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Nuit noire, étoiles mortes (Stephen King)

1922

A Omaha, dans le Nebraska, Wilfred Leland James écrivait sa confession, en juin 1922. Il avait assassiné sa femme Arlette Christine Winters James et avait jeté son corps dans un vieux puits. Son fils Henry l’avait aidé alors qu’il n’avait que 14 ans. Wilfred l’y avait amené par la persuasion. Le mobile du crime était 100 arpents de terre à Hemingford Home au Nebraska. Arlette avait hérité de ces terres par son père.

Wilfred voulait ajouter ces terres à sa propriété agricole mais sa femme voulait les vendre.

De plus, Arlette voulait vendre la ferme pour déménager à Omaha  ou Saint-Louis pour ouvrir une boutique. Wilfred refusa.

Il pensait que les villes étaient faites pour les imbéciles.

Henry aimait la terre et n’avait pas envie d’aller à Omaha  mais accepterait de partir si ses parents tombaient d’accord. Wilfred avait pensé à aller en justice mais il en était venu à haïr sa femme et a souhaité sa mort. Il avait proposé à Arlette de retourner chez sa mère mais elle ne voulait pas laisser les terres de son père à son mari.

Il avait pourtant proposé de les lui acheter. Elle refusa d’être payée par traites. Elle voulait vendre ses terres à Farrington qui paierait en une seule fois. De plus, elle voulait partir avec Henry. Alors Wilfred commença à « travailler » son fils en lui racontant le projet d’Arlette.

Il lui expliqua que s’il partait pour la ville avec sa mère, il perdrait ses amis et ses nouveaux camarades le traiteraient de bouseux. Henry décida de rester avec son père et pleura. Il ne comprenait pas que sa mère soit aussi « chienne ».

Wilfred demanda à sa femme de lui laisser du temps pour réfléchir et elle accepta. Puis il passa deux mois à travailler Henry pour l’habituer à ce que pourrait être sa vie en ville.

Il lui raconta que sa mère pourrait l’obliger à aller à Chicago où il serait au lycée avec des « négros ». Henri devint dur avec sa mère et elle le lui rendit.

En juin 1922, Wilfred annonça à sa femme qu’il avait décidé de garder les terres. Elle prit conseil auprès d’un avocat. Elle se fit avancer l’argent par Farrington. Alors Wilfred dit à son fils que la vie n’était jamais juste et qu’il y avait des fois ou la seule chose à faire était de prendre ce qui nous revenait même si quelqu’un devait mourir.

Henry en fut effrayé. Il aimait sa mère et pleura. Il implora son père de ne pas la tuer. Mais quand il demanda à sa mère d’abandonner son projet, elle le gifla.

Elle lui dit qu’il avait été contaminé par son père avec sa timidité et sa cupidité. De plus, elle lui dit qu’elle laisserait avec son père à renifler du cochon grillé (Farrington élevait des cochons) et à se débrouiller pour la cuisine.

La gifle avait signé l’arrêt de mort d’Arlette. Mais deux jours plus tard, Henry avait fléchi. Il avait pensé à ce qu’il entendait aux jeunesses méthodistes. Si sa mère mourait dans l’erreur, elle irait en enfer. Wilfred le convainquit du contraire. Puis il le ramena à la peur de la vie citadine en lui expliquant qu’une fois en ville, il commencerait à creuser sa propre fosse. Alors Henry voulut savoir s’il pourrait rester dans la ferme et si sa mère ne souffrirait pas. Wilfred le rassura.

Ils se décidèrent à tuer Arlette un samedi soir. Wilfred lui servit un verre de vin et lui fit croire qu’il acceptait de vendre les terres et la ferme. Elle avait vu qu’il complotait avec Henry et Wilfred lui fit croire qu’ils parlaient d’Omaha. Il lui versa un deuxième verre. Il lui dit qu’ Henry  l’avait convaincu qu’il valait mieux essayer d’être heureux en ville plutôt que de rester tout seuls à la ferme et misérables à tous les coups. Elle but un troisième verre et lui proposa une chose dégoûtante pour cette nuit. Arlette termina la bouteille. Il alla chercher Henry qui lui dit qu’il ne voulait plus aller au bout de leur projet car c’était sa maman mais en entendant sa mère chanter une chanson paillarde, son âme méthodiste en fut choquée.

Wilfred lui dit qu’Arlette voulait lui offrir un verre de vin. Henry avait promis au Seigneur de ne jamais boire. Arlette buvait encore et rotait. Elle chambrait Henry qui avait le béguin pour une fille, Shannon. Elle leva un verre à la santé de Shannon et de ses nénés tout neufs. Elle dit que si son fils n’avait pas vu la couleur des tétons de Shannon, c’était un empoté. Elle conseilla de frotter son goupillon partout sur Shannon mais de rester en dehors du berceau des familles. Dégoûté, Henry partit. Arlette dit que les sentiments et la décence étaient les derniers recours des faibles. Elle but deux bouteilles et demie et s’endormit. Alors Wilfred la coucha. Henry sortit de sa chambre. Il en voulait à sa mère d’avoir sali Shannon. Alors Wilfred  lui demanda de l’aider. Il accepta en pleurant à condition de ne pas regarder. Wilfrid lui fit chercher un sac en toile de jute. Ils allèrent dans la chambre d’Arlette. Henry dit au revoir à sa mère et lui enfila sur la tête.

Il maintint sa mère qui cherchait à se dégager. Wilfred lui trancha la gorge. Arlette hurla et se débattit. Henri s’éloigna du lit en poussant cri. Wilfred la poignarda cinq fois mais elle bougeait encore alors Henry le supplia de la faire taire. Wilfred trancha encore la gorge d’Arlette et Henry s’évanouit. Elle finit par mourir et alors Wilfred demanda de l’aide à son fils. Ils l’enroulèrent dans la courtepointe. Puis Wilfred voyant le sang empourprer la courtepointe enroula sa femme dans une couverture matelassée. Ils la portèrent jusqu’au puits. Henry dit que ce n’était pas une tombe pour sa maman et il s’évanouit.

Wilfred jeta sa femme dans le puits. Il vomit et pensa à ces mots : « faites entrer les clowns du rodéo ». Ces mots l’accompagneraient chaque nuit pendant huit ans. Henry se réveilla et courut en riant. Alors Wilfred le rattrapa et le gifla. Henry avait ri car il se croyait soulagé. Henry demanda s’il pourrait continuer à voir Shannon. Wilfred lui répondit oui à condition de ne rien lui confesser.

Il répondit que personne ne devrait jamais savoir ce qu’ils avaient fait. Il eut eu peur qu’elle vienne les hanter. Wilfred voulut le rassurer sur ce sujet mais il se trompait.

Wilfred  rabattit le couvercle du puits et  lessiva le plancher avec son fils jusqu’à l’aube.

Henry ne voulait pas aller à l’école car il était fatigué et ne souhaitait pas que Shannon le voie ainsi. Wilfred accepta. Il n’aura qu’à dire à la maîtresse qu’il avait la grippe. Wilfred jeta les draps ensanglantés au puits. Il vit qu’Arlette avait atterri en position assise. Alors il jeta le matelas pour la recouvrir.

Ensuite, il fit à manger pour lui et pour Henry. L’après-midi, Henry dormit et Wilfred marcha dans le champ de maïs en élaborant un plan.

Il songea à la société Farrington qui réclamerait les terres. Ca sentait le danger.

Henry dormit beaucoup les semaines suivantes. Wilfred comprit qu’il avait gâché le passe-temps de son fils. Il n’irait plus voir Shannon  pour se promener avec elle aussi souvent.

Wilfred remplit une valise avec les vêtements de sa femme et jeta le tout au puits. Il eut une vision d’horreur, des rats étaient en train de manger  Arlette. Il s’assit pour se ressaisir.

Il croyait qu’Arlette vivait encore et avait senti les rats la dévorer. Puis Henry arriva ett dit qu’il aurait aimé qu’ils n’aient rien fait. Il avait peur d’aller en prison ou d’être pendu. Son père voulut le rassurer en disant qu’il avait un plan. Mais il avait déjà un plan pour que Arlette ne souffre pas qui avait échoué alors Henry ne le croyait plus.

Henry s’excusa et reconnut qu’ils étaient ensemble dans cette histoire. Il demanda quand qu’ils allaient combler le puits. Wilfred voulait attendre.

Deux jours plus tard, Lars Olson qui était le forgeron, le laitier et occasionnellement le chauffeur d’Hemingford Home arriva chez Wilfred avec un certain Andrew Lester. Lester était un avoué mandaté par Farrington. Wilfred refusa de lui serrer la main. Il refusa aussi de l’inviter chez lui pour boire un verre alors Lester se contenta de boire l’eau que Lars alla tirer de la pompe. Lester était venu chercher Arlette. Wilfred dit qu’elle avait décampé.

Lester dit que Arlette n’avait encore rien signé mais que quand elle ferait, il serait inutile que Wilfred engage des frais de procédure car il serait assuré de perdre. Lester ne croyait pas à la disparition d’Arlette et voulut inspecter la maison mais Wilfred refusa. Puis Wilfred appela son fils pour lui demander où était Arlette et Henry dit qu’il ne savait pas.

Il ajouta qu’elle était partie avec sa valise.

Lester s’en alla  en disant que les choses n’en resteraient pas là. Si Wilfred avait le malheur de cultiver les terres de sa femme, il se retrouverait au tribunal. Henry demanda quand ils combleraient le puits et Wilfred voulut encore attendre. Le shérif n’était pas idiot et s’il venait et voyait le puits fraîchement comblé, il aurait des soupçons. Le lendemain, Shannon vint chercher  Henry et l’emmena manger chez elle.

Quand il revint, il avait appliqué la stratégie de son père. Il avait raconté un mensonge à Shannon pour qu’elle le répète à ses parents et que ses parents le répètent au shérif. Henri regrettait ce que lui et son père avaient fait.

Alors il demanda un verre de bière. Wilfred fut surpris mais accepta. Il surprit son fils en pleine nuit à l’étable parlant à la vache et pleurant.

Deux jours après la visite de Lester, Wilfred décida de tuer Elphie, sa plus vieille vache qu’il n’avait pas les moyens de faire abattre. Il la fit monter sur le couvercle du puits avec un harnais et le couvercle céda.

La vache tomba dans le puits. Puis Wilfred prit sa 22 long rifle ET ACHEVA ELPHIE. Il vit qu’Arlette était encore attaquée par les rats. Il pensa que rien ne pourrait jamais être pire. Il croyait avoir atteint le summum de l’horreur.

Puis il combla le puits. Henry le rejoignit alors Wilfred lui demanda de prendre la camionnette pour aller chercher de la terre et des pierres. Le shérif arriva quand ils venaient de finir de combler le puits. Wilfred lui expliqua qu’une de ses vaches était tombée dans le puits. LESTER AVAIT envoyé le shérif  chez Wilfred. Il voulait l’envoyer avec un mandat de perquisition mais le shérif avait refusé parce qu’il pensait ne pas en avoir besoin. Wilfred accepta que le shérif fouille la maison. Wilfred dit qu’Arlette avait emporté quelques vêtements dans une valise et Henry précisa qu’elle avait aussi emmené des bijoux et une photo de ses parents. Il dit que sa mère voulait ouvrir une boutique en ville. Le shérif rétorqua qu’il fallait de l’argent pour ça.

