Un groupe de rosicruciens de Berlin décida, à la fin du XIXè siècle, de fonder la société du Vril à la suite des lectures de l’œuvre de Jacolliot. En Angleterre, Matthers introduisit cette doctrine dans la société secrète dont il était le grand-maître ; la Golden Dawn essaima en Allemagne. Haushofer y serait allé. J.C. Frère prétend que Haushofer faisait partie de la société du Vril sans citer ses sources. Le mystère du Vril fera également l’objet d’un roman, la Race à venir, de Edward Bulwer-Lytton. Hitler aurait lu ce livre selon J.C. Frère. Karl Haushofer naquit en Bavière en 1869. Il embrassa la carrière militaire et fut nommé à l’état-major de Berlin. Il fut envoyé en Inde et au Japon grâce à sa profonde connaissance des problèmes orientaux. Il écrivit « Le Japon » qui connut un grand succès. En 1914, il obtint son doctorat avec une thèse sur la géographique politique et la géographie stratégique. La géopolitique date du XIXè siècle. Elle a été créé par Mackinder en Angleterre., Vidal de la Blache en France et Ratzel en Allemagne. Dans sa thèse de doctorat, Haushofer développait essentiellement les idées de Ratzel. Il ne connaîtra l’œuvre de Mackinder qu’en 1925. Pour Haushofer : « l’espace n’est pas seulement le véhicule de la puissance ; c’est la puissance ». Pendant la 1ère guerre mondiale, Haushofer était général de division. Témoin et victime du désastre de 1918, Haushofer entreprit son action contre les idéologies de gauche dès le lendemain de la défaite. A l’université, Haushofer enseigna la géopolitique. Il eut Rudolf Hess pour élève. Pour Haushofer, la géopolitique devenait un instrument destiné à faire passer le vieil esprit conquérant des Germains au rang des valeurs scientifiques. Des races sont faites pour le servage ; d’autres pour le commerce ; les Germains eux, sont faits pour le combat et la conquête. Au Japon, Haushofer avait été initié au bouddhisme zen et au shintô. En Asie, il avait visité les monastères hindous et, dans le désert de Gobi, recherché l’Agarttha. Au Tibet, il avait peu établir des rapports avec des maîtres de l’ésotérisme. Quand Hitler fut incarcéré après le putsch de Munich, Haushofer vint le voir souvent en prison. Il l’aida à se forger une pensée plus profonde. Frère a le même discours délirant que Pauwels et Bergier ou Pierre Mariel quant au nazisme ésotérique. Il écrit : « A Landsberg, pendant les longues journées et les interminables soirées, tout à tout Hess et Haushofer entretenaient Hitler de l’importance des pensées magiques, de la réalité pratique de la mystérieuse force du Vril, de la nécessité d’accroître encore la philosophie occulte peu à peu élaborée lors des réunions de l’Association Thulé ». Le discours de Frère n’est pas scientifique car si Hitler avait été « initié » par Haushofer pourquoi n’est-il jamais question d’ésotérisme dans « Mein Kampf » ? Pourquoi le biographe de référence, Ian Kershaw, n’en parle pas dans son livre sur Hitler ?
Quand Hitler accéda au pouvoir il n’oublia pas le général Haushofer qui devint un de ses conseillers privés. La géopolitique était devenue la science « à la mode » de l’Allemagne nazie. Une invasion, une annexion se justifiaient par la géopolitique. Haushofer était opposé à l’invasion de la Grande-Bretagne par Hitler car il avait retenu les leçons de Mackinder, la conquête du monde ne pouvait se faire qu’avec l’Angleterre. Il envoya donc Hess en Grande-Bretagne pour négocier la paix puis un traité d’alliance. Mais Hess ne fut pas pris au sérieux et fut emprisonné. Haushofer se suicida en mars 1946. Il n’avait pu  supporter l’exécution de son fils par les nazis car celui-ci avait participé au complot contre Hitler le 20 juillet 1944.

Les assises spirituelles du national-socialisme.

