Trois filles de leur mère (Pierre Louÿs)

+*** a vingt ans quand Mauricette, 14 ans et demi lui offre son pucelage. En fait, elle lui refuse sa bouche et son sexe mais veut être sodomisée, qu’on l’appelle Ricette quand on l’encule et qu’elle soit mordue. Louÿs attaque très fort dans le stupre et on sent dès les premières pages qu’il se veut égal de Sade dans la perversion. Ame sensible s’abstenir donc. Ce livre n’est pas à placer entre toutes les mains et il mériterait d’être accompagné d’un avertissement. Il est peut-être une incitation à la pédophilie mais l’auteur s’en serait peut-être défendu si le livre n’était pas sorti après sa mort, l’aurait-il interdit de son vivant ?

Après l’amour Mauricette offre à son nouvel amant une boucle de son pucelage en souvenir pour qu’il la garde toute sa vie. Mauricette a de l’expérience ainsi que sa mère et ses soeurs car celles-ci gagnaient leur vie ensemble avec les messieurs. La mère de Mauricette s’appelle Teresa, est Italienne et a 36 ans. Mauricette est restée en pension avec des jeunes filles du monde jusqu’à 13 ans. Les directrices étaient un peu lesbiennes et elles ne se gênaient pas avec Mauricette. Elle la regardaient branler ses amies. Teresa est, selon le narrateur,  beaucoup plus belle que Mauricette. Elle se rend chez +*** pour lui dire qu’elle sait ce qu’il a fait à sa fille mais elle ne lui reproche pas au contraire car il n’a pas touché à la partie défendue. Elle vient s’offrir à lui mais lui dit qu’elle est sèche car elle vient de faire l’amour avec ses filles ! Elle aussi veut se faire sodomiser et elle sait mieux s’y prendre que sa fille. Pour Louÿs, il n’existe pas de confusion possible entre une cantatrice et une putain, la première aspire à la liberté et la seconde à la servitude. Pour lui, les cris d’amour d’une femme suffisent à révéler si elle vient u bordel ou de l’odéon. Et donc +*** a deviné que Teresa a fait du théâtre. Celle-ci avoue à son nouvel amant qu’elle a dû quitter Marseille à cause de la police. A cette époque, sa conduite était donc délictueuse. Ce qui est le plus insoutenable dans ce roman tient aux scène de pédophilie quand Teresa propose ses filles mineures et impubères à +***. Il avoue avoir déjà baisé quatre fillettes. Louÿs pousse le vice en faisant dire à Teresa : « Tu sais qu’on n’enfile pas une gosse comme une femme, et que quand on lui a logé le bout de la queue dans la moniche, c’est tout ce que la môme peut prendre. » Tout cela choque aujourd’hui comme hier mais il ne peut s’agir chez Louÿs que de fantasmes comme chez Sade et on peut espérer qu’il ne s’agissait pas pour l’auteur d’Aphrodite d’encouragement à ces viles pratiques.

Teresa veut que +*** la prenne avec ses trois filles en même temps ce qui inquiète le jeune homme car rien ne lui déplaît plus que les substitutions d’amantes. Désirer une femme, en posséder une autre, cela lui est odieux. La petite Lili relaie sa mère dans le lit de +***. Elle se présente comme une « enfant de putain ». Il commet sur elle des attouchements en se disant « quelques attouchements que nous qualifierons d’outrage à la pudeur commis sans violence ». Cette phrase écrite par Louÿs est insoutenable et choquante car en effet, une petite fille ne peut se défendre contre un adulte mais l’écrivain ose parler d’absence de violence. Il fait dire à son personnage : « autant il m’eût été pénible de posséder une petite fille contre son gré (je n’ai d’ailleurs aucun expérience du viol) autant je pris de plaisir à baiser Lili qui s’y prêtait de tout son coeur ». Là est le fantasme de Louÿs :  Le désir sexuel d’une enfant pour un homme. +*** se demande pourquoi Teresa lui a proposé sa plus jeune fille quand Charlotte l’aînée frappe à sa porte. Elle fait tout mais ne jouit qu’en se masturbant car l’idée de tomber enceinte la bloque. Elle veut donc être sodomisée pendant qu’elle se branle. Louÿs pensait que son livre serait lu par les jeunes filles plus souvent que par les maris (pourtant il n’a pas été publié de son vivant) et qu’elles le comprendraient mieux ce qui le consolait. Charlotte n’a aucun sens du vice bien qu’elle fasse tout. Elle se traite elle-même de putain et pense que quand on fait ce métier, on se branle autrement on ne jouirait guère. Charlotte raconte sa vie à +***. Dès 5 ou 6 ans elle se prostituait et dit qu’elle aimait ça. Elle faisait l’amour avec sa mère et appréciait le goût de son foutre ainsi que celui de ses clients. Elle était fière de sucer un homme sans dégueuler. Elle a commencé la sodomie à 8 ans et encore sa mère trouvait que c’était tard. C’est elle qui l’a sodomisée la première au cours d’une cérémonie entre femmes avec un godmiché puis ce fut le tour d’un garçon de son âge et Charlotte se vante de n’avoir jamais saigné. Toute cette histoire ne peut être imaginée que par un homme, de tels propos ne peuvent être tenus par une mineure, aucune fillette de l’époque de Louÿs (comme aujourd’hui d’ailleurs) ne parlerait comme ça. Louÿs fantasme tellement qu’il est incapable de se mettre dans la tête d’une petite fille et lui prête ses propres pensées.
Les fantasmes saphiques et pédophiles de Louÿs semblent si excessifs qu’on ne peut y croire et lui-même a dû exorciser ses penchants pervers par l’écriture des désirs qu’il n’a jamais osé assouvir d’où la violence du récit.