Mais Wilfred évoqua les arpents de terre dont elle avait hérité. Le shérif demanda à Henry s’il était content que sa mère soit partie mais Henry pleura et le shérif le conforta.

Le shérif était allé chez les Cotterie. Il avait interrogé Shannon. Shannon avait répété ce que Henry lui avait confié. Il lui avait dit que ses parents s’étaient disputés au sujet des terres et qu’Henry s’était rangé du côté de son père alors sa mère l’avait giflé.

Wilfred ajouta qu’Arlette avait bu mais pas au point d’être complètement saoul sinon elle aurait dormi et n’aurait pas fui avec sa valise pendant la nuit.

Wilfred mentit en disant que sa femme avait emmené 180  dollars qu’il gardait dans une boîte pour payer les moissonneurs. Wilfred proposa au shérif de regarder le puits mais celui -ci refusa car il était pressé.

Il devait voir le juge. Il proposa à Wilfred de signaler Arlette pour qu’on la recherche mais Wilfred hésita. Le shérif insista alors Wilfrd promit d’y réfléchir.

Le puits n’était pas tout à fait comblé et un rat en sortit avec un lambeau de toile de de jute taché de sang. Henry tua le rat avec  sa pelle.

Ils finirent de combler le puits et mangèrent comme quatre ouvriers agricoles le soir.

La nuit, alors que Wilfred lisait Silas Marner de George Eliott, Henry vint voir son père pour lui dire que sa mère l’obligeait à faire sa prière. Désormais, il ne pourrait plus prier, de peur d’être foudroyé par dieu. Il ferait tout ce qu’il pourrait pour ne pas être découvert et condamné.

Sallie Cotterie avait laissé une marmite et un mot pour rassurer Wilfred au sujet du prêt de la moissonneuse. Le shérif les avait mis au courant. Puis, ce fut un bon été. Harlan Cotterie vint aider Wilfrid à moissonner. La société Farrington ne s’était pas manifestée. Wilfred avait pu rembourser son prêt à la banque grâce à ses bonnes récoltes.

Lester était revenu deux fois. Il voulait savoir si Arlette avait eu un accident ou avait été victime d’un bandit de grand chemin. Lester croyait qu’Arlette avait eu un accident à la ferme. Il dit à Wilfred dit qu’il savait ce qu’il avait fait et qu’il pourrait le prouver.

Alors Henry arriva avec sa faucille et menaça Lester qui s’en alla.

Shannon venait chaque mardi et chaque jeudi après-midi. Elle leur faisait la cuisine. Elle trouvait qu’Henry avait changé. Elle le trouvait sombre. Elle avait peur qu’il la trompe avec une autre.

Wilfred la rassurera. Il lui dit qu’Henry était triste car sa mère lui manquait et que le travail l’épuisait.

Elle trouvait qu’Henry était souvent pensif même quand il l’embrassait. Elle fit promettre à Wilfred de ne pas répéter ce qu’elle avait dit sur Henry. Wilfred promit.

Un soir d’août, Wilfred fut réveillé par le meuglement d’une vache. Il prit sa 22 long rifle et il alla voir. C’était un rat qui avait arraché l’un des pies de la pauvre Achéloïs. Wilfred le chassa mais ne réussit pas à le tuer.

Le rat avait laissé derrière lui une odeur de décomposition et Wilfred vomit. Après quoi, il  passa du baume antiseptique sur les pies d’Achéloïs.

Puis il boucha la canalisation menant au puits par laquelle le rat était sorti.

Le lendemain, Wilfred envoya Henry faire les courses.

Henry était ravi. Il demanda l’autorisation d’emmener Shannon avec lui mais Wilfred lui dit que c’était aux parents de Shannon qu’il devait le demander. Wilfred avait éloigné Henry de la ferme car il voulait lui épargner la vision de ce qu’ il allait faire.

Wilfred boucha la canalisation des rats avec du ciment. Shannon elle était enceinte. Sa mère le découvrit en septembre quand sa fille se prélassait dans la salle de bains.

Deux jours plus tard, Henry fut refoulé de chez les Cotterie. Henry avait compris que Shannon était enceinte et il voulait se marier avec elle mais Wilfred refusa.

Il n’avait pas d’argent pour les aider à démarrer dans la vie.

Alors Henry lui reprocha d’avoir tué sa mère car elle aurait pu lui donner de l’argent. Mais Wilfred lui rappela ce qu’Arlette avait dit de Shannon et les derniers conseils qu’elle avait prodigués à son fils. Alors Wilfred dit à son fils qu’il ferait de son mieux pour l’aider.

Harlan Cotterie arriva. Wilfried il l’avait toujours considéré comme un ami mais à ce moment-là il le détestait avec son argent ; sa femme docile et sa réussite.

Harlan était en colère et voulut s’expliquer avec Wilfred. Pourtant il ne pouvait en vouloir à Shannon et à Henry  car ça n’étaient que des gosses et ne pouvait pas en vouloir à Wilfrid car Arlette n’était plus là et il se doutait que Wilfried avait relâché son attention depuis.

Alors Wilfred dit qu’Henry voulait épouser Shannon et donner un nom au bébé.

Mais Harlan trouva ça ridicule car Wilfred et ne pouvait les aider.

Shannon était une élève brillante et sa mère voulait l’envoyer à l’école normale d’Omaha.

Tout était arrangé. Mais serait Shannon d’abord envoyée au foyer catholique de jeunes filles Saint-Eusèbe à Omaha. Ensuite, son enfant serait donné à l’adoption.

Ensuite, Shannon pourrait aller à l’école normale et devenir professeur. Harlan voulait que Wilfred paye au moins la préceptrice de Shannon. Ça lui coûterait 75 $.

Wilfrid lui demanda ce qui se passerait au cas où il ne pourrait pas payer. Alors Harlan répondit que ce serait fini entre eux. Wilfried proposa d’aller chercher son fils mais Harlan refusa car il estimait qu’Henry avait sali sa fille il serait capable de l’ assommer.

Henry attendit que Harlan s’en aille pour revenir. Il avait tout entendu. Wilfred lui dit que s’il tentait de fuir avec Shannon, Henry perdrait le respect de son père.

Henry lui  rétorqua qu’il ne connaissait rien au respect car il n’avait pas été capable de trancher une gorge sans tout cochonner.

Wilfred en resta sans voix.

Wilfred pensait qu’Arlette avait caché de l’argent et il fouilla partout.

Il trouva 40 $ glissés sous la bande intérieure d’un chapeau de sa femme.

Ces deux billets de 20 $ scellèrent  sa damnation.

Il avait déjà perdu son fils à ce moment-là. Il en voulait à Arlette.

Il pensait qu’elle avait laissé les 40 $ pour qu’il les trouve. C’étaient les 35 $ qui manquaient pour payer Harlan qui causèrent la perte de Wilfred. Il demanda les 35 $ à la banque et expliqua  à Henry pourquoi il demandait ce prêt. Il demanda à Henry de l’aider à rembourser le prêt avec son argent de poche. Henry n’eut qu’un petit grognement bourru.

Alors Wilfrid lui réclama une petite bise. Henry  lui donna. Ce fut sa dernière.

Stoppenhauser, le banquier, proposa un Wilfrid 750 $ au lieu des 35 qu’il était venu demander. Wilfried était tenté mais il voulut d’abord en parler à Henry. En sortant de la banque, Wilfred remarqua qu’Henry avait pris sa camionnette il  avait laissé la Ford T en échange.

A l’intérieur, il avait laissé un mot. Henry lui annonçait qu’il partait avec Shannon et qu’il raconterait tout si Wilfred le faisait rechercher.

Mais Wilfred savait que sans argent, son fils se ferait prendre. Sœur Camille, la directrice du foyer catholique avait sûrement reçu par Harlan le signalement d’Henry.

Alors Wilfred sentit que la chaise électrique devenait une éventualité réelle car Henri penserait que son père l’avait fait rechercher s’ il était arrêté..

Trois jours plus tard, Mme Mc Ready, l’institutrice vint voir Wilfred pour prendre des nouvelles d’ Henry car ne le voyant pas à l’école elle croyait malade.

Alors Wilfred lui dit Henry avait fui et pleura. L’institutrice connaissait les ennuis d’Henry et elle pleura aussi. Elle lui conseilla de se méfier d’ Harlan car elle trouvait dur et intransigeant.

Wilfred lui demanda de ne rien dire sur la fuite d’ Henry. Elle lui dit que dieu prendrait soin de Henry est et de Shannon qui faisaient un bien joli couple.

Elle en avait parlé au passé. Le lendemain, le shérif vint ramener la camionnette avec Lars Olsen. Le shérif ordonna à Olsen de l’attendre dans sa voiture.

Le shérif voulait avoir une conversation privée avec Wilfred. La camionnette avait été retrouvée à l’Est de Lyme Biska mais sans Henry.

Heureusement Henry avait arraché l’herbe sous la camionnette avant de fuir pour éviter que le pot d’échappement mette le feu à la prairie sinon il n’aurait pas pu échapper à la prison.

Le shérif était venu avec Olsen car ce dernier était ami avec Harlan et tous les deux en avaient après Wilfred.

Le shérif ne comprenait pas pourquoi Wilfred n’avait pas prévenu Harlan que son fils ferait tout pour voir Shannon et d’ouvrir l’oeil.

Cela donne une idée à Wilfred. Il prétendit qu’Henry était parti chercher sa mère et qu’Arlette avait peut-être contacté son fils. Le shérif conseilla à Wilfred de dire à Henry de ne pas chercher à approcher Shannon s’il se manifestait car elle refuserait de le voir.

Mais l’épicerie et pompe à éthyle de Lyne Biska avait été cambriolée. C’était un jeune type armé d’un pied-de-biche qui avait fait le coup.

Le shérif soupçonnait Henry. Wilfred voulut le disculper en disant que le signalement du cambrioleur ne correspondait pas avec les vêtements que portait Henry le jour où il était parti.

Wilfred lui conseilla d’arrêter là car il savait qu’il était ami avec Harlan et il savait que le shérif comprendrait le message.

Le shérif en resta donc là mais dit que la police d’ Omaha surveillait le foyer de Shannon au cas où. Si Henry revenait en disant avoir vu sa mère, Wilfred devrait en avertir le shérif car Alette était inscrite au fichier des personnes disparues.

Une fois le shérif parti, Wilfred chercha à se persuader que son Henry n’aurait jamais pu cambrioler un magasin mais il savait que son fils était différent maintenant.

Il savait qu’Henry recommencerait et se ferait attraper et alors toute l’affaire risquerait de s’ébruiter.

Les jours suivants, Wilfred resta chez lui à se morfondre à cause de la pluie. Il imaginait qu’Arlette était encore consciente d’une certaine manière et prenait plaisir à la tournure qu’avaient pris les événements.