Avant la guerre de 1914-1918, existait une société secrète d’extrême-droite : l’ordre des Germains. A Berlin, en 1913, un membre de cet ordre, Rudolf von Sebottendorf, décida de fonder, sur des bases exclusivement ésotériques, une nouvelle association, le groupe Thulé. Il se développa dans toute l’Allemagne. Sebottendorf, de son vrai nom Rudolf Glauer, naquit le 9 novembre 1875. Jeune, il se mit à voyager. La Turquie devint sa terre de prédilection. C’est là qu’il connut la vrai baron de Sebottendorff. Celui-ci se prit d’affection pour Glauer et à s mort, il lui légua par testament ses biens et son nom. Glauer devint un initié. Il fréquenta les sociétés secrètes turques et notamment la franc-maçonnerie. Il écrivit un livre sur ce sujet. En 1911, il fut reçu par les initiés druzes qui lui livrèrent leurs secrets. Selon J.C. Frère, les druzes reçoivent leurs instructions du « Maître du monde », le roi des secrets inviolables : le seigneur de Thulé et de Schamballah. Sebottedendorf avait lu Jacolliot. Il connaissait la légende de Thulé et de Schamballah. En 1913, Sebottendorf se fit recevoir dans un ordre rosicrucien et dans l’ordre des Germains. En 1917, il s’installa à Munich. La même année fut créée la Société Thulé. Thulé est dans la tradition hellénique, le royaume authentique ou imaginaire, d’Hyperborée. Dans la tradition sémitique, il est question dans le livre d’Enoch. Sous le nom de Thulé ou sous un autre, dans la Genèse biblique ou chez les Grecs, ce royaume est décrit, de son origine à sa disparition. Le symbolisme d’Hyperborée est simple : cette contrée, qui se situe peut-être avant tout au niveau de l’inconscient collectif des peuples, et que l’on nomme également la « terre verte » (le Groenland), c’est aussi la Terre mère, la Magna Mater ou la Déméter des Anciens, la Terre nourricière, l’élément d’où l’on vient et vers lequel on retourne. Les Grecs et les latins connaissaient bien l’existence d’Hyperborée et sa capitale Thulé, comme en témoignent les œuvres d’Hérodote, de Pline l’Ancien, de Virgile. Plus que tous les autres peuples indo-européens, les Allemands attachèrent une importance toute particulière à la légende de Thulé. C’est sur elle qu’ils fondèrent et leurs cultes néo-païens et leurs ambitions politiques occultes. Dans le Grand Nord aurait donc existé la civilisation d’Hyperborée, quelque part entre le Labrador et l’Islande. Elle fut une grande île de glace entourée de hautes montagnes transparentes. Mais Hyperboréee n’était pas pour autant glaciale. A l’intérieur à laquelle s’acclimatait parfaitement une végétation verdoyante. Parmi les femmes, celles qui étaient nées cinquièmes dans chaque famille possédaient d’extraordinaires dons de voyance. Dans la ville incomparable de Thulé, capitale sacrée d’Hyperborée et première ville de la Terre entière, vivaient dans le plus beau des palais jamais construits de main d’homme, les « Maîtres du secret » : 12 sages dont le sort du monde dépendait, 12 sages entourés de savants et de prêtres. Là, dans cette citadelle initiatique, l’histoire de l’humanité était écrite pour des millénaires. Il y a 6000 ans, la grande île d’Hyperborée disparut lors d’un cataclysme qui secoua sans doute la Terre entière, voire tout le système solaire. Il y eut des survivants dont quelques Maîtres secrets qui se réfugièrent en Europe septentrionale. Après des années de souffrances, ces hommes purs seraient arrivés dans le Gobi où ils purent enfin réinstaurer leurs centres initiatiques. Prudents, ils prirent la décision de pénétrer dans le sein de la Terre par l’entrée d’un passage mystérieux. Et, dans des palais souterrains, les Maîtres installèrent enfin leur nouveau siège : l’Agarttha. Leur royaume d’Asie devint « le centre du monde ». Pendant 2000 ans, la civilisation de l’Agarttha survécut. Dans un lieu désolé, en surface, continua de vivre la grande civilisation des profondeurs. Les habitants de l’Agarttha se réinstallèrent dans le Nord. Parallèlement à la montée vers le Nord, un autre groupe d’Aryens serait arrivé jusqu’à l’Himalaya. Sous la montagne immense, les Hyperboréens survivants auraient établi la seconde « Centrale du secret ». Ce refuge serait devenu le « Centre suprême » supplantant même l’Agarttha du désert de Gobi. Selon René Guénon, les fils des Intelligences du dehors se seraient scindés en deux groupes, l’un suivant « la voie de la main droite » sous la « Roue du soleil d’or », l’autre, « la voie de la main gauche », sous la « Roue du soleil noir ». Le premier aurait préservé le centre de l’Agarttha, le second aurait créé un nouveau lieu d’initiation à Schamballah, la cité de la violence commandant aux éléments, aux masses humaines. J.C. Frère suppose que Hitler s’est concilié les grâces terribles du centre de Schamballah pour obtenir la toute-puissance sur l’inconscient des peuples. En  janvier 1918, le groupe Thulé, qui comprenait alors 220 membres, vivait entièrement dans la conservation de la légende hyperboréenne et dans le développement des contacts magiques avec les puissances contradictoires, mais sœurs, de Schamballah et de l’Agarttha. A cette époque, le groupe put officiellement pour emblème le svastika. Parmi les dirigeants émerge alors Dietrich Eckart qui sera le grand initiateur d’Hitler. Eckart commença sa carrière dans le journalisme, vers 1890, comme rédacteur de la page dramatique du Berliner Lokalanzeigen. De la critique, il passa à la création de drames qui se passaient sous Frédéric Barberousse et de Frédéric II de Hohenstaufen. Vers 1917, Eckart se lia d’amitié avec Sebottendorf et intégra le groupe Thulé. En 1918, il publia un hebdomadaire « Auf gut deutsch » (en bon allemand) dans lequel il prenait position contre la servitude capitaliste, la révolution de 1789 et le marxisme, les hommes qui avaient accepté l’armistice de 1918, les Juifs. Son antisémitisme était biologique. Il voulait punir de trois ans de prison, voire jusqu’à la peine de mort les Juifs mariés à des Allemandes. Eckart s’attacha à donner au futur Führer les rudiments ésotériques de la légende hyperboréenne de Thulé. Hitler lui écrivit une dédicace dans Mein Kampf. Eckart mourut en 1923. Il déclara juste avant « Suivez Hitler. Il dansera, mais c’est moi qui ai écrit la musique. Nous lui avons donné les moyens de communiquer avec eux. Ne me regrettez pas : j’aurai influencé l’histoire d’Allemagne plus qu’aucun autre Allemand ».

L’énigme de la croix gammée.

L’impératrice Alexandra de Russie, née princesse allemande (Alix de Hesse) s’entourait d’occultistes, de mages et de moines tibétains. Dans cette ambiance se développait parallèlement un violent antisémitisme. Sous l’impulsion, a-t-on, d’Alexandra, on rechercha un texte qui fut le manifeste juif international. On le trouva, il s’appelait « Les Protocols des Sages de Sion ». J.C. Frère ose écrire que cet horrible faux a été : « rédigé avec une grande finesse et une bonne connaissance des structures mentales juives ». Ce relève des préjugés antisémites. Frère est très ambigu.

Alexandra avait été initiée dans une ou plusieurs sociétés secrètes pangermanistes. Elle fut une lectrice assidue de Gobineau et de Chamberlain. Le symbole qui sans cesse revenait dans les ordres occultes auxquels Alexandra appartenait était la croix gammée. Elle attachait beaucoup d’importance aux vertus magiques du svastika. Lors de ses derniers jours avant son assassinat elle en traça sur les murs des lieux de son supplice.
