Jean n’a pas reconnu Ranucci lors du tapissage c’est qu’il
n’&#xe9;tait pas habill&#xe9; de la m&#xea;me fa&#xe7;on que le jour de
l’enl&#xe8;vement ce qui para&#xee;t douteux pour le lecteur. Pourtant
Bouladou renforce sa th&#xe8;se en &#xe9;voquant une victime de Guy Georges
qui n’a pas reconnu son agresseur alors qu’elle avait pass&#xe9; une
heure avec lui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre IV : le
t&#xe9;moignage de Eug&#xe8;ne Spinelli&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Spinelli, lors de sa
d&#xe9;position, affirma avoir vu une homme de trente ans enlever une
fillette &#xe0; bord d’une Simca 1100 gris clair or Spinelli n’a pas
reconnu Ranucci quand il lui a &#xe9;t&#xe9; pr&#xe9;sent&#xe9;. Mais Bouladou se
repose sur la d&#xe9;position pour affirmer que Spinelli n’aurait pas
pu reconna&#xee;tre Ranucci car il l’avait vu &#xe0; 40 m&#xe8;tres de
distance. Bouladou d&#xe9;nigre Gilles Perrault en pr&#xe9;cisant que
celui-ci accorde une importance au t&#xe9;moignage de Spinelli que
bouladou lui-m&#xea;me refuse d’accorder. A partir d’un raisonnement
tir&#xe9; par les cheveux, Bouladou s’&#xe9;vertue &#xe0; affirmer que Ranucci
correspond au signalement de Spinelli ce qui rend ses th&#xe9;ories
pol&#xe9;miques et affaiblit les convictions qu’il veut faire accepter
par le lecteur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre V : le t&#xe9;moignage
de Vincent Martinez&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Martinez, lors de sa
d&#xe9;position, a affirm&#xe9; que Ranucci &#xe9;tait seul &#xe0; bord de sa 304.
Mais Bouladou dit que le t&#xe9;moignage de Martinez qu’il a recueilli
r&#xe9;v&#xe8;le que celui-ci a vu une masse basculer &#xe0; l’arri&#xe8;re de la
304. Bouladou veut encore faire passer Gilles Perault pour un
menteur. Il pense que le gendarme qui a pris la d&#xe9;position de
Martinez n’a pas voulu enregistrer la possibilit&#xe9; de la pr&#xe9;sence
d’un enfant pour ne pas embrouiller le d&#xe9;p&#xf4;t de plainte ne
concernant qu’un d&#xe9;lit de fuite apr&#xe8;s un accident. Apr&#xe8;s sa
deuxi&#xe8;me d&#xe9;position, Martinez a formellement reconnu Ranucci alors
qu’il donnait moins de d&#xe9;tail sur lui lors de sa premi&#xe8;re
d&#xe9;position. L&#xe0; encore et pour la deuxi&#xe8;me fois, Martinez n’a pas
signal&#xe9; d’enfant avec ranucci. Devant le juge d’instruction,
Martinez a estim&#xe9; que la crainte et le sang froid (ce qui est
contradictoire) affich&#xe9; par Ranucci prouverait qu’il avait des
raisons de prendre la fuite apr&#xe8;s l’accident. M. Martinez et M.
Aubert affirmeront toujours qu’ils ont parl&#xe9; tout le temps d’un
enfant et non pas d’un paquet pourtant Bouladou sait que tel n’est
pas le cas dans leur d&#xe9;position.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VI :
l’interpellation&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou s’appuie sur le
rapport des gendarmes pour expliquer que le corps de la fillette
&#xe9;tait bien cach&#xe9; dans un buisson mais pr&#xe8;s de l’accident de
Ranucci ce qui a conduit &#xe0; son interpellation. Dans la 304, les
policiers ont trouv&#xe9; deux cheveux, un opinel et une carabine. Tout
d’abord Ranucci nia farouchement l’enl&#xe8;vement et le meurtre de
l’enfant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chapitre VII : le
t&#xe9;moignage des &#xe9;poux Aubert&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Bouladou r&#xe9;v&#xe8;le que si
Ranucci nia le meurtre c’est parce que sa vie prenait un essor
nouveau, il avait trouv&#xe9; un travail, une voiture et il allait
conna&#xee;tre une grande ind&#xe9;pendance par rapport &#xe0; sa m&#xe8;re. Sans le
t&#xe9;moignage des Aubert, on n‘aurait pas retrouv&#xe9; la petite fille &#xe0;
l’endroit pr&#xe9;cis o&#xf9; ils ont vu Ranucci s’enfuir mais Bouladou
n’explique pas pourquoi Ranucci aurait tu&#xe9; la fillette &#xe0;
l’endroit pr&#xe9;cis o&#xf9; il a &#xe9;t&#xe9; vu par les Aubert. L’explication
douteuse serait que Ranucci n’avait pas remarqu&#xe9; qu’il &#xe9;tait
poursuivi alors qu’il avait &#xe9;t&#xe9; pris en chasse par les Aubert.
L’explication de Bouladou ne tient pas la route. C’est devant les
Aubert que Ranucci a craqu&#xe9; et a avou&#xe9; au commissariat. Il a
expliqu&#xe9; qu’il n’&#xe9;tait pas un salaud et avait agi par
affolement. Dans la d&#xe9;position des Aubert, on voit bien que M.
Aubert a demand&#xe9; &#xe0; Ranucci de revenir quand il l’a vu fuir apr&#xe8;s
l’accident donc Ranucci se savait suivi contrairement &#xe0; ce que
Bouladou affirme. Pourquoi aurait-il donc tu&#xe9; l’enfant juste &#xe0;
l’endroit o&#xf9; M. Aubert l’avait vu ? Bouladou est oblig&#xe9; de
reconna&#xee;tre que cela vient du fait que Martinez n’aurait pas parl&#xe9;
d’enfant devant le gendarme qui prenait son d&#xe9;p&#xf4;t de plainte et
M. Aubert non plus. Il y a une deuxi&#xe8;me pol&#xe9;mique dans le
t&#xe9;moignage des Aubert. M. Aubert pr&#xe9;tend avoir vu Ranucci sortir
par la porti&#xe8;re avant gauche de la 304 alors que celle-ci &#xe9;tait
bloqu&#xe9;e apr&#xe8;s l’accident. Bouladou en conclut qu’il est sorti
par la porti&#xe8;re droite et a fait le tour et c’est &#xe0; ce moment que
M. Aubert l’a vu. Il pense &#xe9;galement que Ranucci a pu forcer la
porti&#xe8;re gauche et que celle-ci s’est d&#xe9;finitivement bloqu&#xe9;e
apr&#xe8;s l’ouverture. Bouladou se contredit souvent. Il affirme que
Ranucci ne s’est pas vu poursuivi par les Aubert alors que M.
Aubert a entedu Ranucci lui r&#xe9;pondre : &#xab; Partez et je
reviendrai &#xbb;. Bouladou pr&#xe9;tend que c’est gr&#xe2;ce aux Aubert
que &#xab; l’assassin &#xbb; a &#xe9;t&#xe9; arr&#xea;t&#xe9;. Il pense donc que
Ranucci a tu&#xe9; la fillette avec pr&#xe9;m&#xe9;ditation. Bouladou d&#xe9;monte
encore le livre de Perrault en signalant que celui-ci s’appuie sur
une erreur journalistique. Trois journalistes sur trente avaient
affirm&#xe9; que les Aubert n’avaient pas reconnu Ranucci lors d’un
premier tapissage.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 30 Jun 2009 14:09:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>