Une semaine après la venue du shérif, Wilfried crut voir Arlette et hurla. Il sentait les doigts d’Arlette lui tapoter la tête mais c’était la pluie qui tombait du plafond.

Alors, Wilfred but du whisky pour se requinquer. Le lendemain, il contracta une hypothèque pour 750 $.

Henry acheta un revolver à Omaha avec l’argent qu’il avait volé à la vieille dame qui tenait une pompe à éthyle. Le lendemain, il cambriola la Banque agricole d’Amérique d’Omaha. Il ne récolta que 200 $. Wilfred prit 200 $ à la banque de Stoppenhauser et acheta ce qu’il lui fallait à la quincaillerie, à la scierie et à l’épicerie.

Il lui restait 160 $ qu’il cacha dans un chapeau d’Arlette.

Mais un rat s’était caché derrière la boîte et mordit Wilfred.

Il l’écrasa avec son pied. C’était le rat qui avait agressé Achéloïs. Ensuite, il se rendit à l’étable pour s’enduire la main blessée de baume. Puis il retourna dans sa chambre pour cacher l’argent sous la commode. Après quoi, il alla dans la cuisine et versa de l’eau bouillante sur un chiffon pour nettoyer l’endroit où il avait écrasé le rat.

Puis il retourna à l’étable pour remettre du baume sur sa blessure. Il trouva des médicaments anti-douleur et les avala avec du whisky. Alors, il s’endormit.

Le lendemain, il se réveilla avec une main qui avait doublé de volume. Alors il la banda.

Il aurait dû voir un médecin mais il n’aurait pas pu démarrer la voiture avec une seule main et la neige rendait la route impraticable.

Il reprit de la morphine mais avec de l’eau cette fois. Il espérait que Henry reviendrait mais c’est Alette qui vint. Elle apparut dans la galerie avec des rats. Elle entra dans la cuisine. Elle dégageait une odeur suffocante. Puis elle se pencha sur lui chuchota des secrets. Wilfred hurla.

Elle lui raconta à ce qu’avait fait Henry. Après s’être enfui de la Banque agricole, Henry se planqua. Arlette montra àcabane où s’était terré Henry. Il s’était acheté un vélo. C’était dans les faubourgs d’Omaha. Une semaine après le cambriolage de la banque, il alla à Omaha. Il localisa le foyer catholique sans s’en approcher. Il chercha une confiserie présumant que les filles du foyer s’y rendraient dès qu'elles en auraient l’occasion.

Il la trouva et se posta à  l’extérieur. Il attendit la venue d’une fille de ce foyer qui serait plus aventureuse, une fumeuse. Le troisième après-midi d’attente, Henry la trouva. Elle s’appelait Victoria. Wilfred la retrouva des années après. Henry lui proposa une cigarette.

Elle devina qu’il était le petit ami de Shannon. Elle lui dit que les flics avaient son signalement. Henry le proposa 2 dollars si elle acceptait de donner un message à Shannon. Elle accepta alors Henry lui en donne à 2 de de plus pour qu’elle ne dise pas un mot de tout ça. Arlette dit à Wilfred ce que contenait le mot. Henry annonçait à Shannon qu’il l’attendrait pendant deux semaines de minuit à l’aube derrière son foyer. Si elle ne venait pas, il en conclurait que c’était fini et rentrerait chez lui.

Shannon confia sa réponse à Victoria.

Victoria donna la réponse trois jours plus tard à Henry. Shannon lui donnait rendez-vous.

Henry cambriola la première banque nationale d’Omaha. Son butin était de 800 $. Il tira sur le gardien et le blessa. Puis Henry vola une Ford :

Shannon  y monta et ils s’enfuirent vers l’ouest.

La presse les surnomma les amoureux hors la loi. Wilfred lut les articles bien après. La Ford creva dans la région des Sand Hills du Nebraska.

Deux hommes attaquèrent Henry quand il changeait la roue. Alors Henry fut obligé de voler un fermier. Il y prit son argent et sa voiture.  Henry laissa la voiture près du dépôt ferroviaire de Mc Cook avec un mot laissé sur le siège. Il disait au fermier qu’il lui rendait sa voiture et qu’il le rembourserait dès que possible. Il avait signé « les amants hors la loi ».

Henry braqua une banque à Arapahor dans le Colorado. Il récolta 100 $. Il avait aussi volé une autre voiture. Le lendemain, Henry récolta 400 $ dans une autre banque. Une semaine plus tard, Henry et Shannon prirent le train pour San Francisco à Colorado Springs.

Il s’arrêtèrent à Grand Junction qui cambriolèrent une banque puis une autre à Ogden.

Là, Henri tua un homme en lui tirant dans la poitrine. A Deeth, dans le Nevada, homme les reconnut dans un restaurant. Il pointa un pistolet sur eux mais Henry se leva pour lui demander de les laisser partir. Mais l’homme tira. Seulement le pistolet était si vieux que le coup ne partit pas.

Henry paya le repas qu’il avait pris avec Shannon et il s’en allèrent. Mais l’homme reprit son pistolet et appuya à nouveau et il blessa  Shannon. Alors Henry la porta dans sa voiture et roula vers Elko. Il eut un accident et cala la dans le fossé.

Henry pensa à ce qu’il avait fait avec son père et où cela l’avait conduit. Shannon voulut que Henry la pose par terre. Il la posa dans un refuge de cow-boys et. Shannon et son bébé moururent.

Quand Arlette raconta tout cela à Wilfred, il voulut qu’elle le tue mais elle refusa. C’était sa vengeance.

Deux jours plus tard, le shérif arriva. Il emmena Wilfred dans sa voiture. Wilfrid ne put parler normalement. Il  réussit à dire qu’Arlette était morte et que son fils avait fui avec Shannon. Il se réveilla le 2 décembre. Les journaux titraient : « les amoureux hors la loi échappent à la police d’Elko ».

Personne ne savait encore, A part Arlette et Wilfred. Le médecin amputa  la main gauche de Wilfred. Le shérif Jones vint le voir à l’hôpital pour lui dire qu’il compatissait de sa perte. Sans Arlette, il ne serait jamais venu. Wilfred lui posa  une question rhétorique : « je l’ai tuée, dites-moi ? ». Car c’est sa mère qui lui avait transmis l’habitude de transformer des affirmations en questions rhétoriques et c’est ce qui le sauva de la chaise électrique.

Wilfrid termina de rédiger sa confession. Le shérif était venu lui dire que le corps d’Arlette avait été retrouvé par un fermier près de Lyme Biska. Des coyotes se la disputaient et le fermier les chassa. Le shérif en avait conclu qu’Arlette avait été attaquée sur la route pour ses bijoux et ses dollars. On avait laissé son corps loin de la route. Après le départ du shérif, Wilfred se mit à rire.

Le shérif s’était trompé. Le corps qui avait été trouvé était celui d’une vagabonde qui portait des souliers vernis alors que Wilfred avez dit au shérif qu’Arlette portait des chaussures de toile.

Cet imbécile l’avait oublié. Wilfried rit à cause de cela. Quand il rentra, Wilfred vit que son bétail était mort de faim, sauf Achéloïs. La semaine suivante, Jones vint chez Wilfred pour lui dire que Henry et Shannon étaient morts. Henry s’était tiré une balle dans la tête. Il alla chercher le corps de son fils. Les journalistes titrèrent : « L’affliction d’un père ».

Les rats lui avaient dévoré le visage. Pour l’enterrement de Shannon il y avait du monde mais pour celui d’Henry, il n’y avait que Wilfred et le fantôme d’Arlette que seul son mari pouvait voir.

Une partie de sa ferme s’effondra. Wilfrid voulut vendre les terres de sa femme à Harlan. Mais Harlan refusa car sa femme l’avait quitté en lui reprochant la mort de Shannon.

Harlan  pensait que les terres d’Arlette  étaient maudites et il ne voulait pas les acheter.

Wilfrid alla proposer ses terres à M. Stoppenhauser qui les refusa aussi. Wilfred pensa que le banquier avait un arrangement avec Farrington. Puis le banquier exaspéré fit sortir Wilfred.

En rentrant, il dut abattre Achéloïs car elle avait été effrayée par des rats et s’était brisé les pattes avant en fuyant.

Wilfred dut vendre ses terres et sa ferme à Farrington à un prix très bas.

Harlan dut vendre sa ferme en 1925. Les agriculteurs du Nebraska avaient été ruinés par les terribles tempêtes et par la sécheresse de 1923. Wilfred partit à Omaha. Il visita les endroits traversés par Henry au cours de la fin de sa vie.

Wilfred dépensa tout son argent en buvant pendant deux ans. Il s’acheta un pistolet. Puis il travailla à l’usine textile Bilt-Rite. Il alla voir Victoria. Elle s’était mariée et avait eu trois enfants. Il parla d’Henry et de Shannon. Pour Victoria c’était une tragédie shakespearienne.

Wilfred essaya de gagner contre Arlette et les rats en menant une vie normale. Il démissionna de l’usine car il se sentait toujours poursuivis par les rats. Il trouva un emploi de bibliothécaire en se fabricant de fausses références. Il travailla à la bibliothèque d’Omaha pendant quatre ans. Il se sentit encore poursuivi par les rats et par Arlette alors il les laissa le tuer.

La presse conclut à un suicide bien que des traces de morsures avaient été trouvées sur tout son corps. Sa confession avait été réduite en miettes.

Grand chauffeur.

1

Tess était écrivain. Elle  avait écrit 12 volumes du Club des indémaillables. Elle acceptait 12 interventions publiques par an qui lui rapportaient 14 400 $. Elle avait économisé pas mal d’argent. Elle détestait la foule  alors elle évitait les aéroports et s’aventurait rarement plus  à l’ouest que Cleveland : Et puis, elle aimait conduire. Certaines de ses meilleures idées lui étaient venues en roulant. Patsy Mc Clain lui avait dit un jour qu’elle avait dû être chauffeur routier dans une autre vie.

2

Tess fut invitée par le club des Books and Brown Baggers de Chicopee. L’invitation avait été envoyée par Ramona Norville, documentaliste en chef de la bibliothèque municipale Chicopee et présidente du club.

Tess accepta de venir à condition que la séance d’autographes ne dure pas plus d’une heure car elle avait  un chat qui exerçait des représailles si elle n’était pas là pour lui servir son repas du soir.

3

Ramona Norville accueillit Tess- en lui demandant par quelle route elle était venue. Tess avait pris la 84. Ramona répondit que la 84 était la pire nationale d’Amérique et elle lui trouverait une meilleure route pour le retour.

Le destin de Tess fut scellé aussi simplement que ça.

Elle n’avait jamais su résister à un raccourci.

4

Ramona présenta Tess de façon concise. 400 personnes étaient venues assister à la prestation de Tess. Puis il y eut  une réception. Des lectrices demandèrent à Tess un autographe ou une photo. Six personnes demandèrent à Tess comment on faisait pour trouver un agent. Puis il y eut la causerie de Tess. Elle parla 45 minutes. Elle livra des anecdotes et décrivit sa façon de travailler. Ensuite, il y eut une séance de questions.