Tous les archéologues ou ethnologues qui on étudié le svastika ont unanimement reconnu le caractère talismanique du svastika. Il est un signe de bon augure, de bonne chance, de bonne santé, de prospérité, de fécondité. Il est admis que le svastika a été le symbole du soleil, de tonnerre, manifestation de la colère. On le rencontre à l’époque de la pierre polie sur des rochers, des poteries, des roues de fuseau puis des objets de bronze et de fer. Plus tard on le retrouve sur des autels, des monuments funéraires, des vases et des monnaies. LE plus ancien exemplaire qui ait été découvert l’aurait été en Transylvanie sur des plaques d’argile. Au XVI siècle avant J.C., on trouve le svastika dans les ruines de Troie. Le svastika se répand dans la zone de culture mycénienne et se trouve en Italie à l’âge de bronze. Elle n’apparaît en Inde qu’au IVè siècle avant notre ère, en Chine à partir du Vè siècle après J.C. et au Japon un siècle plus tard. Selon bon nombre de chercheyrs, durant le XVIIè et le XVIIIè et la plus grande partie du XIXè siècle, le souvenir du svastika avait presque entièrement disparu de la mémoire du peuple allemand. Ce fut en 1891 seulement qu’Ernst Krause, dans son ouvrage « Twiskoland, les races aryennes et le pays d’origine de dieu » se basant sur les travaux du Danois Müller, attira l’attention du public sur le svastika. En 1897, Wilhelm Schwaner introduisit le svastika dans son journal « L’Educateur du peuple » comme un symbole aryen par excellence. En 1908, l’écrivain Guido List vulgarisa le svastika dans ses ouvrages : « Le secret des runes », « Les rites des Germano-Aryens ». Les publications étaient destinées à soutenir le mouvement antisémite pangermaniste dirigé en Autriche par Schoenerer. Bien avant d’être utilisé comme emblème antisémite, le svastika avait déjà été adoptée par les théosophes de Blavastky. Hitler adopta le svastika en 1920 pour son drapeau car ce symbole destinait à exercer sur les masses un effet de « magie suggestive ». Il symbolisait selon lui, « la mission de la lutte pour le triomphe de l’Aryen et aussi pour le triomphe du travail productif, idée qui fut et qui restera éternellement antisémite ». Le svastika avait déjà été utilisé en 1919 dans les plaines du Baltikum et par les corps francs lors du putsch de Kapp. J.C. Frère pense qu’Hitler était l’instrument des sociétés secrètes prusso-teutoniques mais qu’il n’en faisait pas partie. Toute l’action qui devait engendrer le parti nazi était ainsi préparée depuis longtemps et son programme, dont Mein Kampf n’était qu’un écho affaibli, fixé par des maîtres secrets peu soucieux de notoriété. Pour Hitler, le premier rendez-vous avec le svastika remontait à l’enfance. A l’âge de dix ans, son père l’avait placé au collège catholique de Lambach tenu par des bénédictins. Il y resta quelques années. Le supérieur de ce couvent, Theodorich Hagen, était un adepte de l’astrologie et de différentes sciences occultes. Il avait recherché le refuge du « Roi du monde » au cours de ses voyages. De retour à Lambach, en 1868, il ordonna à des ouvriers de sculpter aux quatre coins de l’abbaye, sur la pierre, le bois et même les objets de culte des svastikas. Quand Hitler arriva à Lambach, le père Hagen était décédé mais les svastikas étaient toujours là. J.C. Frère suppose que dès 10 ans, Hitler était entre les mains de maîtres occultes. L’abbaye reçut la visite d’un moine cistercien du nom de Adolf-Josef Lang. Grand, blond, aux yeux bleus, il resta de longs mois dans la bibliothèque de père Hagen. Après quoi, il quitta les ordres et fonda à Vienne un ordre ésotérique : l’Ordre du Nouveau Temple. Il s’en proclama le Grand-Maître. Il lança une revue en 1905, « Ostara » sous le pseudonyme de Georg Lanz von Liebenfels. Cette revue avait pour emblème le svastika. Vers 1910, Hitler devint un lecteur de cette revue. Cette revue évoquait la race aryenne. J.C. Frère suppose qu’Hitler était resté en contact avec Lang depuis son passage à Lambach. Hitler serait devenu la créature des Prusso-Teutoniques. J.C. Frère ne donne aucune source fiables pour accréditer sa thèse, au contraire il se réfère au « Matin des magiciens » tant décrié par les universitaires. Toutes ses théories tombent d’un seul coup.

Les inquiétantes cosmogonies des nazis.