Charlotte qui prétend n’avoir pas de vice essaye de connaître ceux de +*** et elle lui demande de lui chier dans la bouche. Là Louÿs va aussi loin que Sade. Charlotte reprend son récit. Elle dit que sa mère ne la laissait jamais seule avec un homme et qu’elle l’accompagnait pour qu’elle ne souffre pas. Son plus fou souvenir c’est d’avoir été enculée par un client ivre qui l’avait encouragée à rejeter le sperme dans le vagin de sa mère et c’est ce qu’elle fit. Ainsi naquit Lili par un accouplement saphique ! Charlotte, très crûment, avoue : « Charlotte a fait une fille à sa mère, à l’âge de 9 ans, et avec son cul ! ». On aimerait savoir dans quel état d’esprit se trouvait Louÿs quand il écrivait ce genre de délires...

Charlotte raconte que sa mère enceinte continuait à avoir des clients et elle avoue qu’elle n’aurait pas cru qu’il y eut autant d’hommes avides d’enculer une femme grosse. Charlotte parle de Ricette. Elle a été en pension jusqu’à 13 ans et demi en gardant son pucelage en ne sachant que faire minette et se branler. Teresa l’a fait enculer tout de suite mais elle ne savait pas sucer depuis qu’un vicieux qui n’avait pas joui depuis trois mois avait éjaculé dans sa bouche. Cela l’a fait vomir. +*** n’arrive pas à être dégoûté de Charlotte alors qu’elle a tout fait pour ça. Il la plaint car elle continue d’adorer sa mère après qu’elle l’a obligée à se prostituer pendant des années. Charlotte continue de raconter sa vie à +***. Elle a été à l’école à 10 ans. A cette époque, tous ses amants voulaient l’avoir sous sa robe de communiante et ils voulaient l’enculer. Pourtant elle avait encore son pucelage par devant quand ses poils ont commencé à pousser et ce fut une cause de moquerie de la part de ses copines de classe qui l’appelèrent « la pucelle à barbe ». Alors sa mère entreprit de la raser jusqu’à ses 15 ans. A 13 ans, elle se fit flageller par ses amants, habillée en écolière. Pour charlotte, les putains comme les pucelles n’ont qu’un amour qui les console; elles ne sont amoureuses que de leur doigt et que plus ont est putain, plus on est vierge. Elle ne sait donc pas aimer et fait abstraction de ses relations sexuelles. C’est le plus beau mot qu’elle pouvait dire à +*** puisqu’il n’attendait que ça. Charlotte veut se branler mais +*** l’en empêche alors elle devient follet et veut que son amant lui fasse les pires choses dont lui chier dans la bouche alors +*** la laisse se soulager pour qu’elle se calme. Ce qui fait jouir Charlotte c’est de se dire qu’elle est la dernière des salopes et qu’il n’y a pas plus bas métier que le sien. A caque saloperie que sort Charlotte, elle se sent plus propre comme si +*** lui servait de psychologue. Charlotte, était trop sensible jusqu’à 13 ans alors sa mère lui a forgé un nouveau caractère. Elle lui a appris le vice en la branlant pendant une semaine (ce qui était le plus grand plaisir de Charlotte) et en lui disant des insultes si bien que les mots qui dégoûtaient la jeune fille finirent par l’exciter. elle raconte encore qu’elle se rendait tous les jours à l’église pour prier la vierge et qu’un de ses amants qui le savait a voulu l’enculer et elle a accepté. Au chapitre des fantasmes, Charlotte raconte qu’elle s’est faite enculer par sept hommes déguisés en Arlequin un mardi gras et qu’elle a rempli une coupe de champagne avec le foutre qu’elle a reçu. une femme qui était de la parti a bu la coupe. Elle raconte tout ça à +*** pour qu’il la traite de salope mais il ne cède pas alors elle continue de plus belle. Elle avoue avoir sucé un chien et que son foutre était mauvais. Après quoi son amant était tellement excité que Charlotte a dû sucer tous les animaux de la ferme de son amant ! et ce n’est pas tout. Comme le foutre du bouc l’écoeurait, son amant l’a obligée à se faire enculer par l’animal. Non seulement, elle l’a fait mais elle a joui. +*** est dégoûté et n’en peut plus. Il pense qu’elle fait plu d’efforts pour le répugner qu’elle n’en ferait pour séduire personne. Il a encore du désir pour elle mais aussi de la pitié. Charlotte arrive encore à s’exciter pour s’évanouir de plaisir en criant comme une assassinée alors Teresa entre dans la chambre pour savoir ce qui se passe. +*** lui dit que sa fille est folle, nymphomane, onaniste et masochiste. Alors Teresa gronde sa fille de 20 ans comme si c’était une enfant. Elle l’a traite de salope car elle s’est faite enculer par +*** puis elle branle sa fille pour la remettre en folie en retardant le spasme. Ensuite Teresa pousse encore +*** à faire l’amour avec elles-deux mais celui-ci est épuisé. Seulement Teresa a tellement l’art d’exciter les hommes que le jeune homme réussit encore à bander. Teresa insulte sa fille plus que jamais. il y a entre le fille et la mère une tension sado-masochiste. Pour +***, les excès amoureux donnent plus d’entraînement que de lassitude et sont moins difficiles à recommencer le lendemain que la semaine suivante. Aussi il se rend chez une de ses vingt amies intimes pour soulager son désir.