Enfin, Tess dut se livrer à une séance d’autographes. Après quoi, Romana invita Tess à prendre un café dans son bureau.

Tess vit une photo de Richard Widmark dédicacée. Romana en était fan. Romana lui donna les 1500 $,  prix de la prestation de Tess. Romana donna à Tess un moyen de rentrer chez elle par une voie plus rapide. Tess entra le raccourci dans son gps.

5

Romana souhaita à Tess un bon retour. Tess se laissa guider par le gps. Un péquenaud avait laissé tomber son chargement sur la route et il y avait des planches brisées avec des clous rouillés. Tess voulut les éviter mais un pneu creva. Tess tenta d’utiliser son téléphone portable mais il n’y avait pas de réseau. Un vieux fourgon passa et Tess leva le bras mais le conducteur ne s’arrêta pas. Tess enleva les planches de la route pour éviter au prochain conducteur de subir la même mésaventure qu’elle. Tess alla se réfugier dans une station Esso désaffectée. Une vieille camionnette Ford s’arrêta. Le conducteur demanda à Tess si c’était elle qui avait enlevé les planches et elle répondit oui. Elle se retint de dire que son téléphone ne captait pas de réseau. Le type mesurait 1 m95.

Il proposa de changer son pneu crevé. Elle proposa de lui donner 50 $ mais il refusa car elle avait enlevé les planches cloutées. Elle remarqua que le géant n’avait pas fermé la portière de sa camionnette alors elle voulut   la fermer et vit avec horreur que la camionnette était remplie des mêmes planche cloutées que celles qui étaient sur la route.

Au lieu de changer la roue, le géant proposa de niquer Tess. Tess pensa qu’elle risquait de ne plus jamais revoir son chat. Elle le supplia de ne pas la tuer. Il la traita de salope Puis il la frappa.

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Quand revint à elle, elle était nue. Il la violait. Elle le supplia d’arrêter  mais il répondit que ça ne faisait que commencer. Il la frappa encore et elle s’évanouit

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Quand elle reprit connaissance, le géant chantait Brown sugar des Rolling Stones.

Tess avait mal à la figure, à la poitrine et entre les jambes. Elle essaya de crier mais le géant lui serra la gorge. Elle s’évanouit.

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Tess émergea pour la troisième fois. Le géant la porta puis il la gifla car elle ne répondait pas. Il lui dit qu’elle était un bon coup même s’il les aimait plus vieilles. Il l’embrassa sur la bouche. Puis il la posa dans une canalisation. Tess était horrifiée par le froid de l’eau et les odeurs de matières végétales en décomposition. Elle s’appliqua à faire la morte. Elle entendit le géant partir. Elle voulait quitter la conduite d’eau et hurla en découvrant le cadavre d’une femme que le géant avait laissé. Le géant était parti car il croyait avoir tué Tess.

9

Tess récupéra ses affaires et son téléphone(en miettes) dans le vieux magasin.

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Tess était en état de choc. Elle cherchait sa voiture. Elle se rappela de quelle marque était le slogan affiché dans le vieux magasin « vous l’aimez, il vous aime ». C’était Seven up. Elle se mit à chanter la chanson de la publicité et se rendit compte qu’elle avait la voix éraillée à cause du géant qui l’avait étranglée.

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Tess avait dû vomir mais elle ne s’en souvenait pas. Elle pleura. Elle eut une absence.

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Elle marcha sur la route en chantant « It’s a heartache ». Maintenant, elle avait la voix de Bonnie Tyler.

Il fallait qu’elle réfléchisse. Il était près de minuit et elle ne pouvait pas rester là. Elle vit que le géant avez volé ses boucles d’oreilles en diamant et se remit à pleurer. Elle marcha en se cachant quand une voiture arriva de peur que ce soit le géant qui revienne.

Elle pensa à son chat Fritzy pour s’empêcher d’avoir des absences.

Elle se mit à penser à ce qui arriverait si elle portait plainte. Le viol qu’elle avait subi serait révélé par la presse. Elle ne voulait pas que la presse à scandale affirme qu’elle avait cherché à se faire violer. Elle ne voulait pas que son viol obtienne la couverture nationale. Elle savait que si c’était le cas on lui demanderait et si elle allait écrire un livre pour raconter son viol. Elle pourrait plus faire de  conférence de peur que le géant se pointe.

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Tess arriva au Taur Inn, une grange aménagée en boîte de nuit. En ne s’y arrêta pas car elle voulait pouvoir téléphoner sans être dérangée. Tess aperçut une station essence et y entra. Elle faillit crier tellement elle avait mal en urinant. Elle se regarda dans le miroir des toilettes. Elle était contusionnée et hagarde.

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Tess voulut téléphoner mais l’opératrice ne pouvait la mettre en communication directement avec le numéro qu’elle voulait. Alors Tess inscrivit le numéro dans la poussière du mur où était fixé le téléphone. Tess appela et obtint une voiture avec chauffeur. Comme l’agence avait son numéro d’American express, elle pourrait payer sans problème malgré le fait qu’elle avait perdu son sac dans la station-service désaffectée ou parce que le géant le lui avait volé.

Tess avait faim mais n’avait pas d’argent et même si elle en avait eu, elle n’aurait pas voulu que l’employé du comptoir la voie avec son nez cassé. Une femme battue, ça pouvait amuser les gens.

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La limousine arriva. Le chauffeur était petit et ne ressemblait pas à un violeur. Elle devrait se fier à lui si elle voulait revoir son chat. Le chauffeur lui ouvrit la portière et lui souhaita la bienvenue chez Royal limousine.

Il ne dit rien sur l’état de Tess et Tess se dit qu’il avait dû voire pire. Elle se détendit  quand elle s’assura que c’était bien Manuel le chauffeur qui conduisait et pas le géant.

Manuel lui demanda si elle voulait rentrer directement chez elle ou s’arrêter ailleurs auparavant. Allusion directe à l’état de Tess mais elle voulait rentrer directement chez elle.

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Tess donna un pourboire au chauffeur et rentra chez elles grâce à la clé de secours  qu’elle cachait dans la boîte aux lettres.

Fritzy réclama des caresses et d’être nourri. Tess verrouilla sa porte et brancha l’alarme anti-effractions pour la première fois depuis des mois. Elle découvrit avec surprise qu’il n’était pas 23h15. Puis elle ouvrit le placard de l’entrée et en retira une boîte contenant le revolver qu’elle avait acheté cinq ans plus tôt lors de la vague de cambriolages qui avait sévi au Connecticut et au Massachussets. Elle avait suivi des cours de tir.  Elle chargea le revolver et se sentit rassurée. Sa voisine avait laissé un message sur le répondeur pour l’avertir qu’elle avait nourri le chat et prit son courrier.

Tess mangea du fromage blanc. Elle n’aurait pas pu mastiquer de la viande. Elle savait qu’elle avait besoin de voir un médecin mais cela rendrait public son viol. Même si le médecin ne disait rien, les patients à l’hôpital l’auraient reconnu et auraient deviné qu’elle avait été tabassée et peut-être violée. Son nez était enflé mais pas cassé. Elle avait deux cocards et des bleus partout. Elle les cacherait avec un col roulé et des collants. Elle dirait à Patsy sa voisine que son chat l’avait fait tomber sur le pilastre en bas de l’escalier. Elle sentait une braise de fureur rougeoyer contre le géant. Elle l’aurait tué s’il avait été devant elle. Cela la fit se sentir plus forte.

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Le géant avait son sac à main donc son adresse. S’il était entré (elle avait oublié d’enclencher l’alarme et effraction avant de partir pour sa conférence) elle l’abattrait. Elle voulait qu’il soit là. Elle était devenue une nouvelle femme. Abattre le violeur stimulerait probablement les ventes de ses livres.

Elle prit une douche. Elle voulut redresser son nez mais cela la fit crier.   Elle enfila un pyjama et se coucha. Fritzy se lova à côté d’elle.

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Tess se réveilla et prit une douche en pensant au film Psychose.

Elle décida d’attendre 15 jours, quand son visage serait redevenu normal, pour faire des examens pour les mst. Elle avait décidé de ne pas porter plainte mais elle pensait aux autres victimes du géant et à ses futures victimes. Elle ne pouvait pas se défiler. Elle pensa donner un appel anonyme à la police pour dénoncer le géant mais se ravisa, c’était trop facile.

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Tess appela Patsy pour l’avertir qu’elle s’était blessée en tombant de l’escalier. Patsy voulait  l’amener chez le médecin mais Tess refusa en disant qu’elle n’avait pas de commotion. Elle lui dit de ne pas sans faire pour elle. Après ça, elle se mit à pleurer car elle devrait vivre dans le mensonge désormais. Jusqu’à ce qu’il ressemble à la vérité. Elle vomit et retourna se doucher une troisième fois.

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Tess décida d’appeler la police d’une cabine et d’écrire ce qu’elle allait lui dire.

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Tess se maquilla pour cacher ses ecchymoses et mit des lunettes de soleil pour cacher ses cocards. Sur son répondeur, une certaine Betsy Neel avait laissé un message.

Elle lui disait que sa voiture avait été laissée sur le parking du Taur Inn.Tess devait aller la récupérer avant 17h00. De plus, la réception avait autre chose pour Tess. Betsy Neel demanda à Tess d’apporter sa carte d’identité.

Tess commanda un taxi pour aller au Taur Inn. Elle décida d’appeler la police depuis la station d’essence d’où elle avait commandé une limousine.

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Tess proposa au chauffeur de taxi d’attendre qu’elle ressorte du Taur Inn moyennant 10 $ de plus. Tess vit que le géant avait changé le pneu crevé. Elle vit que le Taur In  était fermé mais elle put entrer malgré tout et fit signe au chauffeur de taxi de partir.

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Tess Nevis personnes dans le Taur Inn alors elle appela  et quelqu’un répondit.

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Une fille lui demanda si elle venait pour l’Expédition ou pour la Honda. Tess voulait récupérer son Expédition. La fille et demanda à Tess une pièce d’identité. Camp Betsy vit la carte de Tess de la guilde des écrivains elle fut stupéfaite car elle connaissait les Indémaillables. Betsy vie les marques de Tess et lui demanda si elle s’était fait ça au Taur Inn et Tess lui répondit non. Betsy  lui dit qu’elle n’avait pas grand-chose à faire dans ce lieu de perdition et si les journaux s’emparaient de son histoire, la grand-mère de Betsy qui lisait les romans de Tess en serait très déçue. Betsy donna à Tess son gps qu’elle n’avait pas voulu laisser dans la voiture puis elle lui demanda un autographe pour sa grand-mère. Tess accepta et mentit en disant que son petit ami l’avait frappée sur le parking du Taur Inn mais qu’un homme l’avait défendue. Elle décrivit cet homme sous les traits du géant et donna le signalement de sa camionnette.

Betsy lui dit qu’elle le connaissait. Son surnom était grand chauffeur. Lui et son frère avaient une entreprise de transport. Tess lui demanda de ne rien dire à grand-chauffeur si elle le voyait. Tess mentit en disant qu’elle voulait lui faire une surprise, un cadeau pour le remercier.