Ostara contenait tout un système du monde qui n’était pas celui des Copernic et de Newton. Les précurseurs du nazisme mélangeaient merveilleux et sciences. Pour Marx, il fallait transformer l’homme en transformant la société ; pour Hitler, c’est en transformant l’âme que l’on transformera l’homme, lequel alors seulement pourra s’attaquer à la transformation du social. J.C. Frère dresse la synthèse des fondements ésotériques de la conception de l’univers et de la genèse de l’humanité selon les nazis. Le Feu-Principe, fort de sa pureté élémentaire, remplissait l’univers entier qu’il vivifiait de sa présence. Doué de conscience, ce Feu devait se replier sur lui-même pour faire place à la « création ». Alors commencèrent à se développer les « germes éternels de l’univers ». Une des fictions les plus folles de ces cosmogonies est sans doute celle des immenses déserts ménagés entre les systèmes harmoniques de l’univers où jaillissent les fusées des grandes comètes hyperboliques. Aussi la perfection de l’Etre est-elle le règne absolu du feu élémentaire. Notre Terre a été plus grande dans un lointain passé ; elle était alors habitée par des races de dieux : les Aryens, aujourd’hui, les Hyperboréens, hier, sont les ultimes descendants des races divines. La planète que nous habitons se recroqueville maintenant et tourne de plus en plus lentement. Notre système, abandonné à la périphérie, achève de s’éteindre. Enfin, quand surviendra « l’anéantissement de la matière » et de la nouvelle expansion qui suivra, ce ne sera pas un désastre mais une rénovation. Hans Horbiger balaya ce qu’il considéra comme fausses sciences. La doctrine de la glace éternelle fut le signe de la régénération du peuple allemand. Il envoya ses théories à plusieurs milliers d’hommes de sciences allemands et autrichiens. Hitler l’appela le Copernic allemand. Horbiger naquit en Autriche en 1860, il était dessinateur chez un constructeur de machines à vapeur, inventeur autodidacte, astronome et physicien à ses heures. Sa conception de l’univers, si importante dans la pensée de Hitler, se présentait comme un refus organisé de toutes les découvertes physiques et astronomiques des cinq derniers siècles. Lecteur de la revue Ostara et membre de différentes associations occultistes (lesquelles ? J.C. Frère ne le dit pas) Horbiger fonda en 1922 la revue « La clé des événements mondiaux ». Il créa sa propre société d’études afin d’y regrouper ses adeptes fanatiques. La théorie de Horbiger est un essai d’explication globale de l’univers, des astres et du développement de la vie. Son idée fondamentale est la lutte éternelle, dans le cosmos, entre la glace et le feu, la force de répulsion et la force d’attraction. Cet doctrine des contradictoires appliquée aux questions cosmogoniques reçut le nom de doctrine de la glace éternelle. Horbiger était partisan d’une théorie cyclique de devenir des mondes. Après la civilisation des géants, la Terre aurait connu de nombreuses catastrophes qui auraient englouti des continents entiers, entrainaient la dégénérescence de l’homme supérieur : les légendes de l’Hyperborée et de l’Atlantide en seraient de lointains témoignages. Pour retourner à l’état primordial, il faut accomplir une nouvelle mutation qui redonnera vie à notre univers, un nouveau cycle commençant dès lors. Hitler fut particulièrement sensible à cette théorie. Il a répété toutes les idées farfelues d’Horbiger dans ses « Libres propos sur la guerre et la paix ». Horbiger pensait que notre système solaire s’était créé suite à une collision entre le soleil et une planète géante formée de glace cosmique. Horbiger pensait que dans la fin des temps, les cycles seraient clos par une catastrophe cosmique ; la lune gravitant autour de la Terre se rapprocherait de notre planète et exercerait une attraction de plus en plus puissante, soulevant les océans, provoquant de gigantesques marées. Les êtres humains se réfugiaient sur les sommets montagneux et, progressivement soulagés de leurs poids, deviendraient plus grands et plus forts. Les radiations solaires créeraient des mutations chez les animaux et de nouveaux hommes : les géants. La lune se rapprocherait encore, éclaterait et se métamorphoserait en un anneau de roches, de gaz et de glace tournant autour de la Terre. Puis l’anneau se désagrégerait, tomberait sur la Terre et ce serait l’apocalypse. Mais la Terre survivrait et il y aurait de nouveaux cycles de vie. Mais Mars se rapprocherait de la Terre qui se transformerait en boule de glace en perdant son atmosphère. Cette boule se jetterait dans le soleil et le monde serait prêt à connaître une nouvelle explosion de vie.