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Elle s’assura que sa voiture démarrait puis donna 20 $ au lieu de 10 au taxi.

Elle retourna à la station Gas and Dash et appela à la police. Mais elle raccrocha avant d’avoir parlé car elle pensait à ce qu’elle deviendrait si tout le monde savait qu’elle avait été violée.

Elle commença à réfléchir à ce qu’elle allait faire.

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Elle cherche sur  internet l’adresse de l’entreprise du géant. Elle savait qu’il avait un nom polonais et que son entreprise avait un nom d’oiseau grâce à Betsy. Elle se renseigna aussi sur Ramona Norville.

Elle pensait qu’elle était lesbienne et que ce genre de femme n’avait pas beaucoup d’affection pour les hommes qui n’étaient pas des violeurs.

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Tess alla sur Youtube pour voir des vidéos de Richard Widmark. Elle voulait savoir si ce type méritait d’avoir des fans. Elle regarda un extrait du Carrefour de la mort où Widmark jouait le rôle d’un psychotique. Puis elle googla Ramona Norville de Chicopee. Elle tomba sur une photo de Ramona en blazer et pantalon devant sa bibliothèque. Elle lui trouva une ressemblance avec le géant. Elle se dit que Romana  était peut-être la mère du violeur.

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Tess but de la tequila pour se donner du courage. Qu’une femme fournisse des victimes à son propre fils était choquant et peu probable mais pas impossible.

Elle trouva l’entreprise du géant. Ca s'appelait Gerfaut rouge. Elle regarda le site de l’entreprise et tomba sur une photo du géant au volant d’un semi-remorque. Tess trouva qu’il ressemblait vraiment à Ramona.

Le géant s’appelait Al Strehlke. Ramona devait souvent prendre le raccourci qu’elle lui avait conseillé pour aller voir son fils, pensa Tess.

Tess se dit que Ramona avait dû appeler Al pour le prévenir qu’elle lui envoyait une femme bien bandante. Ainsi, il avait eu le temps de placer des planches cloutées sur le chemin. Mais Al pouvait aussi googliser les femmes que Ramona invitait dans son club. Elle chercha le site des Books and Brown Baggers et le trouva. Elle réussit ensuite à trouver l’adresse de Ramona.

Elle allait éteindre son ordinateur mais pensa à faire une autre vérification. Elle alla sur le site du Weekly Reminder et chercha le nom du violeur dans les avis de décès. Elle tomba sur Roscoe Strehlke mort en 1999 et mari de Romana,  père de Alvin et de Lester. Roscoe était mort subitement à 48 ans. Tess avait donc vu juste, Ramona était la mère du géant.

Elle chercha comment Roscoe était mort. Le Republican de Springfield lui révéla que Roscoe s’était suicidé. Il s’était pendu car il avait été très affecté par des ennuis concernant son fils aîné. L’ancienne Tess aurait appelé la police mais la nouvelle voulait se venger.

Elle dormit puis alla dans un club vidéo pour louer la Femme courage avec Jodie Foster.

L’employé lui dit que le film s’appelait l’Epreuve du courage. Elle rentra chez elle pour regarder le film.

Tess pensa avoir raté la catharsis que ce genre de films procurait, toutes ces années.

30

Quand elle se coucha, Tess se dit que si elle se réveillait avec le même état d’esprit le lendemain, elle irait trouver Ramona et peut-être Alvin.

Le lendemain, elle avait toujours envie de se venger. Elle commença à prendre des notes. Elle écrivit NE PAS SE FAIRE PRENDRE.

31

Elle alla rendre le film puis en loua un autre La dernière maison sur la gauche. C’était l’histoire d’une fille violée et laissée pour morte que ses parents vengeaient en éliminant les violeurs.

Elle chercha ensuite ce qui était arrivé à Alvin provoquant le suicide de son père mais ne trouva rien.

32

Tess se réveilla dans l’après-midi, prit une douche et revêtit un col roulé noir et un pantalon noir. Elle cacha ses cheveux longs sous une casquette noire. Elle prit une corde qu’elle glissa dans une des grandes poches de son pantalon.

Elle prit aussi un couteau Suisse et son revolver. Elle servit une double ration à Fritzy,  le serra dans ses bras et l’embrassa.

Tess lista les imprévus possibles de son plan et s’encouragea à improviser pour éviter les mauvaises surprises. Elle devait avoir des capacités d’improvisation si elle voulait rentrer chez elle. Elle brûla son aide-mémoire. Elle enfila un blouson de cuir et des gants de cuir.

Elle glissa un couteau à viande à l’intérieur de son blouson.

Elle branche le système d’alarme et s’en alla. Elle programme 75 passage de la Dentellière dans son tom-tom, l’adresse de Ramona.

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Tess écouta à la porte et entendit une chanson tirée de la Mélodie du bonheur. Elle sonna. Ramona ouvrit et son visage manifesta le choc. Tess apprit tout ce qu’elle avait besoin de savoir rien qu’en le regardant.

Tess sortit son revolver et ordonna à Ramona de reculer. Elle dut insister mais Ramona finit par obéir. Tess vit qu’il n’y avait pas un livre en vue chez Ramona, la bibliothécaire.

Sur la télé, il y avait une photo de Ramona avec une autre femme, joue contre joue et enlacées. Tess lui demanda depuis combien de temps elle faisait la rabatteuse pour son fils assassin-violeur.

Ramona nia. Elle la traita d’écrivaine de merde. Puis elle avoua l’avoir envoyée à son fils. Alors Tess appuya sur la détente du revolver. Elle laissait toujours la première chambre du revolver vide pour éviter les accidents. Ramona fut surprise alors Tess  lui planta  son couteau dans le ventre. Tess n’éprouva aucun regret. Elle dit à Ramona qu’elle se sentait une parenté avec Richard Widmark. Ramona lui dit qu’elle avait fait une erreur et l’implora de la conduire à l’hôpital. Tess sortit un gant de cuisine de sa poche de pantalon pour s’en servir de silencieux et acheva Ramona d’une balle en pleine tête.

35

Tess monta à l’étage et fouilla dans l’ordinateur de Ramona. Elle trouve à l’adresse du Gerfaut rouge. Elle trouva aussi l’adresse d’Alvin et de son frère Lester qui habitait la même rue. Au rez-de-chaussée, Tess retrouva ses boucles d’oreilles en diamants dans une bonbonnière et les rangea dans son blouson. Puis elle  reprit sa voiture et programma l’adresse d’Alvin dans son tom-tom.

36

Tess vit la camionnette d’Alvin devant la pompe à essence près de chez lui. Mais elle ne voulait pas qu’il la voie alors elle l’attendit chez lui.

37

Tess arriva devant la maison d’Alvin. Une lumière s’alluma automatiquement  alors elle se gara derrière un conteneur. Chez Alvin, un chien aboya.

La lumière s’éteignit au bout d’une minute et le chien arrêta d’aboyer.

38

Tess s’était cachée derrière le semi-remorque d’Alvin et l’attendait.

Tess se rendit compte qu’elle n’avait aucun plan quant Alvin arriva. Il était aveuglé par la lumière qui se déclenchait automatiquement.

Tess quitta son abri. Elle ouvrit la portière de la camionnette de Lester et tira deux fois. Mais elle vit avec horreur qu’elle s’était trompée. Elle venait de tuer Alvin, le frère de Lester. Elle s’était trompée parce que Lester portait la casquette  et la bague en faux rubis de son frère et qu’il conduisait sa camionnette.

39

Tess pensa qu’en se lançant après son violeur comme un justicier dans un film est, elle s’était expédiée elle-même en enfer.

40

Tess alla chez Lester en conduisant sa camionnette. Elle avait également mis sa casquette. Tess entra chez Lester et le surprit. Il se murmura « T’es morte ». Mais elle répondit c’est toi qui est mort et le tua.

41

Tess fouilla la chambre du violeur. Elle trouva la culotte qu’il lui avait volée avec d’autres culottes des femmes victimes du violeur. Elle trouva un bloc-notes et écrivit sa confession pour les autorités compétentes. Elle écrivit qu’elle n’avait pas de regrets. Elle avait tué parce qu’elle était furieuse. Elle savait que la police remonterait la piste jusqu’à elle. Elle avait négligé un détail. Betsy Neel savait que Tess s’était renseignée sur Alvin.

Dans sa confession, Tess demandait à ce que tous ses biens aillent à son frère pour qu’il fasse don de sa succession à une organisation dévouée aux femmes victimes d’abus sexuels. Elle signa sa confession et s’en alla.

42

Tess laissa sa confession sur les genoux de Lester puis prit la camionnette de Lester. Elle allait se suicider. quand elle entendit la voix du tom-tom pourtant un kilomètre de là dans son Expédition. Le tom-tom lui disait que Doree (le personnage créé par Tess) n’avait jamais été une très bonne détective. Le tom-tam l’invita à penser plutôt que de se suicider. Il lui ordonna d’emporter sa confession avec elle alors Tess alla récupérer sa confession chez Lester. Elle en profita pour prendre de la viande dans le frigo pour amadouer le cher d’Alvin. Et elle s’en alla.

43

Tom lui dit qu’elle était folle si elle ne croyait pas qu’Alvin était complice. La lumière automatique s’alluma et le chien aboya. Tess attendit que la lumière s’éteigne. Tom lui dit d’aller voir chez Alvin la preuve qu’il était complice de son frère.

44

Tess avait les clés d’Alvin et elle ouvrit la porte. Le chien était un Jack Russel. Tess le carressa. Elle lui donna la viande qu’elle avait apportée. Alvin était plus soigneux que son frère, il avait même des livres. Tom lui dit qu’elle trouverait son sac chez Alvin.

45

Sous le matelas, Tess trouva trois  sacs à main dont le sien. Lester était le violeur et Al le fétichiste. Tom conseilla à Tess de chercher tout objet où figurerait son nom pour que la police ne remonte pas la piste jusqu’à elle. Tess trouva une peluche. Lester avait donc violé aussi des fillettes. Tom lui conseilla de chercher si Al avait un ordinateur mais il n’en avait pas. Tess était soulagée de ne pas avoir tué un innocent et le suicide ne l’a tentait plus.

46

A 7h30, le lendemain matin, elle chercha des informations sur Betsy Neel sur Internet. Elle trouva son numéro de téléphone et appela. C’était le répondeur. Tess lui avoua avoir menti. Elle lui dit qu’elle avait été violée et qu’elle avait voulu se faire justice elle-même.

Betsy décrocha. Elle venait de se réveiller alors elle demanda à Tess de répéter.

47

Elles se retrouvèrent au jardin public et de Colewitch et Tess raconta à Besty toute son histoire.

Betsy fut surprise quand Tess lui raconta qu’une voix fantôme l’avait empêchée de se suicider et de retourner chez Alvin. Betsy n’avait pas peur que Tess la tue car le chauffeur de taxi qui avait amené Tess au Taur Inn pourrait témoigner. Tess avait donc pu lui montrer son revolver sans lui faire peur. Betsy lui conseilla de ne pas se montrer tant qu’elle aurait des ecchymoses.

Betsy lui dit qu’elle comptait sur elle pour que l’enquête ne remonte pas jusqu’à sa personne. Elle ne voulait plus revoir Tess. Elle lui demanda quelle histoire elle allait raconter aux flics.

Alors Tess dit qu’elle allait raconter avoir suivi le conseil du raccourci de Ramona et s’être arrêté au Taur Inn où elle aurait rencontré des gens et trop bu, qu’elle aurait décidé de prendre le volant.

Tess voulut savoir pourquoi Betsy accepté d’être sa complice et Betsy ressortit l’histoire de sa grand-mère qui était fan des indémaillables. Mais Tess ne la croyait pas alors Betsy dit qu’elle avait été violée à 12 ans par son beau-père. Il  l’avait menacée avec un couteau et l’avait blessée quand il avait joui. Il lui avait crevé un œil. Sa mère lui avait demandé de ne rien dire au médecin. Le beau-père la viola encore quatre fois. Betsy lui conseilla de jeter son revolver et voulut savoir si elle avait brûlé sa confession et c’était le cas. Betsy effacerait le message de Tess sur son répondeur.

48

Tess effaça ses derniers trajets sur son gps. Elle pensait pouvoir trouver son chemin toute seule.

Extension Claire

Streeter vomissait beaucoup maintenant. Il conduisait aussi beaucoup parce qu’il ne pourrait plus le faire d’ici la fin de l’automne et parce que c’était au volant qu’il pensait le mieux.

Streeter se rangea sur la bande cyclable et vomit encore.

Le docteur Henderson l’avait prévenu qu’il aurait des douleurs en vomissements et cela commençait.

Il vit un écriteau sur la route Extension Claire, Prix Clair. Streeter avait vécu toute sa vie dans la petite ville de Derry. Il avait vu des gens vendre des légumes et des homards  toute l’année sur cette route.

A la saison du dégel, un vieux fou que les gens surnommaient le bonhomme de neige y vendait des trucs récupérés. Il alla voir l’endroit où se tenaient les vendeurs et discuta avec un bonhomme rondouillard. Il s’appelait George Dabiel. C’était lui qui tenait le stand appelé Extension claire. Streeter dit qu’il avait d’abord cru que son écriteau affichait « extension capillaire ».

Dabiel vit que Streeter perdait ses cheveux et Streeter révéla qu’il était en chimio. Dabiel lui proposa un marché. Il vendait des extensions de tout selon les besoins des gens. Si Streeter avait une petite bite, Dabiel lui proposerait une extension de pénis. Streeter fut amusé. Dabiel prétendit avoir vendu une extension de réalité à un peintre qui s’abîmait dans la schizophrénie paranoïaque. Un peintre de la Renaissance italienne. Streeter eut un geste de recul. Dabiel prétendait être immortel. Streeter qui jouait au scrabble se rendit compte que Dabiel était l’anagramme de diable.

Il demanda à Dabiel s’il voulait son âme contre une extension de vie. Mais Dabiel voulait seulement 15 % des revenus de Streeter. Pour ce prix, Streeter aurait 15 ans de vie en plus. Streeter  crut qu’il plaisantait mais Dabiel lui ordonna de se taire et parut plus grand et plus maigre subitement. Dabiel lui expliqua que pour obtenir une extension, Streeter devrait transférer sa maladie à quelqu’un qu’il haïssait. aimait Streeter évoqua Tom Goodhugh, son meilleur ami depuis l’école primaire et Dabiel s’esclaffa. Il voulut savoir pourquoi Streeter détestait son meilleur ami alors Streeter se disant que cet homme était fou se crut libre de parler. Tom était plus beau que lui et se distinguait dans trois sports alors que Streeter n’était bon qu’au mini-golf. Tom avait toujours besoin de Streeter quand ses notes chutaient à l’université. Tom lui avait volé sa petite amie Norma Witten, une fille superbe. Tom l’avait mise enceinte. Ils s’étaient mariés et avaient eu trois enfants. Ils s’aimaient toujours.

Streeter aimait sa femme mais désirait toujours Norma. De plus, Tom était millionnaire. Il s’était enrichi à la fin des années quatre-vingt en montant une affaire de décharge publique. Streeter lui avait avancé une partie de l’argent espérant que Tom se planterait et serait ruiné.

Streeter avait toujours voulu une promotion et jalousait Tom. Enfin, Tom pétait la forme à 51 ans alors que Streeter avait le cancer.

Dabiel lui annonça qu’il venait de le guérir provisoirement afin que Streeter essaye son nouvel état de santé avant de l’acheter. Dabiel lui dit que cette guérison ne durerait que 10 jours. Streeter vit que les dents de Dabiel étaient grandes et effilées.

Streeter rentra chez lui. Janet lui dit qu’il avait eu raison de ne pas annoncer sa maladie à leur fils Justin. Janet pleura et Streeter l’enlaça pour la rassurer. Il lui dit qu’il ne voulait pas annuler leur traditionnel repas du jeudi avec Tom et Norma.

Quand il dit à Janet qu’il n’avait pas envie de vomir mais au contraire avait faim, elle répond dit que c’était un miracle.

Deux jours après, Streeter alla voir son médecin, le docteur Henderson. Streeter avait insisté pour avoir une IRM et le docteur n’avait rien vu de tel. Les tumeurs avaient régressé. Le technicien de l’IRM pensait que l’ordinateur avait un dysfonctionnement.

Streeter voulait arrêter la chimio. Le jeudi, Tom avait invité Streeter et Janet chez lui. Streeter était écoeuré par la santé insolente de Tom, la beauté  éblouissante de Norma et la gentillesse de Jake, le fils de Tom. Tom faisait du sport et paraissait jeune. Il offrit une bière à Streeter et lui dit qu’il lui devait son bonheur car c’était lui qui lui avait présenté Norma.

Streeter aurait voulu briser la bouteille de bière et lui enfoncer le goulot dans les yeux.

Streeter alla aux toilettes et vit que l’armoire à pharmacie contenait des comprimés pour la tension artérielle alors il en prit un et le fourra dans sa poche. Il eut la sensation d’avoir passé clandestinement la frontière d’un pays inconnu.

Le soir suivant, Streeter retourna voir Dabiel. Il lui montra le cachet volé dans la pharmacie de Tom. Dabiel l’avala.

Alors Streeter lui demanda si l’extension de vie lui apporterait le bonheur et Dabiel répondit que ça ne dépendait que de lui et de sa famille. Streeter ne se souvenait pas d’avoir dit les noms de sa femme et de ses enfants à Dabiel. Dabiel dit que la plupart de ses clients étaient heureux. Streeter lui demanda si Tom allait avoir le cancer.

Dabiel  lui laissa comprendre que ce serait un proche de Tom qui souffrirait et tendit une carte avec l’adresse de sa banque aux îles Caïmans pour que Streeter lui verse 15 % de son salaire annuel. Streeter ne fut pas surpris de voir que la pluie tombait sur Dabiel en s’évaporant et grésillant.

C’était en août 2001, moins d’un mois avant la chute des tours.

En décembre, le docteur Henderson déclara Dave Streeter guéri.

Au même moment, Norma apprit qu’elle avait un cancer du sein.

En juin, Streeter obtint enfin sa promotion et sa fille fut admise à l’université de Columbia.

Dave et Janet partirent en vacances à Hawaii. C’est là qu’ils apprirent la mort de Norma. Tom les appela pour les en avertir.

En décembre, Streeter versa 15 000 $ au fonds non sectaire pour les enfants (couverture de Dabiel) et porta la somme en déduction sur sa déclaration d’impôts.

En 2003, Justin, le fils de Streeter fit fortune en créant un jeu vidéo. Il offrit une voiture à son père et une à sa mère.

Carl, fils de Tom eut un infarctus en octobre. Il en réchappa grâce à son colocataire mais fut handicapé lourdement après cela il dut retourner vivre chez son père.

Janet ne supportait plus devoir Carl dans cet état et elle cessa d’aller dîner chez Tom.

Streeter aimait voir Tom nourrir son fils handicapé. Il trouvait que c’était une bonne blague tout bien considéré.

En 2004, Mary Streeter décrocha un poste au Boston Globe et Justin fit fortune avec un nouveau jeu vidéo et un programme informatique de composition musicale.

Dave Streeter fut nommé directeur de sa succursale.

Il emmena Janet à Cancun. Le comptable de Tom détourna de millions de dollars. Tom faisait 60 ans maintenant.

En 2005, Jacob l’autre fils de Tom épousa Cammy Dorrington. Il abandonna ses études pour relancer l’entreprise de son père. Cammy trébucha sur l’ourletde sa robe de mariée en sortant de l’église et se cassa une jambe.

Tom souffrait de la goutte et marchait avec une béquille.

Streeter fit un chèque plus conséquent pour Dabiel mais le remplit sans chipoter.

En 2006, Grace fut atteinte de pyorrhée alvéolaire et perdit toutes ses dents et son odorat.

Lors de l’un des dîners hebdomadaires qu’il avait avec Streeter, Tom fondit en larmes.

Streeter le réconforta.

David et Janet fêterent leur 30e anniversaire de mariage.

En 2007, Gracie perdit son mari dans un accident de voiture. Grace se retrouva sur la paille et dut retourner enceinte de quatre mois chez son père.

Streeter versa 30 000 $ à Dabiel sans sourciller.

Le bébé de Grace était mort né en 2008. Elle tomba en dépression.

Lors d’un de leurs dîners hebdomadaires, Tom dit à des Dave qu’il croyait avoir offensé dieu.

Il ne voyait pas d’autre raison à son malheur. Tom attendait ces soirées avec impatience, elles lui rappelaient le bon vieux temps.

En 2008, l’entreprise de Tom fut fermée par l’Agence de protection de l’environnement. Tom risquait un procès pour pollution. Dave aurait voulu revoir Dabiel mais il ne le revit jamais sur la route de l’aéroport. Il continua de lui verser 15 % de ses revenus.

En 2 009, Jacob tua sa femme après un shoot de cocaïne et après s’être disputé avec elle.

Dave paya les frais de justice. En juin, Carl mourut en s’étouffant avec un quartier de pomme.

En septembre, Dave et Janet empruntèrent l’extension contournant l’aéroport de Derry. Dabiel n’y était pas. Janet pleura en pensant à la malédiction qui planait sur Tom.

Il lui dit que la vie était juste et qu’il suffisait qu’elle constate l’étendue de leur bonheur.

Il demanda à Jannet de faire un vœu mais elle avait tout ce qu’elle désirait mais Streeter ferma les yeux et fit  le vœu d’en avoir encore plus.

Bon ménage.

1

Darcy Madsen était né en 1960. Elle avait été secrétaire d’une filiale de Chevrolet. Elle était tombée amoureuse de Bob Anderson en 1982. Il travaillait pour le patron de Darcy.

Il était numismate comme le père de Darcy.

Il lui proposa de venir à une braderie à Castle Rock le samedi. Bob avait un physique aussi ordinaire que celui de Darcy.

Il allait devenir son mari.

En 1986, il eut une promotion et démarra avec l’aide de Darcy une petite affaire de vente par correspondance de pièces de collection états-uniennes.

En 1990, il y rajouta des cartes de base-ball et des souvenirs de vieux films.

Ce commerce ne prit jamais d’envergure au point de devenir une activité à plein temps mais Darcy et Bob ne le souhaitaient pas.

Ils achetèrent une maison à Pownal. Darcy avait quitté son emploi pour s’occuper de son fils Donnie né en 1986. Sa fille Petra naquit en 1988. Bob avait commencé à perdre ses cheveux. Il avait essayé un remède miracle. Cela avait irrrité Darcy. Elle avait découvert que ces produits étaient chers. Elle n’avait rien dit et de même quand Bob avait acheté un 4x4  Chevrolet d’occasion. Bob avait été irrité quand Darcy avait insisté pour que les enfants partent dans de très bons camps d’été, que Donnie ait une guitare électrique et que Petra monte à cheval mais lui aussi ne l’avait pas montré.

En 2004, Donnie était parti à l’université en Pennsylvanie et en 2006, Petra avait intégré Colby collège à Waterville.

Bob encadrait toujours les louveteaux à 49 ans et Darcy le trouvait croquignol avec sa calvitie et son short kaki mais se gardant bien de le dire.

Il avait pris 20 kilos et il portait des lunettes à double foyer. Il avait été promu dans son cabinet de comptables. Ils avaient acheté une maison plus coûteuse à Yarmouth. A l’approche des 50 ans, leur couple tenait le cap. Ils faisaient encore l’amour.

En 2009, pour les 25 ans de mariage de leurs parents Donnie et Petra avaient organisé une fête surprise au restaurant des bouleaux à Castle view. Il y avait 50 invités.

Leur vie de couple était cimentée de petits mystères ordinaires et de marques d’attention.

Ils avaient passé la plupart du temps ensemble et même s’ils ne savaient pas tous là de l’autre Darcy pensait que leur ménage était un bon ménage jusqu’à ce soir dans le garage.

2

La télécommande avait cessé de fonctionner et Darcy était allée chercher des piles au garage.

Bob était à Montpelier pour évaluer une collection de pièces de la seconde guerre mondiale.

En voulant ouvrir le placard des piles, Darcy butta sur un carton et se rattrapa à l’établi. Elle aperçut un catalogue sur le dessus du carton, elle s’agenouilla pour le récupérer  mais quand elle le souleva, elle vit tous les catalogues de vente par correspondance que Bob avait cachés car il trouvait que sa femme avait une addiction pour ces catalogues.

Elle se préparait à sermonner Bob quand il téléphonerait de Montpelier mais elle tomba sur une revue sadomasochiste.

Darcy se souvint avoir lu un article sur la curiosité des hommes sur les pratiques sexuelles, la psychiatre rassurait une lectrice qui avait trouvé des magazines gays dans la salle miettes de son mari. De l’investigation masculine, voilà ce que c’était et Darcy compta laisser courir. Elle entendit le téléphone sonner.

3

Darcy laissa le répondeur s’enclencher. Elle ne voulait pas parler à Bob tout de suite après ce qu’elle avait vu. Il lui faudrait une heure pour que la chose se passe. Mais c’était Donnie alors elle décrocha. Donnie avait monté une agence de publicité avec un ami contre l’avis de son père. Il avait déjà reçu des commandes de gros clients. Il prenait des nouvelles de la famille. Après avoir fini sa conversation avec Donnie, Darcy repensa au « clonk » qu’elle avait entendu dans le garage quand elle avait repoussé le carton de catalogues.

4

Darcy découvrit une cache. A l’intérieur, elle découvrit le petit coffret en chêne qu’elle avait offert à Bob pour un noël. Le coffre contenait la carte de donneur de sang d’une certaine Marjorie Duvall, ainsi que sa carte de bibliothèque et son permis de conduire. Elle semblait avoir 35 ans sur la photo et ne paraissait pas jolie. Darcy avait vu le visage de Marjorie Duvall dans le journal et aux infos de 6h00. Elle eut peur. Elle remonta pour rechercher un élastique et vit que le téléphone avait sonné.

Elle entoura les cartes avec l’élastique qu’elle avait trouvé dans la cuisine. Puis elle retourna dans le garage pour remettre les cartes où elle les avait trouvées. Elle voulut se convaincre que son mari n’était pas sournois et retourna à la maison.

5

Bob appela et Darcy fit semblant d’aller bien et d’être heureuse de l’entendre. Mais elle laissa un silence s’installer et Bob voulut savoir ce qu’elle avait. Elle menti en disant qu’elle avait pensé à sa sœur décédée. Lui aussi y pensait car c’était la compréhension qu’il avait témoignée à Darcy face à la douleur qui avait resserré leurs liens.

Brandolyne avait été renversée par un conducteur de scooter des neiges ivre. Le chauffeur avait fui. C’était le père de Brandolyne qui l’avait retrouvée. Bob voulut rentrer pour la consoler mais elle le  lui défendit. Elle fut surprise de rire à une de ses blagues. Son amour de 27 ans ne pouvait s’effacer d’un coup. Après l’appel, elle pleura.

6

Darcy fit des recherches sur Internet à propos de Marjorie Duvall. Elle lut des articles de presse. Marjorie était la 11e victime d’un tueur en série, Beadie. La photo de l’article montrait une Marjorie beaucoup plus jolie que celle son permis de conduire.

Marjorie avait été découverte dans une ravine à 10 kilomètres de son domicile. Elle avait été mordue, étranglée et agressée sexuellement. Le premier meurtre de Beadie remontait à 1977, les autres ne se déroulèrent jusqu’en 1981.

Puis Beadie s’arrêta de tuer durant 16 ans. Darcy pensa que Bob était Beadie et qu’il avait arrêté de tuer pendant 16 ans parce qu’il était amoureux d’elle.

En 1997, Beadie avait tué Stacey Moore et envoyé sa carte de la croix-bleue et son permis de conduire entourés d’un élastique au Bureau d’enquête criminelle avec un mot « C’est re-moi ! Beadie ! ». C’était la marque de Beadie pour narguer la police.

Beadie avait aussi tué l’enfant d’une de ses victimes en 2007.

Le gosse avait surpris Beadie sur le fait et Beadie l’avait tué. Après avoir lu toutes ces horreurs, Darcy vomit. Si elle appelait la police, elle et ses enfants subiraient le battage médiatique. Donnie serait ruiné et Petra avait toujours idolâtré son père.

Darcy songea au suicide.

Mais si elle se tuait, elle laisserait les mains libres à Bob puisqu’il ne serait plus obligé de mener une double vie.

Pour la première fois depuis des années, Darcy se mit à prier.

7

Bob, en bon comptable spécialiste des impôts, était particulièrement méticuleux en matière de conservation des archives. Darcy prit les dossiers de Bob et les empila avec ses propres agendas à côté de son ordinateur.

Elle effectua des recherches sur google. Les agendas de Bob et les dates des meurtres ne faisait qu’apporter des preuves aggravantes.

Il avait chaque fois effectué des déplacements dans les régions correspondantes aux dates correspondantes.

Après ça, elle eut du mal à dormir. Elle dormait quand Bob arriva.

8

Bob était rentré plus tôt que prévu. Il voulait parler à Darcy. Il avait vu qu’elle avait trouvé sa cachette dans le garage. Il avait laissé un morceau de scotch au-dessus de la cheville et ce scotch était déchiré. il avait toujours su que ce jour arriverait et  il voulut se confesser à Darcy.

Il embrassa Darcy et cela  la révulsa. Il lui vint à l’esprit qu’elle serait morte avant le lever du soleil.

En rentrant, la première chose qu’il avait faite était d’allumer l’ordinateur et de regarder l’historique. Il avait vu qu’elle avait cherché toutes les victimes de Beadie. Puis il dit à Darcy qu’il avait un ami très vilain, Brian Delahanty. Darcy ne comprit pas car elle savait que le copain de lycée de Bob était mort. Bob lui dit qui n’était pas vraiment mort. Il avait pris l’habitude de l’appeler par ses initiales B.D. Beadie.

9

Il parla longtemps et Darcy était horrifiée. Toutes ces années, elle avait vécu avec un fou. Darcy savait que d’accuser Brian Delahanty rendait simplement plus facile à Bob la séparation entre ses deux vies.

Bob lui raconta que M Brian avait voulu emmener des armes au lycée quand lui et Bob étaient en seconde. Ils voulaient tuer des profs et prendre en otage les filles  qui les snobaient pour les obliger à baiser avec eux sinon ils les tueraient.

Mais ils n’avaient pas mis ce plan à exécution car Brian  s’était fait renverser par un camion. Après l’enterrement, la mère de Brian avait dit à bob qu’il pouvait prendre ce qui voulait dans la chambre de son fils en souvenir et Bob  prit le cahier de géographie qui contenait les plans du carnage qu’ils avaient prévu.

Darcy lui demanda si son destin était de tuer et de torturerdes femmes. Mais il nia en prétextant que c’était Brian qui tuait est pas lui. Il lui expliqua que Brian lui avait mis ses idées de meurtre dans la tête et qu’il ne pouvait plus s’en débarrasser depuis 40 ans.

Bob dit qu’il avait essayé de se sortir Brian de la tête et qu’il avait tué sa première victime pour voir si Brian ne l’obséderait plus.

Il paraissait incapable d’éprouver de la culpabilité.

Il sentit le reproche de Darcy mais pour lui ses victimes n’étaient que des bêcheuses.

Il se croyait toujours bon parce qu’il était trésorier municipal bénévole et organisait chaque année la campagne de don du sang. Il disait ainsi restituer sa part à la société mais Darcy lui répondit qu’il fallait restituer la vie de ses victimes.

Il refusait de les endosser disant que c’était Beadie  et pas lui.

Il tuait les femmes habillées trop court ou aguicheuses. Il laissait des messages à la police après chaque meurtre avec des fautes d’orthographe pour faire croire que Beadie était illettré. Une fois, il avait été interrogé mais en qualité de témoin.

Il prétendait sombrer dans l’inconscience à chaque meurtre et ne pas se souvenir des faits.

Bot dit à Darcy qu’il ne tuerait pas car c’était grâce à elle qu’il avait arrêté de tuer pendant 20 ans. En fait, c’était 16 ans et Darcy rectifiant mentalement. Il promit d’arrêter si elle lui pardonnait. Mais il lui dit qu’elle risquait de tout perdre si elle le dénonçait à la police.

Personne ne voudrait croire qu’ils avaient été mariés toutes ces années sans qu’elle sache jamais qui était vraiment Bob. Darcy ne pouvait que mentir pour sauver sa vie alors à lui demanda de promettre d’arrêter solennellement et ils n’en parleraient plus jamais. Elle lui demanda aussi de ne pas envoyer les pièces identité de Marjorie Duvall à la police.

Il devait se fait sentir puni et de cette façon, il croirait l’avoir convaincue.

Elle se força à lui demander de se déshabiller et de se coucher avec elle.

10

Darcy fit un cauchemar. Elle rêva qu’une une femme nue et cagoulée était dans sa salle à manger et enchaînée. Et cette femme était sa fille Petra.

11

Darcy se réveilla seule. Elle se regarda dans le miroir qui pour elle était plus qu’un reflet de la réalité mais une autre réalité, celle  où Darcy  était l’épouse de Brian Delahanty.

Bob avait laissé un mot. Il promettait d’enterrer les papiers de Marjorie Duvall.

12

Darcy se souvint du discours qu’avait tenu Bob devant l’équipe de base-ball de Donnie. Ils avaient perdu le dernier match du tournoi du district. Bob les avait consolés. Il avait été gentil. Bob rentra et voulut parler de la nuit dernière mais Darcy l’en empêcha en lui disant que le dossier était clos. Il l’embrassa. Elle l’envoya acheter une pizza.

13

Les mois passèrent et ils reprirent leurs habitudes. Mais Darcy évitait de rester nue devant Bob. Darcy surveilla le journal pour voir si les pièces d’identité de Marjorie Duvall réapparaissaient mais non.

Donnie avait décroché un contrat important. Petra préparait son mariage. Plus le temps passait, plus Darcy pensait qu’elle ne ferait rien contre Bob.

14

Deux semaines avant noël, Bob rentra à l’improviste. Il était excité parce qu’il avait trouvé une pièce rare. C’était un commerçant qui lui avait rendu la monnaie sans savoir qu’elle contenait un trésor. Il mettrait la pièce dans un coffre-fort. Il invita Darcy  au restaurant pour fêter sa trouvaille.

15

Bob s’était bourrée au champagne alors Darcy conduisit. Darcy savait ce qu’elle allait faire. Elle l’avait su dès qu’il avait commencé sa deuxième bouteille au restaurant.

16

Darcy ne voulait plus faire l’amour avec Bob depuis la découverte de sa double vie. Après le restaurant, elle lui fit croire qu’elle se donnerait à lui. Mais elle savait que sa gentillesse, ses sourires et ses caresses avaient été faux depuis le début rien qu’en le regardant et elle le  poussa du haut de l’escalier. Il fut blessé mais pas paralysé.

Il lui demanda pourquoi elle l’avait poussé mais elle répondit qu’elle ne savait pas et fit semblant d’appeler les secours. Mais elle redescendit l’escalier pour étouffer Bob. Bob réussit à la repousser. Mais il tomba à la renverse et se tua. Elle retire le sac en plastique de sa bouche. Il était déchiré en deux endroits.  Elle repéra un lambeau de plastique sur la langue de Bob et l’enleva. Elle en enleva un autre qui était collé à la gencive droite. Il ne lui restait plus qu’à espérer que Bob ne soit pas autopsié. Elle fourra le sac et le torchon qu’elle avait utilisés pour tuer Bob dans la cachette du garage.

Elle appela les secours pour faire croire à un accident. Elle pensa à ses enfants et à leur réaction après avoir appris que leur père était mort pour qu’on l’entende pleurer. Puis  elle attendit l’ambulance.

17

La police arriva avec l’ambulance. Harold Shrewbury prit sa déposition. Les urgentistes examinèrent le corps de Bob et l’emmenèrent. Elle connaissait la femme du policier avec laquelle elle assistait aux séances d’un club de tricot. Le policier se montra compatissant alors elle pleura. Elle raconta ce qui s’était passé depuis la découverte par Bob du penny à date doublée.

Le policier l’emmena chez lui pour qu’elle reste auprès de sa femme Arlène. Elle voulut appeler ses enfants alors le policier lui conseilla d’attendre d’être avec Arlène qui lui donnerait du valium avant. Le policier lui demanda depuis combien de temps elle était mariée et répondit 27 ans. Il lui donna un torchon pour étancher ses larmes.

18

Bob fut enterré deux jours plus tard. Donnie et Petra soutenaient leur mère. Darcy pleurait mais ne pouvait s’empêcher de voir que parmi les collègues de Bob il n’y avait aucune femme. Elle se demanda si Donnie hériterait de la perversion de son père.

Donnie pouvait rester deux jours et Petra une semaine mais Darcy espérait se retrouver seule avant pour reprendre pied du bon côté du miroir. Elle espérait secrètement que cette histoire finirait bientôt.

19

Sept semaines plus tard, un vieux monsieur vint voir Darcy.Holt Ramsey représentait le procureur. Darcy lui demanda s’il était à la retraite mais il répondit qu’il était un peu la mascotte du procureur.

Darcy devina qu’il était plus que ça. Il demanda un café. Dans la cuisine, il trouva que chaque chose était à sa place ce qui aurait plu à sa femme morte quatre ans plus tôt. Il en profita pour demander à Darcy si son mari lui manquait. A ce moment-là, elle comprit « qu’il savait ».

Il se vanta pas d’avoir tourné autour d’un suspect pendant trois ans jusqu’à trouver de quoi l’arrêter. Le type avait voulu fuir mais Ramsey l’avait poursuivi. Le type était mort dans un accident.

Ramsey avait déjà parlé à Bob il y avait fort longtemps. Après la mort de Stacey Moore en 1997. Ramsey cherchait Beadie. Il dit à Darcy que Bob allait souvent café où  travaillait Stacey. Darcy lui demanda si bob avait flirté avec Stacey. Les collègues de Stacey avaient dit à Ramsey que Bob donnait la chair de poule a de Stacey. La voiture de Bob avait été repérée près de chez Stacey plusieurs jours avant le meurtre de la serveuse. Après, Bob avait  changé de voiture. Bob  avait nettoyé soigneusement sa dernière  voiture avant de la vendre.

C’était Ramsey qui avait interrogé Bob comme simple témoin. Darcy lui demanda d’abréger le suspense alors il dit que plusieurs voitures correspondant à celles de bob avaient été vues près des endroits où les corps des victimes de Beadie avaient été retrouvés.

Ramsey voulait consulter des documents manuscrits de Bob pour les comparer avec les messages de Beadie envoyés à la police. Alors il lui demanda si son mari était Beadie. Elle ne dit rien.

Alors il lui dit que ses enfants seraient dévastés en découvrant que leur père était un tueur en série et le seraient encore en apprenant que leur mère serait considérée par l’opinion publique comme complice de ses agissements. Puis Ramsey lui apprit que Bob avait sectionné le pénis de l’enfant qu’il avait tué. Il l’avait coupé avec les dents. Darcy aurait voulu le tuer une deuxième fois en découvrant cela. Elle avoua qu’elle avait découvert le vrai Bob et que cela l’avait perturbée mais croyait le contraire. Il la remercia pour le café et dit qu’elle était courageuse et voulait qu’elle reste libre.

En le raccompagnant à la porte, Darcy se sentit revenue du bon côté du miroir pour la première fois depuis qu’elle avait trébuché sur le carton dans le garage. Elle trouva ça bien que Bob n’avait pas été loin d’être pris et qu’il n’était pas si malin. Elle demanda à Ramsey si elle le reverrait mais il allait prendre sa retraite dans une semaine. Il la prit dans ses bras et  lui murmura qu’elle avait bien fait. Et il l’embrassa sur la joue.

20

Elle le raccompagna jusqu’à sa voiture et lui parla de Brian Delahanty, Beadie. Holt chercherait peut-être des informations sur lui. Darcy rentra et se regarda dans le miroir. Elle ne vit rien d’autre que son reflet, et c’était bien.

A la dure

Brad avait fait un cauchemar. Il se réveilla et mit du temps à s’habituer à la réalité. Sa chienne Lady était sous le lit. Sa femme Ellen dormait à côté de lui.

Il avait fait le même cauchemar cinq nuits d’affilée. Il savait que quelque chose d’horrible allait arriver s’il le laissait arriver. C’est ce que son cauchemar lui laissait croire. Il rêvait qu’il  était en avion, classe affaire, côté couloir avec une vodka orange (qu’il ne commandait jamais dans la vraie vie) et son voisin lui ferait perdre la raison s’il le regardait.

Il but un café en regardant CNN. Puis il promena Lady et discuta avec Carlo le portier en rentrant. Carlo parlait des rats qui devaient se trouver chez Mrs W           arshawski.

Avant d’aller travailler, il laissa un mot à Ellen. Comme elle était malade, il lui demanda de ne pas en faire trop.

Au travail, un collègue sortit sa maquette pour la campagne vodka Petrov. Brad comprit d'où provenait un élément de son cauchemar. Brad  travaillait sur le nouveau produit des laboratoires Vomell mais il était en retard.

George le lui reprocha.

Billy vint trouver Brad dans son bureau pour lui proposer une maquette pour le produit Vomell qui était une pilule de virilité plus puissante que le viagra  mais Brad ne la trouva pas convaincante. Brad  lui expliqua que le client ne voulait jamais voir le flacon d’un médicament car cela signifiait maladie.

Brad montra à Billy le slogan qu’il avait trouvé pour le produit : « Puy100’s… pour se la faire à la dure ».

Brad sut tout à coup d’où venait son rêve. Il repensa à son entrée chez Andrews-Slattery et à ce qui était arrivé quatre ans après.

Il devait faire la publicité de l’antalgiques Fasprin. Ellen l’avait aidé. Ca lui avait permis de se changer les idées car elle venait d’apprendre qu’elle était stérile à cause d’un médicament qu’elle avait pris enfant.

Cette publicité avait beaucoup plu et fait gagner de l’argent à l’agence.

Grâce à la prime qu’il avait touchée, Brad emmena Ellen à Nassau. Ils avaient pris l’avion. Elle était près du  hublot. Brad crut qu’elle était morte car elle dormait la tête penchée sur une épaule, la bouche ouverte. Le médecin lui avait dit que sa stérilité était une bénédiction car son cœur était trop fragile pour supporter une grossesse. Elle s’était réveillée et Brad en fut soulagé. Il lui expliqua sa peur et elle lui demanda ce qu’il aurait fait si elle était morte. Brad l’aurait ramenée chez lui. Mais Ellen lui dit qu’au bout de quelques jours son corps sentirait mauvais et il serait obligé d’accepter sa mort. Mais il s’obstina à dire qu’il la garderait en vie.

Brad reçut un appel du concierge de son immeuble. Le rat crevé n’était pas chez Mrs Warshawski mais à côté de chez lui. Carlo avait dit au concierge qu’Ellen n’avait pas été vue depuis une semaine. Le concierge pensait qu’Ellen était morte et que Brad voulait la cacher.

Alors Brad quitta le travail précipitamment pour aller voir le concierge. Il avait la clé de la porte de service de son immeuble et il l’utilisa. Il prit l’ascenseur de service. Il se dit qu’il avait gardé Ellen en vie pendant une semaine parce qu’il ne pouvait pas supporter qu’elle soit morte. Lady avait mangé une main d’Ellen et  les mouches étaient près de sa femme.

Brad refusa encore encore la réalité et dit à sa femme qu’elle pouvait encore dormir et qu’il resterait près d’elle.